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Être spontané! Un pré requis pour le modèle nu

Être modèle nu et spontanéité

Être modèle nu et spontanéité

Être spontané! Un pré requis pour le modèle nu

Bonjour mes amis et amies de la francophonie,

J’espère que vous allez bien et que vous pouvez profiter du beau soleil hivernal dans votre pays respectif. Ici, au Québec, nous avons eu droit à une journée tout à fait splendide où la joie de vivre apparaissait sur le visage de bien des gens de mon entourage. Quoi de mieux pour apprécier la vie à sa juste valeur qu’un peu de soleil, un ciel bleu et une neige blanche même si on se gèle le bout de son nez? Oui, vous le savez déjà, l’hiver est ma saison préférée, et ce, avec raison. À vrai dire, la raison principale qui fait que cette saison soit si unique à mes yeux réside dans le fait qu’aucune autre ne possède la capacité de me ressourcer aussi profondément. En effet, je ne me rappelle pas de ressentir autant de vivacité en moi lorsque je reviens d’une promenade dans les rues de la belle ville de Québec.

Québec! Berceau de la francophonie en Amérique du nord où les particularités linguistiques et les accents propres aux habitants des diverses régions de cette magnifique province canadienne enrichissent à la fois notre spécificité culturelle et patrimoniale. Québec! Terre où vivent des gens généreux, fiers et qui ne craignent guère d’être spontanés et authentiques. Spontanéité. Voilà le sujet de ce présent article. Vous vous questionnez certainement sur les liens possibles entre d’une part, la spontanéité en tant que tel et, d’autre part, la nudité artistique et, à plus forte raison lorsque j’offre mes prestations devant un groupe de personnes dont la catégorie d’âge peut varier de 20 ans à 80 ans et parfois plus.

Être modèle nu et spontanéité

Être modèle nu et spontanéité

Comme vous le savez déjà, je me donne entièrement aux artistes qui y sont présents afin de leur permettre de découvrir à la fois ce corps unique mais aussi, je devrais plutôt écrire « davantage », l’être qui fait le fait vivre sans animosité, ni rancœur mais bien avec une grande sérénité laquelle est le fruit de maintes réflexions sur la destiné humaine. Qui suis-je? Où viens-je? Où vais-je? Trois questions qui hantent l’esprit de l’homme, j’y inclus bien entendu la femme, depuis la nuit des temps. Bref, je pose nu tant avec mon corps qu’avec mon esprit. Ce qui ne peut être fait qu’en acceptant d’être spontané dans chacun de mes agissements. Il va de soi qu’une préparation tant psychologique que physique doit être réalisée afin de rendre ladite séance de belle qualité. Toutefois, une spontanéité peut en certaines occasions s’avérer plus que nécessaire évitant ainsi une répétition machinale de mes gestes, de mes postures et de mon corps. Un peu à l’image du joueur de hockey qui maitrise à la perfection son bâton et le maniement de la rondelle, il lui faut anticiper le jeu, voir à le provoquer afin d’ultimement marquer le point final à la partie. Là encore, le travail d’équipe est sans conteste un élément fondamental à ne jamais négliger. Certes, je peux tout offrir mais à la condition sine qua none que ceux et celles pour qui je pose nu manifestent à leur tour une réceptivité à mon égard. L’œil qui me regarde doit me prouver qu’il est intéressé par ce qu’il voit et, ainsi, se laisse pénétrer par tout mon être.

Quoi de mieux que de faire une surprise lors d’une séance de nudité artistique afin de vivre une réelle spontanéité au sein d’un groupe? Je vous donne ici deux exemples qui prouvent hors de tout doute raisonnable, pour emprunter au jargon juridique, la véracité de mes propos. Deux exemples dont le déroulement respectif a eut lieu à deux endroits différents et dont le caractère est aux antipodes l’un de l’autre. Voici de quoi il est question!

Le premier événement a eu lieu lors d’une séance de nudité artistique et érotique où un photographe spécialisé dans ce domaine, il est le seul à Québec, accompagné par une équipe extraordinaire dont je fis parti bien entendu, releva le défi de présenter un homme nu avec un handicap physique apparent mais sous un angle totalement inusité jusque-là, c’est-à-dire … érotique. Oui, un homme qui vit avec un handicap physique est d’abord et avant toute chose un être humain avec tout ce que cela implique; désir d’aimer et d’être aimé, de vivre une sexualité libre et épanouie et surtout d’aller à contre-courant de l’image angélique véhiculée au sein de la société souvent imbue de puritanisme et de son hypocrisie à l’égard de la sexualité.

Bref, l’opportunité m’a été offerte de travailler avec un photographe formidable pour une séance qui a eu lieu en début 2013. Croyez-moi sur parole! J’ai tout, absolument tout, donné ce que je pouvais, et ce, sans aucune retenue lors de cette journée hivernale de janvier. Rien a été laissé au hasard pour ce qui est de l’ensemble des poses sauf lorsque le temps de tourner des scènes « érotiques » dans la salle de bain prévue à cette effet arriva. C’est-là où la spontanéité prit tout son sens. Soyez rassurés-es! Tout a été fait avec un souci artistique irréprochable.

Séance de nudité artistique

Séance de nudité artistique tenue à la galerie d’arts Du Belgo de Montréal: « Aller vers l’autre »

Le second événement a lieu lors de ma prestation à la galerie d’art contemporain Le Belgo de Montréal le 9 octobre 2014. Là encore, j’ai donné tout ce que je pouvais aux membres présents à cette occasion. Je n’ai rien caché de ce que je suis tant d’âme que de corps pour la simple raison qu’il y avait d’une part, un respect mutuel incroyable et d’autre part, une chaleur humaine fort remarquable. Chacune de mes poses avait été mûrement réfléchie bien avant cette journée. Cependant, et c’est-là qui démontre bien que le plus remarquable arrive souvent lorsque l’on ne s’y attend pas, c’est à l’occasion de deux positions prises sur le coup de l’impulsivité que la communion spirituelle entre les participants a pu réellement se concrétiser. Je me souviens très bien de la réaction d’émerveillement qu’a suscité ma position intitulée « Regard de tendresse » au sein du groupe et de la chaleur humaine qui se dégageait notamment des yeux de la responsable du groupe. Un regard empreint de bonté et de beauté à mon égard. Pour ce qui est de la pose suivante que j’ai choisie tout-à-fait au gré du moment, il s’agit d’une pose à la fois et accessible à tout le monde, mais qui en avait rire plus d’un durant la séance. Elle s’intitule « Aller vers l’autre » et où je tendis mon bras gauche, qui est le plus long, vers l’autre en guise d’accueil à son endroit. Fait amusant! Un des participants unilingue anglophone m’avait tendu sa main. Preuve que ma position a bel et bien réussi. N’est-ce pas?!

En résumé, la vie est faite de divers événements dont quelques-uns sont prévisibles alors que la grande majorité sont souvent le fruit du hasard ou bien voulu par la destiné. Hasard? Destiné? Quels sont les alternatives offertes aux hommes et aux femmes qui sont souvent dépassés-es par les événements? Je répondrais à cela en demeurant ouvert à son plein potentiel car chacun possède des capacités magnifiques qui ne demandent qu’à être découvertes et exploitées non seulement pour le bien de soi, mais aussi pour celui de la collectivité.

Être spontané, c’est être vivant. Être vivant, c’est accepter nos limites mais aussi à reconnaître nos valeurs en tant qu’être humain. Être modèle nu, c’est simplement tout cela. Être, ici et maintenant! Merci de m’avoir lu.

Collaboration spéciale de Sofy

Collaboration spéciale de Sofy

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une visite surprise!

Une très belle exposition
Une très belle exposition

Une visite surprise!

 

Bonjour tout le monde,

Je désire vous parler de mon court, vraiment trop court, séjour dans la belle métropole du Québec c’est-à-dire Montréal.  Non, je vous le jure devant tous les dieux de l’olympe que je ne suis pas allé dans cette ville afin d’assister à la démonstration que je qualifierais de honteuse des Formules 1 où les machines reçoivent tant d’éloges au détriment du genre humain. Bon! Je le reconnais. C’est mon humble opinion de ma part.  

La raison fondamentale de mon excursion à Montréal résidait ultimement à revoir des gens formidables avec qui j’ai eu la chance inouïe de travailler en tant que modèle nu. Quoi de mieux qu’une exposition artistique réalisée par l’un d’entre eux pour renouer après tant d’années? Voilà pourquoi j’ai profité d’une exposition qui a eu lieu à « La Chaufferie/Centre de diffusion et d’expérimentation en arts visuels et médiatiques » située au coin de la rue Parthenais et Ontario. Un endroit assez facile d’accès à la condition sine qua none de bien connaître le métro et le service de bus de la S.T.C.U.M. Fort heureusement, le temps magnifique a rendu ma randonnée urbaine agréable.  

C’est ainsi que j’ai rencontré mes bons amis à l’endroit même où l’exposition se déroula. Que de bons souvenirs sont apparus dans ma mémoire en revoyant Michel T. Desroches, Marie Laroque et Patrick Audinet. Ces personnes ont laissé dans le cœur de votre humble serviteur des souvenirs incroyablement humains. Bien entendu, j’ai profité de la chance qui m’a été offerte d’avoir Michel T. Desroches à mes côtés pour en savoir un peu plus sur l’exposition en tant que tel. 

C’est ainsi que j’ai appris que pour réaliser ladite exposition, et ce, pour reprendre le texte de présentation de ladite exposition  » les (…)  artistes ont fait appel à une pluralité de méthodes contemporaines de production artistique. L’utilisation de différentes techniques telles que la numérisation, la photographie numérique, le digital painting, le traitement graphique, la vidéo et la sculpture virtuelle a permis de produire un corpus d’œuvres numériques qui sont présentées via des projections, des moniteurs et des impressions sur aluminium et acrylique.

Il va de soi que tout le monde y était invité tout en ayant la possibilité d’aller admirer et de discuter  » en toute simplicité de l’art numérique et de l’hybridation des techniques traditionnelles et des (nombreux) outils informatiques de notre époque. »1

Il va de soi que j’ai pu discuter de bien d’autres sujets avec mes amis. Des sujets d’une grande variété. Vous pouvez me croire sur parole. J’ai même eu l’opportunité de faire la connaissance de la conjointe de mon bon ami Michel T. Desroches. J’ai été ébahi par sa spontanéité et sa courtoisie, un peu comme si nous étions des amis d’enfance, à mon égard. Qui a dit que les gens de la grande ville étaient inhospitaliers? En voici bien la preuve qu’il ne faut pas croire tout ce que l’on raconte sur les gens qui vivent dans les agglomérations urbaines. N’est- ce pas? 

Deux amis formidables: Michel T. Desroches & Marie Laroque
Deux amis formidables: Michel T. Desroches & Marie Laroque

Comme toute bonne chose a une fin, j’ai été dans l’obligation de prendre congé de mes amis afin de pouvoir vivre la vie d’un Montréalais. À vrai dire, l’aspect cosmopolite de cette ville me fascine totalement. Voir vivre des gens qui ont chacun leurs valeurs, leurs coutumes, leurs croyances et leurs manières d’apprécier la vie tout en respectant les autres est un exemple que nous devrions tous apprendre. Mais, attention! Je ne dis pas que tout est beau à Montréal car le niveau de paupérisation est tout de même assez élevé. Quoiqu’il en soit, j’adore cette ville où j’y ai passé une bonne partie de mon enfance et de mon adolescence même si cela n’a pas toujours été facile pour moi. Est-il utile de vous rappeler que c’est-là où j’ai subi mes nombreuses opérations? Là n’est pas le sujet du présent article. 

Comment pourrais-je décrire mon séjour dans cette ville? Je vous dirais simplement ceci: la redécouverte de la beauté dans toute sa diversité. En effet, se faire servir deux bons hot-dog dans un resto de quartier par un vieil homme d’origine grecque ne sachant pratiquement pas un mot de français et d’anglais constitue une facette pittoresque de la vie dans la seule métropole officiellement de langue française en Amérique. 

Oui, je suis heureux de faire un petit tour à Montréal en quelques occasions tout comme je suis pleinement satisfait de vivre dans la belle ville de Québec. Toutefois, j’ajouterais que la rigueur conservatrice de la seconde est largement compensée par le côté plus  « libertin » du premier. Voir une jeune mère de famille se promener en compagnie de deux perroquets sur son bras gauche tout en tenant en laisse un berger allemand de la main droite alors que son conjoint a leur bébé dans ses bras me rappelle que partout et en tout temps, le plus important est d’aimer et d’être aimé. Tout le reste n’est que futilité. 

Merci de m’avoir lu. 

Un homme heureux
Un homme heureux

Rolland St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada

P.S. Les artistes qui ont fait une exposition sont Michel T. Desroches, Patrick Cady et Gilles Vallée.

1. voir la page Facebook de cet événement.