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Tu avais deviné

Tu avais deviné
« Tu avais deviné » Poème de RollandJr St-Gelais Photo par Joël Pèlerin

Tu avais deviné

 

En ce dimanche sacré,

Tu t’es silencieusement levée,

Sans faire de bruit, tu as fait le petit-déjeuner,

Déjà je sentais un arôme qui m’étais familier, une senteur de café.

 

J’entendais tes pas légers,

Allant ici et là librement sur le plancher,

De tes pas qui m’ont fait penser la fois où je t’ai rencontrée,

Sur la piste de danse où jusque tard dans la nuit nous avons dansé.

 

En ce dimanche de confinement,

Où nous devons rester sages comme des enfants,

Comment pouvons-nous être sages alors que nous nous aimons follement?

Et de passer nos journées, nos nuits, à nous enlacer tendrement.

 

Je revoyais en pensées ce collier doré,

Que je t’avais offert pour souligner toutes ces années,

Où toi et moi nous avons traversées contre vents et marées,

Main dans la main, vers le destin nos yeux ensembles tournés.

 

J’ai une drôle de sensation comme si tu avais deviné,

Ce qu’il m’aurait réellement fait plaisir en cette matinée,

De porter à ton cou ce collier en ce dimanche du Ressuscité,

Quelle belle surprise de le voir à ton cou dès le rideau de chambre tiré.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Mon reflet

Mon reflet
Photographer: Matt Gee Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/reflect-826715934

Mon reflet 

 

Pluie tombante sur le toit de ma demeure, 

Suis-je encore vie ou toute simplement je meure? 

Si craintive de faire face à la fatalité, à la réalité, 

Car elle va encore comme toujours me blesser. 

 

Me levant péniblement de mon lit, 

Où les rêves les plus étranges peuplèrent la nuit, 

Rêves imaginaires ou fantasmes perdus dans mes pensées, 

De mes pensées alimentées par Baudelaire mon poète préféré. 

 

Ce poète de qui j’ai aimé les œuvres depuis toujours, 

De ces doux parfums de ces quelques fleurs du mal, 

Ces fleurs que j’ai cueillies avec grand soin tel un vassal, 

Et que de mes lèvres j’ai avec liberté goûtées avec amour. 

 

Cherchant à respirer lentement, 

Reprenant tous mes sens assurément, 

Avec précaution sur le drap blanc à être assise malgré le noir 

Sur ce drap blanc comme de l’ivoire, j’aperçu mon précieux miroir. 

 

Humectant l’odeur si particulière de cette fleur, 

Hors de moi sortirent mes illusions, mes craintes et mes peurs. 

Vêtue de la parure que mère nature m’a donnée à ma naissance, 

Je prie peu à peu de ce qui m’entourait toute la connaissance. 

 

Connaissance du bien et du mal, de tout ce qui est immoral. 

Mais cela m’importait peu et à vrai dire ne valait rien qui vaille. 

Tout ce que je voulais, tout ce que je désirais tout ce que je souhaitais, 

C’était d’aller vers ce miroir que m’avait légué ma défunte mère que j’aimais. 

 

Lui seul pouvait me montrer qui réellement j’étais devenue, 

Car à se fuir sans cesse, pieux mensonges ne valent guère que vérité nue. 

“ Miroir de mon enfance! Ô miroir! Vieux miroir! Dis-moi la vérité telle qu’elle est. 

En sentant l’arôme du plaisir, je veux avec bravoure en toi contempler mon reflet. 

 

De 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Je suis qu’une ombre

Je suis une ombre
Superbe photo par Tastethewine sur https://www.deviantart.com/tastethewine

Je suis qu’une ombre

 

Je suis qu’une ombre,

Et je fuis sans cesse la pénombre,

J’aimerais bien rejoindre la lumière,

Alors qu’à chaque fois, elle et moi sommes en guerre.

 

Je suis une ombre prisonnière de ses chaînes,

De mes peines et de mes désespoirs, cela me déchaîne.

De mes craintes et de mes illusions, je veux m’en défaire,

Car il y a sûrement dans cette vie autre chose que l’enfer.

 

Mais je me dis que c’est la réalité de la vie,

Alors pour lui plaire à pleines dents je souries.

Je la regarde tel le ferait une esclave devant son maître,

Car c’est elle et seulement elle qui me délivrera de mon mal d’être.

 

Oui, c’est un fait indéniable.

Peut-être orchestré par tous les diables,

Que la vie est celle de toutes les enseignantes,

Qui est la plus efficace car elle est la plus intransigeante.

 

Et pourtant je ressens une drôle de sensation, 

Telle que de recevoir une noble invitation,

De lui offrir avec grande liberté ma bouche,

Car je désire goûter chaque arôme telle une douche.

 

Peut-être ainsi serais-je libérée de mes entraves,

Car après tout, je suis mieux qu’une esclave.

Je suis femme fière et fille d’une grande reine,

Et un sang pur coule dans chacune de mes veines.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Temps de solitude

Temps de solitude

Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Temps de solitude

 

Sous un air d’allegro,

Je contemple la neige pure,

Tomber sur le lac au couleur d’azur,

Comme tout est calme et tout est beau.

 

Je revois en pensées,

Cette nuit que nous avons passée,

À nous écouter, à nous explorer et à nous aimer,

Avec des mots d’amour que je t’ai dit ma toute beauté.

 

Déjà nous sommes à quelques jours de ce magnifique Noël,

Un temps de paix, un temps de joie, de chansons et de ribambelles.

Paix aux hommes de bonne volonté ! Dit-on en cette occasion.

Échanges de bons vœux et accolades données à profusion.

 

Mais, comment pourrais-je être réellement heureux?

Comme pourrais-je en ce temps de réjouissance être joyeux?

Alors que je devrais me retirer loin de ton regard et toi du mien,

Ne crois pas que cela me fait plaisir car il en n’est vraiment rien.

 

Qu’il est difficile d’être des amants de nos jours,

De pouvoir avec grande liberté manifester notre amour,

De pouvoir vivre sous les cieux ce que nous sommes en vérité,

Mais voilà pour deux adultères le prix qu’ils doivent hélas payer.

 

Ô solitude ! Triste et lourde solitude !

Que tu es si lourde à supporter et ta main si rude,

De cette liaison immorale, j’en subis toute la servitude.

Immoral, je le suis! Et d’’autant plus grave que jadis j’étais garçon si prude.

 

Mais, je suis entré dans ta vie de femme tel un fantôme.

Et toi dans ma vie d’homme tant par ton charme que ton arôme.

Que je devinais en humant avec prudence ton léger parfum de rose,

Alors que nous prenions l’un à côté de l’autre quelques instants de répit à la pause.

 

En plein été et entre deux cours de dessin au fusain,

De mes dessins, de mes croquis réalisés avec mes mains,

Qui tremblèrent par la crainte indescriptible de ne pas rendre justice,

À la grâce de ton corps témoignant de tes origines aux mille épices.

 

En cette journée de fin d’année

Très loin est de moi l’envie de fêter

Même si je ne sais pas comment ni le dire, ni l’avouer,

Je désire te serrer dans mes bras et de mon amour t’exprimer.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Élixir d’amour, ô princesse

Gracieuseté de J. Rekas

Élixir d’amour, ô princesse

 

Voici tel que demandé,
Voici tel que vous l’avez ordonné,
Une potion préparée par vos mages,
De ces savants que l’Orient consulte tels des sages.

 

Des mages qui par une nuit enchantée,
Iront saluer un bel enfant divin en Galilée,
Mais, d’ici-là, voici en mes mains une préparation,
Auquel vos amants devant votre charme succomberont.

 

Voici en ma main une douce mixture,
Faite, à ce que je sache, avec des herbes si pures,
Des herbes grâce auxquelles vous connaitrez la délectation,
Du plaisir charnel sans limite des nuits de luxure et de passion.

 

Philtre aphrodisiaque préparé juste pour vous maitresse,
Boisson à l’arôme exquis qui est à l’image de votre corps de déesse,
Breuvage à être consommé chaud afin d’éveiller la virilité de vos amants,
Allez ! Prenez cet élixir d’amour, ô princesse, concocté par nos grands savants.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada