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Oiseau du paradis

Oiseau du paradis Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par JRekas Source : https://www.deviantart.com/jrekas/art/Paradise-Bird-609929227

Oiseau du paradis

 

Dans un grand jardin,

Je m’y promenais au matin,

Marchant simplement en ne pensant à rien,

Respirant l’arôme des fleurs de l’orient, tel le jasmin.

 

Dans la quiétude du levé du jour,

J’avançais d’un pas léger, mais d’un cœur lourd,

Un sentiment que je ressentais en imaginant le grand amour,

De ce sentiment éphémère qui débute par un coup de foudre sans détour.

 

Mes pieds caressaient avec douceur la fraîche verdure.

Alors que j’accordais le verbe « aimer » au passé, au présent et au futur.

Ce verbe, que connaissaient la valeur, les amoureux aux cœurs purs.

Ce verbe si malmené en notre époque où règnent les actes si durs.

 

C’est alors, en n’y prenant point garde, que je vis une merveille.

Un oiseau volait allègrement dans le ciel telle une hirondelle,

Un être ailé qui me paraissait être un ange descendu du ciel.

Était-ce un de ces chérubins qui cherchait ses ailes?

 

Je ne saurais point vous le dire,

Car, je ne suis qu’un être qui ne cesse de souffrir.

Souffrir en cette existence éphémère c’est aussi vivre,

Qui était cet être de lumière qui de sa beauté me rendait ivre?

 

Oiseau du paradis !

Veuillez rester un instant, je vous prie.

De votre présence, vous ensoleillez ma modeste vie.

Oiseau à la beauté toute féminine qui sans cesse m’éblouit.

 

Ne fuyez pas ma présence,

Vous me rappelez ma lointaine enfance,

Je vois en vous mes amours d’adolescence,

Que votre beauté soit à jamais de ma vie son essence.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Les muses

Les deux muses Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par JRekas Source : https://www.deviantart.com/jrekas/art/Two-Muses-887966422

Les muses

 

Mes demoiselles !

Ce que vous êtes belles,

Belles et fraîches comme des fleurs,

Des fleurs avec un air un peu moqueur.

 

Simplement recouvertes d’une robe de chambre,

Ou bien d’une longue robe de couleur d’ambre,

Comment pourrais-je vous dire en cet instant précis?

Alors qu’en votre demeure je suis venu vous tenir compagnie.

 

Je ne suis pas une fleur rare, mais je me suis parfumé.

Avec un arôme qui, je l’espère, saura vous étonner.

En étant accompagné d’un bon vin de la France,

Afin de bien commencer cette soirée selon votre convenance.

 

Jeunes dames solitaires,

De votre ennui, je saurai vous faire taire.

Car, par mon savoir-faire, vous en serez ébahies.

Et, après quelques verres d’un vin savoureux, nous irons dans votre lit.

 

Belles dames aux allures si différentes,

De votre charme exquis, aucune âme ne peut rester indifférente.

Alors, dites-moi. Comment s’est passée votre journée?

De mon côté, de vous, je me suis tellement ennuyé.

 

Écouter vos douces voix de déesses,

Succomber à la chaleur de vos caresses,

Se glisser doucement dans la fraîcheur de vos draps,

Voilà ma raison d’être, ma raison de vivre et d’avancer pas à pas.

 

Comment pouvais-je en ce monde vivre?

Car, de la moiteur de vos lèvres, j’en suis ivre.

De vos regards coquins, j’en suis épris pour la vie.

Car, dès l’instant où je suis dans vos bras, s’éloignent mes soucis.

 

Femmes pécheresses!

Avec vous, il n’y a point de détresse.

Puisque dès le moment où je suis avec mes muses,

Au gré des étoiles, le temps file et, pourtant, jamais il ne s’use.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

La coquette

La coquette Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par JRekas Source : https://www.deviantart.com/jrekas/art/COQUETTE-357681192

La coquette

 

Hier soir, avec une dame, j’ai eu un rendez-vous.

Je dois avouer que cela m’a rendu totalement fou.

Une suave rencontre que j’avais si longtemps attendue,

Dans un endroit extraordinaire où les femmes sont à moitié nues.

 

Étant un homme, par mes parents, bien éduqué,

Je voulais, par un grand éclat, bien sûr la toucher,

Autant par ma prestance que par mon apparence soignée,

Car, il n’y a point de plaisir s’il y a une quelconque vulgarité.

 

Propre comme un vase en porcelaine et habillé avec élégance,

J’y allais avec le sourire et parfumé d’un arôme suscitant la romance,

Comment pourrais-je plaire à cette dame sans être fier de ma personne?

La satisfaire par mon savoir-faire, au plus profond de moi, résonne.

 

Arrivé en ce lieu de tous les péchés véniels,

J’étais enjoué tel un enfant faisant multiples ribambelles,

L’homme que je suis, ne peut en aucun temps, rester indifférent,

Devant autant de femmes magnifiques venues d’occident et de l’orient.

 

Dames si adorables avec leurs sourires enjôleurs et leur peau satinée,

Elles savaient avec une attention mesurée prendre soin de leurs invités,

En particulier de l’homme qui écrit ces quelques mots en cet instant précis,

Car, je voulais me confesser avec franchise tant de corps que d’esprit.

 

Une confession que je fais devant vous mon père, avec grand plaisir,

Puisque la satisfaction ultime du péché de la chair, c’est de s’en souvenir.

Afin de ma confession, je peux à la perfection devant Dieu, l’accomplir.

Après mes actes avoués, malgré votre jalousie, vous pourrez me bénir.

 

C’est en savourant un verre de whisky,

Qu’une femme aux allures espiègles, je vis.

Jolie dame portant un déshabillé tout de rouge,

Éloigna de mon regard, tout ce qui autour de moi bouge.

 

Regard accroché par tant de beauté,

Masculinité en plein essor captive par tant de féminité,

Aucune parole de part et d’autre ne fut nécessaire pour briser la glace,

Car nous discutions avec des gestes secrets en cette mystérieuse place.

 

Me prenant avec aisance ma main imaginaire,

Elle m’amena en cette chambre où le rêve remplissait l’air.

Elle mit le doigt sur mes lèvres avec délicatesse, car aucun mot était utile,

Seuls les gestes comptèrent en ce lieu discret où tout le reste était futile.

 

Ô belle et tendre dame inconnue,

Quelle satisfaction immense de vous avoir connue,

Il est possible que vos mots d’amour aient disparu depuis belle lurette,

Mais sachez-le, jolie dame! Je vous ai trouvée tellement coquette.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Mon lieu secret

Ce lieu secret Poème par Rolland Jr St-Gelais Avec la permission spéciale de Anioblica de Pologne Instagram : anioblica

Ce lieu secret

 

Il y a tout près de chez-moi,

Caché parmi les arbres un bel endroit,

Où j’aime m’y promener dès le soleil levé,

Y prendre l’air dans la fraîcheur de la matinée.

 

Entendre les oiseaux gazouiller,

Voir les écureuils avec entrain sauter,

Admirer le cours d’eau qui poursuit son chemin,

Ce cours d’eau qui inlassablement accomplit son destin.

 

Je revois les pages de ma tendre enfance,

Je revis en pensées les folies de mon adolescence,

De mon enfance à jamais emportée par le temps,

De mon adolescence pour toujours envolée au gré du vent.

 

Songeant quelques instants à mon avenir,

Il me vient, du plus profond de mon être, un long soupir.

En effet, comme chaque être humain, j’ignore comment sera mon futur.

Cette crainte est-elle justifiée ? Point de réponse en moi, car rien n’est sûr.

 

C’est alors que je regarde impassiblement loin à l’horizon,

Afin de calmer mon esprit et de préserver ma raison,

Respirant lentement l’arôme de cette vierge forêt,

Je profite allègrement de ce lieu secret.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Que regardes-tu, Natalia?

Que regardes-tu, Natalia? Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par JREKAS Source : https://www.deviantart.com/jrekas/art/Beautiful-Natalia-884520769

Que regardes-tu, Natalia?

 

Que regardes-tu, Natalia?

Dis-le-moi, sans gêne, que vois-tu?

Natalia, beauté tendre aux seins nus,

Femme au regard perçant qui pense avoir tout vu.

 

Femme à la chevelure de feu,

Femme dont il me suffirait vraiment de peu,

De tomber amoureux avec toi mon ange venu des cieux,

Être à tes côtés maintenant et pour l’éternité, tel est mon vœu.

 

Natalia, venue d’un lointain pays de l’Est

Femme au regard magique et parfumée d’un zest.

De l’arôme d’une fleur qui ne me laisse pas en reste,

Car homme digne de ce titre t’offrira toujours sa veste.

 

Natalia, femme que je viens d’apercevoir.

Comment puis-je rester insensible rien qu’à te voir,

Ta beauté resplendissante illumine ma vie du matin jusqu’au soir,

Le soir où fuient loin de moi mes rêves, mes illusions et mes espoirs.

 

De grâce, si chère et si tendre Natalia.

Tends-moi les bras et viens tout près de moi.

Je te traiterai telle une réelle princesse, comme il se doit.

Ton humble serviteur, je le serai avec tes privilèges et tes droits.

 

Tes lèvres tellement douces, je les embrasserai

Tes mains délicates avec précaution je les cajolerai,

Ta peau fragile comme le satin à chaque matin je l’effleurerai,

Et tes seins si invitants avec délice je les suçoterai.

 

Belle Natalia, élue de mon cœur,

Dis-le-moi, de quoi as-tu vraiment peur?

Viens près de moi, car rien ne t’arrivera dès cette heure,

Viens dans mes bras afin que je puisse enfin arrêter tes pleurs.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada