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Un instant de faveur

L'instant de faveur
Avec la permission de mic-ardant de la France

Un instant de faveur

J’entre dans le vif du sujet en formulant cette question : Quel est l’instant le plus important lors d’une séance de nudité artistique ? Une telle question pourrait vous sembler superflue, surtout si vous parcourez mon blogue artistique depuis le 13 janvier 2016 date de sa création. Une date qui restera longtemps en mémoire puisque la création de ce blogue a été pour moi le point tournant d’une carrière formidable. Certes, je n’ai pas la notoriété d’un rock-star, ni d’un acteur de cinéma, mais il a permis de faire connaître mon corps, via sa nudité autrement qu’une simple erreur pharmaceutique.

Oui, je le sais bien. J’aurais pu choisir d’autres options plutôt conventionnelles selon les normes sociales établies. C’est un fait que je ne peux réfuter en aucun temps. Or, je l’ai choisi et j’assume mon choix pleinement et librement sans me justifier d’une manière ou d’autre autre. Toutefois, et c’est un élément majeur qui apporte un point positif dans un tel choix, cette carrière a favorisé la rencontre de gens formidables œuvrant dans divers domaines liés de près ou de loin à la nudité artistique. Je pense notamment à la peinture, la photographie, aux cours de dessins offerts dans les facultés, les écoles et les ateliers en arts. Aurais-je pu en dire si j’avais fait un autre choix? Permettez-moi d’en douter.

Néanmoins, et après avoir noté que jamais il n’a été question d’élaborer sur le moment le plus important lors d’une séance de nudité artistique, il m’a paru nécessaire d’élaborer quoique de manière concise sur le sujet. À vrai dire, trois points majeurs font de la période où je me prépare à affronter, si je peux m’exprimer ainsi, les regards des artistes qu’ils soient professionnels ou bien simplement amateurs.

En premier lieu, la confiance en soi est la pierre angulaire en cette période cruciale. J’ajouterais même que chaque vêtement enlevé ressemble d’une certaine manière à la couche protectrice de notre âme. N’oublions pas que chaque vêtement a sa propre importance que ce soit les souliers, le gilet, le pantalon et tout le reste. Pour sa part, le peignoir demeure le dernier rempart contre les regards des gens présents.

En deuxième lieu, savoir quoi offrir et comment l’offrir constituent, à l’image d’un menu de restaurant, ce dont les personnes présentes en ce lieu ont le droit de s’attendre non seulement d’une telle activité mais encore plus de ma participation. Autrement dit, je dois connaître à la perfection les poses choisies tout en ayant une idée suscitant la créativité envers mes convives. Pour se faire, un travail de longue haleine est souvent nécessaire même si tout peut se jouer au moment où je me retrouve derrière le paravent.

En dernier lieu, est-ce vraiment ma place? Vous l’ignorez sûrement, mais le modèle vivant a un droit absolu de participer ou non à une séance, et ce en tout temps. Bon ! Il est peut-être un peu tard pour y penser. Cependant, ce droit est inhérent au respect absolu de sa personne et nul ne peut le révoquer. Toutefois, une discussion franche, honnête et sans ambiguïté entre les personnes concernées demeure l’outil par excellence pour éviter une telle situation.

En résumé, vous seriez étonnés si vous connaissiez tout ce qui peut se passer dans la tête du modèle vivant lorsque vient le temps de sa préparation à quelques minutes de monter sur la balustrade. Il s’agit d’un précieux moment où il se retrouve seul face à ses craintes, ses interrogations, ses espoirs et ses attentes. Des attentes qui, fait cocasse, sont quelques fois plus élevées que celles des autres artistes en ces lieux. Il s’agit bel et bien d’un instant de répit, de prise de conscience et surtout de faveur.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Dans le noir

Dans le noir
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Dans le noir

 

J’ai une drôle d’envie,
Ce n’est peut-être pas la première fois,
Une envie à laquelle ne m’empêche guère ma foi,
Et pour être franche avec toi, plus j’y pense plus je souris.

 

Une envie ? Un fantasme ? Un peu des deux.
Je t’invite de bon cœur à la vivre avec-moi si tu le veux,
Un rêve qui restera gravé dans nos mémoires lors des vieux jours,
Quand toi et moi vivrons loin de tous ces gens qui maintenant nous entourent.

 

Viens avec moi dans mon appartement si modeste,
Car j’aimerais tant te faire connaître mes tendres caresses,
Avec belle patience, avec grande douceur, avec toute ma délicatesse,
Je te masserai telle une professionnelle de la tête jusqu’à tes si belles fesses.

 

Mais, avant d’accomplir mille péchés de la chair.
J’ai quelque chose à te proposer et qui va sûrement te plaire,
Apporte avec toi ton appareil photo celui que tu préfères le plus,
Car, en cette nuit romantique, j’en suis certaine, tu en auras plein la vue.

 

Je porterai avec fierté mon manteau de cuir,
Celui que tu m’as offert pour l’anniversaire de mes vingt ans,
Que toi et moi avions fêté dans un restaurant il n’y a pas si longtemps,
Pour ensuite passer un bon moment au cinéma ou nous avions eu le fou-rire.

 

Et pour ton bonheur mais aussi le mien,
Je mettrai en dessous de ce manteau absolument rien,
Si ce n’est que mon slip lequel sera descendu jusqu’aux genoux,
Dans le noir aura lieu ce prélude avant de commencer à s’amuser comme des fous.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Détruire les murs

Détruire les murs
Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Détruire les murs

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien malgré le temps maussade qu’il fait en ce moment au Québec. Pour mes amis et amies vivant en Europe ou bien ailleurs dans le monde, je vous souhaite un temps ensoleillé. Pour ma part, je vais très bien. La reprise de mes activités se poursuit de manière progressive tout en prenant bien soin de ma minette adorée. Une belle chatte prénommée Goldy et que j’aime beaucoup.

Sous un autre ordre d’idées, j’ai décidé de parler d’un sujet lequel est assez tabou tant au sein de mon blogue artistique que dans la société en général. Un sujet qui m’est venu à l’esprit à la suite de la présentation en salles de cinéma du film intitulé « Joker » lequel deviendra très certainement un phare dans l’histoire du cinéma. En effet, il est sans contredit une œuvre cinématographique exceptionnelle. J’irai jusqu’à dire qu’il est le plus beau film que j’ai eu la chance de voir dans ma vie et je suis persuadé de ne pas en voir un aussi merveilleux pour le reste de mes jours.

Mais, pourquoi un tel film m’a si bouleversé ? Excellente question qui mérite une réponse à plusieurs volets. Des volets que je tenterai du mieux que je peux de vous expliquer dans ce présent texte. Et, pour corroborer mes propos, j’ai cru utile de mettre comme photo cette œuvre réalisée par G.B. qui est l’un de mes fidèles collaborateurs d’Allemagne.

Tout d’abord, il m’est en avant-plan la construction de murs tant sur le plan des inégalités sociales que les malchances qui peuvent frapper un bon nombre de gens dans la société. Certes, chacun va réagir de manières fort différentes dépendamment de leurs forces et faiblesses intérieures. Pour la grande majorité, les individus essaieront de s’adapter tant bien que mal aux aléas de la vie tandis pour une infime minorité, elles en seront tout simplement incapables.

Ensuite, les apparences sont souvent trompeuses. On peut rencontrer des individus ayant un sourire, comme on dit si bien au Québec, fendu jusqu’aux oreilles mais qui vivent un mal-être indescriptible. Nul ne sait ce qui se cache derrière les yeux d’autrui. À ce titre, j’ai connu plusieurs personnes au cours de ma vie. Des personnes qui avaient, à première vue, tout pour être heureuses selon les critères de la société actuelle. On a qu’à penser à l’argent à profusion, à une maison ressemblant presque à un château, à des conquêtes amoureuses lesquelles se basent quasi exclusivement à une beauté plastique et la liste pourrait être interminable. Pourtant, une majorité de ces personnes ressentent une douleur intérieure inimaginable.

Enfin, et c’est là le point fondamental du présent article, la vulnérabilité de la personne face à tous ces murs auxquels elles devront faire face de manière plus ou moins subtile au cours de leurs vies. Une vulnérabilité qui ressemble étrangement à la nudité lorsqu’elle se reflète dans un miroir et qui porte à se poser trois énigmes existentiels majeurs. En premier lieu, suis-je la personne que je désire être réellement? En deuxième lieu, jusqu’à tel point mon parcours de vie a-t-il influencé l’être que je suis actuellement? Et, en dernier lieu, que puis-je faire pour devenir ce que je suis réellement? Trois énigmes qui découlent de la pensée de Friedrich Nietzche : « Deviens ce que tu es ».

Quoi de mieux alors que de détruire les murs intérieurs pour s’accomplir pleinement? Attention! Je ne louangerai jamais l’immoralité ni le recours à la violence où tout acte pouvant compromettre la sécurité de la société. Cependant, il s’agit ici de s’affirmer tel que l’on est réellement et de prendre les moyens mis à notre disposition, aussi minimes soient-ils, pour se faire. Et se souvenir que le seul objectif des murs est d’être abattus tôt ou tard. Et mieux vaut tard que jamais.

En résumé, le film « Joker » aura eu le mérite de me porter à réflexion. Une réflexion qui me fait plaisir de partager avec vous au sein de mon blogue artistique.

Un grand merci pour votre attention.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Mon expérience de modèle vivant au C.É.G.E.P. de Drummondville

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Mon expérience de modèle vivant au C.É.G.E.P. de Drummondville

Bonjour tout le monde,

IMG_20190404_081753Je profite de cette journée pour partager avec vous quelques mots de mon expérience de modèle vivant, nu intégral, vécu au collège d’enseignement général et professionnel de Drummondville jeudi le 4 avril 2019. Une expérience qui m’a permis de renouer avec l’une de mes passions, en y incluant la poésie, la photographie et le cinéma, qui rendent ma vie agréable. Qui plus est ! Ce que j’y ai vécu m’a fait reprendre conscience jusqu’à tel point notre jeunesse est belle, formidable et ne demande qu’à se développer au maximum de son potentiel.

Comme à mon habitude, j’arrive toujours la veille dans la ville où doit avoir lieu la séance de modèle nu. Trois facteurs incitatifs me dictent d’agir de cette façon. En premier lieu, prendre le pouls de la ville où je vivrai quelques temps. Que s’en dégage-t-il ? Quelles en sont mes impressions ? Que puis-je bien y trouver d’inspirant dans la réalisation de mes poses futures ? Ce sont là des questions d’importance aléatoire puisque tout peut basculer en un clin d’œil.

En second lieu, réaliser une petite visite surprise dans l’établissementIMG_20190404_145741_468 même où aura lieu la journée de ladite séance. Ceci est pour un double objectif ; savoir à qui j’aurais à faire lors de la séance et me donner une petite idée de ce qu’il serait le plus utile pour rendre l’expérience réellement profitable entre d’une part, votre humble serviteur et d’autre part, le public concerné. Le choix de mes poses doit toujours tenir-compte de l’âge et du niveau artistique des personnes présentes ainsi que des attentes de mon hôte pour cette occasion. Est-il utile de vous rappeler que de s’imprimer des lieux favorise une approche globale de ce que je peux offrir ? Ceci constitue sans aucun doute une aide indéniable dans la visualisation pour la séance prévue pour le lendemain.

IMG_20190405_005219_907En dernier lieu, je vous dirai de me permettre de prendre le temps de prendre mon temps. En effet, un modèle vivant est avant toute chose un être vivant. Faire la rencontre avec des gens de l’endroit, savourer des plats préparés dans un bon restaurant, avoir la chance de tomber en amour pour un court instant avec une jolie dame et se promener au grand air ainsi que de dormir dans un bon lit douillet font parti de mon rituel de préparation. Vivre, ce n’est point exister. Vivre, s’est s’imprégner de la dynamique tant de l’espace que celle du temps. C’est-à-dire tout simplement s’approprier tout ce qui entoure son être. Ce qui est diamétralement opposé au fait d’exister puisque cet être ne fait que subir ce qui l’entoure.

Une fois que toutes ces étapes de la reconnaissance des lieux ont été effectuées et après avoir passé une bonne nuit dans le confort d’un lit douillet, suivi d’un copieux petit-déjeuner, je me dirige à l’établissement où aura lieu la journée des séances de nudité artistique. Là encore, rien n’est laissé au hasard. Une rencontre avec la professeure est nécessaire afin de finaliser notre entente sans oublier d’apposer nos signatures sur le contrat rendant celui-ci officiellement légal.

Ici, ce qui m’a ravi c’est la chance d’avoir pu me présenter aux étudiantes de chacun des deux groupes avec lesquels je travaillerai. Bien qu’elle ait été sommaire, ladite présentation m’a permis d’émettre deux énoncés à la fois clairs et précis. Primo, que ma nudité en ces lieux devait être perçue sur un angle strictement académique. Autrement dit, j’étais leur instrument pour un moment précis dans le cadre de leur formation collégiale. Et, secundo, de ne jamais se sentir gênée de me faire part de leur opinion avenant le cas où une pose pourrait susciter un malaise quelconque au cours de ma prestation. En résumé, j’étais là dans un strict souci d’aide.

Une fois que la glace fut brisée et que la professeure ait donné sesIMG_20190404_134757 directives, les poses nues purent débuter allant des plus ordinaires jusqu’aux plus recherchées. Il va de soi que les premières étaient davantage appropriées pour la réalisation de croquis, très utiles pour réchauffer leurs mains ankylosées par des heures d’inactivité, alors que les secondes étaient plutôt réservées une fois qu’elles furent sorties de leur torpeur. Ici, bien faire les choses, c’est avant tout d’y aller de manière progressive. Il est à noter que j’adopte une telle procédure à chacune des séances où ma présence est requise. Pour ce qui est de la période de repos, j’en profite pour vaquer à diverses occupations. Ceci peut être de discuter avec certaines des étudiantes présentes en ces lieux, en faisant attention de ne jamais m’imposer, de prendre connaissance du niveau de satisfaction de la professeure et, le cas échant, d’apporter certaines corrections aux choix de mes poses et, enfin, tout simplement m’isoler dans ma loge le temps de me reposer jusqu’à la reprise du cours.

Quelques éléments importants doivent être mentionnés dans ceIMG_20190404_144545 présente article. Tout d’abord, que le respect du droit à l’image des étudiantes a été au cœur même de chacune des photos prises tout au long des deux séances de nudité artistique. C’est pourquoi vous ne verrez jamais les étudiantes faces à la caméra, et ce dans un souci de conserver l’entièreté de leur anonymat. Ensuite, les photos ont été prises à la demande de votre humble serviteur afin de rendre mon blogue artistique le plus diversifié possible. Enfin, rien n’a été fait sans l’accord explicite des parties concernées, c’est-à-dire la professeure, ses étudiantes et votre humble serviteur. Ceci démontre sans aucun doute tout le professionnalisme que je mets dans la réalisation de ce blogue pour votre plaisir et le mien.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Hommage bien mérité

Hommage bien mérité

Bonjour tout le monde,

J’ai appris comme un grand nombre de cinéphiles le décès de l’acteur de la Suisse alémanique monsieur Bruno Ganz. Un acteur qui, par des circonstances propres à ma géographie nord-américaine, fut découvert bien tardivement par votre humble serviteur. Comme plupart de mes compatriotes, j’ai eu la chance inouïe de découvrir cet acteur extraordinaire grâce à son interprétation remarquable d’un personnage qui laissa son empreinte de sang dans l’histoire de l’humanité. Vous devez sans aucun doute deviner que je fais référence à Adolf Hitler dont seule la mention de son nom rappelle les souvenirs les plus sombres qui soient.

Personnellement, j’ai été ébloui par son interprétation de ce personnage historique dans le film intitulé « la Chute ». Rien ne semblait avoir été laissé de côté afin de l’incarner de manière à favoriser chez les cinéphiles présents en salle une  symbiose entre d’une part, le contexte sociopolitique de l’Allemagne nazie qui tenta de survivre sous ses propres ruines et, d’autre part, la folie non seulement de cet homme mais aussi de ceux et de celles qui l’ont suivi sur les voies de la défaite. Un contexte sociopolitique où le peuple allemand s’enlisait de manière  irrévocable dans la souffrance et une folie de ce dirigeant qui n’aidait en rien à ce même peuple de s’en sortir avec honneur et dignité.

Comment pouvais-je passer sous silence le départ de cet illustre acteur vers le paradis des acteurs et des actrices qui de par leurs passions et leurs talents ont contribué à parfaire sans cesse l’un des plus beaux domaines artistiques qu’est le septième art ? Voilà la raison fondamentale de mon hommage envers cet acteur exceptionnel que fut monsieur Bruno Ganz au sein de mon blogue consacré à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie. Or, qui dit photographie fait référence par ricochet au cinéma.

Merci de  m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada