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Est-elle gênée ?

Est-elle gênée? Poème de Rolland Jr St-Gelais Dessin de Eri Kel de la France

Est-elle gênée ?

 

Nous étions, en ce dimanche, elle et moi.

Seuls dans une pièce sous mon toit.

Un endroit qui me sert d’atelier.

Pour que je puisse dessiner.

 

Jeune femme si gracieuse et si belle.

Et légère comme une tourterelle.

Elle s’est assise sur le tabouret.

Ne manifestant aucun regret.

 

L’arôme d’un encens vogue en ce lieu.

Que j’ai acheté dans un pays merveilleux.

Une contrée où les gens parlent une langue millénaire.

Et que puis-je dire de leur religion ? Quel grand mystère !

 

Face à face, subjugués dans nos pensées.

Elle me fixa tellement de ses yeux, j’en étais étonné.

De ma main confuse après cette période de confinement.

J’ai pris mon crayon et j’ai commencé bien lentement.

 

Nous pouvions entendre la mine glisser.

Sur le papier depuis trop longtemps inutilisé.

Quel plaisir d’immortaliser le corps dénudé d’une femme !

Quelle bienheureuse sensation remplit alors mon âme !

 

Bien que ce fut pour elle sa première expérience.

Elle est venue à mon atelier avec tant d’espérance.

Assise nue, en ce moment, devant un pur étranger.

Une question m’a dès lors envahi : est-elle gênée ?

 

Elle était un modèle parfaitement aguerri.

Elle concentra sans peine tout son esprit.

Dans ses pensées, elle s’était profondément recluse.

Elle était devenue, à mon grand étonnement, ma muse.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Marie Antoinette

Marie Antoinette poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par WanderlustBoudoir Modèle : JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/Marie-Antoinette-898649094

Marie Antoinette

 

Il sera bientôt la nuit,

Je ferme les yeux et je souris,

Car une dame m’accompagnera,

Dans mes rêves et je lui ouvrirai les bras.

 

Ces bras si courts qui avec douceur la rapprocheront,

De mon cœur solitaire qui lui chantera une chanson.

Un refrain rempli de tant d’espoir avant que disparaisse le soir,

Mon âme, éprise par tant de beauté, fera face alors au désespoir.

 

Je ne veux pas de richesse ni gloires ni succès.

Mon seul désir est de reconquérir celle que j’aimais,

Avant de disparaître dans l’abîme de l’oubli que je redoutais,

Que je m’engloutisse dans le sable mouvant du passé à jamais !

 

Je revois ma bien-aimée entourée par la beauté,

De ces fleurs cueillies dans mon jardin immaculé.

Qui l’enveloppe de leur parfum si enivrant,

D’un arôme qui la caresse si tendrement.

 

Je revois mon amour éclairé par trois chandelles,

Qui divulgue à mes yeux épuisés comme elle est si belle.

Quel crime ai-je commis pour qu’elle ne soit plus dans ma vie?

Répondez-moi, je vous prie, car, au plus profond de moi, je suis détruit.

 

Ô ma belle Marie Antoinette,

Dites-moi, quelle est donc la raison de cette défaite?

Qui vous a éloignée de celui qui était prêt à tout vous donner.

Qui était prêt, par amour pour vous, à tout sacrifier, à tout partager.

 

Maintenant, je ferme les yeux afin de ne plus jamais les ouvrir.

Car, sans votre présence à mes côtés, je ne peux plus vivre.

Enfin, c’est l’heure pour moi de partir pour toujours.

Mais, pour vous, je préserverai tout mon amour.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Oiseau du paradis

Oiseau du paradis Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par JRekas Source : https://www.deviantart.com/jrekas/art/Paradise-Bird-609929227

Oiseau du paradis

 

Dans un grand jardin,

Je m’y promenais au matin,

Marchant simplement en ne pensant à rien,

Respirant l’arôme des fleurs de l’orient, tel le jasmin.

 

Dans la quiétude du levé du jour,

J’avançais d’un pas léger, mais d’un cœur lourd,

Un sentiment que je ressentais en imaginant le grand amour,

De ce sentiment éphémère qui débute par un coup de foudre sans détour.

 

Mes pieds caressaient avec douceur la fraîche verdure.

Alors que j’accordais le verbe « aimer » au passé, au présent et au futur.

Ce verbe, que connaissaient la valeur, les amoureux aux cœurs purs.

Ce verbe si malmené en notre époque où règnent les actes si durs.

 

C’est alors, en n’y prenant point garde, que je vis une merveille.

Un oiseau volait allègrement dans le ciel telle une hirondelle,

Un être ailé qui me paraissait être un ange descendu du ciel.

Était-ce un de ces chérubins qui cherchait ses ailes?

 

Je ne saurais point vous le dire,

Car, je ne suis qu’un être qui ne cesse de souffrir.

Souffrir en cette existence éphémère c’est aussi vivre,

Qui était cet être de lumière qui de sa beauté me rendait ivre?

 

Oiseau du paradis !

Veuillez rester un instant, je vous prie.

De votre présence, vous ensoleillez ma modeste vie.

Oiseau à la beauté toute féminine qui sans cesse m’éblouit.

 

Ne fuyez pas ma présence,

Vous me rappelez ma lointaine enfance,

Je vois en vous mes amours d’adolescence,

Que votre beauté soit à jamais de ma vie son essence.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Les muses

Les deux muses Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par JRekas Source : https://www.deviantart.com/jrekas/art/Two-Muses-887966422

Les muses

 

Mes demoiselles !

Ce que vous êtes belles,

Belles et fraîches comme des fleurs,

Des fleurs avec un air un peu moqueur.

 

Simplement recouvertes d’une robe de chambre,

Ou bien d’une longue robe de couleur d’ambre,

Comment pourrais-je vous dire en cet instant précis?

Alors qu’en votre demeure je suis venu vous tenir compagnie.

 

Je ne suis pas une fleur rare, mais je me suis parfumé.

Avec un arôme qui, je l’espère, saura vous étonner.

En étant accompagné d’un bon vin de la France,

Afin de bien commencer cette soirée selon votre convenance.

 

Jeunes dames solitaires,

De votre ennui, je saurai vous faire taire.

Car, par mon savoir-faire, vous en serez ébahies.

Et, après quelques verres d’un vin savoureux, nous irons dans votre lit.

 

Belles dames aux allures si différentes,

De votre charme exquis, aucune âme ne peut rester indifférente.

Alors, dites-moi. Comment s’est passée votre journée?

De mon côté, de vous, je me suis tellement ennuyé.

 

Écouter vos douces voix de déesses,

Succomber à la chaleur de vos caresses,

Se glisser doucement dans la fraîcheur de vos draps,

Voilà ma raison d’être, ma raison de vivre et d’avancer pas à pas.

 

Comment pouvais-je en ce monde vivre?

Car, de la moiteur de vos lèvres, j’en suis ivre.

De vos regards coquins, j’en suis épris pour la vie.

Car, dès l’instant où je suis dans vos bras, s’éloignent mes soucis.

 

Femmes pécheresses!

Avec vous, il n’y a point de détresse.

Puisque dès le moment où je suis avec mes muses,

Au gré des étoiles, le temps file et, pourtant, jamais il ne s’use.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

La coquette

La coquette Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par JRekas Source : https://www.deviantart.com/jrekas/art/COQUETTE-357681192

La coquette

 

Hier soir, avec une dame, j’ai eu un rendez-vous.

Je dois avouer que cela m’a rendu totalement fou.

Une suave rencontre que j’avais si longtemps attendue,

Dans un endroit extraordinaire où les femmes sont à moitié nues.

 

Étant un homme, par mes parents, bien éduqué,

Je voulais, par un grand éclat, bien sûr la toucher,

Autant par ma prestance que par mon apparence soignée,

Car, il n’y a point de plaisir s’il y a une quelconque vulgarité.

 

Propre comme un vase en porcelaine et habillé avec élégance,

J’y allais avec le sourire et parfumé d’un arôme suscitant la romance,

Comment pourrais-je plaire à cette dame sans être fier de ma personne?

La satisfaire par mon savoir-faire, au plus profond de moi, résonne.

 

Arrivé en ce lieu de tous les péchés véniels,

J’étais enjoué tel un enfant faisant multiples ribambelles,

L’homme que je suis, ne peut en aucun temps, rester indifférent,

Devant autant de femmes magnifiques venues d’occident et de l’orient.

 

Dames si adorables avec leurs sourires enjôleurs et leur peau satinée,

Elles savaient avec une attention mesurée prendre soin de leurs invités,

En particulier de l’homme qui écrit ces quelques mots en cet instant précis,

Car, je voulais me confesser avec franchise tant de corps que d’esprit.

 

Une confession que je fais devant vous mon père, avec grand plaisir,

Puisque la satisfaction ultime du péché de la chair, c’est de s’en souvenir.

Afin de ma confession, je peux à la perfection devant Dieu, l’accomplir.

Après mes actes avoués, malgré votre jalousie, vous pourrez me bénir.

 

C’est en savourant un verre de whisky,

Qu’une femme aux allures espiègles, je vis.

Jolie dame portant un déshabillé tout de rouge,

Éloigna de mon regard, tout ce qui autour de moi bouge.

 

Regard accroché par tant de beauté,

Masculinité en plein essor captive par tant de féminité,

Aucune parole de part et d’autre ne fut nécessaire pour briser la glace,

Car nous discutions avec des gestes secrets en cette mystérieuse place.

 

Me prenant avec aisance ma main imaginaire,

Elle m’amena en cette chambre où le rêve remplissait l’air.

Elle mit le doigt sur mes lèvres avec délicatesse, car aucun mot était utile,

Seuls les gestes comptèrent en ce lieu discret où tout le reste était futile.

 

Ô belle et tendre dame inconnue,

Quelle satisfaction immense de vous avoir connue,

Il est possible que vos mots d’amour aient disparu depuis belle lurette,

Mais sachez-le, jolie dame! Je vous ai trouvée tellement coquette.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada