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Mon reflet

Mon reflet
Photographer: Matt Gee Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/reflect-826715934

Mon reflet 

 

Pluie tombante sur le toit de ma demeure, 

Suis-je encore vie ou toute simplement je meure? 

Si craintive de faire face à la fatalité, à la réalité, 

Car elle va encore comme toujours me blesser. 

 

Me levant péniblement de mon lit, 

Où les rêves les plus étranges peuplèrent la nuit, 

Rêves imaginaires ou fantasmes perdus dans mes pensées, 

De mes pensées alimentées par Baudelaire mon poète préféré. 

 

Ce poète de qui j’ai aimé les œuvres depuis toujours, 

De ces doux parfums de ces quelques fleurs du mal, 

Ces fleurs que j’ai cueillies avec grand soin tel un vassal, 

Et que de mes lèvres j’ai avec liberté goûtées avec amour. 

 

Cherchant à respirer lentement, 

Reprenant tous mes sens assurément, 

Avec précaution sur le drap blanc à être assise malgré le noir 

Sur ce drap blanc comme de l’ivoire, j’aperçu mon précieux miroir. 

 

Humectant l’odeur si particulière de cette fleur, 

Hors de moi sortirent mes illusions, mes craintes et mes peurs. 

Vêtue de la parure que mère nature m’a donnée à ma naissance, 

Je prie peu à peu de ce qui m’entourait toute la connaissance. 

 

Connaissance du bien et du mal, de tout ce qui est immoral. 

Mais cela m’importait peu et à vrai dire ne valait rien qui vaille. 

Tout ce que je voulais, tout ce que je désirais tout ce que je souhaitais, 

C’était d’aller vers ce miroir que m’avait légué ma défunte mère que j’aimais. 

 

Lui seul pouvait me montrer qui réellement j’étais devenue, 

Car à se fuir sans cesse, pieux mensonges ne valent guère que vérité nue. 

“ Miroir de mon enfance! Ô miroir! Vieux miroir! Dis-moi la vérité telle qu’elle est. 

En sentant l’arôme du plaisir, je veux avec bravoure en toi contempler mon reflet. 

 

De 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Où je préfère ?

Où je préfère
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Où je préfère ?

 

Veux-tu le savoir ?
Pourtant depuis que tu me connais,
Ne devrais-tu pas savoir ce qu’il me plaît,
Que tu as la chance de mon corps d’ébène le voir.

 

J’adore lorsque tu admires mon savoir-faire,
Car rien n’égale mes mains expertes sans vouloir te déplaire,
Mains adroites qui me caressent avec passion tout doucement,
Qui à chaque fois me satisfassent, crois-moi, assurément.

 

Me titiller délicatement les aréoles de mes seins,
M’exciter astucieusement l’entrée sacrée de mon vagin,
Imaginant en même temps ressentir la moiteur de ta langue,
Tel un sermon en chaire aux ouailles sur le plaisir qui harangue.

 

Mais, je n’en reviens toujours pas.
Que tu ignores ce qui vraiment me comblera,
Que mère nature a généreusement donné à sa fille adorée,
Un objet inestimable qui l’amène à coups sûrs au firmament étoilé.

 

Quoi de mieux qu’une plume d’oie ?
Pour satisfaire mes besoins comme il se doit.
Pour me procurer à chaque fois autant de merveilleux plaisirs,
Qui, peut-être un jour ou une nuit, deviendront de magnifiques souvenirs.

 

Ce cette plume d’oie qui longe mon corps d’Africaine,
Non, je n’ai point de honte d’avoir parfois des pensées vilaines,
Car dans mes veines coulent le sang chaud de la lointaine Afrique,
Dévoiler le secret de mon plaisir intime à mes amants c’est si féérique.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Éloges vers le ciel

loges vers le ciel
Avec la permission de Jordh00 du Canada

Éloges vers le ciel

 

Il fait nuit et pourtant dans la forêt je suis,
Je le suis comme je le fais à chaque nuit,
Au clair de lune et aux étoiles brillantes,
Nuit sans lune et les étoiles absentes.

 

Ne craignant point les animaux,
Car je sais bien que chacun d’eux est beau,
Et qu’en cette forêt se trouvent tant de créatures,
Qui ne possèdent que ce que leur a donné mère-nature.

 

Sentir en moi chaque goutte de mon sang parcourir mes veines,
Ressentant en mon fort intérieur être le fils d’un roi et d’une reine,
Comme tous les êtres humains devraient pourtant le ressentir pareillement,
Car chacun d’eux possède le droit à la dignité et de vivre humainement.

 

Écoutant les bruits transportés par le vent du nord,
Vent du nord qui annonce subtilement la venue du froid hiver,
Pourtant déjà prévenu par les arbres ayant perdu leurs feuillages verts,
Je me suis alors dirigé vers une vaste clairière tout en me tenant aux abords.

 

Ne pouvant guère lutter contre ce désir étouffant,
De renouer pour un bref instant à la liberté d’un enfant,
Cette liberté qui est si souvent brimée par une hypocrite société,
J’ai alors de manière quasi sacrée mes vêtements salis par le temps enlevés.

 

Quelques pas je fis en direction des verts sapins,
Et vers le firmament je levai tant les yeux que les mains,
En espérant atteindre la cime des arbres pour y trouver refuge,
Loin de ces religions et de leurs dieux qui condamnent et qui jugent.

 

Je ne veux point de ces dieux et de leurs prophètes de malheur,
Car en chacun des êtres en ce monde se trouve le désir du bonheur,
Bonheur d’aimer et d’être aimé ! Bonheur de vivre et de laisser-vivre !
Et de mes éloges vers le ciel, c’est ce dont en cette saine nuit, je m’enivre.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Souffle du vent

Souffle du vent
« Souffle du vent » Poème par RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Souffle du vent

 

Marchant entièrement nue dans le champ de blé,
Ne pensant à rien car rien ne m’aurait dérangé,
Gambadant gaiement dans les joyeux prés,
Je ne voulais qu’en ce jour m’amuser.

 

Soleil réchauffant mon corps avec ses rayons chauds,
Tout autour de moi me semblait si pur et si beau,
Admirant avec frénésie tout ce qui m’entourait,
Je ne croyais pas les merveilles que je voyais.

 

J’offris à mère-nature mes seins en guise de parures,
Mes seins à la peau si douce et aux mamelons si durs,
J’ignorais quoi lui offrir pour tant de bonté envers l’être que je suis,
Et mes poumons je remplissais mon corps fragile de cette source de vie.

 

Rien de plus honorable qu’un simple merci provenant d’un cœur reconnaissant,
Reconnaissant pour tant de générosité envers l’humble femme semblable à bien d’autres,
En songeant à mes sœurs habitant de par le vaste monde à la recherche d’une terre, d’un hôte.
Nue dans le champs de blé, je m’y suis baladée. Nue sous le ciel bleu, j’ai aimé sentir le souffle du vent.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je prie

Je prie

« Je prie » Photo par G.B. d’Allemagne

 

Je prie

 

Je prie pour les oubliés,
Même s’ils sont par milliers,
Ces gens qui vécurent sans grandeur,
Avec parfois bien des soucis et des peurs.

 

Je prie pour les gens infortunés,
Qui ont pour richesse la joie d’aimer,
Tous ces gens au grand coeur et les mains vides,
Trop silencieux dans une foule peuplée d’êtres si avides.

 

Je prie pour dame mère-nature,
Qui agonise dans ce monde impur,
Si généreuse envers ses enfants ingrats,
Et qui certainement un jour ou l’autre disparaîtra.

 

Je prie pour les enfants mal-aimés,
Pour les vieillards si souvent abandonnés,
Dans des foyers à la fois si ternes et si délabrés,
À ces êtres de la vie sans cesse désabusés et toujours blessés.

 

Je prie pour les amoureux déçus,
Et pour ceux qui en l’amour ont toujours cru,
Car rien de plus important dans la vie que de trouver l’amour,
Que ce soit celui d’un instant, d’une nuit ou bien celui de toujours.

 

Je prie en ce lieu de paix simplement pour prier,
Prier pour éviter devant tant de souffrance pleurer,
Car rien de plus sacrées qu’une prière, une noble pensée,
Joignez-vous à moi en pensant aux gens que vous aimez.

 

Mains tendrement jointes et yeux lentement fermés,
Seule dans la lumière tamisée dans le calme concentrée,
J’ignore à quelle divinité du ciel s’adresse cet acte sincère de piété,
Mais, je m’en moque car mon désir est que mes prières puissent se réaliser.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada