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Le véritable pouvoir

Le véritable pouvoir Texte de Rolland Jr St-Gelais Modèle & Photo : JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/lilithjenovax/art/My-Power-946390574

Le véritable pouvoir

Bonjour tout le monde,

J’espère de tout mon cœur que vous passez une belle saison. Pour ma part, je dois avouer qu’il y a fort longtemps que je n’ai pas vu un hiver aussi agréable que maintenant. En effet, la température clémente qui recouvre la magnifique région de Québec est fort appréciée par votre humble serviteur.

Comme vous le savez déjà, je profite de la quiétude de ma réalité actuelle pour créer des poèmes et écrire des textes sur mon blogue artistique sur divers thèmes. Or, il m’est arrivé à l’esprit de rédiger un article en répondant à l’une des nombreuses interrogations cruciales liées à l’existentialisme. Il est fort possible que ma situation physique avec laquelle je vis depuis ma naissance et certains évènements attachés à mon expérience de vie y soient pour quelque chose dans la manière dont je perçois la présence humaine.

À dire vrai, le fait que de plusieurs questions viennent hanter ma pensée ne m’a jamais empêché d’apprécier mon destin en y découvrant la multitude de bons côtés qui la composent. Or, ceci m’amène justement à résoudre cette problématique inhérente à l’existence. Quelle serait le véritable capacité que j’ai été dans l’obligation de développer afin de faire face aux diverses circonstances que j’ai dû affronter ?

Oui, je suis conscient que je ne possède aucun des pouvoirs des super héros de bandes dessinées qui ont jalonné les lectures de mon enfance ou que je vois sur les immenses écrans dans les salles de cinéma. Cependant, il y en a un qui s’est imposé au plus profond de mon être. Une aptitude qui m’est d’une grande utilité face à ce qu’il peut m’arriver.

C’est un fait indéniable que je n’ai pas de contrôle sur ce qu’autrui peut opérer et que ses actions, sûrement sans aucune mauvaise intention de sa part, peuvent me perturber. Toutefois, je suis libre de le prendre d’une manière que je qualifierais de « détachée ». Oui, cela peut m’ébranler. Cependant, c’est à moi, et à moi seul, que revient le degré d’affectation à mon endroit. Dit autrement, je suis responsable de mes sensibilités et c’est à moi de les endiguer, telle une rivière au printemps qui se décharge de ses glaces, de façon à ne pas me laisser submerger.

Certes, c’est là un travail de longue haleine. Je devrais plutôt écrire de toute une vie. À plus forte raison si on se souvient qu’elle est semblable à des montagnes russes. « Les jours se suivent, mais ne se ressemblent pas », dit l’adage. Voilà pourquoi il est impératif de garder un contrôle sur nos émotions qui peuvent surgir à n’importe quel moment.

Attention ! Il n’est pas dans mon intention de minimiser l’importance de vivre pleinement ce que l’on ressent. Je désire simplement vous rappeler que le fait d’en être le seigneur incontesté est avant toute chose un bon pas dans la maîtrise de notre vie.

Merci infiniment de votre attention à mon endroit !

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Jeu de mains

Jeu de main Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Jerseyfightfan Source : https://www.deviantart.com/jerseyfightfan/art/uNZ6-Y40qzo-940512589

Jeu de mains

 

Jeu de mains.

De la nuit jusqu’au matin,

Fait par deux belles frangines,

Deux copines aux idées bien coquines.

 

Deux amies aux charmes de la France,

Des comparses qui vivent leur différence,

En toute intimité dans les couloirs de leur château,

Un manoir situé près d’une rivière où la lune se reflète dans l’eau

 

Leurs sourires radieux témoignent de leur désinvolture

Lorsqu’elles se divertissent ainsi avec une intention pourtant si pure

Il est vrai qu’il est rarissime de se pincer allègrement les mamelons.

Ces seins n’avaient jamais sustenté l’appétit d’un nourrisson.

 

Quel étrange rituel, je dois l’avouer !

Entre des sœurs tellement belles et fières de leur péché.

Quel mal, peut-il bien y avoir de s’offrir ce petit plaisir ?

Dans un monde où l’adage serait, à première vue, de souffrir.

 

Ce que j’aimerais vous accompagner en ce jour du Seigneur.

Être compté pour un bibelot afin de vous combler en ces heures.

Car, voyez-vous, j’ai tout un atout que seules des élues ont goûté

Une faveur dont certains dieux m’ont, par générosité, octroyée.

 

Allez ! Ô, charmantes dames en ces terres inconnues.

Ne savez-vous pas que je vais vous en mettre plein la vue ?

À cet amusement exceptionnel, je suis un véritable passionné.

Par mon aptitude, croyez-moi, que vous serez émerveillées.

 

Mais, avec résignation, je reconnais que je suis ébahi.

Par tant de splendeur et de sensualité vécues en votre lit.

C’est lorsque j’aperçois une telle scène que je regrette l’absence.

Celle de mes mains que je n’ai jamais eue même durant l’enfance.

 

Veuillez accepter, dames de l’hexagone, mon humble présence à vos côtés.

Soyez convaincues que je saurai bien réaliser vos quatre volontés

Vous serez étonnées par ma dextérité pour vous satisfaire.

Car, pour être franc, ma raison est de vous plaire.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Gouttelettes

Gouttelettes Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo de Creativeworks Source : https://www.deviantart.com/creativephotoworks/art/prosecco-340389026

 

Gouttelettes

 

Étendue sur le lit douillet,

Où nous avons échangé tant de bienfaits.

Que de baisers et de caresses sans retenue,

En profitant de cet instant où nous étions nues.

 

Nous avions, pour témoins, que les draps blancs.

Ils garderont notre grand secret loin de ces gens.

De ces grenouilles de bénitier à la langue de vipère,

Qui crache son venin sur les innocentes mères célibataires.

 

Sur les murs de notre modeste chambre hôtel.

De la Ville lumière où réside ma tendre belle,

Quelques papiers peints ont, par leur présence, agrémenté.

Cette merveilleuse nuit d’amour à la fois passionnée et effrénée.

 

À force d’atteindre tant de plaisir par nos mains expertes,

Nous sentions nos âmes courir inlassablement à leur perte.

Mais, n’est-ce pas là l’aboutissement de la jouissance absolue ?

De flairer la vague de la cyprine émerger de cette zone méconnue.

 

De voir ces gouttelettes se déverser sur mon corps,

Qui est offert afin de recueillir ce liquide précieux comme l’or.

Preuve irréfutable de t’avoir donné une entière satisfaction.

Mon plus grand désir que je pusse t’apporter en cette saison.

 

Ô, belle fontaine de jouvence !

Maintenant, je tire ma révérence.

Il est plus que temps de me diriger à la gare,

Avant que le train parte au loin et qu’il soit trop tard.

 

En effet, je dois rejoindre mon tendre époux.

Nous vivons ensemble comme de véritables fous.

« Liberté et égalité » telle est notre unique adage !

Voilà pourquoi, je ne suis vraiment pas la plus sage.

 

Vous conviendrez qu’il y a encore plus étrange.

Dans ce monde puéril où sont silencieux les anges.

Pouvons-nous empêcher la réalisation d’œuvre de chair ?

Entre deux êtres qui sont aussi à l’aise sans en avoir l’air.

 

Il va de soi que je ferai avec joie l’amour avec mon conjoint.

Même si, je n’en ai pas honte, je préfère ma maîtresse, et de loin.

C’est avec mon mari que je passe les plus jolis jours de ma vie.

Mais, c’est avec ma tendre chérie que je vis mes plus belles nuits.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

En ne sachant que faire

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

En ne sachant que faire

 

Perdu dans la brume de mes pensées.

Dans l’aurore dorée, j’ignorais où mes pas, diriger.

Que de questions marquèrent de leurs empreintes mes idées.

Idées confuses qui sont apparues en ce jour où j’ai été damné.

 

Étais-je une si mauvaise personne?

Voilà au fond de mon être ce qui sans cesse résonne.

Dans ma tête, une telle question est telle une cloche qui sonne.

Qui pourra me dire la vérité afin que je me pardonne?

 

Comme dit si bien l’adage, une vérité avouée est à moitié pardonnée.

Ce que mon cœur languit de ne pas pouvoir revenir dans le passé.

Et, de mes erreurs, pouvoir un tant soit peu, les effacer.

Est-ce là, à la vie ou à Dieu, trop demander?

 

Je suis qu’un être de chair.

Une âme qui jadis voguait sur les airs.

Un être immatériel qui devait apprendre afin de se parfaire.

S’incarner dans un corps malgré le risque de l’amour et de la guerre.

 

C’est ainsi que je naquis dans un village.

Peuplé de gens aux coutumes et à la langue slaves.

Nous vivions modestement sans pour autant être des esclaves.

Dans un village entouré de montagnes enneigées lui servant d’enclave.

 

Ma bien-aimée et moi sommes nés dans des familles où la paix régnait.

Avec des gens modestes qui, malgré les soubresauts de la vie, s’aimaient.

Nous nous sommes connus à l’école du village où l’institutrice enseignait.

La grammaire, les tables de multiplication et autres choses, elle nous expliquait.

 

 Nous avons grandi dans ce village paisible béni des cieux.

Combien de jours sont passés en ce temps où nous y étions si heureux?

Un bonheur qui culmina à l’instant où je me sentis tel un bienheureux.

Ce moment où elle réalisa, par sa réponse, mon souhait le plus précieux.

 

Le jour de nos noces était si extraordinaire !

Elle était si belle au pied de l’autel à côté de son père.

Devant le prêtre, nous avons juré fidélité et amour sous une belle lumière.

Une aura multicolore qui provenait des vitraux qu’avait réalisés mon grand-père.

 

Un banquet avait été offert par les membres de notre parenté.

Ce fut de leur part, un geste rempli d’amour, un geste de pure bonté.

Mon vieux père m’avait donné sa boutique afin que je puisse travailler.

Et que ma famille soit, par mon travail, en tout temps, comblée.

 

Quelle nuit de noces avons-nous eue!

Dans le lit conjugal, nous étions entièrement nus.

Elle était belle comme le premier jour que je l’avais vue.

En mon cœur, je bénissais le ciel de ce présent que j’ai reçu.

 

Tout passe tellement vite dans le livre de la vie.

Voilà pourquoi, il faut faire attention à nos rêves, à nos envies.

Le coq avait chanté trois fois avant la trahison de Saint-Pierre à ce que l’on dit.

Pour avoir mis fin à mon bonheur, une seule fois avait amplement suffi.

 

Une balle perdue traversa la faitière.

Amenant tout mon être dans les flammes de l’enfer.

Sans crier gare ! Mon pays se trouvait désormais en guerre.

J’ai alors pris le corps de mon épouse dans mes bras en ne sachant que faire.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Notre album-souvenir

Notre album-souvenir par Rolland Jr St-Gelais photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Bedtime-reading-2-878499624

Notre album-souvenir

 

Ô mon tendre et unique amour,

Mon cœur sera à toi pour toujours,

Cela fait maintenant trois jours que tu es parti,

Je me demande sans cesse ce qu’il m’a prise d’avoir agi ainsi.

 

Chaque jour, tu me réveillais en m’offrant un café chaud.

En me disant au creux de l’oreille des mots tendres et beaux.

Quelques brioches finement assaisonnées que tu aimais préparer,

Que je goûtais sous ton regard attentif et de tes yeux tout émerveillés.

 

Que puis-je dire de nos voyages et de nos randonnées?

Que nous ayons fait chaque hiver et parfois même en été.

De tous ces pays que nous avons découverts d’un seul cœur,

Ces contrées où nous étions ébahis à chaque instant, à chaque heure.

 

Et de ta présence tellement chaleureuse pour essuyer mes pleurs.

Sans oublier ta main bienfaitrice qui me rassurait face à mes peurs.

Que puis-je faire pour reprendre vie au plus profond de ton cœur?

Je sais bien en mon âme que tout ça était somme toute qu’un leurre.

 

Mais, maintenant, que me reste-t-il de ce temps passé?

De ce temps ou toi et moi faisions l’amour tels des passionnés,

Passionnés de la vie, du plaisir et de la chair à en perdre la raison.

Jusqu’au jour où nous avons décidé de fonder notre foyer, notre maison.

 

Pourquoi ai-je succombé à mes pulsions face à cet inconnu?

Cet homme que j’avais rencontré loin de toi et à ton insu.

Faute avouée est à demi pardonnée, dit un vieil adage?

Savoir garder le silence est à mes yeux encore plus sage.

 

Presque nue sur notre lit conjugal, je me remémore nos souvenirs.

Au fil des pages que je tourne inlassablement, je sens mon âme se ternir.

S’obscurcir d’un noir ténébreux à chaque page que mes doigts ont viré,

Me rappelant telle une triste mélodie comme nous nous étions aimés.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada