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Je prends mon instrument

Je prends mon instrument Poème de Rolland Jr St-Gelais Huile sur toile par Josée St-Amant

Je prends mon instrument

 

Bonsoir mon chéri,

J’ai quelque chose à te dire,

Quelque chose qui te fera souffrir,

Un aveu qui depuis longtemps me hante l’esprit.

 

Cela fait maintenant plus de cinq ans,

Que nous nous fréquentons comme des amants,

J’étais prête à faire bien des concessions,

Mais là, tu as dépassé les limites de la raison.

 

Avec toi, mon amour, j’ai toujours été fidèle,

Même si nous étions des conjoints infidèles,

En cachant notre jeu au peuple avide de sensation,

Qui se mêle de la vie d’autrui avec tant d’incompréhension.

 

Aujourd’hui, j’ai appris de toi ce méfait.

Que depuis longtemps, tu me mentais.

Qu’une autre femme, tu fréquentais.

Dis-moi chéri, est-ce vrai?

 

Alors, réponds-moi !

J’attends la vérité venant de toi.

Qu’a-t-elle de plus que je n’ai pas?

J’adorais tellement lorsque tu me serrais dans tes bras.

 

Mais, pour l’instant, je jouerai de mon instrument.

Afin d’apaiser mon âme de tous ces tourments,

Un air de jazz qui me consolera de ma peine,

De la douleur qui coule dans mes veines.

 

Cet instrument que jadis jouait mon père,

Quand dans un cabaret, il rencontra ma mère.

Ce fut pour eux le début d’une belle aventure,

Qui donna naissance à un merveilleux futur.

 

Tu sais chéri, en tout temps, tu peux partir.

Car, malgré cette erreur, j’ai de toi de beaux souvenirs.

Mais, me prémunir d’un avenir incertain, tel est mon désir.

Si cela te convient, laissons-nous avec un tendre sourire.

 

J’aurai toujours mon instrument entre les mains,

Qui m’accompagnera vers de meilleurs lendemains,

Cet instrument dont je prends un grand plaisir,

De jouer entièrement nue avec un léger soupir.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Bouquet champêtre

Bouquet champêtre Poème de RollandJr St-Gelais Peinture de Maryse Veysseyre de la France

Bouquet champêtre

 

Ma mère avait un magnifique jardin

Dont elle aimait prendre soin chaque matin

Elle arrosait les belles fleurs qu’elle avait plantées de ses mains

Et de ses yeux ébahis par tant d’attrait elle cessait de penser au lendemain.

 

Ce matin passé dans son jardin pouvait être son dernier

Puisque ses jours lui étaient malheureusement comptés

Mais ces fleurs lui rendaient par leur beauté son amour de la vie

Un souvenir qu’elle amènera le jour fatidique où elle partira vers l’infini.

 

En ces journées d’un été si beau, si chaud.

Elle savait que le jour de son départ viendrait bientôt

Étrangement, elle avait fait un grand ménage.

Comme si elle savait qu’arriverait la fin de son voyage.

 

Elle n’avait rien laissé au hasard,

Ses papiers réglés, ses factures payées.

Ses vêtements fraîchement lavés et remisés

Demain aurait peut-être été trop tard.

 

Les jours passèrent comme poussière dans le vent

Ce jour redouté arriva, où la mort, par belle clémence.

Est venue soulager par sa présence cette grande souffrance

Elle prit la vie de l’être cher qui était ma bien tendre maman.

 

Les fleurs du jardin semblèrent tellement affligées

De l’absence subite de leur jardinière attentionnée

Qu’elles finirent par se faner dans les jours précédant

De leur mère adoptive, l’enterrement.

 

En cette église où se réunirent la famille et la parenté

Les quelques proches qui l’avaient tellement aimée

Venus lui dire un dernier bonjour, un tendre au revoir

Qu’on le veuille ou non, arrivera tôt ou tard notre dernier soir.

 

J’ai été désigné pour lire la Bonne Nouvelle

Celle qui annonce une vie si belle et éternelle

Je me dirigeai vers l’autel avec le respect qu’il se doit

Le cœur lourd, mais avec fierté de ce privilège, y avoir droit.

 

C’est en lisant avec grande attention les saintes Écritures

Que j’ai vu que les fleurs suivront ma mère dans son aventure

Car elles ornèrent sa tombe de leurs plus belles parures

Comme un gage de leur amour envers son âme si pure.

 

Tel un bouquet champêtre!

Leur présence vint adoucir mon mal être

Celle qui aimait tant ces fleurs au parfum divin

Sera accompagnée d’un magnifique jardin.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Pieds nus sur les galets

Pieds nus sur les galets Poème de RollandJr St-Gelais Dessin par Maryse Veysseyre de la France

Pieds nus sur les galets

 

Pieds nus sur les galets

Souvent en été je m’y promenais

En pensant à tous les coups que j’avais faits

À l’époque de ma tendre jeunesse où tout m’amusait

 

Sur les galets, je pensais

À toutes celles en secret que j’aimais

Il y avait une rousse qui m’avait tant impressionné

Par son accent d’Angleterre où je crois bien qu’elle y était née.

 

Si je me rappelle bien, il y avait aussi une canadienne

Comme j’aurais voulu qu’elle soit pour une aventure mienne

Car jamais je n’avais connu une dame si fière de son coin de pays

Elle en parlait avec tant d’ardeur qu’elle m’avait chaque fois ébloui.

 

Ah ! Que de souvenirs de cette époque si folle

Où à chaque veillée de chants joyeux et de farandoles

J’y allais pour faire la rencontre de ces dames à la beauté exquise

Pour y émouvoir les dames qui me firent penser à de nobles marquises.

 

Sur ces galets, je pratiquais mes pas de danse

Tout en inventant mes plus belles histoires de romance

Que je racontais à celles qui seraient accrochées à mes lèvres

À moins que je succombe aux charmes insoupçonnés d’une nouvelle Ève.

 

Sur ces galets, à mon avenir, je ne me souciais guère

Car trop jeune pour penser à quel métier plus tard j’allais faire

Mais fort heureusement sous l’œil attentif de mon sage et bienveillant père

Qui me confia qu’un jour je devrais faire un choix de toute manière.

 

Sur ces galets, j’ai pris conscience qu’un jour je serai un homme

Qui devra travailler pour de ma pitance ne point mendier

Et d’une famille savoir subvenir à ses besoins

Qui sera fière du travail fait par mes mains.

 

Sur ces galets réchauffés par le soleil

J’admirais le paysage et la mer leurs merveilles

Car je savais bien qu’un jour mon cœur serait épris d’une femme belle

Avec qui je fonderai un nid heureux où nous serions telles des hirondelles.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Et action

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Et action

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous entreprenez la dernière semaine du mois de novembre de manière satisfaisante. Pour ma part, je dois dire que tout va bien. En effet, j’ai décidé depuis belle lurette de garder le sourire et de faire confiance en la vie. Qui sait ce que l’avenir lui réserve? Ce qui ne signifie pas que l’on doit être imprudent, ni téméraire, mais plutôt d’essayer de faire son possible au jour le jour. C’est ce que j’appellerais simplement être en action puisque chaque action aussi minime soit-elle peut être le début d’une aventure, d’une rencontre, d’une création et même d’une nouvelle vie. 

Il en est de même lors d’une séance photo dans laquelle la nudité est présente. Cela va peut-être vous paraître bizarre, mais le mouvement existe bel et bien au moment précis pendant lequel la photo est prise car tout continue de vivre. C’est un fait indéniable que la vie existe par le mouvement lequel peut être à peine perceptible à l’œil nu. J’ai à titre d’exemple cette magnifique photo réalisée par mon ami Rick B., d’Allemagne lequel est accompagné par un modèle féminin possédant, avouons-le, un corps superbe. 

Nous pouvons croire, en regardant cette photo, que tout semble être arrêté. Or, il n’en est strictement rien puisque la vie continue son cours inlassablement. Entend-t-on les oiseaux chanter dans les arbres, les échanges entre le photographe et son modèle ainsi que le bruit environnant? Et pourtant tout porte à croire que de telles réalités existent bel et bien surtout dans un milieu urbain. Je pense notamment au fait qu’une telle photo ai été faite en public tout en prenant soin d’être loin des regards indiscrets. En résumé, tout autour d’eux demeure en action. 

Autrement dit, l’action est la vie et la vie est action. Cela peut se manifester certes par le corps mais également par l’esprit. C’est encore le cas dans la photo qui vous est présentée dans cet article. En effet, les réflexions ne cessent pas d’affluer tant chez le photographe que chez le modèle. Cela peut être notamment sous forme de questions. Cette pose convient-elle? Est-ce l’objectif que je recherche? Pouvons-nous faire mieux? Quel serait le meilleur angle? L’endroit est-il propice pour telle ou telle pose? La liste peut s’allonger encore et encore. Bref, rappelez-vous de ceci : Tout est action.

Merci de m’avoir lu.

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

En écoutant au loin résonner La Marseillaise!

En écoutant au loin résonner La Marseillaise
En écoutant au loin résonner La Marseillaise Poème par RollandJr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/00-01011-847582429

En écoutant au loin résonner La Marseillaise!

 

Te souviens-tu ma douce France ?

Quel temps magnifique il faisait ce jour-là.

Je t’avais rencontrée au bistro à deux pas de chez-moi,

Tu m’avais enjôlé par le jeu bien subtil de tes belles hanches.

 

J’y étais allé savourer un verre de pastis,

En y dégustant un je-ne-sais-quoi aux épices.

Dès mis en ma bouche, une saveur tellement inoubliable.

En mes pensées dès l’instant je t’ai vue tellement inavouables.

 

Apercevant mon regard, tu me souriais.

Distinguant ton léger sourire, je te le rendais.

Sans gêne et d’un pas léger, vers moi tu avanças.

Ton charme bien français, je l’avoue allègrement m’étonna.

 

Nous échangeâmes quelques paroles,

Qui sonnèrent étrangement à une drôle de parabole,

Car tu compris vite la solitude d’un homme loin de sa mère-patrie,

Un homme qui a besoin de tant de tendresse par un bel après-midi.

 

Sans dire un mot, tu me pris par mon bras meurtri par la vie.

Car pour une aventure sans lendemain, ton cœur envers moi était épris.

Et de mon cœur, je te le jure, jamais je ne saurais t’oublier.

Car tu incarnais en toi toute la France et sa beauté.

 

En ta demeure, tu m’y amenas,

Dans ta chambre là-haut, aussitôt on y monta.

Ébahie par la vigueur de mon membre fier tel un coq gaulois,

Qui conquis par le charme de tes courbes, se tenait bien droit devant toi.

 

Se laissant aller à nos caresses avec bel ardeur,

Sentant le parfum de ta peau envahie par une telle chaleur,

Tu t’étendis sur le drap blanc empoignant ma hampe d’une main assurée,

Je me laissai entraîné par cette ultime passion vers ta suintante intimité.

 

Sentant tes jambes serrer le haut de mes hanches avec force,

Je te mordais gaiement le cou en t’entendant crier telle une bête féroce,

Au profond de moi une substance se préparait à sortir avec puissance,

Nos gestes d’amour aboutirent en une extraordinaire jouissance.

 

Cherchant à reprendre notre respiration,

Tu me supplias de recommencer car c’était si bon.

Les désirs de gente dame sont pour moi ordre à obéir,

Voyant mon hampe prête à te satisfaire de nouveau tu fis un beau sourire.

 

J’ai cru vivre une chanson de Serge Gainsbourg,

Car je venais allègrement entre tes reins tel un refrain.

Un refrain que nous chantions en jouant à ces jeux de mains,

J’allais et je venais comme tu le voulais en grognant tel un vieil ours.

 

À ton signal et sans attendre, je laissai sortir ce jet d’amour.

Ce jet que je retenais depuis si longtemps depuis toujours,

Ô ma belle France, dans ce lit, nous étions si à l’aise.

En écoutant au loin résonner La Marseillaise!

 

Par

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec) Canada