Archives de tags | air

La fête sera bientôt finie

La fête sera bientôt finie Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par Gb62da d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-party-is-over-865756527

La fête sera bientôt finie

 

C’est déjà le deux de janvier,

Il me semble que je venais juste d’arriver,

Tu avais apprêté un mets tellement somptueux,

Et ton corps de déesse parfumé d’un arôme luxueux.

 

Avec un verre de vin à la main,

En te chantant un air de mon pays lointain,

Dans le bain chaud en silence je t’ai accompagnée,

Car rien ne nous donne autant de bonheur que de nous caresser.

 

Verre de vin rouge,

Tout autour de nous, bouge,

Nous laissant aller à l’extase de cet instant,

Je voyais dans tes yeux la beauté du firmament.

 

J’étais ton amoureux,

Tu étais celle envoyée par les cieux,

Comme ce premier jour fut si merveilleux,

Car cette nuit était réservée que pour nous deux.

 

Moment exquis digne du paradis,

Que même les anges dans le ciel nous envient,

Allez mon amour ! Profitons de chaque baiser, de chaque étreinte.

Car qui sait si les nuits qui suivront ne seront pas vaines?

 

Que de mots doux je t’ai à l’oreille murmuré,

Que de gestes intimes nous avons avec lenteur échangés,

Que de fois nos cœurs ont remplacé nos lèvres pour exprimer,

Notre amour, notre passion, notre raison d’exister pour l’éternité.

 

Collés l’un contre l’autre, nous nous sommes apaisés.

Dans les draps de satin, nous avons fait la grasse matinée.

Je humais la senteur enivrante de ta peau douce comme un pétale,

Un pétale d’une fleur inconnue à mes yeux qui sont devenus pâles.

 

Car je sais bien que ton époux arrivera par le dernier train,

Comme je voudrais t’avoir pour tous ces lendemains,

Être là à tes côtés, te faire l’amour jusqu’à l’infini.

Même si, malgré moi, la fête sera bientôt finie.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada 

Que cet hiver soit clément à partir de cette heure

Que cet hiver soit clément à partir de cette heure Poème par RollandJr St-Gelais Photo par Jenovaxlilith Assistée par Graham Dowdy Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/winter-862234062

Que cet hiver soit clément à partir de cette heure

 

Hiver! Hiver! Ô glacial hiver!

Où les flocons blancs voguent dans l’air,

Où règne un silence mystérieux dans la laiteuse forêt,

Recouverte de cette neige cachant la vie qui s’y trouvait.

 

Voyant que j’étais seule dans ma demeure,

Située à l’orée des bois en cette morne heure,

Revêtue en toute simplicité et de mes cheveux de feu,

J’ai parcouru un étrange sentier avec un cœur léger et l’esprit joyeux.

 

Pieds nus dans la soyeuse neige,

Car de quel animal craindre devais-je?

Ayant pour couverture les nuages gorgés de leurs flocons,

Qui bientôt tomberont avec le vent du nord pour compagnon.

 

Entourée par les arbres givrés,

Qui de ma beauté semblent admirer,

Branches fixées par la glace venue du néant,

De ce néant qui fera place à la vie une fois arrivé le printemps.

 

J’ai offert mon visage de satin,

Telle une prière récitée au petit matin,

De ces cantiques que l’on chantait autrefois,

De ces laudes psalmodiées dans les couvents tant de fois.

 

Ô toi là-haut, écoute-moi.

Entends mes paroles, qui que tu sois.

Sois indulgent pour ceux qui à toi se confieront,

Car la vie est tellement triste pour ceux qui me suivront.

 

Protège le pèlerin qui voyage sur les chemins,

Bénis l’âme de ceux qui ne cessent de tendre la main,

Soutiens les gens de bonne volonté de construire un monde meilleur,

Mais avant, fais que cet hiver soit clément à partir de cette heure.

 

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Les oiseaux ont fait leur nid

Les oiseaux ont fait leur nid Photo et poème par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Les oiseaux ont fait leur nid

 

Par un beau dimanche après-midi,

Je suis allé me promener en oubliant mes soucis,

Pieds légers sur les feuilles multicolores des arbres tombées,

Sifflant allégrement un air de ma jeunesse que j’avais presque oublié.

 

Voulant admirer le paysage se trouvant devant mes yeux,

De cette rivière coulant paisiblement sous la douceur des cieux,

Je répondis à l’invitation de ce banc qui m’offrit de le retrouver,

Afin de mon âme en récitant une prière les mains jointes le calmer.

 

Levant les yeux pour le ciel bleu le contempler,

Je vis un message transmis par les dieux à déchiffrer,

Que pouvait bien vouloir dire à la cime de l’arbre ce nid suspendu?

 Allais-je survivre à l’hiver au manteau blanc une fois qu’il sera venu?

 

Car je sais bien que j’avance en âge,

Pourrais-je faire encore d’autres voyages?

Maintenant que les maux accablent mon corps vieillissant,

Et que le poids des années de labeur brise mes os bien lentement.

 

C’est alors que j’ai du sens de ma vie enfin compris,

En tant qu’être humain face à la loi de la nature je suis soumis,

Puisque bon an mal an j’ai fait tranquillement mon humble logis,

Et que je devrais à mon tour tels ces oiseaux quitter à jamais mon nid.

 

Les oiseaux font leur nid dès le printemps malgré leurs peurs,

En fondant une joyeuse famille malgré le climat et ses rigueurs,

En gazouillant avec entrain à l’abri d’un arbre tout de vert vêtu,

Sachant qu’au bon moment ils partiront vers une contrée inconnue.

 

Ainsi est la loi ultime écrite depuis l’aube des jours,

Sans jamais avoir dérogé un seul instant et depuis toujours,

Nous sommes de passage sur cette terre aux multiples visages,

C’est de tous les préceptes transmis par nos ancêtres le plus sage.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

En toute sérénité

En toute sérénité Poème de RollandJr St-Gelais Modèle et photo par Gfriedberg Source : https://www.deviantart.com/gfriedberg/art/I-like-a-view-857217256

En toute sérénité

 

J’aime bien être à cet endroit,

Me tenir simplement et regarder tout droit,

Écouter les vagues frapper les dunes aux mille visages,

Ces vagues qui grugent la terre et ses nombreux rivages.

 

Faire le vide en mon esprit,

Sentir en mon âme toute la vie,

Sentir mes poumons se remplirent de cet air,

De ce pays de ces gens à l’allure si débonnaire.

 

Vivre en harmonie et non pas seulement exister,

De la douceur des parfums de la mer les savourer,

Penser à celles que j’ai avec grande passion aimées,

Me remémorer les gestes de péchés charnels que j’ai posés.

 

Avec toutes celles que pour une seule nuit, j’ai avec plaisir rencontrées.

Celles pour qui j’aurais tout perdu et que j’aurais tout donné,

Pour une histoire d’une nuit, pour une histoire d’un soir,

Que puis-je demander de plus quand il se fait tard?

 

J’aime bien revoir en pensées mes espiègleries,

Lorsque je vivais avec ma tendre mère encore tout-petit,

Elle me parlait avec son accent trahissant son origine du Midi,

Cette région où le pain sentait si bon et ses villages aux rues fleuries.

 

Ne crains rien de ce que sera ton avenir, souvent me disait-elle!

Car rien en ce monde temporel rempli de mortels ne peut être éternel,

Tu connaitras succès et échecs, l’amour et des rejets, la joie et la peine,

Mais méfies-toi de celui qui par ses belles paroles te saignera les veines.

 

J’ai en effet vécu milles péripéties et accompli bien des folies,

Des actes dont parfois j’en ai honte mais qui vous feraient envie,

J’ai eu des boulots parfois que j’ai détestés mais plus souvent adorés,

Car pour mon pain quotidien, il a fallu relever mes manches et travailler.

 

De ma vie j’aurais pu faire bien mieux et bien pire,

Mais jamais je n’ai fait perdre à ma mère son beau sourire,

C’est en pensant à cela en cette belle et chaude journée d’été,

Au lendemain de son enterrement que je peux vivre en toute sérénité.

 

De RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

 

Une bouffée de fraîcheur

Une bouffée de fraîcheur
Une bouffée de fraîcheur Poème par RollandJr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/00-01025-848249495

Une bouffée de fraîcheur

 

Me berçant bien tranquillement,

Je pensais à ma jeunesse en souriant,

En écoutant une vieille chanson d’une groupe jadis populaire,

Un groupe sur des îles où j’étais partie jadis faire cette lointaine guerre.

 

Fraîchement arrivé en ces lieux,

J’avais sûrement l’air avec un peu mystérieux,

Avec mon manteau d’un soldat parlant peu la langue du pays,

C’est alors qu’est apparue cette dame qui m’a tout simplement souri.

 

Elle m’invita à prendre le thé et quelques biscuits,

Elle m’apprenait les coutumes des gens de l’endroit,

Afin d’être toujours sur le bon chemin celui est le plus droit,

Ce qui ne nous pas empêchés d’avoir de bon cœur souvent ri.

 

Les jours et les semaines ont si vite passé,

Jusqu’au jour où j’ai dû pour le front embarquer,

Lui annonçant que je m’absenterai pour longtemps,

Sans lui dire, secret de guerre oblige, où j’allais précisément.

 

C’est alors qu’elle me tendit avec une larme à l’œil de cette photo,

Qui allait devenir parmi mes souvenirs le plus beau des cadeaux,

Cette photo que j’ai réalisée parce qu’elle me l’avait demandée,

Et devant sa grande beauté, à sa demande je n’ai pu résister.

 

Une photo que je conservais bien précieusement,

Tout près de mon cœur presque religieusement,

Qui me protégeait tel un puissant talisman,

Le jour fatidique du Débarquement.

 

Jusqu’à ce moment j’ignorais pourquoi j’étais là,

Mais dans le sable couvert de sang que j’ai compris,

Qu’enfin tout avait un sens dans ma modeste vie,

J’ai découvert que tout mon amour était pour toi.

 

Ton doux visage me donna ardeur,

Mon amour pour toi éloignait mes frayeurs,

Jusqu’à cette journée bénie où vint la capitulation,

Qui mit fin à cette querelle entre de nombreuses nations.

 

Je suis retourné vers ta natale Angleterre,

Afin qu’avec moi tu viens découvrir une autre terre,

Où nous fonderont famille heureuse avec de beaux enfants,

Ce à quoi tu me répondis avec plaisir bien évidemment.

 

Les années passèrent dans le sablier du temps,

De ces années de mille bonheurs que je me rappelle souvent,

Jusqu’au jour la maladie t’emporta bien tristement,

Mais un jour je te rejoindrai certainement,

Alors je ne m’en fais pas vraiment.

 

Car lorsque je regarde cette photo que tu m’as donnée,

Je sens quelques larmes sur mes joues couler,

Des larmes venant d’un si grand bonheur,

Que je ressens comme une bouffée de fraîcheur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada