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En prenant du soleil

En prenant du soleil Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par ErosTime Source : https://www.deviantart.com/erostime/art/001-924040474

En prenant du soleil

 

En prenant du soleil,

J’ai vu une véritable merveille,

Une femme aux seins nus avec un beau sourire.

Quoi de mieux pour me sentir si heureux et me faire plaisir ?

 

Elle était étendue sur un banc public,

Cela semblait être une aventure érotique,

Qui agrémentait mon imagination si fertile,

Car, en cette journée d’été, je me sentais fébrile.

 

Elle se tenait sur ses mains,

Me permettant d’admirer ses seins,

Et même d’y toucher avec mes yeux,

Oh mon Dieu ! Quel moment si délicieux.

 

Pour un jour si chaud en cette fin de mois de juillet,

Jamais de ma vie, une telle découverte je m’y attendais.

Merci mon Dieu pour cet instant si beau et si précieux !

Que je me souviendrai en des temps pluvieux !

 

À cela s’ajoute une chanson sortie de je ne sais d’où.

Qui me fait danser avec un plaisir qui me rend un peu fou.

En cet après-midi, j’ai observé d’une femme aux seins magnifiques.

Cela a fait de moi un enfant qui découvrit un royaume magique.

 

Je n’en avais pas demandé autant en cette journée,

Alors que je me promenais simplement sur la Grande-Allée.

Quelle belle surprise en ce samedi qui restera gravée dans ma mémoire !

Lorsque viendront les froides nuits d’hiver où je me reverrai cette histoire.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Depuis qu’elle est fermée

Depuis qu’elle est fermée Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/They-closed-the-line-913747929

Depuis qu’elle est fermée

 

En cette journée d’été, je suis allé,

Dans les bois feuillus, me promener.

À la campagne où mon père jadis m’y amena.

Avec sa voix chaleureuse, ses souvenirs, il me raconta.

 

Ses souvenirs de jeunesse,

Une époque remplie de jolies déesses.

Où il fit la rencontre de sa bien-aimée.

Une femme qu’il avait aimée jusqu’à la marier.

 

Ensemble, ils vécurent des jours heureux.

Ils étaient loin d’être riches sans être nécessiteux.

Mon père était un fier conducteur de locomotive.

Ma mère s’occupait de la boutique d’eau vive.

 

Il amenait les voyageurs de grand chemin.

Il en revoyait quelques-uns, selon leur destin.

Elle veillait avec grand soin au bon train des affaires.

Elle attendait le retour de son amour à l’autre bout du chemin de fer.

 

J’imagine bien que parfois.

Dans un élan de cœurs en émoi.

De retour d’un long voyage vers une terre étrangère.

Il arriva sur le seuil de la porte, celui qui deviendra mon père.

 

Dans un élan passionnel,

Sans dire un mot, il amena sa belle.

Vers la chambre où ils s’unirent d’un amour véritable.

Sans se douter qu’il y aurait plus tard un enfant à leur table.

 

Fruit inattendu de leur amour.

Ils me comblèrent d’affection nuit et jour.

Ils m’ont transmis leurs valeurs et leur foi chrétienne.

Elles m’ont toujours servi quoiqu’il advienne.

 

Les années passèrent à la vitesse de l’éclair.

Un bonheur brisé par le départ vers les cieux de ma mère.

En dépit de bons soins, une maladie étrange, son élue avait ravie.

Il me réconforta de la perte de celle qui m’a donné la vie.

 

Comme j’aurais aimé trouver les mots pour le consoler.

Lorsque je voyais de ses yeux rougis, toutes ces larmes couler.

Mais, je venais à peine de sortir de mon enfance.

Triste début pour entrer dans l’adolescence.

 

Elle a été inhumée dans le cimetière du village.

Un endroit somme toute joli entouré d’arbres sans âge.

Il n’a jamais désiré prendre pour épouse une autre femme.

Car, dans son cœur déchiré, pour elle, brûlait une éternelle flamme.

 

Puis, en une journée chaude d’été.

Lorsque j’étais en âge de comprendre la réalité.

Il m’amena près de la voie ferrée où avait tant roulé son train.

Il m’a alors enseigné une noble vérité, en me tenant par la main.

 

Retiens bien cette leçon, ô, ma chère fille.

C’est un fait que la vie sans cesse se défile.

Semblable à ses rails grugés par le temps impassible.

Aussi longtemps que tu auras foi en Dieu, tout sera possible.

 

Éloigne ton âme pure de tout mal.

Prend bien garde de ce monde, les vandales.

Ouvre avec joie les mains aux nécessiteux.

Et, choisis bien celui qui sera ton amoureux.

 

Tu joindras à ton tour des rails sur le chemin de fer de la vie.

Sache, ô, ma fille chérie! Que je te souhaite un bonheur infini.

Tu as été la plus belle surprise de toute mon existence.

Je désire tant que tu sois dans l’abondance.

 

Depuis que cette voie ferrée est fermée.

Je viens à l’occasion en cette forêt me balader.

C’est alors que je me remémore ces paroles de sagesse.

Merci père et mère pour votre amour et pour votre tendresse!

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Ce n’est pas ce que tu crois

Ce n’est pas ce que tu crois Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. D’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/It-s-not-what-you-might-think-896218645

Ce n’est pas ce que tu crois

 

Ô ma tendre chérie !

Sincèrement désolé de t’avoir surpris,

Mon cœur, je ne voulais pas te déranger.

En cet instant, pas question de t’importuner.

 

Un moment de douceur,

Qui est délicieux en toute heure.

Des gestes de plaisir intimes et agréables à recevoir,

Avec des mots de tendresse, d’amour de jour comme de soir.

 

Je suis entré par étourderie,

Alors que bien des pensées traversèrent l’esprit.

Des pensées si légères que j’aurais pu t’entendre gémir,

Gémir de jouissance en imaginant sur tes lèvres ton plus beau sourire.

 

Quelle belle surprise ! Te voir dans cette posture.

Une posture qui a mis en moi un membre bien dur.

Comment en aurait-il pu être autrement à te voir ainsi ?

Mes yeux, par tant de beauté, en sont éblouis.

 

La grâce d’un sein dévoilé,

Une vulve magnifique à peine cachée,

Un corps par un jeu d’ombre et de lumière,

M’ont fait prendre conscience comme tout est éphémère.

 

Mais, ô mon amour, ne t’en fais pas.

Si tel est ton souhait, je m’en irais, alors, dis-le-moi.

Mais, tu préfères que je t’accompagne à cet instant précis,

Fais-moi signe dès maintenant et je saurais combler tes envies.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Seule et pensive dans le parc

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Seule et pensive dans le parc

 

Seule et pensive dans le parc,

Regardant les enfants faire du tir à l’arc,

Caressant avec tendresse tes cheveux couleur de feu,

Prendre mon courage pour aller te trouver, il m’en fallait de peu.

 

Mais, je n’osais pas te déranger.

Alors que tu semblais perdue dans tes pensées,

Des pensées si profondes que tu en avais oublié de cacher ton intimité,

Dévoilant avec générosité une partie précieuse de ta belle féminité.

 

Immortalisant en mon esprit cette image extraordinaire,

Je veillerai à m’en souvenir lors de mes nuits trop ordinaires,

De ces nuits où mon oreiller est abreuvé par mes larmes de solitaire,

En me questionnant en mon âme sur ce que je viens faire sur la terre.

 

Il est maintenant pour moi le temps de partir,

Mon chemin en ce parc mirifique, avec lenteur, le finir.

Prendre le temps pour de ses secrets avec joie les découvrir,

Telle cette belle surprise qui m’a fait quelque peu sourire.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Tu avais deviné

Tu avais deviné
« Tu avais deviné » Poème de RollandJr St-Gelais Photo par Joël Pèlerin

Tu avais deviné

 

En ce dimanche sacré,

Tu t’es silencieusement levée,

Sans faire de bruit, tu as fait le petit-déjeuner,

Déjà je sentais un arôme qui m’étais familier, une senteur de café.

 

J’entendais tes pas légers,

Allant ici et là librement sur le plancher,

De tes pas qui m’ont fait penser la fois où je t’ai rencontrée,

Sur la piste de danse où jusque tard dans la nuit nous avons dansé.

 

En ce dimanche de confinement,

Où nous devons rester sages comme des enfants,

Comment pouvons-nous être sages alors que nous nous aimons follement?

Et de passer nos journées, nos nuits, à nous enlacer tendrement.

 

Je revoyais en pensées ce collier doré,

Que je t’avais offert pour souligner toutes ces années,

Où toi et moi nous avons traversées contre vents et marées,

Main dans la main, vers le destin nos yeux ensembles tournés.

 

J’ai une drôle de sensation comme si tu avais deviné,

Ce qu’il m’aurait réellement fait plaisir en cette matinée,

De porter à ton cou ce collier en ce dimanche du Ressuscité,

Quelle belle surprise de le voir à ton cou dès le rideau de chambre tiré.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada