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L’histoire de vie de Séléné Alsace

Prélude

Bonjour tout le monde,

Voilà quelques jours, j’ai fait une demande spéciale au sein de ma page Facebook et de mon compte DeviantArt afin d’inviter les artistes qui ont contribué à la construction de mon blogue artistique de rédiger un texte sur leurs parcours professionnel et personnel. En effet, j’ai remarqué au fil de mes réflexions qu’il était plutôt rare que je laisse parler lesdits artistes. Certes, leurs œuvres parlent par elles-mêmes de leurs talents et de leur savoir-faire mais ne comblent en aucun cas un grand vide laissé par ces questions légitimes : Qui sont-ils et quels sont leurs chemins? Pourquoi avoir choisi un tel domaine? Bref, leur donner la parole.

Plusieurs artistes ont répondu à ma requête tandis que d’autres ont préféré mettre un voile pudique sur leurs vies. Je respecte le choix des derniers et je remercie les premiers. La liberté de choisir est un droit fondamental à mes yeux. Or, il y a parmi les artistes qui ont acquiescé à ma demande une charmante dame qui a composé un texte si captivant que j’ai choisi de vous le présenter quel tel. C’est pour moi une question de justice à son égard.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Séléné Salace 4
Vous pouvez vous abonner à son compte Instagram Selene.alsace

Histoire de vie de Séléné Alsace

J’écris cette histoire suite à l’appel de Rolland St-Gelais pour la simple raison que  je trouve sa démarche intéressante.

Drôle d’impression que celle d’écrire sa propre histoire sur ce sujet. Lorsque je commence à écrire ces quelques lignes, je comprends vite que je vais devoir mettre un peu d’ordre dans mes pensées. J’ai d’un coup tant de choses à dire! 

J’ai depuis toujours admiré les gens qui savaient dessiner, ils me faisaient rêver. J’aurais toujours aimé dessiner mais à chaque fois que j’ai tenté l’expérience, je me sentais trop “cadrée” pour pouvoir m’exprimer et je n’ai pas persévéré dans cette activité. 

Ma vie se résume en un mot : heureuse. Mon parcours professionnel est riche en expériences diverses mais qui n’ont rien à voir avec le domaine artistique. J’ai toujours vécu ma vie à 200% et je l’ai remplie au maximum de mes capacités.

Il y a un peu plus d’un an, j’arrive à un moment de ma vie où j’ai besoin de faire le point, un besoin de m’arrêter et de regarder. J’ai tant de questions que je ne me suis jamais posées. J’ai l’impression que les couleurs du tableau de ma vie se sont mélangées. Je réalise que je me connais mal et je commence une quête sur moi et aussi sur la vie en général, notre perception du monde, de l’autre. Je lis beaucoup et j’ai l’impression d’arriver parfois à m’échapper de mon corps pour prendre de la hauteur, voir sous un angle nouveau. Je découvre des choses que je n’avais jamais vu avant, mon regard change, ma sensibilité aussi, j’apprends la compassion…

Un jour,  je lis un livre illustré par Francesca Volchitza Marta et j’ai le coup de coeur pour ses dessins. Je ressors mes crayons et j’en dessine quelques-uns. Cette fois je continue parce que j’y prends du plaisir et que personne ne m’impose quoi que ce soit. Le thème développé par cet artiste m’inspire beaucoup, elle dessine beaucoup sur le thème de la féminité. J’aime sa façon abstraite de magnifier la femme. Je commence à m’intéresser de plus prêt au rapport au corps, à mon corps et je prends conscience que c’est une partie de moi que je connais mal. Notre culture en a fait abstraction. Seul l’art s’autorise à le traiter comme sujet principal. Il fait pourtant partie de moi depuis si longtemps et je l’ai ignoré, je ressens presque un sentiment de culpabilité envers mon propre corps mais aussi le corps en général.

Séléné Salace 1Pour assouvir ma passion nouvellement découverte pour le dessin, je rassemble des tonnes d’images dont j’aime le style artistique, souvent avec beaucoup de couleurs, souvent des femmes, souvent nus, souvent de l’art abstrait. Je m’intéresse ensuite aux postures, aux courbes, aux corps et je commence à devenir passionnée. Je les regarde, je les observe et je les dessine. Je complète ma galerie par des planches d’anatomie, des croquis, des statues. Je dessine de plus en plus et petit à petit, j’adapte les postures, les ombres…je prends plus de liberté. La peinture devient un plaisir, une sensation et le corps est mon unique sujet. 

Ma peinture dérange. Je me souviens alors que le corps nu est tabou aujourd’hui. Pourtant je ne suis pas prête à renoncer à le dessiner. Pour ne heurter personne et préserver mon entourage, je me construis un univers parallèle dans lequel je laisse exprimer ma sensibilité.

Ma peinture est intuitive, je fais des erreurs, je me trompe, j’essaye encore et parfois j’ai une bonne surprise. Au fil de mes essais et grâce aux échanges avec des artistes et des modèles, mes peintures me ressemblent de plus en plus, les messages et les commentaires m’encouragent à poursuivre mon voyage.

Un jour, j’ai l’occasion de dessiner un modèle masculinSéléné Salace 2 d’après une photo, je dessine depuis, avec autant de plaisir les hommes et les femmes mais je ne peux me résoudre à y rajouter de l’accessoire. Le nu a pour moi une pureté que je n’ai aucune envie de polluer. J’aime capturer l’instant, sans le forcer et j’ai une préférence pour travailler sur le corps dans son intégralité, avec la même importance accordée à chaque détail anatomique, sans que le sexe en soit caché ou bien mis en avant. Un traitement holistique du corps en quelque sorte.

Séléné Salace 3Aujourd’hui j’ai rejoint un atelier de modèle vivant et franchit ainsi, une nouvelle étape dans ma perception du nu. Je dessine parallèlement de plus en plus d’après des photos de modèles avec qui j’ai préalablement échangé, ne serait-ce que quelques mots. J’ai envie d’aller toujours plus loin dans mes peintures, de rendre quelque chose de plus fort. A présent, chacune de mes peintures capture un moment, une soirée, un modèle, mon état d’esprit, toutes racontent une histoire unique. C’est en quelque sorte les rendre vivantes. Je ne peux obtenir ce résultat si je dessine à partir de planches d’anatomie.  Ma peinture devient authentique, elle est mon oeuvre mais aussi celle de mon modèle qui me prête son corps, et ce, même lorsque je dessine d’après une photo et que mon modèle n’est pas physiquement devant moi. J’aime cette collaboration.

Je trouve le corps fondamentalement “beau”, j’aime la diversité des physiques, je peins toujours avec respect et gratitude pour ce corps qui se laisse attraper par mon coup de crayon. Lui qui est d’ordinaire vu, je le regarde maintenant. Le corps d’un modèle et les yeux d’un artiste, sans parole, sans contact, l’essence même de l’échange. Et pourtant il s’en dégage tant de force.

Il n’y a plus de barrières, plus de protections. Devant la confiance en l’artiste, la sensibilité du modèle se dévoile et avec elle, sa vulnérabilité aussi. Le résultat en est une peinture plus profonde qui va au-delà de l’apparence physique. C’est en tous cas ainsi que je ressens le nu artistique et c’est ainsi que je souhaite le vivre. Je ne saurai choisir entre le corps et la peinture, j’aime autant l’un que l’autre. 

La particularité de mes peintures est de ne pas représenter les détails du visage. Les principales raisons en sont la complexité d’une part et le souhait de certains modèles de garder l’anonymat d’autre part. Mais aussi et surtout parce que mes dessins représentent tous une part divine et sans représentation du visage, chacun pourra plus facilement se reconnaître en eux !

Séléné Alsace

Dessins gracieusement offerts par Séléné Salace

En ordre d’apparition :

La première : « Voyage au cœur de soi – Peinture à l’huile – Modèle Nicolas TheJasmin Maudaile merci pour ta collaboration. »

la seconde : « Avance vers demain – Peinture à l’huile sur tons bleus de cobalt – Merci à mon modèle pour sa collaboration « 

La troisième :  » La vent se lève – Peinture à l’huile sur tons gris – Autoportrait »

Le bien-être

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Le bien-être

Bonjour tout le monde,

IMG_20200107_172246J’avais demandé à mes connaissances sur le réseau social Facebook de me proposer une série de sujets que je pourrais développer au fil de mes publications sous forme de proses au sein de mon blogue dédié à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie ainsi que dans une moindre mesure à des réflexions personnelles. La dernière catégorie d’articles me semble être de plus en plus importante dans le présent blogue. En effet, il existe tant de réalités auxquelles chaque être humain doit faire face au cours de sa vie qu’il est impératif de ne point garder le silence. Mais, attention! Je ne prétends nullement avoir la connaissance absolue ni posséder la sagesse des Anciens. À vrai dire, votre humble serviteur est un homme parmi tant d’autres avec ses forces, ses faiblesses, ses espoirs, ses rêves et ses désillusions.

Toutefois, et en dépit de ces évidences nommées ci-dessus, une seule caractéristique propre au genre humain rend possible son désir d’aller toujours vers l’avant. Soyez rassurés ! Il n’est absolument pas question de trouver l’âme-sœur, de gagner à la loterie et encore moins de réaliser des exploits hors du commun même cela peut être des éléments importants à son bien-être.

Cependant, je parle ici du bien-être tout simplement.IMG_20191217_102116 C’est-à-dire d’être « bien » dans son « être », dans le plus profond de soi, là même où personne ne peut ni pénétrer, ni conquérir, ni accéder et encore moins voler ce « bien » le plus précieux. Oui, il s’agit du seul bien qu’aucune richesse ne peut acheter, ni aucune contrée aussi belle soit-elle en ce monde ne peut vous offrir et qu’aucun grand amour ne peut combler. Bon! Je reconnais qu’avoir richesse, belle contrée et grand amour aide énormément à apprécier la vie. Mais, est-ce là où réside le véritable bien-être quel que je l’entends dans ce présent article? Je réponds à cette question par un non catégorique.

IMG_20191230_161859Mais quel est donc cet état de bien-être, d’être bien dans son être, dans ce présent article ? Je vous dirais tout simplement de lâcher-prise, d’accepter ce qui est, ce qui dépend de soi et de prendre conscience de ce qui ne l’est pas. Ce qui implique la pleine et entière reconnaissance de nos erreurs, de nos fautes et de les assumer sans pour autant tourner le fer dans la plaie. Ce qui engage chez l’individu d’éviter la sempiternelle phrase : « L’avoir su, j’aurais agi autrement ». Quelle phrase à la fois vide de sens et inutile. Vide de sens puisque l’on ne peut pas toujours prévoir les conséquences de nos actions lesquelles dépendent souvent de facteurs extérieurs à notre volonté. Inutile puisque ce qui est fait est fait et ne peut être, sauf dans de rares cas, défait. Accepter une telle vérité est à mes yeux la pierre angulaire du « bien-être », c’est-à-dire d’être bien dans son for intérieur.

C’est plus facile à dire qu’à faire? Me diriez-vous ! Je suis d’accord avec vous mais en partie seulement. J’ai, à titre d’exemple, mes parents qui ont dû faire face à des situations hors de leur contrôle. Certes, je fais référence à ma mon handicap physique causé par les comprimés de thalidomide que mon père avait ramené de la pharmacie. Ce dernier pouvait-il savoir les effets qu’ils allèrent avoir sur mon développement embryonnaire? Ma mère pouvait-elle se douter un seul instant des conséquences sur ma vie en prenant ces comprimés? Bien sûr que non! Toutefois, ils ont su se relever les manches et affronter la vie comme elle se présentait. C’est-là l’un des nombreux exemples qui me sont venus à l’esprit.

Soyez convaincus d’une chose! J’ai rarement vu desIMG_20191211_185253 gens avoir eu un tel état de bien-être malgré les embûches qu’ils ont été obligés d’affronter depuis ma venue au monde. Ai-je hérité de cette capacité de résilience? C’est possible. Une telle capacité est-elle présente chez les êtres humains? C’est possiblement le cas puisque sans elle, les êtres humains auraient été dans l’incapacité de faire face aux aléas de la nature, de l’histoire et de l’existence. Autrement dit, de la vie!

En terminant, je mentionne cette citation qui résume à la perfection l’ensemble de mes propos contenus dans cet article. Une citation d’un certain Nouredine Meftah qui décrit en ces termes une noble vérité : « Le bien-être est l’harmonie de notre for intérieur ». Que puis-je vous souhaiter de mieux que votre for intérieur soit en totale harmonie afin que vous puissiez être bien en vous-même?

Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Le rejet

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Votre humble serviteur : RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Le rejet

(Merci à Victoria pour sa suggestion)

Bonjour tout le monde,

J’avais demandé à mes amis et amies sur le réseau social Facebook de me suggérer des sujets qui pourraient potentiellement les intéresser afin d’enrichir mon blogue artistique dédié à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie ainsi qu’à des réflexions personnelles. En effet, il me semble être important de prendre connaissance de ce qui pourrait susciter chez bon nombre d’entre eux à poursuivre leur lecture de mon blogue. Après tout, il faut bien avoir des sujets intéressants afin d’avoir des lecteurs intéressés à les lire. N’est-ce pas?

Parmi mes connaissances, l’une d’entre elles m’a suggéré de développer sur un sujet qui en cette période de l’année m’interpelle beaucoup. En effet, en ce temps de réjouissances, plusieurs personnes passeront un réveillon du Jour de l’An dans la solitude la plus complète. Une solitude qui fut leur compagne de vie tout au long de l’année dernière et qui le sera fort probablement pour les douze prochains mois. Des personnes qui pour des causes souvent hors de leur contrôle ont connu que le rejet. Qui plus est! Un tel mot peut est synonyme d’une mort lente tant sur le plan émotionnel que spirituel sans oublier celui de l’être physique dans son entier.

Ce qui à la fois me rend triste et me fascine, c’est de lire dans les différents médias écrits à tel point le nombre de personnes qui passeront le jour de l’An seules et rejetées de tous est astronomique. Mais à cela s’ajoute le rejet qui a pour cause une apparence physique non conforme aux critères de beauté prévalant au sein de la société. N’allez pas croire que je n’aime pas admirer la beauté féminine lorsque ses attributs lui sont favorables. Après tout, je suis un homme comme bien d’autres et je n’en éprouve aucune honte à cela. Cependant, il est bon de voir un peu plus loin que les apparences. Et, je sais très bien de quoi je parle.

En effet, je me souviens d’une anecdote dont j’ai été témoin en 1993 lorsque j’étais resté à Québec pour une session d’été afin d’une part, d’avancer dans mes études et, d’autre part, de me familiariser à la belle ville où je vis actuellement. J’avais profité de mon weekend pour visiter la terrasse Dufferin tout en admirant le magnifique Château Frontenac. Au fil de mon parcours pédestre, je fis la rencontre de deux dames d’un âge assez avancé. Et comme j’aime beaucoup discuter avec les gens, j’en ai profité pour m’entretenir avec elles. Cette discussion m’a marqué au fer rouge pour le restant de mes jours.

Et pour cause, puisque l’une d’entre elles était atteint de la neurofibromatose. Une maladie qui déforme le corps de la personne qui en est atteinte au point de rendre celle-ci méconnaissable. Un seul mot peut décrire l’expression de son visage : tristesse. Une tristesse qui, il ne faut pas être le plus intelligent en ce monde pour le comprendre, est causé par une vie de misère et de rejet. N’allez pas croire que j’invente ce que j’écris puisque la dame qui l’accompagnait m’avait expliqué que cette dernière lui avait demandé d’être son amie lorsqu’elles étaient à bord du bus venant de Montréal pour une visite-éclaire à Québec.

Personnellement, j’avais beau essayé de trouver un quelconque sujet de conversation avec ladite dame en question, mais devant la tristesse qui émanait de son regard, j’en perdis tous les moyens. Vous savez, quand nous demandons à la personne si ça va bien et qu’elle répond avec la tête que ça va bien mais que nous voyons que son cœur répond tout le contraire, il est difficile de trouver les mots qui pourraient calmer les maux. Si je me souviens bien, j’ai allumé un cierge à l’office du dimanche qui a suivi notre rencontre en ayant une pensée spéciale pour elle et pour son « amie d’un instant ».

En résumé, nul d’entre nous est dans l’obligation d’ouvrir les portes de sa demeure pour recevoir les rejetés. Cependant avoir une pensée envers eux, leur faire un petit bonjour lorsque l’occasion se présente et avoir une simple oreille pour les écouter, tout cela peut faire une différence dans leurs vies. Certes, cela n’est peut-être pas grand-chose, mais pour ces derniers c’est énorme.

Merci de m’avoir lu.

Bonne et heureuse année 2020.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Le handicap physique

Le handicap
Votre humble serviteur : RollandJr St-Gelais

Le handicap physique

Bonjour tout le monde,

Hé oui! Nous sommes déjà rendus au 30 décembre 2019. Une journée propice à une rétrospection, non seulement de nos bons et moins bons coups que nous avons réalisés au courant de l’année en cours, mais aussi à établir une liste de nos résolutions aussi minime soit-elle pour celle qui frappe à nos portes. Bon ! Je le reconnais que l’année 2019 a été somme toute assez intéressante même si elle avait débuté par un long séjour à l’hôpital.

Un tel séjour a permis chez votre serviteur quelques remises en question lesquelles se sont poursuivies tout au long de cette année. Des remises en question qui d’une part, m’ont conforté dans mes valeurs judéo-chrétiennes et qui, d’autre part, m’ont amené à percevoir certaines réalités avec des points-de-vue différents. C’est un fait. Je tiens mordicus à ces valeurs qui m’ont été transmises par mes parents et par les religieux qui enseignèrent dans l’établissement scolaire que je fréquentais durant mon adolescence. C’est aussi un fait que bien des gens peuvent avoir des pensées, des opinions et des modes de vie bien différentes que les miennes. Une telle diversité rend la vie fort intéressante.

Ceci m’incite à répondre à une question que plusieurs de ces personnes me posent à quelques occasions au fil de nos discussions sur le réseau social Facebook. Une question qui semble provenir de leurs pensées, leurs interrogations, de leurs opinions et, dans quelques cas, de leurs modes vie. À vrai dire, il s’agit davantage d’une requête qu’une question. En effet, plusieurs de ces personnes souhaiteraient que je rédige un texte dont le sujet serait de vivre avec un handicap physique. Une requête qui est, je le reconnais volontiers, tout à fait légitime. Or, j’avais déjà décidé de ne jamais rédiger un tel article sur ce sujet au sein de mon blogue artistique. Pour quelles raisons ? C’est précisément ce à quoi je tenterai de répondre mais de manière à ne pas m’éterniser sur ledit sujet.

À vrai dire, il y a trois postulats qui expliquent bien mon objection à élaborer sur le sujet. Veuillez noter que par un souci de rendre cet exposé écrit le moins lourd à lire, je vais essayer de faire qu’un survol des trois postulats de base. Ce qui, je le crois, sera satisfaisant autant pour vous que pour moi.

Le premier postulat de base réside dans le fait que tout le monde a un handicap lequel n’est pas toujours évident à voir mais qui peut quand même être lourd à supporter. Certains de ces handicaps peuvent être d’ordre physique, mental, émotionnel ou psychologique. Qui plus est! Les gens n’affrontent pas leurs handicaps de la même manière, et ce pour les raisons suivantes : des expériences de vie des plus traumatisantes, des ressources répondant de manière plus ou moins de façon efficace à leurs besoins et des capacités de résilience pouvant être aux antipodes les unes des autres. Bref, il serait à mon humble avis superflu de rédiger un tel article portant sur le sujet car il faudrait tenir-compte des paramètres mentionnés ci-dessus. Et, pour être franc avec vous, cela ne m’intéresse absolument pas.

Le second postulat de base réside tel que mentionné ci-dessus dans mon non-intérêt pour le sujet. En effet, ayant participé à de nombreux reportages tant au sein de la presse écrite que la presse télévisée, on dirait aujourd’hui la presse électronique, sur mon vécu en tant que survivant de la thalidomide, vous comprendrez qu’en ce qui me concerne le vase est plein jusqu’à ras-bord. En résumé, j’ai déjà amplement donné et beaucoup plus que vous pourriez même l’imaginer un seul instant.

Le dernier postulat, et le plus important d’entre les trois, c’est qu’un tel sujet n’a pas vraiment sa place dans mon blogue. Certes, il est aisé de constater que je vis avec un handicap physique apparent tout en remarquant au passage que je suis de sexe masculin lorsque je publie des articles concernant mes expériences de modèle nu pour des écoles d’arts, des ateliers en arts et des artistes tant professionnels qu’amateurs. Il en est de même lorsque je diffuse les poèmes inspirés par les photos prises durant mes poses de nudité que ce soit lors de session en privé ou bien durant les cours de dessin ou autres. Cependant, j’évite de toucher directement sur ma situation physique afin d’une part, de ne pas attirer ou susciter un quelconque sentiment de pitié chez mes abonnés et d’autre part, de ne pas faire de mon blogue un instrument de propagande pouvant servir à une cause liée de près ou de loin aux diverses situations de handicap existant dans le monde. Il y en a tout plein sur le web qui sont là que pour ça.

Une mise-au-point doit être faite ici afin d’éviter une certaine contradiction de mes énoncés. Certes, il est vrai que j’ai déjà posé nu pour un jeune étudiant en photographie qui avait choisi de réaliser une exposition portant sur la beauté de la différence. Ladite exposition comprenait toute une série de réalisations photographiques sur des personnes vivant avec des différences physiques, et ce dans le cadre d’une activité scolaire de rang collégial. Soyez convaincus d’une chose, si j’ai accepté de poser nu pour une telle activité, cela a été justement pour venir en aide à un étudiant dont le seul désir était de briser une image omniprésente au sein de la société selon la beauté physique doit répondre à des critères précis. Ce qui est, vous en conviendrez, entièrement faux.

J’ose espérer que mes explications sur mon opposition à élaborer sur le handicap physique présentées au sein de cet article vous ont été satisfaisantes. Et, pour être franc avec vous, il y a tant de sujets plus captivants à développer que je préfère laisser celui-ci à un autre.
Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Le langage du corps

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Votre humble serviteur RollandJr St-Gelais de Québec

Le langage du corps

Bonjour tout le monde,

IMG_20191224_110448_221Pour terminer l’année en beauté, j’ai demandé aux personnes qui me suivent au sein de mon Facebook de me proposer des suggestions afin d’enrichir mon blogue consacré à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie ainsi qu’à des réflexions personnelles. Comme le saint évangile se base sur la compréhension du Christ selon la vision des quatre évangélistes, ces quatre éléments ont sein même de mon blogue doivent servir à saisir toute ma passion face à la vie. À vrai dire, ma passion de vivre tout simplement.

Une passion qui se reflète à la fois par et dans mesIMG_20191204_194538_324 écrits qu’ils soient sous forme de proses ou de poésie ou bien par mes expériences de modèle vivant et par les œuvres photographiques ou de dessins réalisées par mes collaborateurs outre-Atlantique. Ne croyez pas qu’il soit aisé pour votre humble serviteur de rendre justice à ces derniers. Il n’en est strictement rien, et ce pour deux raisons majeures. Tout d’abord, trouver les mots qui épousent à la perfection les œuvres est loin d’être facile surtout que les mots que je choisis peuvent ne pas avoir la même teneur émotive que ceux de langue, par exemple, germanique. Ensuite, le langage visuel est souvent aux antipodes du langage écrit. Dit autrement, ce que l’auteur désire exprimer par l’une de ces œuvres peut être perçu de manière fort différente chez le commun des mortels.

DANS2268-ModifierEt que puis-je dire lorsqu’il est question du langage du corps? Du fait de ses nombreux signes, le corps ne ment jamais. Un regard? Une démarche? Une respiration? Une expression faciale aussi imperceptible qu’elle puisse l’être ne peut échapper indéfiniment à un œil attentif. Le corps ne ment jamais ! Qu’on se le tienne pour dit. Ce qui est d’autant plus vrai pour ce qui est du modèle vivant surtout si la nudité intégrale est de mise.

Le corps est plus que le véhicule de l’âme. Un peu àDANS2318-Modifier l’image d’une ampoule électrique, c’est par lui et lui seul que l’être véritable se manifeste face à son milieu environnant. Personnellement, je me rappelle l’état de bien-être que j’ai ressenti à l’occasion de mes deux dernières séances de nudité artistique vécue respectivement à Chicoutimi et ici même à Québec. Un tel état a grandement favorisé une assurance face à aux attentes de part et d’autre des personnes présentes sans oublier une grande aisance chez votre humble serviteur dans la prise de poses.

DANS2271C’est un fait. Le corps possède son langage. Je devrais plutôt écrire ses langages dépendamment s’il s’agit d’un modèle nu masculin ou féminin, de ses expériences de vie et du milieu dans lequel il a reçu son éducation sans omettre ses valeurs personnelles. Je le reconnais que mes valeurs judéo-chrétiennes peuvent sembler être au diapason au fait que je poseIMG_20191209_161857_395 entièrement nu pour des écoles d’arts, des ateliers en art ou encore pour des artistes en privé. Cependant je n’oublie jamais le caractère sacré inhérent à mon corps dans lequel mon âme s’exprime et par lequel mon esprit se rattache à l’Esprit créateur de l’univers. (1)

Pour ce qui est des expériences de vie du modèle vivant,IMG_0717 force est de constater qu’elles ont une influence indéniable sur sa vision à l’égard de son corps. Certains modèles ont trouvé, fait intéressant à noter, dans les poses nues une cure face à des blessures qui peuvent parfois remonter à leur lointaine enfance. Pour d’autres modèles, et je fais parti du nombre des heureux élus, poser nu est tout simplement un plaisir partagé avec des artistes amateurs ou professionnels et, dans quelques cas, de renommé internationale. Pour ma part, un de mes grands plaisirs vécu cette année est d’avoir pu rendre service à une étudiante en photographie dans le cadre de ses études universitaires à l’université du Québec à Chicoutimi.

N’oublions jamais ce point central dans ma philosophie de vie : Comme tout épicurien qui se respecte, tout ce qu’il fait doit être fait avec un minimum de plaisir. Ce qui m’amène à conclure ce présent article par ceci : les émotions s’extériorisent par le langage corporel. Or, c’est par le plaisir le plus pur sans aucune arrière-pensée aussi futile soit-elle, que le langage du corps peut illuminer le milieu dans lequel il se trouve.

Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

(1) J’ai opté par cette image pour désigner l’Être Suprême.

(2) Page artistique Facebook : https://www.facebook.com/modelevivantaquebec/