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Une oeuvre d’art remarquable

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Une oeuvre d’art remarquable

Crédit Rick B.

Page Facebook: https://www.facebook.com/RickB500/

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que le mois de février s’annonce positif pour la réalisation de l’ensemble de vos projets en cours de route.  Pour ma part, force est d’admettre que je peux me considérer chanceux de pouvoir pratiquer ma profession en tant que modèle nu tant pour des écoles d’arts que des ateliers pour artistes amateurs ou professionnels. À vrai dire, et vous devez vous en douter, il s’agit plutôt d’une véritable passion que d’une profession. Une passion qui a favorisé la rencontre des gens extraordinaires.

En ce qui concerne les rencontres, je fais référence tant aux gens rencontrés dans la réalité que sur le monde virtuel qu’est le web. Chaque rencontre m’a permis de prendre conscience du potentiel de créativité qui se trouve en chacune des personnes pour qui j’ai posé nu, mais aussi de découvrir des oeuvres tout à fait remarquables dont plusieurs d’entre elles incitent à une réflexion profonde sur le sens du concept de l’être humain. Autrement dit, elles nous incitent à répondre à cette éternelle question: Qui sommes-nous réellement?

Soyez rassurés, il est nullement mon intention de répondre à cette question de manière que le commun des  mortels qualifierait de dogmatique. Bien au contraire! Je laisse une telle problématique aux mains des philosophes et des théologiens. Par contre, je reconnais qu’il m’arrive parfois de me poser des questions d’ordre existentiel surtout lorsque je constate la capacité inouïe qu’ont les êtres humains à exceller tant dans le bien que dans le mal. Pourtant, ma foi en l’Homme demeure inébranlable car souvent, très souvent même, il possède cette faculté qui lui donne un caractère divin en lui. Et, j’ai nommé ; l’empathie.

En effet, et l’histoire le prouve à maintes reprises, c’est dans les moments les plus tristes de l’aventure humaine que les hommes ont su mettre de côté leurs nombreuses différences, voire ici la couleur de peau, les croyances religieuses et les systèmes de pensées et bien d’autres éléments, afin de porter secours à leurs semblables immergés par la douleur. Je pense, à titre d’exemple, aux nombreux témoignages de solidarité envers la communauté musulmane de Québec, ma ville chérie, suite à un geste d’un déséquilibré dont les conséquences ont faites des blessures profondes, et qui seront longues à cicatriser, pour les personnes qui en sont victimes.

Bref, la photo qui vous est présentée par votre humble serviteur dans le cadre de cet article, et qui a été réalisée par mon bon ami et correspondant d’Allemagne Rick B., me rappelle qu’il est impératif de garder à l’esprit que c’est dans le respect de la diversité que se trouve la réelle beauté de la vie. Et, en contrepartie, une telle beauté resplendit avant toute chose dans cette belle attitude que j’ai déjà mentionnée plus haut et qui est l’empathie.

Oui, j’adore cette photo puisqu’elle signifie ceci:

La diversité enrichie de manière extraordinaire la société ;

Que l’on ne se voit bien que dans les yeux de l’autre ;

Que c’est par cet autre que nous pouvons choisir de grandir ou non ;

Que notre existence dépende de ce que nous voulons être pour l’autre ;

Et, probablement l’élément le plus important, que cet « autre » est d’abord et avant tout nous-mêmes.

Je tiens, en terminant cet article, à remercier chaleureusement le photographe Rick B. pour sa généreuse permission de m’avoir autorisé à utiliser cette magnifique photo laquelle m’a été d’une grande inspiration.

Merci de m’avoir lu!

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une belle soirée de nudité artistique

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Une belle soirée de nudité artistique

Bonjour tout le monde,

Je crois bien qu’il est plus que temps de vous raconter la belle soirée de nudité artistique qui a eu lieu à l’université du Québec à Montréal, le célèbre U.Q.A.M. qui est souvent en avant de la scène politique québécoise lors des revendications sociales. Une université qui a toujours été un pilier majeur dans les revendications, entre autres, sociales et de l’égalité des sexes au Québec. Une université qui a laissé sa marque au sein de l’évolution politique durant la période post-révolution révolution tranquille (1960-1965).

1610989_10205298132069956_4197438738542814198_nBref, j’ai eu la chance d’être modèle nu à l’occasion d’une séance où plusieurs artistes tant professionnels qu’amateurs et, bien entendu, des étudiants-es en arts ont participé. Une séance qui m’a permis non seulement de donner le meilleur de moi-même, comme je le fais à chacune des séances auxquelles je participe, mais de rencontrer une amie que je n’avais pas revue depuis mon adolescence, à l’époque où elle et moi vivions sur la rue Iberville à Sept-Îles. Une séance qui mérite d’être racontée pour votre plus grand bonheur et… le mien.

Bien que j’adore ma ville d’adoption qu’est Québec, je trouve que Montréal possède un cachet qui lui est particulier. Serait-ce parce que j’y ai vécu à l’occasion de mes nombreux traitements médicaux ou bien parce que j’y retrouve une population cosmopolite qui enrichisse l’ensemble de la collectivité québécoise ou bien encore pour la simple raison qu’on y déniche des centres culturels extraordinaires? Je vous répondrai que ces trois éléments constituent sans aucun doute un bon mixage de ma passion envers Montréal. Attention! J’aime Montréal, mais mon cœur est à Québec.

Il va de soi que j’ai profité de ma journée libre de jeudi afin de me reposer et d’être frais et disponible pour la12191440_10205298118789624_5571968595294666484_n séance de nudité artistique qui était prévue dans l’un des locaux de l’U.Q.A.M. et ce, en début de soirée. Me promener sur la rue Ste-Catherine, bouquiner quelques livres aux nombreuses librairies qui s’y trouvent, prendre un bon café à l’un des restaurants haut de gamme, admirer les beautés féminines propres aux Montréalaises, voilà ce qui fait mon plus grand bonheur. Un bonheur auquel j’y ai droit comme tout bon citoyen.

Après avoir pris une bonne douche et un léger repas, propreté et être bien dans sa peau sont les pierres angulaires de tout bon modèle nu, je me suis dirigé au pavillon Judith-Jasmin de l’U.Q.A.M. qui se trouve à quelques minutes de marche de mon hôtel. Ayant un peu de temps devant moi, j’en ai profité pour visiter un peu cette université qui m’a paru fort plaisant. J’ai adoré regarder, sans vouloir être accaparent, les quelques étudiants-es qui attendirent que commencent leurs cours. Mon regard m’a fait vivre une émotion qui était jusqu’à lors ancrée au plus profond de votre humble serviteur. Une émotion qui m’a incité à rédiger une missive adressée à une femme que j’ai jadis aimée et dont mon amour envers elle restera gravé dans mon cœur pour toujours. Ladite missive est le sujet de mon dernier article d’une série de quatre sur mon expérience vécue en tant que modèle nu dans la semaine du 2 au 6 novembre 2015.

11041578_10205298090708922_3154034221553164060_nLa séance a donc eu lieu au septième étage du pavillon Judith-Jasmin de l’U.Q.A.M. Ledit étage semble être consacré au domaine de l’enseignement des arts puisque l’on y retrouve plusieurs ateliers dédiés à cet effet. Pour sa part, le local où avait lieu cette séance était énorme et l’on y retrouvait l’essentiel pour une séance de nudité artistique : chevalets et tables prévus pour le dessin, lumières éclairantes qui étaient aussi, croyez-moi, une bonne source de chaleur, et même un coin prévu pour le modèle. Le tout était aménagé de manière à rendre la soirée impeccable à ma plus grande satisfaction. J’ai même eu droit à ma photographe attitrée pour réaliser des photos de bonne qualité afin d’enrichir mon portfolio artistique. Je tiens, ici, à la remercier chaleureusement pour sa grande gentillesse et sa disponibilité à mon endroit.

Comment allais-je procéder pour rendre cette séance spéciale? Après tout, cela fait maintenant plus de trois ans que je pose nu et que bien des aspects ont été travaillés et présentés au fil des séances passées. J’ai opté pour une thématique bien précise. Quoi de plus humain que le fait de traverser les sept étapes de la vie que sont la gestation, la naissance, l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte sans oublier la vieillesse et puis, c’est hélas inévitable, la mort? Ce sont-là les sujets, reliés à la thématique de l’existence humaine, de l’ensemble des poses principales sur lesquelles j’ai mis l’accent dans ce que l’on appelle communément dans le jardon artistique «les poses longues».

En effet, qui dit modèle nu dit, par extension, modèle vivant et corolairement modèle qui présente la vie sous12187896_10205298628202359_1321551331066787914_n toutes ses formes. Chacun d’entre nous a traversé, ou traverserons, ces étapes auxquelles nul ne peut échapper. C’est un fait qu’il nous est impossible de nier. Il est aussi à noter que j’ai délibérément commencé cette liste par la gestation car, que l’on veuille ou non, notre existence en tant qu’être vivant commence dès notre tout premier battement de cœur dans le sein maternel. Pour ma part, c’est à cette période où mon corps a subi les conséquences des quelques comprimés de la thalidomide ingurgités par ma mère. Conséquences qui me suivront toute ma vie. Soyez rassurés! Je ne me plains pas de mon sort. Je dis simplement ce qu’il en est. Un point, c’est tout.

12219632_10205298624362263_6978186665519282824_nPour ce qui est de la naissance, c’est à ce moment-là où tout se joue. Serons-nous acceptés, aimés, protégés par nos proches ou bien rejetés pour le motif que notre physique ne cadrait pas à ce qu’ils voulurent? Une bonne partie de notre destinée se joue dès cet instant précis. Oui, je le sais fort trop bien. J’ai eu la chance d’être né au sein d’une bonne famille même si le début de mon existence allait être ponctuée de soubresauts, disons-le franchement, extrêmes. Chaque personne a un chemin à accomplir, une destinée à poursuivre et des décisions à prendre face aux différentes situations qui se présenteront devant elle. Ces prises de décisions face à de telles situations forment au fil du compte ce que les sages de la Grèce antique ont appelé le «libre-arbitre».

L’enfance est cette période où nous sont inculquées la plupart des valeurs que nous ont transmises nos parents, notre famille et les premières personnes avec qui nous sommes entrés en relation. Certaines de ces relations ne durent pas plus longtemps qu’une brise d’été alors que d’autres resteront gravées au plus profond de nous. Il est intéressant de noter que mon père, un homme extraordinaire, m’a avoué qu’il est heureux que je puisse m’accomplir en tant que modèle nu puisque cela lui démontre que son épouse, ma défunte mère, et lui-même avaient réussi à m’inculquer la fierté de mon corps et de ne jamais vouloir le soustraire aux regards de l’autre. Quelle belle ouverture d’esprit! N’est-ce pas?!

L’adolescence! Cette sacrée période de la vie où nous remettons en question tout, ou presque, ce que nos12191650_10205298603281736_109947331189460114_n pairs nous avaient jusqu’alors inculqué, transmis et enseigné. C’est aussi à cette étape importante de notre vie où la transformation tant physique que psychologique s’opère de manière plus ou moins graduelle et où les questions, pas toujours saugrenues, se pointent à l’horizon. Est-il utile de vous rappeler que c’est aussi à ce moment que nous aimons défier l’autorité parentale? Et ce, au grand désespoir des parents.

La vie adulte est certes celle où tout semble être accessible, du moins pour bon nombre d’entre nous, et où les expériences forgeront notre caractère au fil des années. Il va de soi qu’un jeune adulte de vingt ans ne peut penser comme un autre de trente, quarante et de cinquante ans. Chaque décennie aura son lot de réussites et d’échecs, d’accomplissements et de frustrations. Le plus important est d’assumer nos actes et nos décisions passées en espérant qu’il y ait plus de positif que de négatif. Peut-on revenir en arrière? Bien sûr que non! Raison de plus pour aller toujours de l’avant. N’est-ce pas?!

12239933_10205298667643345_4765154498627760885_nQue puis-je dire de la vieillesse? Période de la vie qui de manière graduelle est devenue un sujet de plus en plus tabou au sein de notre société où la beauté, l’effervescence et l’élégance de la jeunesse comptent plus que tout. Toutefois, elle constitue un moment privilégié pour faire une mise-au-point sur l’existence humaine, sur ce que l’on souhaite transmettre aux générations suivantes et sur ce que notre vie a été. En sommes-nous satisfaits? Si oui, tant mieux. Dans le cas contraire, rien nous empêche d’améliorer un tant soit peu notre chemin de vie avant que celui –ci ne s’arrête pour de bon.

Si il y a une étape de la vie qui nous rebute vraiment, c’est bien celle de la mort. Personnellement, je partage l’avis du chanteur-compositeur Félix Leclerc qui avait jadis affirmé une parole de grande sagesse selon laquelle « la mort, c’est immense puisqu’elle est remplie de vie. ». Une telle affirmation peut sembler contradictoire à première vue, mais il en est rien. En effet, et c’est la raison d’être de mon choix de pose nu dite longue, nous offrons à ceux et celles qui nous survivront un témoignage de vie. Un témoignage leur rappelant que ceux et celles qui les ont précédé ont eux aussi affronté des situations qui étaient, pour un bon nombre d’entre eux, quasi insurmontables voire désespérées. Oui, nous devons affronter des crises en tous genres telles que les guerres, les maladies et autres fléaux. Mais, nous devons sans cesse nous rappeler que ceux qui ont été là avant nous ont eux aussi vécue des choses semblables, et parfois pires, et qu’ils ont su se relever les manches et affronter leur réalité, pas toujours rose, avec honneur. Je ne peux que leur lever mon chapeau.

12219447_10205298640042655_4279729120567580191_nEn résumé, j’ai voulu présenter une série de poses de nudité artistique tout à fait originale. Mon objectif était simplement de démontrer que poser nu c’est d’abord et avant tout rendre témoignage à la vie. Un témoignage qui se transpose de mon corps nu présenté sans fausse pudeur et sans vulgarité aux coups de crayon ou de fusain que fait chaque artiste présent en salle. Un tel témoignage a été rendu possible que par une confiance absolue entre les participants venus à cet atelier tenu dans l’u des locaux de l’université du Québec à Montréal.

Je tiens, en terminant cet article, à remercier monsieur David Chait pour son accueil cordial envers votre humble serviteur. Je désire également offrir mes remerciements à madame Brenda Girard pour sa collaboration et son aide précieuse tout au long de ladite séance. Je t’en serai toujours reconnaissant.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Pour une bonne préparation

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Pour une bonne préparation

Bonjour tout le monde,

J’ai décidé, après une longue période de réflexion, d’écrire un texte portant sur les préparatifs d’une séance de nudité artistique. En effet, mon expérience personnelle dans ce domaine a été souvent présentée auprès de mes lecteurs et de mes lectrices et ce, tout au long de mon blogue sans pour autant, Dieu merci!, oublier de vous présenter quelques-uns de mes plus beaux poèmes. À quoi bon entretenir un tel blogue si on y retrouve pas un équilibre entre d’une part, la nudité artistique par votre humble serviteur et, d’autre part, l’art de la poésie? Oui, le corps et l’esprit doivent faire “un” afin de présenter une harmonie au sein de ce blogue auquel je voue une passion indéniable.

Il en est de même avec l’ensemble de mes prestations de nudité artistique où il n’y a aucune11824055_1668263006738136_1708459184_n place à la tricherie envers les personnes qui ont accepté de venir y assister et, par conséquent, de me donner de leur temps. Voilà pourquoi mon corps et mon âme doivent être en symbiose totale et ce, dans l’objectif de vivre une authenticité complète. Autrement dit, je dois accepter de placer ma confiance chez les personnes présentes en salle. Quitte à y dévoiler toute ma vulnérabilité et ma masculinité!

“Comment puis-je arriver à une telle acceptation?” me direz-vous? C’est-là le cœur du présent article où je tenterai de répondre de la manière la plus adéquate qui soit à la problématique soulevée en début de phrase. Une acceptation qui doit se construire de manière progressive, sans pression aucune et libre de toutes contraintes. Pour respecter mon désir de rendre la lecture de cet article agréable, je mettrai l’emphase sur trois éléments majeurs qui sont; le prélude à la séance, mes intentions et, le plus important, les modalités de l’acceptation du regard d’autrui. Trois éléments imbriqués les uns aux autres inéluctablement.

DSCN0220Le prélude à la séance est ce que je qualifierais de la période qui sépare l’offre venant d’une école d’art jusqu’à la journée où ladite séance a lieu. Attention! Il faut ici exclure le début de la séance puisqu’il n’est plus possible de revenir en arrière. Une offre acceptée est l’équivalent à une parole donnée, parole tenue, à moins bien entendu où le déroulement ne correspond en aucune façon à l’entente initiale entre les parties. Le modèle nu est le maitre, et le seul, de son corps. Un point, c’est tout.

C’est durant le prélude à la séance qu’il est impératif de bien choisir les poses susceptibles d’être utilisées lors de la prestation. Faire un survol est toujours préférable à un choix définitif pour la simple raison qu’il faut garder en mémoire que rien est absolu dans ce domaine, et par conséquent, tout peut basculer à tous moments. Une climatisation trop forte, un environnement extérieur bruyant, une carence au plan de l’éclairage, une réaction typiquement masculine bien involontaire et la liste de mes exemples peut s’allonger presque indéfiniment. Bref, on doit se souvenir que tout est possible et qu’il est préférable de bien connaitre son répertoire afin d’être prêt à parer à toutes éventualités.

D’ailleurs, le prélude à la séance est le moment propice pour régler tous les petits soucis de la11722265_1661285887435848_666001841576661234_o vie. Ce ne sera pas le temps, croyez-moi, de penser à la lessive, aux paiements divers ou à tous autres éléments de notre quotidien une fois que l’on est nu devant un groupe. Si vous avez des choses importantes à faire, faites-le avant la journée même de votre séance de nudité artistique. On dicton affirme que le temps, c’est de l’argent. Moi, je vous dis que dans le domaine de la nudité artistique, le temps bien préparé vaut son pensant d’or. En effet, une préparation minutieuse peut faire de votre séance une expérience des plus enrichissantes tant pour vous que pour les artistes présents en salle. C’est ce que j’appellerais, si j’ose me le permettre, les préliminaires dans le jeu de la séduction. Séduire l’autre qui nous regarde tant notre corps que notre âme! C’est à se souvenir pour toujours.

DSCN0607Quelles sont mes intentions lors d’une séance de nudité artistique? Voilà une question qui mérite une réponse franche et ne laissant place à aucun doute. Soyez convaincus d’une chose, je n’ai jamais voulu, en aucun temps, susciter de la pitié de la part des artistes. Bien au contraire! Chaque artiste pour qui j’ai eu la chance de poser nu a découvert chez votre humble serviteur une joie de vivre et un optimisme indéniable.

Bref, mes volontés se résument à  montrer que je suis un homme d’abord et avant tout, incluant ma sexualité. Montrer que ma “différence” est semblable à celle de chaque être humain puisque nous sommes tous différents les uns des autres. Mettre l’emphase sur mes forces sans pour autant cacher mes faiblesses. Me réaliser pleinement devant tous ces artistes afin de leur permettre de se réaliser à leur tour à travers leurs œuvres. Être ce que je suis pour les aider à devenir ce qu’ils sont, c’est-à-dire des êtres humains sensibles à ce qui les entoure.

Oui, je suis différent tout comme vous l’êtes. Oui, j’ai des forces et des faiblesses tout commeDSCN0617 vous-mêmes vous en avez. Oui, je me réalise lors de mes poses de nudité devant un groupe puisque c’est-là un excellent moyen d’interagir avec mes semblables à un moment où règne une intimité la plus complète. Et, oui, je peux être véritablement ce que je suis en me dévoilant aux regards d’autrui libre de la barrière imposée par la société qui est le vêtement. Il va de soi que tout doit se faire dans un cadre de respect mutuel. Autrement dit, C’est de présenter un être vivant, possédant une âme, un esprit et un corps. Un être vivant qui a un parcours de vie extraordinaire, une soif de vivre indéniable et le désir de la transmettre à ses pairs. Libre à vous de choisir ce que vous désirez montrer à une quelconque séance de nudité artistique. Quant à moi, j’ai fait le choix qui me convient.

DSCN0601 (2)Que puis-je dire des modalités de l’acceptation du regard d’autrui? Tout d’abord, il faut être capable de supporter un tel regard lorsque l’on est dans notre plus simple apparat. Pour se faire, j’ai l’habitude de me balader un peu partout dans la ville où la séance de nudité artistique aura lieu afin de tâter le pouls des gens de la place. Sont-ils ouverts? Comment je perçois ce que je vois? Y suis-je à l’aise? Si oui, tant mieux. Sinon, pourquoi donc? Dans un tel cas, je me questionne à savoir si le problème ne résiderait pas plutôt en moi et ce que je pourrais faire pour y remédier de manière plausible. Un bon repas au restaurant, une bonne douche et enfin, une bonne nuit de sommeil viennent compléter le tout.

Je dois dire quelques mots ici sur l’importance de rencontrer des amis-es la journée même de la séance de nudité artistique. En effet, rien de tel que d’entretenir des liens amicaux avec des gens extraordinaires pour se mettre au diapason avec soi-même. À amitié authentique correspond une authenticité lors de notre prestation durant ladite séance. Rien n’est plus vrai que çà. Voilà pourquoi, je tente par tous les moyens, et dans la limite des disponibilités de chacun, de revoir les personnes pour qui j’ai déjà posé nu et avec qui une amitié s’est développée au fil du temps. Bienheureux est celui qui a de bons amis, sa vie en sera enrichie. C’est moi qui vous le dis.

Pour conclure mon propos, je vous citerai une phrase d’Antoine de St-Exupéry selon laquelleDSCN0604 on ne voit bien qu’avec le cœur. Montrer la beauté de notre âme, de notre être vivant et notre désir de vivre! C’est-là où réside l’objectif premier de tout modèle vivant. Vivant parce que l’on accepte d’être qui l’on est tout en acceptant l’autre tel qu’il est. Vivant parce que l’on sait très bien qu’un jour, nous ne le serons tout simplement plus. Ainsi va la vie!

Merci de m’avoir lu.

De

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Merci la vie! Merci mon Dieu!

Création de madame Anne-Marie Roberge
Esquisse réalisée à l’Atelier de dessin la Fabrique à Québec

Merci la vie! Merci mon Dieu!

Bonjour tout le monde,

J’espère de tout mon cœur que vous allez bien. De mon côté, je nage dans l’allégresse depuis samedi matin. En effet, j’ai le plaisir de vous annoncer que je suis officiellement un modèle nu de niveau universitaire. Et oui! Je suis allé à l’école des arts visuels de l’université Laval, communément appelée La Fabrique, ce samedi matin à l’heure qui était prévue pour rencontrer la responsable des modèles nus madame Anne-Marie Robert afin de discuter de l’éventualité de poser nu pour son groupe et de de prendre connaissances des modalités de  tout ce qui entoure le travail.

Une fois arrivé sur les lieux, elle m’a présenté au groupe d’artistes qui étaient présents dans la salle de dessin. Les présentations étant faites, je me suis alors dirigé vers un banc pour m’assoir afin d’attendre la modèle pour ladite séance. Or, voyant que madame Robert tardait à revenir avec la modèle, je suis allé voir ce qui ce passait dans l’entrée. Étrange? Il n’y avait personne. J’ai donc décidé de faire une blague aux élèves en leur disant que la modèle allait être absente et que c’est moi qui la remplacerais. Et bien! Croyez-le ou non, c’est exactement ce qui est arrivé. J’ai bel et bien remplacé la modèle pour ladite séance pour la simple raison qu’elle serait effectivement absente.

Le paresseux
Le paresseux

Les élèves et la responsable ont été littéralement ébahis par mon savoir-faire dans ce domaine. Il est important de souligner que je leur avais simplement recommandé de me laisser-faire pour les poses et qu’ils pouvaient me faire confiance. C’est le cas de le dire, ils ont été comblés tellement qu’ils m’ont affirmé que j’étais réellement un modèle vivant et VIVANT dans tous les sens du mot. Ils ont même eu l’amabilité de m’autoriser à photographier leurs œuvres afin de pouvoir rédiger des articles dans mon blogue artiste. D’ailleurs, les quelques dessins que vous voyez dans le présent article ont été réalisés dans le cadre de cette activité appréciée tant par les élèves que par votre humble serviteur. Je profite de l’occasion qui m’est offerte pour remercier madame Anne-Marie Robert et toute son équipe pour leur accueil si généreux à mon endroit et pour m’avoir accepté en leur sein en tant que modèle nu.

Le pèlerin
Le pèlerin

Enfin, je les ai impressionnés plus particulièrement lors de deux poses hautement symboliques dans le domaine de la nudité artistique. La première fois se rapporte au moment où j’ai pris la pose dite «contrapposto» qui est le summum pour un modèle nu, un peu comme le David de Michel-Ange. La seconde fois a été durant la pose intitulée «Le pèlerin». Ce sont-là des poses qui sont, contrairement à ce que vous pouvez imaginer assez difficile à contrôler sur une longue période de temps. La responsable et moi avons longuement discuté après le cours et elle m’a affirmé qu’un article sur le site web de La Fabrique me sera bientôt consacrée. Quel honneur et quel bonheur!

Merci de m’avoir lu et  merci pour votre fidélité!

Merci la vie!

J’oubliais le plus important:

Merci mon Dieu!

Votre humble serviteur: RollandJr St-Gelais
Votre humble serviteur: RollandJr St-Gelais

Une exposition impressionnante!

Rolland St-Gelais & Sandra Caissy

Rolland St-Gelais & Sandra Caissy

Bonjour tout le monde,

Je me rappelle qu’un des objectifs de mon blogue est de promouvoir le domaine artistique. Non pas de la même manière que nous sommes habitués de lire via les critiques artistiques, mais plutôt selon mes propres expériences personnelles ainsi qu’à travers les multiples rencontres que j’ai réalisées avec des artistes œuvrant dans des domaines variés. Pour se faire, je dois toujours être à l’affût d’expositions, de faire des rencontres avec de nombreux artistes et ne pas craindre de dialoguer avec eux. Dieu merci! Je reste dans l’une des plus belles villes d’Amérique du Nord où les arts sont bien représentés au sein de population de plus en plus cosmopolite. Ne dit-on pas que la diversité enrichit une nation mais qu’une nation sans diversité est vouée à une disparition certaine?

Une artiste formidable

Une artiste formidable

J’ai la chance d’avoir parmi mes amis et amies des artistes formidables qui œuvrent sur de nombreux projets dont les thèmes ne cessent de m’étonner. Tantôt triste, tantôt lugubre, tantôt rempli de joie allant parfois jusqu’à l’exubérance, leurs champs de travail sont d’une largesse quasi sans limite. J’admet volontiers que quelques-uns s’extirpent du lot tant leurs particularités les rendent uniques à mes yeux. De plus, j’ai la chance de côtoyer certains de ces artistes dans ma vie quotidienne. C’est notamment le cas d’une femme remarquable dont le talent artistique est des plus prometteurs. Et, j’ai nommé Sandra Caissy.

Elle a eu l’amabilité de m’inviter au vernissage de ses œuvres d’art dont le sujet est tout à fait inusité. Inusité à la fois sur la sensibilité qui s’en dégage que par le côté tabou présent dans notre société. En effet, le suicide est loin d’être un sujet de discussion animée autour d’une table entre amis et, encore moins, lors d’un réveillons de Noël ou du Nouvel An. Et, pourtant, il s’agit d’un des pires fléaux de notre époque. Époque, faut-il le rappeler?, où les commodités de la vie n’ont jamais été aussi accessibles pour la majorité de mes concitoyens. Le suicide est également rempli de mystère, de questions souvent sans réponses et de crainte. Crainte de l’inconnu, de l’autre qui a posé l’acte et de soi qui peut aussi le faire à son tour.

Je vous le dis d’emblée. Cette exposition n’a rien qui encourage les personnes qui le visitent à se suicider. J’affirmerais plutôt que

Magnifique!

Magnifique!

c’est tout le contraire. Elle favorise un nouveau regard sur les étapes que doivent monter de manière graduelle la personne au prise avec le désir de se priver du don magnifique qu’est la vie et qui aurait besoin simplement, ne fut-ce qu’un instant, d’une écoute sincère et d’une main tendue. Personnellement, j’y suis allé avec une certaine appréhension laquelle provient du suicide de l’un de mes cousins qui s’était fait enrôlé au sein d’une organisation machiavélique au début des années 1990. Aurais-je pu lui venir en aide lorsqu’il avait téléphoné afin de passer quelques temps avec moi? Je ne le saurai jamais puisque mes études universitaires m’avaient éloigné de ma famille durant ce temps. Dommage!

Mais, revenons à l’exposition intitulée « La Suicidée« ! Il s’agit d’un «… projet d’exposition transdisciplinaire abordant la question de l’idée de mort volontaire par l’intermédiaire de l’autoreprésentation.»

Poésie

Poésie

C’est justement cette autoreprésentation qui rend cette exposition vraiment intéressante. Je me suis promené allègrement dans les dédalles, tel un labyrinthe, où se trouvèrent des dessins, des photos, des poèmes et autres supports médiatiques alimentant ma réflexion sur le suicide. Pourquoi donc vouloir poser un tel geste de non retour? D’ailleurs, une telle réflexion semble avoir été vécue par l’artiste elle-même puisqu’elle affirme que c’est «… dans un contexte d’auto-observation de mes propres pensées et de mes états d’âme douloureux causés par des symptômes dus à stress post-traumatique (…) que j’ai utilisé l’art comme lieu d’amplification de la réalité pour la transformer en une histoire tragique inventée.»

Il va de soi qu’il est préférable d’avoir un temps suffisamment long prévu à notre horaire afin de pouvoir admirer l’ensemble des œuvres présentées à cette exposition et ce, pour les raisons suivantes. En premier lieu, c’est un plaisir de partager avec l’artiste. Une femme superbe dans tous les sens du terme. En deuxième lieu, chaque œuvre nous incite à nous interroger sur ce que peuvent ressentir les gens qui sont au prise avec des idées suicidaires. Et, en dernier lieu, les visiteurs doivent avoir la possibilité de prendre du recul face au sujet proprement dit: Ce n’est pas, et ce ne sera jamais, la promotion du suicide. En effet, le désir de vivre est omniprésent. Bravo à l’artiste!

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada