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Un, deux, trois, quatre

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Un, deux, trois, quatre

 

Je me souviens d’un autre temps,

Où l’on pouvait chanter et aimer et vivre.

Vivre comme bon nous semblait et non survivre,

Un temps où la liberté existait il n’y a pas si longtemps.

 

Un temps où l’on goûtait à l’amour,

Deux temps où l’on partageait nos espoirs,

Deux temps et trois mouvements avant qu’arrive le désespoir,

Et puis quatre temps avant que disparaissent nos rêves pour toujours.

 

Mais, quel plaisir de me souvenir.

De cette époque où la jeunesse et sa beauté,

Avaient encore le plein droit de simplement exister,

Sans les moqueries de nos jours qui nous ne font point rire.

 

Je me rappelle une certaine chambre d’hôtel,

D’une chanson où l’on donnait à la paix une chance,

Une chanson, un refrain, des paroles et d’un rythme qui encensent,

Qui résume à elle seule cette période lointaine et qui me parait si belle.

 

Un, deux, trois et quatre pour la postérité,

Que cette chanson vienne jusqu’à nos cœurs,

Qu’elle éloigne de nous toutes nos craintes et nos peurs,

Et qu’elle nous enseigne que la seule valeur noble qui soit c’est celle d’aimer.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Dans la chambre noire

 

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Dans la chambre noire

Bonjour tout le monde,

La réalisation photographique de modèles vivants tant pour des photographes amateurs ou bien professionnels peut vous sembler simple à première vue. Quelques mots échangés avant le rendez-vous, quelques poses plus ou moins élaborées par le modèle, le tout accompagné par quelques clics. Et le tout est accompli. Une telle simplicité est très loin de la réalité. En effet, rien n’est terminé lorsque se font entendre ces mots :  » C’est tout pour aujourd’hui ».

Rien n’est terminé puisque le travail ultime qui concrétisera l’aboutissement du résultat final se retrouve au sein même d’une pièce maîtresse. Une telle appellation est appropriée puisqu’il s’agit de la pièce la plus importante de tout le processus. Vous l’avez sans doute deviné qu’il est question de la fameuse « chambre noire ». Cette chambre où, à la suite d’un processus chimique, on donnera aux photos une vie quasi éternelle.

C’est un fait que chaque personnage occupe une place unique lors d’une séance photo. Cependant, aucun d’entre eux ne possède le don d’extraire l’image cachée sur la pellicule. Cette tâche revient au développeur. J’imagine la sensation de donner vie à une image, et ce, pour la postérité. Il va de soi que je me réfère à la photographie conventionnelle loin de ce que les nombreux logiciels offrent de nos jours. Il est à retenir que je n’ai strictement rien contre une telle utilisation. Moi-même, j’en utilise abondamment lorsque je réalise des photos, avec mon téléphone dit « intelligent », communément appelé « smartphone » ou bien avec mon appareil photo numérique. J’avoue en toute humilité que le néophyte que je suis aurait bien de la difficulté de faire des photos dignes d’intérêt sans leurs inventions.

Toutefois, j’imagine un seul instant de vivre une telle expérience dans une « chambre noire ». Une chambre où est tiré du néant le résultat de toutes les heures de complicité entre le modèle et le photographe. Qui plus est ! Être enveloppé avec douceur par la noirceur. Manipuler les pellicules avec précaution, tel ferait un artiste-peintre avec son pinceau sur une toile vierge, ce que ses yeux découvrent. Faire sortir le nouveau-né du bassin, semblable à une matrice, et qui ne demande rien d’autre que de se faire se présenter tel qu’il est. Et, dernier élément à retenir, sortir satisfait de ce lieu mystérieux. Voilà en quoi consistent les objectifs de la « chambre noire ».

Bref, c’est dans la « chambre noire » que naissent les mille couleurs dont la beauté est issue. Une beauté qui est l’aboutissement de la créativité artistique. Fait amusant à noter ; ne dit-on pas que le noir renferme toutes les couleurs? Dans ce cas, le terme de « chambre noire » est pleinement adéquat.

Merci de m’avoir lu.

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Tu m’as commandée ?

Tu m'as commandée
Tu m’as commandée ? Photo réalisée par G.B. d’Allemagne devianArt : https://www.deviantart.com/gb62da/art/You-ordered-me-848703022

Tu m’as commandée ?

Moi? Oser t’ordonner ? Jamais! Si ce n’est que pour admirer ta beauté. Une beauté à immortaliser sur une toile, sur du papier ou en photo, pour la postérité et pour l’humanité.

De

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Il était une fois un homme

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Il était une fois Photo par John K. https://www.deviantart.com/cable9tuba/art/Storytelling-There-once-was-808033774

Il était une fois un homme

 

 

Il était une fois un homme,

Un homme pas tout à fait comme les autres,

Car il rêvait plus que tout de quitter tous ces hôtes,

Qui étaient venus de ces contrées pour y voler des bêtes de somme.

 

De ses frères enchaînés tels des animaux,

Semblables à du bétail formant des troupeaux,

Arrachés de leurs terres nourricières tendres comme une mère,

Amenés sur des bateaux en bois d’où ils ne verront plus leurs pères.

 

Arrivé sur un continent si froid et tellement inconnu,

Devant une foule de marchands, il fut marqué au fer rouge.

Lié par ses pieds meurtris afin de l’empêcher qu’il ne bouge,

Alors que devant femmes et enfants blasés, il fut entièrement nu.

 

Marchandé à vil prix par de futés négociants,

Acheté par un homme pour y travailler dans ses champs.

Il l’amena sur sa plantation et lui donna un nom prestement,

Et lui montra où désormais il vivra et qu’il aura femme et enfants.

 

Car bien qu’il soit son avoir acquis à fort prix,

Il ne désirait en aucun cas que le mal du pays le prit,

Voilà pourquoi femme de sa race et bien en chair il lui a vite choisie,

Afin qu’il ne se sent pas abandonné sur le sol si froid de cet étrange pays.

 

Mais en son cœur, il jura que ce pays sera aussi à ses descendants.

Il fit avec tendresse de beaux enfants à sa femme qu’il aimait tant,

Car son seul souhait fut que sa postérité ne sert point l’homme blanc,

De ses mains blanchies par le sol aride, il releva le défi hardiment.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ne vous retournez pas

Ne vous retournez pas
Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/Untitled-829788175

Ne vous retournez pas

 

Amour perdu,

En mon âme éperdue,

Dès cet instant je fus si agitée,

Dès le moment où j’ai vu votre beauté.

 

Beauté de femme si inaccessible,

Beauté de femme d’une pureté indescriptible,

Dans le secret de mon cœur je vous ai tant regardée,

Dans le gouffre de mon cœur touché je vous ai tant aimée.

 

De vos moindres traits, je me suis remémoré.

De la couleur de vos yeux, en mon âme, j’ai gravée.

De la blancheur de vos mains, je n’ai eu de cesse de rêver.

Afin de les perpétuer pour la postérité sur une toile vierge comme le blé.

 

Sous un air de Vivaldi, nos cœurs se sont rejoints.

Par quelques notes de clavecin jouées par mes fragiles mains,

Mes fragiles mains si habituées à peindre sur quelques tableaux,

De ces corps de femmes souvent nus sans pour autant être beaux.

 

Mais, c’est ayant traversé grande mer celtique.

Que j’ai pu enfin vivre une histoire d’amour si épique.

Sur cette île du pays breton que j’ai découvert le vrai amour,

Celui pour lequel nous nous souviendrons maintenant et pour toujours.

 

Tableau maintenant achevé,

Abreuvé par nos larmes et nos baisers,

Combien de fois j’ai voulu le brûler et le détruire,

Car une fois terminé loin de vous je devrai apprendre à survivre.

 

Je me souviendrai de nos corps enlacés,

Je me souviendrai du battement de nos cœurs,

Je me souviendrai tant de nos rires que de nos pleurs,

Je me souviendrai de la première fois où nos yeux se sont croisés.

 

Maintenant que mon œuvre est enfin achevée,

C’est le temps pour une dernière fois de nous enlacer.

Je crains de ne pas obéir à votre requête malgré ce temps froid,

Vous m’avez donné cet ordre : Dans vos pas, ne vous retournez pas.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Poème largement inspiré du film intitulé « Portrait de la jeune fille en feu »