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Un simple bonjour de ma part

Un simple bonjour de ma part

Bonjour tout le monde,

J’espère de tout mon cœur que le mois de septembre se termine bien pour chacun et chacune d’entre vous. Pour ma part, je dois avouer que la vie a été belle envers moi en cette fin de mois. En effet, j’ai profité de la douceur du début de la saison automnale pour refaire ma garde-robe au grand complet, et ce en me procurant des vêtements de qualité. En effet, plusieurs personnes que je connais affirment avec raison que mon goût pour la tenue vestimentaire est fort développé. Ce qui me permet de me présenter avec classe auprès de la gente féminine.

Un dicton affirme que l’habit ne fait pas le moine. Est-ce vrai? Je vous répondrais que cela renferme une vérité à deux volets puisque le tout dépend tout d’abord, de l’angle avec lequel nous voyons les choses et, ensuite, quels rapports nous avons avec nous-mêmes. Il est vrai que le fait de posséder une bonne santé et un rythme de vie aide grandement à l’estime de soi. Mais, il est tout aussi vrai que de porter des vêtements qui nous mettent en valeurs augmente de beaucoup notre perception de nous-mêmes. Une perception qui se transposera imperceptiblement auprès de nos pairs. Tiens! Cela me fait penser à toutes les personnes qui me voient avec mes nouveaux vêtements et qui me disent qu’elles sont étonnées de me voir si bien dans ma peau. Ce qui est vrai puisque ce que je montre de moi-même par le biais de mes nouveaux vêtements est d’abord et avant tout un bien-être intérieur longuement développé au fil des années.

Attention! Il n’est nullement question de vouloir me prendre pour un paon. Je suis conscient de la chance d’avoir pu développer une si grande fierté à l’égard de mon corps, les nombreuses publications liées à mon expérience en tant que modèle nu prouve indéniablement la véracité de mes propos, alors que cela n’est malheureusement pas le cas de tout le monde, avec ou sans handicap physique. La vie n’est certes pas égale pour tous. Là encore, c’est une vérité que l’on ne peut guère nier en aucun temps. Quoiqu’il en soit, il est impératif tant pour notre bien-être physique que psychologique de trouver ce qui nous convient à notre épanouissement en respectant nos capacités et nos limites. Chose plus facile à dire qu’à faire pour un grand nombre.

Modèle Vivant à Québec

Page Facebook : Modèle Vivant à Québec (À aimer absolument!)

Maintenant, il est bon de partager avec vous de quelques projets qui auront lieu au cours de cet automne, en particulier en octobre prochain. En premier lieu, une expérience de nudité artistique aura lieu en pleine forêt avec la collaboration d’une photographe et artiste avec qui j’entretiens depuis peu une belle relation amicale. Elle et moi avons fait connaissance via ma page Facebook modèle vivant à Québec. Là encore, je remercie le ciel d’avoir pu réaliser une telle page artistique m’a permis jusqu’à maintenant de faire la rencontre de gens extraordinaires. Je vous invite à aimer ma page et à la faire connaitre auprès de vos pairs. Vous serez ébahis tant par la variété que par la qualité des publications qui y sont publiées. Oui, je suis fier de ma page Facebook et ce, je le crois sincèrement, avec raison.

Il est également possible que je participerai à une séance de nudité artistique qui aura lieu à Montréal au cours du mois de novembre au sein d’un département d’arts d’une université de renom. Soyez rassurés-es! Je publierai bien entendu quelques articles au sein de ce blogue qui est devenu à mes yeux, vous devez vous en douter, ma plus belle réalisation avec bien entendu mon blogue érotique. Deux autres projets viennent tout juste de se manifester depuis peu. Mais, pour l’instant, il m’est impossible d’en dire davantage.

En résumé, les prochains mois risquent d’être réellement intéressants au plan de la nudité artistique. En effet, plusieurs projets très sérieux et empreints de respect se présentent à votre humble serviteur. Des projets qui me permettront de me surpasser tant au plan artistique que personnel.

C’est à suivre…

Merci de m’avoir lu!

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La nudité peut-elle devenir un art érotique?

 

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La nudité peut-elle devenir un art érotique?

Bonjour à vous,

Aujourd’hui, je désire faire d’une pierre deux coups. C’est-à-dire tout d’abord de répondre à cette interrogation qui doit certainement vous trotter parfois dans votre tête et qui est : «La nudité peut-elle devenir un art érotique?» Et, ensuite, y répondre de manière à vous décrire jusqu’à tel point je suis fier de mon blogue érotique lequel a reçu jusqu’à ce jour plus de 57,000 visiteurs non seulement de la gente masculine mais également féminine. Fierté qui me prouve avec une satisfaction personnelle indescriptible jusqu’à tel point l’appréciation de mon art est reconnu dans le monde de la blogosphère.

Capture11Oui, vous le savez d’ores et déjà que je suis modèle nu pour des artistes et des galeries d’art. Ceci est en réalité plus qu’un art, mais une véritable passion. Oui, le monde de la nudité est pour moi synonyme de liberté et d’authenticité. Liberté d’être ce que je suis, de ma masculinité, de mon humanité, de mon amour pour la vie et, pourquoi pas?, des femmes. Il n’y a aucune honte à cela.

Je suis avant tout un homme avec ses joies, ses craintes, ses doutes, ses certitudes, ses peurs, ses expériences amoureuses, ses réussites, ses échecs, ses rêves et tout le reste. Bref, un homme comme tous les autres malgré sa supposée différence. Une différence qui réside belle et bien en chacun d’entre nous même si parfois elle semble être plus apparente chez certains individus que d’autres. La vie est faite ainsi depuis la nuit des temps.

Oui, le monde de la nudité est pour moi synonyme d’authenticité puisqu’elle rend caduques les faussetés établies par des règles d’éthique davantage soucieuses de préserver l’hypocrisie qui pollue la société en général que de dénoncer ce qui doit l’être tellement les injustices, les violences et les inégalités sociales sont si apparentes. Le fait de constater jusqu’à tel point la population, gavée de médias de bas niveau et saupoudrée de slogan vide de sens, reste indifférente devant tant de violence sur notre terre en constitue très certainement une preuve irréfutable de mes dires.

Mais, j’en reviens à ma question. La nudité peut-elle devenir un art érotique? Bien entendu que cela est le cas mais à la b_w_999_812_by_jcmillar-d8agj6kcondition sine qua none de respecter des critères bien précis sans quoi tout deviendrait permis. Ce qui est permis, n’est pas forcément de bon goût. Voilà le premier critère à retenir. Personnellement, et en tenant compte de mon expérience en tant que modèle nu, je fais toujours un triage dans ce que je choisis ou non de publier. La beauté y est-elle présente? Fait-elle susciter une grâce chez la personne qui regarde ladite publication? La sensualité élève-t-elle notre âme? Si ces trois éléments sont présents chez les photos choisies, je me dis que le but a été atteint. Dans le cas contraire, je les détruis tout simplement.

b_w_999_911_by_jcmillar-d8drqqhSecond critère à ne jamais omettre réside en ce que la vulgarité n’a pas sa place dans le monde de l’érotisme. Un point, c’est tout. Oui, on peut tout montrer mais il faut le faire de façon à éviter de heurter les regards peu ou pas habitués de voir certaines parties de l’anatomie. Il va de soi qu’il existe plusieurs causes à cette pudeur laquelle doit être impérativement respectée. Parmi ces raisons, l’on y retrouve l’expérience de vie de la personne, son éducation sexuelle et dans une certaine mesure religieuse, ses valeurs intimes et bien d’autres. Ici, il est crucial de noter qu’il est nullement mon intention de juger de leur validité. Il faut les respecter coûte que coûte. Allez à l’encontre de ce principe serait verser dans l’immoralité. Ce que je refuse de faire.

Troisième critère à respecter consiste développer un nouveau regard sur la nudité versus la sexualité. Pourquoi ai-je de la crainte ou du dégoût ou bien de la honte envers mon corps? D’où vient ce sentiment de culpabilité face à la nudité non seulement en général, mais aussi de la mienne? Serais-je capable de poser nu(e) moi aussi si l’on me le demandait? Si ma réponse est affirmative, pourquoi donc? Et dans le cas contraire? Quels en seraient les motifs? Attention! Aucune réponse est meilleure qu’une autre et elles méritent toutes autant de considération. L’essentiel est de réussir à allumer cette flamme qui sommeille en chacun de nous.

Et, croyez-moi, je sais bien de quoi je parle puisque j’ai moi-même posé nu à l’occasion d’une séance de nudité érotique dans laquelle j’étais, Dieu merci, entouré par une équipe formidable. La seule chose que je peux vous dire en terminant sur ce troisième critère, ce sont ces quelques mots que le photographe Guy Labrie avait dit lors d’une entrevue et qui peut se résumer en ces mots: « J’ai découvert après avoir travaillé avec le modèle nu qu’est RollandJr St-Gelais, que le vrai handicapé n’était pas lui. C’était plutôt moi qui était rempli de préjugés à l’égard de la sexualité d’un homme vivant avec un handicap physique visible. »

Dernier critère à remplir lors d’une publication à caractère érotique est de rechercher le beau en toute chose. Je ne tumblr_ngt6gm9vM31qdtyr8o1_1280parle pas uniquement au plan corporel mais bien davantage à tout ce qui entoure la représentation de la nudité. Un paysage doux et romantique accentuera l’aisance avec laquelle nous admirerons la photo ou lirons l’article qui lui est attitré. Fait à noter! Toutes les églises ont été construites en tenant compte de ce vieux principe rempli de vérité:  » la beauté élève la plus humble des prières vers les plus hauts des Cieux ». Il en est ainsi de l’érotisme pur. Pourquoi en serait-il autrement puisque la plus belle preuve d’amour entre deux personne est le don total de soi l’un envers l’autre? Les grands sages, et ce peu importe les religions et les philosophies, l’ont sans cesse répété dans leurs écrits. Vous ne me croyez pas?! Le Kama Sutra vous dit quelque chose?

En résumé, c’est avec raison que je peux être fier de mon blogue érotique lequel a reçu plus de 57,000 visiteurs. Une fierté qui a pour fondement l’aboutissement d’un travail méticuleux afin d’une part, rendre hommage à la nudité sereine et d’autre part, à présenter la beauté vraie et sans fausse pudeur tout en ayant ce noble objectif d’éviter toute forme de vulgarité puisque c’est « … Là où la beauté est de mise sans aucune vulgarité ».

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Mon blogue érotique : http://lequebecois1962.hotviber.fr/

 

Une simple présentation!

Rolland St-Gelais

Rolland St-Gelais

Une simple présentation!

Introduction

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui, j’ai décidé de rédiger une présentation sommaire de mon parcours de vie et de vous dévoiler quelques-uns de mes nombreux intérêts qui agrémentent mon quotidien. À vrai dire, je réponds à la suggestion d’une de mes amies qui désire en savoir plus sur votre humble serviteur. Bien entendu qu’il n’est pas question ici d’élaborer longuement sur le parcours de mon existence terrestre, mais bien plutôt de vous permettre de savoir qui je suis afin de mieux saisir toute la complexité de ma passion pour le domaine artistique dont notamment, mais pas uniquement, la nudité. Enfin bref, voici qui je suis en … quelques mots.

Qui suis-je ?

Je m’appelle RollandJr St-Gelais. Natif de la belle région de la Côte-Nord, plus précisément de Sept-Îles, fils cadet d’une famille de cinq enfants. Mes origines ancestrales sont à la fois normandes, aquitaines et écossaises. Bref, je suis un Québécois typique qui a grandi au sein d’une famille bien ordinaire, mais composé de gens extraordinaires.

Mon lieu de naissance a connu une grande période de prospérité au cours des années 1955 à 1970 et ce, surtout grâce à l’extraction du minerais de fer dans les mines du Grand Nord du Québec. On y retrouve en ce moment même un port de mer, des fonderies, une aluminerie, quelques industries de pèche et un centre touristique estival assez bien reconnu au plan tant national qu’international. En d’autres termes, cette ville pourrait être qualifiée de véritable petit Paradis terrestre n’eurent été les baisses de température pouvant aller jusqu’à -40 C et parfois même -45 C en hiver.

Ma famille est merveilleuse et je ne voudrais jamais l’échanger pour une autre car nous avons su nous serrer les coudes dans les moments d’adversité tout en savourant les temps les plus beaux que la vie nous offrait. Comme tout le monde, ma vie fut remplie de hauts et des bas.

Mais, au fait ! Quand ma vie débuta-t-il réellement ? Elle débuta vers le début du premier trimestre de grossesse de ma tendre mère qui ne se douta pas un seul instant du terrible drame qui allait influencer le cours de ma destinée. Et pour cause car je suis l’une des nombreuses victimes du terrible médicament tristement célèbre sous le vocable de la thalidomide qui fit des ravages dans presque tous les pays du bloc occidental et même en Afrique et dans certains pays d’Orient et d’Europe de l’Est. Je suis né le 24 mai 1962 vers les 20h00 à l’hôpital Ste-Anne de Sept-Îles. Il me manquait à la naissance la langue, les deux mains, l’avant-jambe gauche et une bonne proportion de mon pied droit sans oublier l’absence de mon menton. La thalidomide avait fait un véritable chef-d’œuvre. Ne croyez surtout pas que ma vie est triste et que je m’apitoie sur mon sort. Il en est rien. C’est ainsi que j’ai passé les quatre premières années de ma vie dans deux institutions à vocations fort différentes.

Dès ma naissance, le médecin de Sept-Îles avait refusé à ma mère de voir son rejeton en lui affirmant qu’il serait à jamais confiner dans un hôpital pour enfants arriérés mais, le plus terrifiant dans cette histoire, c’est qu’il recommanda à mon père de raconter à celle-ci que j’étais décédé peu de temps après ma naissance et de m’oublier. Mais, Dieu merci, il refusa d’obtempérer à leurs suggestions. Néanmoins, devant le peu de ressources disponibles à cette époque, ils durent se résoudre à me placer dans cette institution située dans la municipalité de Baie-St-Paul tout près de Québec. Ce fut un mal pour un bien! Les religieuses de l’endroit ont entrepris de me sauver la vie : Que d’heures elles passèrent à me nourrir aux compte-gouttes, à me bercer, à soigner les moindres plaies qui se formèrent sur mes bouts de bras etc. Ce sont elles qui décidèrent de me baptiser du même prénom qu’un de leurs pensionnaires de l’endroit qui fait cocasse portait le même prénom que mon père : Roland.

Chose étrange : Les médecins de Sept-Îles avaient volontairement omis de déclarer ma naissance aux autorités gouvernementales. Celles-ci avaient écrit aux médecins de l’hôpital de Baie-St-Paul afin de se renseigner à mon sujet. Heureusement, ils réussirent à régler mon cas évitant ainsi à mes parents de faire de la prison pour ne pas m’avoir rapporté au plan légal. Petite question : N’avait-il pas plutôt été les médecins de Sept-Îles à être accusés de négligence envers un enfant qui bien malgré lui dérangeait un peu trop ? On ne peut certes pas revenir dans le passé, ce qui ne m’empêche guère de me poser cette question bien légitime. Ce fut environ un an après ma naissance que ma défunte mère fut capable de me voir pour la toute première fois. Toutefois, elle fit un détour à la Basilique Ste-Anne-de-Beauprés afin de Lui demander la réalisation d’un de ces deux requêtes. Primo, de venir me chercher si je devais être confiné dans une institution pour retardés mentaux ou, secundo, de me donner la chance de mener une vie digne d’être vécue. Je Le remercie de m’avoir laissé le second choix. Bref, ma mère a finalement vu son poupon depuis le tout début de sa vie. Elle trouva que malgré les nombreuses carences physiques, il était tout de même joli avec ses beaux grands yeux et qu’il était doué une intelligence peu commune. Mais, faute d’argent, elle a été obligée de m’y laisser et elle alla rejoindre ses autres enfants et son conjoint sur la Côte-Nord.

Pourtant, Dieu veillait au grain avec la collaboration d’un ange bien spécial en la personne de sœur Annette Ferland. Cette dernière décida que les choses n’allèrent pas en rester là. Elle suggéra au docteur de cette institution de communiquer avec l’illustre Gustave Gingras de l’Institut de Réadaptation de Montréal et avec les responsables de l’hôpital Ste-Justine pour enfants afin de faire quelque chose pour votre humble serviteur, surtout à une époque si cruciale de sa vie. Après de multiples appels téléphoniques et un nombre impressionnants de courriers, je fus admis au sein de l’I.R.M. en 1964 et un peu plus tard à l’hôpital Ste-Justine. Les spécialistes entreprirent une adaptation et un travail médical de grande envergure : Port de prothèses, opérations visant à construire mon menton avec mes côtes flottantes et la liste pourrait se rallonger.

Une fois leur exploit médical et de réadaptation accomplie, les membres de ma famille ont pu faire la rencontre de leur frère cadet. Je fus aussitôt accepté parmi les miens et participa aux bons, mais aussi aux moins bons coups, comme tous les enfants de leurs âges. Je ne peux pas passer sous silence une famille qui nous avait épaulés à cette époque. En effet, la famille Bijould et la mienne avaient entretenu des liaisons amicales tout à fait formidable.

Une enfance bien particulière

Pour ce qui est de mon insertion scolaire ? Je dois avouer que ce fut en dents de scie. D’une part, on ne savait pas où me placer et d’autre part, mon physique dérangeait les…autres parents. J’ai donc débuté mon primaire dans une école pour enfants fous même si de l’avis des spécialistes mon intelligence était supérieure à la moyenne. Mais mes parents ont su à force de se battre, et se débattre, me sortir de cet asile d’aliénés. Ceci dit, on me refusa une fois encore ma venue dans une école du réseau normal parce que ma présence risquait de perturber des enfants en provenance de milieux huppés. Je me souviendrai toute ma vie de l’humiliation qu’éprouva ma mère et des larmes qu’elle versa à notre retour à la maison. Quoiqu’il en soit, et j’ignore comment, mon père a réussi à me faire admettre dans une école située dans un autre quartier que le mien. Veuillez noter que les enfants n’ont jamais manifesté de la méchanceté à mon endroit. Ce sont plutôt les parents qui agirent souvent en hypocrisie envers les miens. Mon cheminement scolaire se déroula après cette période d’adaptation fort bien. Malgré mes multiples opérations, mes ajustements à mes prothèses ainsi que l’entraînement à parler sans langue, coupez-vous la langue et vous verrez de quoi je parle, ma vie se déroula à merveille. Si ce n’est d’un événement malheureux qui eu lieu le 11 mai 1972. Je me réfère ici à l’assassinat de mon frère Hermann lors de la manifestation intersyndicale. Pour faire une histoire courte : il se trouva au mauvais endroit à un mauvais moment. Son assassin fut condamné pour environ quatre ans mais il n’en fit même pas un an complet. Il est à noter que cet individu blessa gravement 31 autres personnes dont ma sœur unique.

Le temps de l’université !

Après avoir complété avec succès mon primaire, mon secondaire qui est l’équivalent du lycée et mon collégial, me voilà aux portes de l’université Laval de Québec. J’y vécu tout près de onze belles années où j’y ai rencontré pour la première fois un grand amour avec une jolie jeune dame de Montréal. Par respect pour elle, je refuse d’en dire plus si ce n’est qu’elle aura toujours une place dans mon cœur et ce, malgré toutes ces années. Il m’est arrivé bien des aventures durant ma vie universitaires. Parmi celles-ci, il y a la visite du pape Jean-Paul II à Québec en 1984, les nombreux reportages dans la plupart des grands quotidiens du Québec et à différents postes de télévisions. J’étais une vraie petite vedette. Je fis la connaissance de bonnes personnes avec qui je garde des liens amicaux depuis ce temps.

Il y a aussi mon adhésion au sein de la Fédération de karaté Yoseikan du Québec qui a favorisé la création d’amitié avec des gens hyper amicaux. Par exemple, j’ai très souvent l’occasion de rencontrer les gens avec qui je m’entraînais et avec qui nous avions à quelques reprises sortis au restaurant. C’est aussi plaisant lorsqu’une jolie dame vous aborde dans l’autobus et vous dit qu’elle a de très beaux souvenirs de vous. Comme vous pouvez vous en apercevoir, ma vie a été fantastique. Pourtant, j’ai été dans l’obligation de retourner à Sept-Îles afin d’être aux côtés de ma tendre mère qui n’avait que pour quelques temps à vivre. Elle décéda des suites du cancer des poumons le 16 juin 1996 à l’âge vénérable de 68 ans.

Mon retour à Québec s’est effectué de façon spectaculaire : Nouvel appartement obtenu grâce à une femme merveilleuse de Québec. Ma désintoxication contre l’alcoolisme avec maintenant plus de seize ans de sobriété, reprise d’études universitaires mais cette fois en théologie sans oublier mes autres formations en histoire, science politique et en communication publique.

Quels sont mes intérêts ?

Mes intérêts sont, à vrai dire, des plus variés. Outre les arts martiaux dont le karaté que j’ai pratiqué pendant de nombreuses années, je suis un passionné du hockey. Il va sans dire les Remparts de Québec et les Canadiens de Montréal sont mes équipes favorites. Il y a aussi le domaine politique qui m’intéresse beaucoup. J’ai eu la chance de rencontrer en différentes occasions quelques-uns des premiers ministres canadiens et québécois.

Pour ce qui est du domaine artistique, je vous avouerais que je suis un véritable cinéphile. En effet, j’adore plus que tout le cinéma tant québécois qu’étranger. Pour moi, le septième art constitue la possibilité de comprendre l’autre, cet « autre » souvent tant décrié dans les médias de masse, avec nos yeux. Bien entendu qu’un œil critique est de mise afin d’éviter une quelconque forme de propagande. Les lectures enrichissantes occupent une place de choix au sein mon champ d’intérêt puisque c’est dans la lecture que se trouve l’unique liberté de l’esprit. N’avez-vous pas remarqué que les systèmes dictatoriaux tentent de restreindre la liberté en orientant la lecture offerte à leurs citoyens ?

Une autre de mes passions, celle-ci est apparue un peu tard au sein de ma pérégrination terrestre, est d’être un modèle nu pour toutes les personnes qui désirent travailler avec un homme ayant, disons-le franchement, un corps non conforme aux critères de perfection physique établis dans nos société. Or qui dit « passion », dit aussi « noblesse »! En effet, je suis sans cesse à la recherche de la noblesse en chacune de mes poses qu’elles soient ou pas nues. Oui, la noblesse est le fondement dans chacune de mes poses. « Et pourquoi donc ? » me direz-vous.

C’est que, voyez-vous ? il m’a aisé de constater que plusieurs personnes ont de la difficulté à assumer leurs imperfections physiques. J’entends par « imperfection » tout ce qui ne cadre pas selon les critères de beauté véhiculés dans la plupart des médias de masse. Voilà pourquoi j’ai donc décidé d’être modèle nu pour des écoles d’arts soucieuses de présenter d’autres facettes de l’être humain. Il est vrai que l’on peut y retrouver toutes sortes de gens dans le domaine du modèle vivant : des corpulents, des petits, des très grands, des fortes tailles, mais presque jamais des personnes vivant avec un handicap physique apparent. Ce qui est, je l’avoue, mon cas. Je me suis alors dis que le fait d’être modèle nu à l’occasion de séances de peintures, et même de photographies, pourrait certes aider les artistes-peintres en herbe ou bien les futurs photographes à découvrir une toute autre vision de la différence physique.

On doit reconnaître que cela prend une certaine dose de courage et, pourquoi pas ?, un brin de folie pour avoir mené mon projet à terme. Pourquoi n’aurais-je pas le droit d’agir de la sorte de manière libre et sans contrainte ? Qui plus est ! Mon objectif est à deux volets : Primo, aider les artistes à voir cet « autre » à la fois si différent, mais aussi si semblable à eux. Secundo, y découvrir de nouvelles facettes de la beauté qui peuvent à priori passer inaperçues au premier coup regard. Ceci écrit, vous pouvez me traiter soit de « con » ou bien de « stupide » et même de « marginal ». J’accepte avec un immense plaisir ces qualificatifs puisque ce sont avec ces derniers que l’on affubla souvent des gens qui ont fait avancer la société, et ce, à grand pas de géants.

Vous n’êtes pas obligés d’être d’accord avec mes idées. Néanmoins, devant la montée subtile de l’eugénisme dans nos sociétés actuelles, les meilleurs alliés qui peuvent combattre cette calamité sont, et le seront toujours, les … artistes. En effet, ce sont eux qui constituent le fer-de-lance contre toutes les politiques susceptibles de prôner l’élimination des plus faibles, des non-conformes et des « parias » au sein de la société.

Conclusion

Je reconnais d’emblée que ma présentation est possiblement longue, entre autre sur le parcours de mon existence terrestre, pour un texte de dédié à un article d’un blogue artistique. Cependant, je me devais de le rédiger ainsi afin de vous aider à mieux comprendre le fondement de ma passion pour l’ensemble des domaines artistiques dont notamment la nudité. Soyez rassurés-es ! La composition de poèmes est aussi l’une de mes très nombreuses ferveurs artistiques. Que puis-je dire de mes blogues sinon qu’ils touchent des sujets des plus divers allant du monde des arts à celui de mes opinions personnelles en passant par un érotisme où la beauté est, et sera toujours, de mise ?

En terminant cette présentation spéciale, je tiens à remercier mes parents d’avoir refusé les dires du médecin lorsque ce dernier leur a dit : « Votre fils n’a pas de main, pas de jambe, pas de langue. Il n’est qu’un infirme condamné à végéter dans un centre pour enfants arriérés d’où il en sortira jamais. Il ne me marchera, ni n’écrira ni ne pourra jamais communiquer avec qui que ce soit dans le monde. » Le moins que l’on puisse dire : C’est qu’il s’est trompé sur toute la ligne. N’est-ce pas ?!

Cordialement vôtre

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada