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Un avis intéressant

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Modèle vivant ? Mistikwonder

 

Un avis intéressant !

Bonjour tout le monde,

Vous le savez probablement déjà qu’il m’arrive parfois de discuter avec d’autres modèles vivants au sein de mes nombreux réseaux sociaux sur lesquels je suis inscrit. L’un des plus plus importants est sans contredit Facebook même si d’autres le suivent de très près dans mes échanges avec des artistes œuvrant dans le même domaine que le mien, à l’exception des photographes lesquels occupent une position toute particulière. Il va de soi que nos échanges se déroulent dans le respect, la cordialité et une ouverture d’esprit tout en évitant une quelconque forme de vulgarité. C’est la moindre des choses entre gens civilisés.

Dernièrement, j’ai eu la chance de discuter avec une modèle vivant qui habite dans la grande région de Montréal. Une modèle vivant avec qui je n’ai pas eu la chance jusqu’à maintenant de vivre une expérience en duo mais, sait-on jamais ?, cela ne saurait tarder. Nos échanges m’ont amené à lui poser une question qui me trottait dans ma tête, ce depuis longtemps : Pour quelles motifs accepte-t-elle de poser nue à la fois en tant que femme et modèle nue ? En effet, les réalités d’être femme et modèle nue sont indissociables l’une de l’autre. Un peu, sans vouloir être égocentrique, qu’on ne peut passer sous silence le fait que je sois à la fois homme ET modèle nu ET vivant ET avec une handicap physique.

25394009_10155367708949107_1300890650_nBrefs, quels sont ses motifs qui l’ont amené à poser nue ? Elle m’a avoué qu’à ses yeux la sexualité et le corps, en l’occurrence la beauté de celui-ci, devraient être moins tabous au sein de la société. À cela s’ajoute une aisance, voir une familiarité, avec son corps lui permettant ainsi de prendre des poses avec grand plaisir et sans fausse-pudeur. Qui plus est ! Elle est, pour reprendre sa propre expression, une véritable « amoureuse » des selfies même si cela puisse être réalisé en tenue d’Ève.

Sa réponse d’une simplicité fort étonnante mérite une réflexion. Tout d’abord, il est malheureusement vrai que de nos jours, et ce à mon grand désarroi, la sexualité et le nudité ont une image peu enviable au sein de la société. On peut voir des exemples, loin d’être élogieux, sur les sites de pornographie qui polluent l’internet et qui sont, avouons-le, à des années lumières des revues érotiques où la recherche de la beauté est le principal leitmotiv. Soyez rassurés-es ! Il existe encore de nos jours des sites où la beauté de la nudité accompagnée d’un érotisme éloquent est la pierre angulaire de leurs réalisations photographiques. Dieu merci !

12200475_10208456190307319_1418107598_nIl est tout à fait normal que de posséder une aisance avec son corps est un atout majeur dans l’exploration des poses susceptibles d’être réalisées lors d’une séance où la nudité est de mise. Il est à noter qu’une telle aisance est tout aussi importante, voire cruciale, lors de poses avec des costumes. D’ailleurs, j’en sais personnellement quelque chose. En effet, il m’est arrivé à quelques reprises de poser habillé en costume du XVIIIe siècle durant la première partie d’une série de trois. Les deux dernières furent réalisées en tenue d’Adam. Fort heureusement, mon aptitude avec mon corps a été un atout dans le choix de mes poses. Est-il utile de vous dire que cela a été très apprécié par tant par la professeure, madame Samuelle D.H. de Montréal que des élèves présents en salle ?

20171122_183510Pour ce qui est des selfies, je ne sais pas quoi répondre à cela. Toutefois, il est tout de même vrai que chaque personne qui désire œuvrer dans le milieu artistique a une certaine tendance à faire quelques clichés dans leur plus simple apparat soit devant un miroir ou bien devant un appareil-photos dont la minuterie a été programmée. De plus, et si l’occasion est possible, une tierce personne en qui elle a une grande confiance peut s’avérer être utile pour une « première » expérience. De telles opportunités favorisent d’une part, leur aptitude à poser nu pour d’éventuels groupes et d’autre part, et c’est souvent le cas, une acceptation de leurs corps qui ne sont pas conformes, mais qu’est-ce donc que la conformité?, aux images projetées par l’ensemble des médias de masse et, plus souvent qu’autrement et à grand étonnement, les revues de mode. Merci à Mistikwonder pour sa collaboration au sein du présent article. Merci à vous pour votre fidélité à venir lire mes publications. Et, c’est pour moi un devoir de ne pas l’oublier, merci mon Dieu de pouvoir vivre la vie extraordinaire qui s’offre à moi.

Portez-vous bien !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Un domaine difficile à exploiter ? La nudité érotique

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Un domaine difficile à exploiter ? La nudité érotique

Bonjour tout le monde,

000000810010J’ignore si c’est la chaleur qui ne cesse de grimper ou bien le fait que les femmes se pavoisent allègrement en vêtements d’été, mais j’ai depuis mon réveil l’envie folle d’élaborer sur une thématique qui, fort malencontreusement pour mon blogue artistique, est passée presque inaperçue au fil de mes publications. Il est question ici du domaine de la nudité érotique ou plutôt de la difficulté inhérente à développer sur une telle thématique. Difficulté qui trouve son origine sur trois aspects précis liés au monde du nu, de la lutte bien légitime des femmes pour le respect envers leurs corps et de la sexualité proprement dite.

À ces éléments vient s’y ajouter un autre élément du fait qu’il y a au sein de857518 notre société une fausse image de l’être humain vivant avec un handicap physique visible à l’égard de la sexualité. Un homme ou une femme vivant avec un handicap physique peut-il, ou peut-elle si il s’agit d’une femme, éprouver un attrait physique pour une tierce-personne ? Et même, est-il ou est-elle en droit d’espérer être désirée, voire désirable, par cet autre qui croise sa route ?

Ce sont-là des pistes de réflexion auxquelles je vous convies à réfléchir avec moi au sein de cet article. Un article qui se veut être une tentative de réparer une telle lacune dans mes publications même si certaines pages ont été réalisées lors d’une séance de nudité érotique avec une jeune modèle de Montréal dans un hôtel du centre-ville de la métropole du Québec voilà déjà quelques années.(1) Il est à noter que le respect entre les participants a été présent tout au long de la séance. Vous pouvez en être convaincus.

Force est de constater que l’érotisme a occupé une place très ambigüe857513 dans le monde du nu. Oui, la place de l’homme et de la femme existe bel et bien mais d’une manière assez étrange. Je fais référence notamment à l’image de l’union charnelle entre les « amants » (2). D’ailleurs, il est assez rare que l’homme soit peint ou bien photographié lorsqu’il est en érection. Un peu comme si, et c’est là mon humble opinion, le sexe en érection serait un signe de pathologie. Pourtant, les grecs ont compris depuis belle lurette que la beauté masculine peut aussi être définie, mais pas seulement, par le phallus présenté dans toute sa splendeur. Il en est de même de la nudité de la femme qui peut également être montrée dans des poses suggestives certes, mais empreintes de respect à son égard.

DSCN0013_thumb.jpgLa lutte, bien légitime faut-il le rappeler, des femmes pour le droit au respect à leur endroit et au refus de voir leur corps comme de la simple viande à consommer est un facteur non négligeable dans mon analyse au sein de cet article. En effet, serait-ce par la crainte d’être mis à l’index ou bien de se voir condamnés injustement comme des pornographes auprès du grand public?, la nudité féminine est souvent représentée sous une forme d’autosatisfaction où l’homme aurait perdu son rôle d’amant auparavant voué à procurer le plaisir charnel à sa partenaire. Vient s’ajouter à cela l’influence désastreuse, c’est le moins que l’on puisse dire, de la pornographie au sein de la société actuelle entre autres chez une clientèle de plus en plus jeune à la recherche de sensations fortes et de défis extrêmes. Il serait grand temps que l’on prenne, permettez-moi cette expression, les choses en mains surtout devant l’accessibilité sans cesse accrue de l’internet rendant la diffusion de sites pornographiques, que je qualifierais pour la bonne compréhension de mes propos de bas de gamme, des plus facile.(3)

Retenons bien ceci: La nudité est belle en toutes circonstancesbody_painting__by_roxor13-d3gtw2h_thumb.jpg lorsqu’elle est vécue, représentée et interprétée dans le respect absolu. D’ailleurs, n’est-ce pas là la volonté du Créateur lors de la création de l’Homme et de la Femme et qui leur ordonna d’être prospère et féconds ? Voilà pourquoi un tel respect a toujours été la pierre d’angle lors de mes séances érotiques. Et il en sera ainsi avenant le cas où de telles séances auraient lieu dans le futur. Sait-on jamais?

En ce qui concerne la problématique de la sexualité, versus la nudité, des personnes vivant avec un handicap physique, je peux vous dire sans gêne aucune que mon désir de vivre une telle séance avait longuement mijoté en mon esprit. D’ailleurs, et je le dis en tant que modèle vivant, je me fais un devoir de présenter une toute autre image de la nudité versus le handicap physique, et de surcroît, la sexualité, à chacune des séances auxquelles je participe. À vrai dire, j’en fais mon devoir de briser les nombreux tabous encore présents à notre époque tout en mettant l’accent sur les lettres de noblesse de ma profession. Une profession millénaire et qui y sera encore pour les générations à venir. Je vous remercie de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

(1) https://modelevivantaquebec.com/seance-de-nudite-erotique-se-decouvrir-cest-saimer/ 

(2) J’utilise ce terme au plan purement symbolique pour décrire les personnes qui posent dans une scène que je qualifierais à juste titre de très intime vu les circonstances.

(3) Il n’est pas question pour moi de condamner les sites pornographiques lorsque leur accessibilité est restreinte à des adultes ni lorsque les « participants » sont d’âge légale et pleinement consentants. Comme on dit si bien, 95% des gens se masturbent tandis que les autres 5% ne font que mentir.

Sacré cœur : Source de vie et d’espoir en chacun de nous ; un hommage à mon père ( Une analyse théologique )

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Sacré cœur :

Source de vie et d’espoir en chacun de nous ;

Un hommage à mon père

( Une analyse théologique )

 

Depuis la nuit des temps les hommes se sont questionnés sur les multiples facettes qui composent la vie. D’ailleurs, les expériences de l’existence humaine auxquelles nous sommes tous confrontés sont si nombreuses qu’il me paraît illusoire de tenter de les énumérer même si certaines d’entre elles peuvent sembler être d’une injustice flagrante à notre endroit. Je pense notamment à la maladie, à la pauvreté et à la perte de personnes chères à nos yeux. Qui d’entre nous n’a pas vécu à un moment donné de sa vie des situations où tout lui paraissait injuste, voire absurde, tellement sa souffrance l’accablait ? C’est un fait, aucun d’entre nous n’y échappe. C’est là le lot de l’humanité, et ce peu importe les époques.

Plusieurs questions apparaissent au fil des événements auxquels nous sommes confrontés. Parmi celles-ci ; devrions-nous nous révolter ou tout simplement abdiquer ? Serait-il plutôt à notre avantage de se relever et de porter sa croix de manière libre et pleinement conscients vis-à-vis à son propre destin ? C’est un fait indéniable ! Oui, nous avons le choix de parcourir ou non la route plus ou moins sinueuse qui se dresse devant nous. Oui, nous avons également l’option de se fermer les yeux et de faire comme si rien était. Or, dans ce cas-ci, le seul résultat possible est un appauvrissement au sein de son être, voire ici de son âme, qui l’amènera inexorablement dans les profondeurs de l’Enfer. Un Enfer où il nous sera impossible d’en sortir étant donné le vide qui nous entourera et qui nous étouffera sans ménagement. Est-il utile de vous rappeler qu’il n’y a pas pire vide que celui provoqué par l’absence d’amour ? Et où se trouve la véritable source d’Amour, basé sur une pureté sans égale et à peine concevable pour le commun des mortels, sinon en Dieu seul ?

Voilà pourquoi l’image dite « du Sacré-Cœur », une des images qui possèdent une sacralité hors du commun au sein même des grandes églises chrétiennes telles que l’église catholique, anglicane et les églises orthodoxes, revêt une importance indispensable auprès de votre humble serviteur. Et pour causes ! Prendre la position du Christ sur la croix, et de surcroit entièrement nu, ne se fait pas sans raison.

En effet, cela embrasse un symbolisme qui unit à la perfection l’être humain au caractère divin qui l’habite, lui octroyant ainsi un aspect sacré. Une sacralité qui nous rappelle que nous sommes tous et toutes sensibles face à la souffrance, la nôtre et celle que l’on éprouve par la compassion ou l’empathie à l’égard des gens que nous pouvons rencontrer dans nos vies. Est-il utile de vous dire que nos souffrances et nos limites peuvent en maintes occasions nous rapprocher de nos frères et de nos sœurs en cette humanité ? D’ailleurs, une telle photo renferme plusieurs caractères liés à la sacralité.

En premier lieu, la posture reflète en elle-même tout le respect dû à la fois à la nudité totale de mon corps, voire ici la partie dite « profane », et l’allusion directe du Christ mourant sur la croix afin de racheter, voire ici la partie « sacrée », l’humanité de ses péchés tel qu’enseigné selon la théologie chrétienne toutes dénominations confondues. Croyez-moi sur parole ! La décision de prendre une telle position est apparue en mon esprit aussi subitement, je dirais même un peu à la blague de manière presque miraculeuse, que la voix du Christ qui interpela l’apôtre Paul sur le chemin de Damas lors de ses démarches de persécutions contre les premiers chrétiens.

En deuxième lieu, une telle photo contient plusieurs éléments qui se rapportent au Christ souffrant sur la croix. Je pense, entre autres, aux quelques cicatrices qui se démarquent sur mon thorax. Cela ne vous rappelle-t-il pas cette grande et noble vérité : Qui d’entre nous n’a pas ses propres cicatrices, visibles ou non à l’œil nu, que l’existence lui a infligées suite à des expériences plus ou moins douloureuses lesquelles laissèrent des blessures au cours de la vie ? D’ailleurs, une de mes cicatrices se situe exactement au niveau de mon … cœur. Fait étonnant quand je pense au titre même de l’exposition tirée de cette photo : Sacré-Cœur.

En troisième lieu, la nudité qui y est présentée l’est tout de même de manière tout à fait sereine et dépourvue, Dieu merci, de fausse pudeur. Particularités que je qualifierais de rarissimes où la nudité est malheureusement exhibée sous forme de marchandise au sein de la grande majorité des médias de masse, en particuliers les sites pornographiques mais pas seulement. Une telle sérénité démontre une fois de plus qu’il ne peut y avoir, en aucun temps et en aucune façon, de honte à l’égard de ce que nous sommes au plus profond de soi. Voilà pourquoi, et c’est là mon opinion et rien d’autre, nous avons tous nos limites, nos barrières et nos infirmités parfois psychologiques et parfois physiques, qui peuvent se transformer en un catalyseur de force incroyable à la condition sine qua none que le désir de se surpasser est présent en soi. Quoi de plus fort que de voir au-delà de nos premiers regards sur soi ? Quoi de plus magnifique, voire extraordinaire et même parfois mystique, de faire la découverte d’une puissance insoupçonnée cachée au plus profond de nous ? C’est ainsi, prenez-le à titre d’un simple exemple, que l’absence de mes mains n’empêche pas de les imaginer clouées sur une croix. Il y en va de même pour le commun des mortels puisque voir au-delà du premier coup d’œil peut être le début d’une nouvelle vie, voire même d’une résurrection.

L’absence de fausse pudeur démontre aussi de manière claire et sans ambiguïté que la nudité possède également une sacralité qui lui est propre. Ma masculinité, admettons-le bien visible, nous rappelle que le Christ était avant toute chose un homme vivant dans un corps mortel au sein d’une communauté ayant ses règles et ses codes de conduites sans oublier sa foi en un livre où le récit d’Adam et d’Ève qui ont été créés nus occupe une place prépondérante dans le récit, avouons-le modestement, hautement symbolique du début de l’histoire de l’humanité. Là encore, la nudité des deux protagonistes est empreinte d’une grande pureté tout en reconnaissant de manière subtile, par le désir du Créateur de les voir féconds et prospères, que la sexualité leur est un droit inaliénable.

Enfin, le dernier point que je souhaite aborder dans ce texte concerne l’élément le plus crucial sur cette photo. Il s’agit de ne jamais craindre de tomber puisque cela est propre à chacun d’entre nous. Un vieil adage affirme avec raison que ce n’est pas le nombre de fois que nous tombons qui importe le plus mais bien celui où nous nous relevons afin de poursuivre notre route jour après jour jusqu’à la victoire finale, celle où nous allons découvrir le sens véritable de notre existence. Rien de plus facile que de tomber, mais rien de plus ardu de prendre sa croix et se relever !

Mon père m’a déjà raconté qu’il avait décidé de me montrer à marcher afin de faire mentir les plus sombres pronostics de certains médecins à mon endroit. C’est ainsi qu’il m’avait placé à l’extrémité du couloir de la maison familiale alors qu’il se tenait à l’autre extrémité. Il m’ordonna de venir vers lui debout et non pas à genoux comme j’étais habitué de le faire. C’est après ma troisième chute que j’ai eu assez de force pour me tenir debout et d’aller ainsi vers mon père et, fait intéressant, de n’avoir plus jamais rampé du reste de ma tendre enfance. Cela ne vous rappelle-t-il pas un certain récit des évangiles ? Le Christ a tombé trois fois avant d’être cloué sur la croix afin de revenir sous une forme totalement différente après sa résurrection. J’ai aussi tombé trois fois mais en bout de ligne cela a permis à mon père de m’aider à découvrir le monde qui s’ouvrait désormais devant moi. Or, un tel événement a eu lieu à la même heure où la célébration eucharistique était célébrée en ce dimanche. Comme quoi la foi transporte des montagnes. Merci papa ! Merci mon Dieu !

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une question de pudeur

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Une question de pudeur

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous avez passé un bon congé de Pâques, et ce, que ce soit en famille, avec des amis ou bien seul. L’essentiel est d’avoir pu prendre quelques temps pour se vous ressourcer afin d’être prêts pour la saison estivale qui s’annonce tranquillement. Ici, au Québec, l’été s’annonce plutôt bien, trop bien même, lentement.

Aujourd’hui, je désire vous donner mon point-de-vue sur un sujet des plus délicats. Il s’agit, en l’occurrence, de la pudeur dans le domaine de la nudité artistique. Un tel choix m’est apparu plus que nécessaire suite à la perte de référence de la moralité qui semble se dégager au sein de la société actuelle. Une telle situation proviendrait de la prépondérance, il va sans dire néfaste voire pathologique, des nombreux sites pornographiques de plus en plus présents sur le web.

Une chose doit être comprise: la nudité artistique ne peut être, et ce en aucune occasion, liée de prêt ou de loin à une sexualité, disons-le franchement débridée, telle que l’on voit sur lesdits sites. Et pour cause! Le fondement de la profession de modèle nu se retrouve dans deux types de pudeur. Il s’agit primo, de celle que le modèle doit éprouver à l’égard de son propre corps mais aussi, secundo, dans les regards qu’ont les artistes avec qui le modèle travaille. Il va de soi que l’on ne peut soustraire la masculinité et la féminité du corps nu. Par contre, une telle réalité doit être décrite avec les mots, les termes et les modalités propres à la nudité artistique.

Voilà pourquoi il est préférable d’utiliser des termes précis afin d’une part, d’éviter une quelconque forme de vulgarité et d’autre part, de mettre l’emphase sur les émotions vécues tant du côté des artistes que celui du modèle nu. Je dirais même à la limite que le fait d’utiliser des termes liés au monde médical serait le plus approprié pour décrire les différentes parties du corps nu. C’est ainsi que l’on doit privilégier, à titre d’exemples, le mot « fessier » ou bien « postérieur » au lieu de … fesses. Il en est ainsi de buste au lieu de seins, surtout si cela se réfère au corps nu féminin.

Photo 3Cependant, le plus important concerne le sexe masculin proprement dit. Quel terme doit-on utiliser pour le décrire afin d’éviter toute allusion à la pornographie qui plus souvent qu’autrement renvoie une image très négative surtout de la femme en y incluant une forme plus ou moins avouée de violence à son égard. Ici, le mot pénis n’est pas celui qui convient le mieux car il renvoie de manière plus ou moins subtile à l’image précédemment décrite de la violence faite aux femmes. Il est donc préférable d’utiliser le mot «phallus» qui tire son origine du monde grec, berceau des arts mais aussi de la médecine en Occident.

Il en est ainsi du monde artistique puisque l’artiste doit regarder le corps nu de son modèle afin d’y déceler ce qui le rend si unique à ses yeux. Il ne s’agit certes pas d’y trouver une quelconque pathologie ou une difformité plus ou moins visible, mais plutôt de déterrer sous les multiples épaisseurs de peau, laquelle n’est en quelque sorte que l’habit de l’âme du sujet, l’essence même de la vie. Une vie heureuse?, moribonde?, précaire ou encore épanouie? C’est à l’artiste, et à lui seul, de le découvrir.  Quel est l’ultime moyen de la découvrir? Et bien, croyez-le ou non, c’est en respectant la pudeur propre à chaque individu qu’il est plus facile d’apercevoir les traces intérieures du vécu de la personne. Un vieil adage dit que «nos paroles peuvent mentir au monde entier, mais que notre corps nous trahisse tôt ou tard.» Il est donc préférable d’établir une limite entre ce que le modèle accepte de faire ou de ne pas faire et ce que l’artiste souhaite créer.

Tout ceci m’amène à vous parler d’un phénomène étrange lequel m’est apparu au fil de mon expérience. «Étrange» est bien le mot qui convient le mieux pour décrire la difficulté qu’ont la grande majorité des gens à dévoiler leur nudité alors qu’ils sont davantage enclins à raconter leurs secrets, parfois les plus intimes, sur les réseaux sociaux que l’on retrouve sur le web. C’est notamment le cas de Facebook, de Twitter et de Tumblr. Bien entendu qu’il en existe beaucoup d’autres. Toutefois, ces mêmes individus vivent une pudeur, que je qualifierais moi-même de maladive, face à leur corps.

Il va de soi que nous avons tous et toutes notre propre conception de la pudeur face à la nudité, la nôtre etPhoto 2 celle de «l’autre». J’ai demandé à mes amis de Québec ce qu’ils pensaient de la pudeur vis-à-vis de la nudité. Les réponses ont été aussi impressionnantes les unes que les autres. Fait intéressant à retenir, ce sont surtout des membres de la gente féminine qui ont eu la bienveillance de partager avec moi leurs opinions sur le sujet.  Selon ma grande amie Marlène, il semblerait que les hommes aient plus de facilité face à la nudité proprement dite que les femmes. Ces dernières seraient plus fragiles au plan émotionnel que leurs confrères masculins. Une telle fragilité est accrue de manière quasi-exponentielle par la crainte face aux esprits malsains sans oublier la possibilité de l’enfantement liée à leurs caractéristiques féminines. Tout ceci n’a qu’un seul but: le désir de protéger son intégrité tant physique que psychologique. Bien entendu que la notion du respect de soi-même et de la protection de sa réputation constituent aussi des éléments non-négligeables. Mais attention! Elle reconnaît qu’il faut être capable de respecter la personne qui a une notion, disons-le franchement, plus permissive de la pudeur. Comme on dit si bien: «Il faut de tout pour faire un monde.»

 Fait cocasse à retenir! Une de mes amies, prénommée Sophie et qui est aussi une artiste formidable, m’a avoué qu’elle est elle-même le genre de personne à raconter ses secrets, souvent les plus intimes, car malheureusement elle éprouve un grand  complexe à l’égard de son physique. Ceci vient-il confirmer mon raisonnement précédemment décrit? Peut-être si! Peut-être pas!

Selon mon amie Geneviève, qui est une artiste unique en son genre, je touche un sujet très sensible pour un grand nombre d’individus mais qui est néanmoins ancré dans le monde dit « actuel ». Voilà pourquoi qu’elle affirme avec justesse que «… nous somme tous un peu « voyeur » face aux corps des autres. Les gens se comparent souvent l’un à l autre puisque cela semble être notre nature aussi secrète qu’elle puisse être.»

Cependant d’un point-de-vue purement artistique, elle avoue d’emblée que le corps humain est la plus belle œuvre au monde. Par conséquent, il est primordial qu’on exploite sa beauté sous tous ses angles. Qui plus est!  Nous avons tous en quelque sorte notre façon de nous exhiber sous un angle que l’on peut qualifier d’acceptable. Ceci peut varier grandement selon les contextes. Par exemples, cela peut se manifester avec nos vêtements, les poses différentes que nous prenons sur les photos ou bien en public ou encore à la plage. Il y en a aussi des plus audacieux. Sous un note, un peu humoristique, elle avoue que même si certaines personnes se disent « choquées » par la nudité du modèle nu, elle est convaincue qu’au plus fond d’elles-mêmes, elles aiment regarder et ne se gênent nullement pour se comparer.

Bref, la pudeur est un élément fondamental non seulement dans le monde du modèle nu mais aussi dans toutes les sphères de la vie courante. Pas de pudeur! Pas de respect possible entre les individus. Pas de pudeur! Pas de nudité artistique qui soit digne de ce nom. Pas de pudeur! Pas d’humanité à proprement parler. Et vous?! Qu’en dites-vous?

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada