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Au milieu de l’herbe

Au milieu de l'herbe
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Au milieu de l’herbe

Bonjour tout le monde,

Il n’y a rien de plus utile qu’une belle journée ensoleillée du mois d’août pour vous parler des petits et grands plaisirs d’été. Des plaisirs qui font de la vie autre chose qu’une succession de morosité, de labeur et de sueur. C’est un fait que bon nombre d’entre nous passent leur temps à travailler souvent dans des conditions plus ou moins enviables, à affronter des situations fort déplaisantes et à faire de leur mieux tout en tirant le diable par la queue. Fort heureusement, la saison estivale apporte un peu de bonheur et souvent beaucoup de beauté à l’existence.

Pour ma part, j’aime bien l’été pour trois raisons précises. Des raisons qui s’enchevêtrent les unes aux autres. Bon ! Je reconnais d’emblée que vous risquez d’être en désaccord avec les propos qui vont suivre. Cependant, sachez que j’en assume la pleine et entière responsabilité. De dit-on pas que la liberté de s’exprimer s’accompagne inexorablement par l’imputation qui en découle.

La première raison réside dans la chance de pouvoir allègrement admirer les beautés féminines que je peux rencontrer, ne fut-ce que par un simple coup d’œil, dans leurs manifestations aussi variées que plaisantes. En effet, quoi de plus beau que la grâce féminine aux yeux de celui qui sait la contempler à sa juste valeur? J’ai bien écrit à sa juste valeur puisque le respect a été, est et sera toujours de mise chez votre humble serviteur. Et puis, comme j’adore répéter à qui veut connaître le fond de ma pensée à ce sujet : La beauté n’est point un péché tout comme la laideur est loin d’être une vertu.

La deuxième raison est celle de la multitude de sources d’inspiration que la saison estivale me procure. En effet, la luminosité est à son meilleur dans les journées d’été comparativement à toute autre saison de l’année. D’ailleurs, je suis toujours étonné à chaque fois que je me rends dans la belle région de Matane en Gaspésie tellement le soleil y est si bon, si agréable et si chaleureux. Un soleil qui reflète à la perfection les gens de cette superbe région. Mais, il y aussi le souffle incroyable que m’assurent les chaudes journées d’été lors de mes nombreuses compositions poétiques.

À cela s’ajoute, vous devez certainement vous en douter un peu, la collaboration tellement précieuse et combien appréciée de mes fidèles artistes par le vaste monde. Vous noterez que la luminosité des jours et la qualité exceptionnelle des photos de nudité artistique, parfois légèrement érotique, constituent une mixture fort intéressante. N’est-ce pas ?

La dernière raison est celle des nombreux souvenirs que l’été me font parfois revivre au plus profond de moi. En effet, je me revois marcher le long des plages qui bordent ma région natale qu’est Sept-Îles où je pouvais humer l’air marin sans oublier les nombreux lacs et rivières où je contemplais les forêts vierges. Bien entendu que je ne peux pas passer sous silence le terrain familial où parfois je m’étendais sur la verte pelouse. Que de beaux souvenirs de ce temps de mon enfance, de mon adolescence et de ma lointaine innocence. Que des souvenances qui en mon esprit forment une aide surprenante dans la composition de mes poèmes pour mon plus grand plaisir et, je le souhaite ardemment, pour le vôtre aussi.

En résumé, le fait de vivre loin de la nature contrairement à ma vie de jadis rend impossible de m’étendre au milieu de l’herbe. Toutefois, je peux le faire en esprit à chaque fois que l’occasion de composer mes poèmes se présente à moi. Croyez-moi sur parole que je ne raterai aucune occasion qui se présentera à moi. Je vous le jure maintenant et pour toujours.

Merci infiniment pour votre assiduité.

Rollandjr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

C’est pour bientôt

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Votre humble serviteur en séance de nudité artistique

C’est pour bientôt

Bonjour tout le monde,

Phylactère_2018-1950J’espère que vous passez un bel été dans la bonne humeur et la joie. Pour ma part, je dois dire que la vie est belle à bien des égards. En effet, j’ai fait un bilan de la situation actuelle sur le plan de mes activités de nudité artistique et, à ma grande surprise, tout s’est déroulé selon mon plus profond désir. D’une part, mes activités de modèle nu ont reprises de manière graduelle donnant ainsi à votre humble serviteur l’opportunité de prendre des forces à la suite de ma mésaventure de décembre dernier. D’autre part, grâce à la collaboration de mes fidèles amis œuvrant dans le domaine de la nudité artistique, j’ai pu contribuer à l’enrichissement de mon blogue artistique notamment par la composition et la publication de poèmes inspirées par leurs réalisations photographiques lesquelles sont tout à fait dignes de mention.

Autre fait intéressant à retenir concerne la mise enRoland5web place de quelques projets qui auront lieu dans la grande région de Québec. C’est le cas notamment d’une séance photo qui aura lieu en pleine forêt et ou la nudité aura une place de choix dans chacune des poses que je ferai en cette occasion. Comme vous le savez probablement déjà, le tout sera fait sous la supervision de la photographe professionnelle reconnue mondialement sous le pseudonyme de Phylactère. Une véritable maitresse dans l’art de la photo du nu.

IMG_20190528_150500À cela s’ajoute la présence d’une de mes amies de la région de Québec qui assistera pour la première fois à une séance photo où la nudité sera à l’honneur. Mais, attention ! Il ne s’agit pas de n’importe quelle nudité. En effet, la recherche de l’excellence, de la pureté et de la beauté liée à la fois à la masculinité et à la différence physique du sujet sera la pierre angulaire des prises photographiques tout au long de la séance. Voilà pourquoi les règles de base du nu artistique seront scrupuleusement respectées tant par la photographe que par moi-même sous l’œil amateur de mon accompagnatrice Victoria lequel est son nom d’emprunt pour cet évènement. D’ailleurs, la photographe possède une main de fer dans un gant de velours dans sa façon de diriger une séance photo. Est-il utile de vous dire que ses années d’expérience jouent en sa faveur ? Poser la question, c’est un peu y répondre.

Je profiterais de cet événement pour approfondir mes connaissances à propos de Phylactère dans l’optique de réaliser un reportage afin de lui rendre hommage. Un hommage pleinement mérité. Il va de soi que plusieurs questions d’ordre technique lui seront posées pour démystifier ce qu’est le nu artistique et surtout ce qu’il n’est pas. Et savez-vous quoi? Un tel projet est pour bientôt.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Petite précision concernant l’orientation érotique de la majorité des poèmes

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Séance de nudité artistique U.Q.A.C. le 14 novembre 2018

Petite précision concernant l’orientation érotique de la majorité des poèmes

Bonjour tout le monde,

Je dois à mon humble avis apporter une petite précision concernant l’orientation érotique de la majorité de mes poèmes publiés sur mon blogue. En effet, je travaille en étroite collaboration avec des photographes professionnels spécialisés dans le nu tant érotique qu’artistique. Ces photographes ont la gentillesse de me donner l’autorisation de publier certaines de leurs œuvres au sein de mon blogue dédié à ma passion en tant que modèle nu pour des écoles d’art et des ateliers en arts, à la poésie et à la photographie. Or, je ne peux malheureusement guère partager lesdits poèmes au sein de mes pages Facebook, et ce pour cause de censure. Ce qui est tout à fait normal pour un site de réseautage ouvert à tous et à toutes.

Voilà la raison pour laquelle les poèmes inspirés par leurs œuvres se retrouvent au sein de mon blogue artistique. Vous noterez, en terminant cette missive, que je tente par tous les moyens de respecter la beauté, l’harmonie et le bon goût liés aux œuvres choisies par votre humble serviteur. C’est une question d’éthique professionnel.

En espérant avoir clarifié des questions qui auraient pu surgir en vos esprits. Ceux et celles qui le désirent peuvent me demander le lien de mon blogue en messagerie privée.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Interpellation

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Méli Mélo par Juste Angèle de la France

Interpellation

« Aujourd’hui, Rolland et moi avons été interpellés pour un poème qu’il a fait sur une de mes toiles. Il parait que quand on est modèle on ne doit pas parler ni écrire de sexualité et surtout pas de rapport entre les corps… Cette dame ne comprend pas qu’il puisse être poète ET modèle. Pourtant les toiles, mes dessins collent parfaitement aux magnifiques poèmes qu’il peut écrire. Ne soyons pas cloisonnés dans nos vies et encore moins dans notre art. Les cases c’est pour y mettre des croix. Merci Rolland pour tout, et j’espère que notre collaboration va continuer longtemps. »

De mon amie Juste Angèle de la France

Une série magnifique

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Modèle nue ? Angela Photo? Halfford

Source: https://halfford.deviantart.com/art/Angela-cover-04-746396794

Une série magnifique

Bonjour tout le monde,

J’espère de tout mon cœur que vous allez bien. Pour ma part, je file le parfait bonheur avec ma belle et adorable princesse Goldy. Son caractère enjoué, sa douceur remarquable et sa beauté toute féline viennent combler un grand vide laissé par ma regrettée Dame Plume. Que voulez-vous? La vie est remplie d’allés et de venus, de nouveaux, de départs etc. Prendre conscience de cette réalité est faire preuve d’une certaine maturité.

angela34_by_halfford-dccnn6aSous un autre ordre d’idée, je désire vous entretenir d’une très belle découverte parmi les nombreuses publications réalisées par mes collaborateurs dans le monde de la nudité artistique. Vous devez bien vous douter que l’on ne réalise pas une séance photo comme on fabriquerait un pain ou bien une tarte. Il y a là tout un protocole à respecter du début jusqu’à la fin. D’ailleurs, il me semble essentiel de faire un survol explicatif des étapes à suivre pour la bonne marche des événements. Outre le fait de trouver un modèle qui accepte de poser nu devant une caméra, plus facile à dire qu’à faire, la complicité entre les parties est la pierre angulaire de tout travail digne d’intérêt. En ce qui me concerne, je n’aurais jamais osé travailler avec un artiste, peu importe le support de travail utilisé, si la complicité n’était pas de mise entre nous deux.

Trouver un endroit propice à la bonne réalisation deangela30_by_halfford-dcch0gt ladite séance est sans contredit un élément à retenir. Ceci peut vous sembler saugrenu comme élément, mais souvent les artistes, surtout amateurs, ne prennent pas suffisamment leur temps dans cette démarche. Ceci a pour résultat un travail mal fait, voire bâclé. Ceci aurait pu être évité si et seulement si, une recherche d’un lieu plus adéquat aurait été faite. Par ailleurs, prendre un peu plus de temps est toujours plus profitable en bout de ligne. Et, croyez-moi, je peux glisser quelques mots sur cet aspect.

angela33_by_halfford-dccjxuuEst-il utile de vous rappeler qu’un peu d’imagination est très souvent d’un grand secours dans une démarche où la nudité est, ou bien sera le cas échéant, omniprésente? En effet, cela est fort utile pour dénicher un endroit propice à la réalisation d’une séance de nudité artistique. Il y a aussi la possibilité de se construire un tel lieu à cette fin. C’est notamment le cas où l’artiste est soit néophyte dans ce domaine ou encore que ses moyens financiers sont limités. Là encore, et vous en conviendrez, les artistes qui nagent dans l’argent ne sont guère légions en ce monde. Personnellement, j’en connais  plusieurs qui tirent le diable par la queue pour terminer le mois entre autre en allant dans les banques alimentaires afin de se nourrir.

L’aspect des poses recherchées est sans contredit leangela34_by_halfford-dccnn6a plus important entre tous. Je fais référence ici aux poses suggérées par l’artiste et celles acceptées par son modèle. Deux pièces majeures doivent être retenues. Primo, ce qu’il y d’abord été établi entre les parties. Il va de soi que de participer à une séance de photographie, en particulier où la nudité du modèle est omniprésente, à l’aveuglette est une chose qui ne se fait absolument pas. Secundo, être capable de s’ajuster à l’environnement si cela peut inciter à outrepasser le terrain d’entente déjà établi. La condition sine qua none est, et doit demeurer, le respect de la volonté ou non de faire telle ou telle pose. Autrement dit, il est impératif de tenir-compte de la liberté pleine et entière tant de l’artiste que de son modèle.

angela_cover_04_by_halfford-dccdvgaEnfin, la simplicité a souvent meilleur goût. C’est un fait indéniable que les photos de nudité artistique les mieux réussies sont dans la grande majorité des cas celles où une certaine sobriété y est présente. C’est pourquoi j’ai eu l’idée de partager avec vous quelques-unes des photos réalisées par un photographe de Russie avec qui je communique de manière occasionnelle. Lesdites photos de la série intitulée « Angela » démontre à la perfection que la simplicité, la complicité, le respect dans la présentation des poses à la fois choisies, photographiées et présentées, constituent des paramètres de travail à ne jamais négliger. Bien au contraire ! C’est en tenant-compte de ces éléments que les résultats seront dignes d’intérêt. Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une belle trouvaille

Une belle trouvaille :

Ils sont modèles vivants, et nous racontent : « La nudité donne de la puissance »

Par Chloé Pilorget-Rezzouk

Source : https://www.nouvelobs.com/rue89/nos-vies-intimes/20180115.OBS0618/ils-sont-modeles-vivants-et-nous-racontent-la-nudite-donne-de-la-puissance.html

Dans le murmure des ateliers, ils offrent leur corps nu aux fusains, crayons et pastels des artistes ou étudiants en art. Paroles de modèles vivants.

Un jour, un croquis a attiré notre attention. Le modèle, une femme aux cheveux blonds flamboyants, portait sur son corps nu un simple manteau rouge tombant sur ses jambes. Une forme de puissance se dégageait de l’ensemble. On s’est demandé qui était ce modèle vivant : on aurait bien aimé le retrouver, lui poser des tas de questions.
Il suffit de lancer le sujet autour d’une table pour aiguiser la curiosité, susciter une foule d’interrogations d’apparence triviale, mais qui trahissent bien l’aura de mystère, de fascination et d’incompréhension qui enveloppe souvent le modèle vivant : « Ça ne te gêne pas de te mettre nu(e) devant tout le monde ? » ; « C’est facile comme boulot, non ? »

Coups de froid, douleurs articulaires et musculaires… Prendre – et tenir – la pose n’est en réalité pas si simple. En 2008 et en 2014, les modèles vivants avaient manifesté pour faire entendre que poser nu était un « vrai métier », demander la reconnaissance de leur statut et une amélioration de leurs conditions de travail. Professionnels ou occasionnels, ils sont aujourd’hui payés de 20 à 30 euros de l’heure.

Il y a, comme dans tout corps de métier, des modèles courus plus que d’autres, des « stars » du milieu. Il y a d’ailleurs des « bons » et des « mauvais » modèles. Comprendre des plus inspirants que d’autres. Car pour ce qui est de l’art de la pose, l’enjeu ne réside pas tant dans la beauté du corps que dans le don d’une énergie, d’une créativité – celle de proposer, d’inventer des mouvements répondant aux besoins de l’artiste.

Dans « les Yeux nus » publié en 2016, Claire de Colombel, artiste et modèle, écrivait :
« Tant que le corps devant nous ne tremble ni ne transpire, on ne se dit pas que ce qu’il vit est éprouvant. Du modèle, on se demande juste parfois ce qui lui passe par la tête. A quoi tu penses quand tu poses ? »
On leur a soufflé la question, entre autres. Paroles de modèles vivants, d’habitude fort silencieux.

Maria : « Ma façon d’être modèle est très politique »
Maria Clark, 49 ans, 1,68 m, 58 kg. Artiste-plasticienne, et modèle vivant depuis 26.

Comment j’ai eu envie de faire ça

« La première fois, c’était pour mon compagnon peintre. J’avais 23 ans. Mais mes premières poses nues en école, c’était en 1997 aux Ateliers beaux-arts de Paris. C’est par la danse contemporaine que je suis arrivée à la pose. Depuis, j’ai toujours mené en parallèle mon activité de modèle et mon activité d’artiste.

Ce que je gagne
Pendant dix ans, j’ai été modèle professionnelle. Je posais entre 30 et 35 heures par semaine, une journée type se composant de deux séances de trois heures. Je gagnais environ 20.000 euros par an, avec un complément d’allocation chômage.

L’avantage, c’est d’abord une grande souplesse de planning et la chance de pouvoir choisir avec qui on travaille. Gagner ma vie ainsi m’a permis de rester libre pour mes projets artistiques. Au fil des ans, le corps trinque un peu. J’ai décidé de ralentir le rythme pour me consacrer à mon travail personnel.

Moi et mon corps
Je suis quelqu’un de tonique. Je me sens incarnée, engagée physiquement dans mon rapport au monde ; ça me plaît. Mon corps, c’est mon outil de travail, car j’ai également une activité de performeuse.
Je l’ai toujours considéré avec bienveillance. Bien sûr, il y a des parties que je préfère comme mon cou, mes épaules, et d’autres qui me plaisent moins, comme mes fesses.
Je me sens assez libre avec la nudité. Mais en dehors de la sellette, je ne me balade pas nue dans l’atelier. Je serais mal à l’aise. La nudité, c’est mon costume, un habit de peau. On pourrait croire que le modèle nu est vulnérable, mais c’est tout l’inverse : la nudité donne de la puissance.

Quand je suis en séance
16392383Pour m’imprégner de l’ambiance de l’atelier, j’arrive en avance. Derrière le paravent, j’enfile mon kimono de travail avant de l’ôter, une fois sur l’estrade.
Une, cinq, dix, 45 minutes… Je me renseigne sur les temps de pose, car on ne tient pas les mêmes postures en fonction du temps. La douleur vient se nicher dans différents endroits, selon la pose et son mouvement. Il ne faut pas se faire mal ! Le modèle possède une certaine fierté : il ne veut pas bouger, et tenir. Je me souviens d’un travail dans un atelier de dessin : pendant trois mois, quinze heures par semaine, je devais tenir la même pose assise. Au long cours, cette position est devenue douloureuse, les points d’appui finissent par faire souffrir. Je ne le referai plus. Lors des intermèdes de quinze minutes, j’enchaîne quelques étirements. Pour permettre aux muscles et aux articulations de respirer, j’effectue des micro-mouvements intérieurs pendant la pose. Un modèle qui souffre est tendu, et les élèves le sentent.
Durant la pose, je me concentre sur ma respiration, c’est un état proche de la méditation. Je peux passer 45 minutes sans penser à rien. Si les poses sont rapides, alors je pense à la suivante juste avant de changer.
Selon les cours, on est libre de proposer des poses inventives ou amusantes. Une fois, j’ai mis ma tête dans un seau ; une autre, j’ai utilisé des branchages, car la thématique proposée par l’enseignant était la forêt.

Ce que ça m’apporte
J’ai accueilli la pose comme une démarche philosophique qui nous questionne dans16392407 notre rapport au vivant, à ce que l’on est. Quand je pose, je suis Maria, avec mes spécificités ; mais j’incarne aussi, avec humilité, une représentation de l’humanité. Ma façon d’être modèle est politique ; ce qui me plaît dans la pose, c’est que par ma présence, les élèves et artistes peuvent s’épanouir. Je pense que l’art est un espace dans lequel chacun peut devenir qui il est. Or, je crois que c’est par l’épanouissement individuel qu’une société peut aller mieux.

Le regard des autres
J’ai tellement posé pendant dix ans que l’atelier est devenu mon terreau social ! J’oublie que cela peut encore choquer ou étonner les gens d’être nu. Cela plaisait moyennement à mes parents, je crois. Peut-être une peur du qu’en-dira-t-on… Mais ils ont fini par accepter, car j’ai développé, au fil des ans, une pensée artistique et engagée autour de cette activité. »

Christophe : « C’est magique de se voir dessiné par d’autres »
Christophe, 53 ans, 1,75 m, 58 kg. Consultant en environnement, modèle occasionnel depuis cinq ans.

Comment j’ai eu envie de faire ça
« Je ne suis pas devenu modèle par hasard. Ma mère était étudiante aux Beaux-Arts de Lyon, à la fin des années 1950. A l’époque, les cours de nus n’étaient pas mixtes. Parfois, il arrivait alors que les élèves prennent la place du modèle. Dans le carton à dessins de ma mère, on trouve ainsi à la fois des croquis qu’elle a réalisés et d’autres où c’est elle qui apparaît. Ça m’a marqué. Il y a toujours eu une sensibilité artistique dans la famille, dont j’ai hérité puisque je peins un peu à l’aquarelle.

Ce que je gagne
Avant je posais une journée par mois, ça représentait presque un treizième mois sur l’année. Mais depuis cet été, j’ai perdu mon emploi. Je me suis donné pour objectif d’en vivre. Pour l’instant, je gagne environ 500 euros par mois, en posant par-ci par-là. Je commence à être connu localement, mais il faut faire face à la concurrence, il y a beaucoup de modèles.

Moi et mon corps
J’ai un physique assez mince, plutôt apprécié dans les cours ou ateliers, car mes muscles sont bien dessinés. J’ai toujours fait attention à mon alimentation et, lorsque j’étais plus jeune, je pratiquais énormément de sport de plein air. Je ne pense pas être particulièrement beau, mais je suis bien dans mon corps. Petit, j’ai fait du naturisme avec mes parents.

Quand je suis en séance
Il faut trouver des poses confortables, du moins pas trop en déséquilibre. J’essaie16392311 d’avoir au moins trois points d’appui différents pour pouvoir basculer discrètement de l’un à l’autre afin de détendre un peu les muscles et faire circuler le sang. En plein hiver, c’est assez dur : il n’est pas rare d’avoir froid, malgré le chauffage. Dès que la pause survient, j’enfile mon peignoir. Je ne pose pas toujours à poil. Je viens parfois avec un chapeau, et même avec des vêtements originaux pour les cours de croquis de personnages. Un pantalon à motif écossais ou rayé permet aux élèves de travailler le pli des vêtements en plus du mouvement du corps. Ce que ça m’apporte
Je trouve cela magique de se voir dessiné par les autres, même si cela n’est pas toujours très fidèle. J’aime particulièrement lorsque les élèves sont peu nombreux et crayonnent par terre, à mes pieds, près de la sellette. C’est génial parce que je peux voir le dessin se construire au fur et à mesure.

Le regard des autres
En en discutant avec mes amis, j’ai découvert que l’une de mes copines avait envisagé de le faire quand était étudiante pour gagner un peu sa vie. Plus j’en parle, plus j’ai l’impression que ça choque de moins en moins. »

Sheraz : « Ce beau regard porté sur vous, ça fait du bien »
Sheraz, 38 ans, 1,62 m, 56 kg. Travailleuse sociale, modèle vivant occasionnel depuis bientôt trois ans.

Comment j’ai eu envie de faire ça
« Depuis très jeune, je dessine des nus d’après des reproductions ou mon imagination. Je trouve ça très beau, le nu. Il y a quelque chose de gracieux, d’inspirant. J’ai toujours beaucoup admiré les modèles. L’idée venait, partait, revenait… Je me répétais : ‘Quand je serai prête.’ À 36 ans, j’ai eu le déclic : ‘Faut que je fasse les trucs dont j’ai envie, sinon je vais le regretter.’ J’ai répondu à des annonces d’artistes indépendants. C’est comme ça que j’ai commencé.

Ce que je gagne
Je ne pose pas à temps plein, ça reste de l’ordre du plaisir. Le mois où j’ai touché le plus, j’ai empoché 300 euros.

Moi et mon corps
Poser nue ne me pose pas de problème, mais je n’irai jamais sur une plage naturiste ou me mettre « topless ». En séance, je me dis parfois que j’ai un peu de ventre, qu’il faut que je fasse gaffe pour être plus à l’aise devant les autres. En fait, les gens ne sont pas là-dedans. Entre mes 15-20 ans, j’étais très forte. Puis, je me suis affinée. Devenir modèle m’a permis de me percevoir autrement, de renouer avec un côté féminin. Ce beau regard porté sur vous, ça fait du bien, ça valorise. On me dit que je suis harmonieuse, que je dégage de la sensualité. Avant, je me voyais moins.

Quand je suis en séance
À chaque fois, j’ai le trac. J’espère inspirer. Dès le moment où l’artiste pose ses yeux16392309 sur moi, l’appréhension s’en va. Au début, j’avais besoin d’être guidée pour les poses. Il y en a certaines à ne pas faire : à genoux sur les orteils repliés, les bras levés au-dessus de la tête… Ça fait trop mal. Quand je pose, j’essaie de penser à autre chose. Je me remémore de bons moments pour ne pas penser, justement, au fait que je ne dois pas bouger. La douleur passe et revient, mais il faut tenir. En atelier, je n’écarte jamais les jambes. Ça ne se fait pas trop. Je me le suis permis seulement avec deux artistes, je me sentais à l’aise. Certains peuvent être un peu dans la séduction. Une fois, j’ai senti le regard changer : il devenait lubrique, pervers. J’ai lâché de manière ferme : ‘Ta façon de me regarder, ça ne va pas être possible.’ Au fond, j’avais hyper peur. Je suis partie.

Ce que ça m’apporte
Le fait d’être passée de l’autre côté, c’est fort. En entrant dans l’atelier d’un artiste, j’entre dans son monde. Chacun a son univers : ça m’a ouvert à des styles ou des œuvres que je ne voyais pas auparavant. Et puis, une sorte de co-création s’opère, alors qu’en regardant un tableau on ne pense pas forcément au modèle derrière.

Le regard des autres
C’est un peu compliqué avec les hommes. Le dernier, il fallait toujours que je le rassure sur la façon dont ça s’était passé. Beaucoup ne comprennent pas que le désir est sublimé par l’art, qu’on n’est pas dans une démarche de drague. ‘C’est obligé que le mec ait envie de toi’, me disent certains. En fait, je n’en parle pas, pas même à mes amis. Quand je vais poser, c’est mon moment, mon espace à moi. »

Un avis intéressant

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Modèle vivant ? Mistikwonder

 

Un avis intéressant !

Bonjour tout le monde,

Vous le savez probablement déjà qu’il m’arrive parfois de discuter avec d’autres modèles vivants au sein de mes nombreux réseaux sociaux sur lesquels je suis inscrit. L’un des plus plus importants est sans contredit Facebook même si d’autres le suivent de très près dans mes échanges avec des artistes œuvrant dans le même domaine que le mien, à l’exception des photographes lesquels occupent une position toute particulière. Il va de soi que nos échanges se déroulent dans le respect, la cordialité et une ouverture d’esprit tout en évitant une quelconque forme de vulgarité. C’est la moindre des choses entre gens civilisés.

Dernièrement, j’ai eu la chance de discuter avec une modèle vivant qui habite dans la grande région de Montréal. Une modèle vivant avec qui je n’ai pas eu la chance jusqu’à maintenant de vivre une expérience en duo mais, sait-on jamais ?, cela ne saurait tarder. Nos échanges m’ont amené à lui poser une question qui me trottait dans ma tête, ce depuis longtemps : Pour quelles motifs accepte-t-elle de poser nue à la fois en tant que femme et modèle nue ? En effet, les réalités d’être femme et modèle nue sont indissociables l’une de l’autre. Un peu, sans vouloir être égocentrique, qu’on ne peut passer sous silence le fait que je sois à la fois homme ET modèle nu ET vivant ET avec une handicap physique.

25394009_10155367708949107_1300890650_nBrefs, quels sont ses motifs qui l’ont amené à poser nue ? Elle m’a avoué qu’à ses yeux la sexualité et le corps, en l’occurrence la beauté de celui-ci, devraient être moins tabous au sein de la société. À cela s’ajoute une aisance, voir une familiarité, avec son corps lui permettant ainsi de prendre des poses avec grand plaisir et sans fausse-pudeur. Qui plus est ! Elle est, pour reprendre sa propre expression, une véritable « amoureuse » des selfies même si cela puisse être réalisé en tenue d’Ève.

Sa réponse d’une simplicité fort étonnante mérite une réflexion. Tout d’abord, il est malheureusement vrai que de nos jours, et ce à mon grand désarroi, la sexualité et le nudité ont une image peu enviable au sein de la société. On peut voir des exemples, loin d’être élogieux, sur les sites de pornographie qui polluent l’internet et qui sont, avouons-le, à des années lumières des revues érotiques où la recherche de la beauté est le principal leitmotiv. Soyez rassurés-es ! Il existe encore de nos jours des sites où la beauté de la nudité accompagnée d’un érotisme éloquent est la pierre angulaire de leurs réalisations photographiques. Dieu merci !

12200475_10208456190307319_1418107598_nIl est tout à fait normal que de posséder une aisance avec son corps est un atout majeur dans l’exploration des poses susceptibles d’être réalisées lors d’une séance où la nudité est de mise. Il est à noter qu’une telle aisance est tout aussi importante, voire cruciale, lors de poses avec des costumes. D’ailleurs, j’en sais personnellement quelque chose. En effet, il m’est arrivé à quelques reprises de poser habillé en costume du XVIIIe siècle durant la première partie d’une série de trois. Les deux dernières furent réalisées en tenue d’Adam. Fort heureusement, mon aptitude avec mon corps a été un atout dans le choix de mes poses. Est-il utile de vous dire que cela a été très apprécié par tant par la professeure, madame Samuelle D.H. de Montréal que des élèves présents en salle ?

20171122_183510Pour ce qui est des selfies, je ne sais pas quoi répondre à cela. Toutefois, il est tout de même vrai que chaque personne qui désire œuvrer dans le milieu artistique a une certaine tendance à faire quelques clichés dans leur plus simple apparat soit devant un miroir ou bien devant un appareil-photos dont la minuterie a été programmée. De plus, et si l’occasion est possible, une tierce personne en qui elle a une grande confiance peut s’avérer être utile pour une « première » expérience. De telles opportunités favorisent d’une part, leur aptitude à poser nu pour d’éventuels groupes et d’autre part, et c’est souvent le cas, une acceptation de leurs corps qui ne sont pas conformes, mais qu’est-ce donc que la conformité?, aux images projetées par l’ensemble des médias de masse et, plus souvent qu’autrement et à grand étonnement, les revues de mode. Merci à Mistikwonder pour sa collaboration au sein du présent article. Merci à vous pour votre fidélité à venir lire mes publications. Et, c’est pour moi un devoir de ne pas l’oublier, merci mon Dieu de pouvoir vivre la vie extraordinaire qui s’offre à moi.

Portez-vous bien !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une facette méconnue de la nudité artistique : Être une modèle nue enceinte (Pratique du yoga)

Une facette méconnue de la nudité artistique :
Être une modèle nue enceinte (Pratique du yoga)

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. De mon côté, je suis fier de vous annoncer17904232_1925292107701890_6493016918687049643_n que j’ai fait une très longue promenade au cours de cette après-midi. Raison pour laquelle je n’ai pas rédigé, ni  publié d’article pour aujourd’hui. Profiter du soleil, admirer les différentes beautés féminines et rencontrer des gens intéressants est une denrée rare en ce monde où la possibilité de vivre pleinement sa vie au quotidien n’est pas donnée à tout le monde. Bref, je remercie le ciel pour être né dans un si beau pays qu’est le Canada et de vivre sur ma tendre patrie qu’est le Québec. Je sais bien que je me répète mais, avouons-le, vivre et non pas survivre est une opportunité incroyable de nos jours.

new-image-15À cela s’ajoute la possibilité de vivre une prochaine expérience de modèle nu pour les quatre mois à venir au sein d’un département universitaire qui  se trouve dans la belle ville de Trois-Rivières. Croyez-moi sur parole ! J’ai vraiment hâte de travailler avec tous ces gens, jeunes et moins jeunes, qui tenteront de parfaire leurs connaissances dans le domaine des arts visuels. Toutefois, je dois reconnaître qu’une question est apparue au fil de mes réflexions en cette journée ensoleillée. Hé bien oui, je réfléchis souvent au cours de mes aventures quotidiennes sur les sujets qui pourraient potentiellement vous intéresser. Bref, voici la question : Doit-on avoir un corps parfait pour être modèle nu ou une telle profession est-elle réservées aux personnes ayant un physique impeccable ? Je pourrais aisément partager mon expérience personnelle afin d’infirmer une telle hypothèse. Or, il n’en est rien.

Au lieu de cela, j’ai préféré vous présenter, encore une fois, une vidéo dans laquelle une yogi démontre tout son savoir-faire dans le yoga. Cette yogi a ceci de particulier; elle est enceinte de plusieurs semaines. Son corps transporte deux vies. En premier lieu, la sienne qui nous transmet, entre autre sa passion pour le yoga, et une certaine joie de vivre qui lui est propre. Passion et joie de vivre constituent les fondements majeurs dans ma conception de ce qu’un modèle nu doit posséder. En second lieu, la vie d’un être en devenir qui prend peu à peu forme dans le sein de sa mère. N’est-ce pas ce que les artistes réalisent lorsqu’ils captent sur leurs supports l’instantanéité de la pose ? Mettre sur support de manière à la fois graduelle et avec une grande attention leurs êtres en devenir, leurs progénitures, leurs … enfants en quelque sorte.

Une petite remarque que je dois vous dire avant de vous laisser regarder cette vidéo. J’ai fait quelques recherches sur différents moteurs de recherche sur le web dans le but de trouver des images de modèles nues féminins, notamment enceintes. Malheureusement, les seules photos que j’ai trouvées étaient loin de se qualifier dans le champs artistique. À vrai dire, elles se situent aux antipodes de ce que je voulais découvrir. Inutile de vous expliquer dans tel domaine elles se retrouvent sur le web. N’est-ce pas ?! Dommage car, une fois encore, la nudité est reléguée à la sexualité débridée. 

muse_summoning_artist_to_work_by_jrekas-daih6fqMais, Dieu merci, grâce à la collaboration de mes nombreuses connaissances dans le milieu de la nudité artistique, j’ai pu déniché quelques oeuvres d’arts de qualité tout à fait remarquable. De véritables petits chef-d’oeuvres dignes de mention tellement la recherche de l’excellence y est un point central. J’ai donc décidé de vous en montrer au moins une afin d’étayer mes dires (1). Comme quoi, le concept de la nudité est davantage honorable dans les yeux d’un artiste que ce dont on peut trouver sur le web. C’est là un élément qui me redonne foi en l’être humain. 

Merci infiniment de votre visite.

Bon vendredi !

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

(1) http://jrekas.deviantart.com/art/Muse-summoning-artist-to-work-635696342

Un projet photo fort intéressant

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Un projet photo fort intéressant

Bonjour tout le monde,

J’espère de tout mon cœur que vous allez bien. Pour ma part, j’ai passé un weekend vraiment magnifique dans deux secteurs près de la grande région de Montréal, plus précisément dans les environs de ville Laval et des Pays d’En-Haut. Cette dernière région possède une importance capitale au sein de la culture québécoise et du folklore populaire. Qui d’entre les québécois de souche ignore la fameuse série télévisée des années 1960-1970 intitulé « Un homme et son péché » ? Un grand classique où l’histoire se déroulait dans cette région extraordinaire. Bref, c’est dans cette région où j’y vécu la première séance de nudité artistique dans le cadre d’un projet fort intéressant.

17795918_1051016131699168_8373821957803324530_nAu fait, de quoi s’agissait-il ? Une question qui mérite une réponse claire et dénuée de sous-entendu. Il s’agissait tout simplement d’un projet voulant présenter des visages et des corps humains, tels quels et ce, sans aucune correction, ni artifice. Autrement dit, les voir dans la vérité, mais une vérité qui soit agréable à découvrir. À un tel projet vient s’y ajouter celui portant sur les cicatrices sur le corps humain. Il va sans dire que celui-ci m’a beaucoup interpelé vu mon cas assez particulier où les chirurgiens ont fait tout leur possible pour réparer les dégâts causés par les quelques comprimés de thalidomide pris par ma mère durant sa grossesse. (1) Ceci écrit, j’ai donc accepté également de collaborer à ce projet et, entre vous et moi, aussi bien l’avoir fait puisque j’étais là.

Je suis arrivé à l’endroit prévu pour ladite séance avec pour seulNew Image 14 bagage ma bonne volonté afin de rendre cette séance réellement profitable tant pour la photographe que pour votre humble serviteur. L’atmosphère est devenue amicale très vite étant donné le caractère intimiste de la session. D’ailleurs, ce qui m’a tout de suite plu chez madame Doutre ça été à la fois sa grande simplicité et son énergie. Nous avons fait les présentations d’usage tout en expliquant plus en profondeur nos attentes réciproques. Ceci a permis d’une part, d’éviter toute forme de mésententes et d’autre part, de favoriser une entière collaboration. Après tout, à quoi aurait servi une telle session si il n’y avait pas eu une confiance réciproque ? N’est-ce pas ?

New Image 1La session se déroula dans la bonne humeur sans oublier bien entendu le sens professionnel tant pour la photographe que pour moi en tant que modèle nu. Holàlàlà ! Je n’ose même pas compter le nombre de photos prises tout au long de notre session même si je peux imaginer que cela dépasse le cent et peut-être plus. Des photos où la recherche de l’excellence a été le leitmotiv de chacune des prises. Chose qui m’a toujours surpris c’est le fait que la grande majorité des photos réalisées dans le cadre de la nudité artistique, et elles sont souvent d’une beauté unique en son genre, ont été faites en « noir et blanc » alors que celles où l’emphase était sur les cicatrices le furent en couleur. Pourquoi donc ? Mystère et boule de gomme.

Que puis-je dire de plus concernant cette session ? Que l’entrain deNew Image 9 Gabrielle D., a mis du soleil dans ma journée où la pluie était au rendez-vous, comme un peu partout au Québec par les temps qui courent ? Que notre ouverture d’esprit nous a permis de nous surpasser dans quelques-unes des prises réalisées ? Que mon expérience en tant que modèle nu, sans omettre celle de Gabrielle Doutre en tant que photographe, m’avait aidé dans mon inspiration dans les poses proposées ? À vrai dire, tous ces éléments ont contribué à faire de cette session un succès.

Oui, la belle humeur de Gabrielle Doutre avait tempéré les effets désagréables causés par la période d’averses qui sévit actuellement au Québec. Son beau sourire, son approche cordiale et son entregent ont été des facteurs fort importants pour la réalisation de notre session, et ce depuis les tout-premiers instants. 

New Image 15Oui, notre ouverture d’esprit nous a permis de nous surpasser dans quelques-unes des prises réalisées. Des prises de vue qui, une fois de plus, ont favorisé la découverte d’une beauté cachée aux premiers coups d’oeil sans oublier une certaine expression de la masculinité chez votre humble serviteur. Une masculinité qui, j’ignore totalement la raison, semble être condamnée au sein d’une certaine classe de la société. Dommage qu’il en soit ainsi car rien ne témoigne autant de la force divine que le sang qui coule dans les veines au sein d’un corps d’homme nu. 

Et encore oui, c’est un fait. Mon expérience en tant que modèle nu, sans omettre celle de Gabrielle Doutre en tant que photographe, m’avait aidé dans mon inspiration dans les poses proposées. Des poses où nous pouvions tester nos limites personnelles tout en respect l’objectif premier de ladite session, à savoir de présenter des visages et des corps humains, tels quels et sans aucune correction. autrement dit, présenter le vrai. Un point, c’est tout.

En terminant cet article, je tiens à remercier madame Gabrielle Doutre tant pour sa confiance qu’elle a eu envers moi durant toute la séance que pour l’amabilité d’avoir accepté ma collaboration à son projet. (2) J’ai hâte de voir le résultat final.

Merci à vous pour votre assiduité à lire mes publications.

Je vous aime.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

(1) Comme avait écrit une journaliste de Québec dans une publication au sein d’un journal local, la thalidomide avait fait un véritable chef-d’oeuvre.

(2) À un tel projet, vint s’y ajouter celui portant sur les cicatrices lequel promet d’être aussi très intéressant.

 

Avec la bénédiction de Sophie Durocher

Bonjour tout le monde,

Il me fait plaisir de partager avec vous un article paru dans l’un des plus grands quotidiens du Québec concernant les propos de la chroniqueuse Sophie Durocher. Toutefois, j’ai cru bon de retransmettre la totalité de mon email que je lui ai fait parvenir aujourd’hui même afin de lui demander l’autorisation de publier au sein de mon blogue artistique l’intégralité de ses propos. Elle a eu l’amabilité d’accepter ma requête. Je lui en serai toujours reconnaissant.

Madame Durocher,

C’est toujours avec plaisir que je lis le plus régulièrement possible votre chronique dans le Journal de Québec et force est d’admettre que vous avez entièrement raison concernant votre dernier texte sur l’influence plus que néfaste des mouvements religieux extrémistes, en l’occurrence l’Islam radical, dans différentes sphères d’activités au sein de notre société. Tout comme vous, j’adore le nu artistique en y incluant ce qui peut être choquant à première vue. D’ailleurs, le domaine artistique est le milieu par excellence de la provocation.

Je suis moi-même l‘un des rares modèles nus vivant avec un handicap physique dit apparent, situation causée par la thalidomide, au Canada. Croyez-moi! J’ai affronté en maintes occasions des murs lors de mes débuts en ce domaine. Pourtant, j’ai réussi à faire mes preuves et à devenir un modèle nu très respecté non seulement au Québec mais aussi outre-frontière dans un domaine, avouons-le, quelque peu spécial. Oui, je suis fier de mon physique lequel possède une histoire qui lui est bien particulière, vous ne pouvez pas vous l’imaginer jusqu’à tel point. Oui, je suis fier de ma masculinité alors que pendant très longtemps, l’image de l’homme vivant avec un handicap physique était perçue comme angélique. Qui dit ange, qui asexuel! C’est souvent encore le lot pour bien des hommes et des femmes vivant avec un handicap physique de nos jours.

Ce qui est loin d’être mon cas. Qui plus est! J’assume pleinement ma masculinité et ma virilité lors des séances de nu auxquelles je participe. Cela fait maintenant plus de quatre ans que je pose nu pour des artistes tant professionnels qu’amateurs ou bien pour des écoles d’art tant à Québec, mon lieu de résidence, qu’à Montréal et même en différents endroits dans la province. (Je serai bientôt à Grand-Mère pour une séance devant plus de 25 participants-es.) Jamais il ne m’est venu l’idée de soustraire mes parties intimes de la vue des participants-es présents-es durant les séances. Toutefois, je crains qu’effectivement la pudibonderie revient en force dans notre société et ce, sous l’influence plus que considérable des mouvements religieux radicaux.

Merci infiniment pour votre excellent texte que j’ai vraiment aimé lire. Ceci écrit, me donnez-vous la permission de publier votre texte au sein de mon blogue artistique dédié à ma passion en tant que modèle nu, à la poésie et à la photographie? Je respecterai votre décision advenant un refus de votre part.

Portez-vous bien!

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Et voici sa réponse:

Bonjour.

Vous avez ma bénédiction.

Merci de votre témoignage et bonne route.

Sd

Voici donc le texte en question:

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Cachez ce pénis que je ne saurais voir

Êtes-vous allé voir l’exposition consacrée au photographe Robert Mapplethorpe au Musée des beaux-arts?

On y voit des photos superbes de fleurs, des portraits de Richard Gere­­ ou Patti Smith, mais aussi des nus… assez crus.

Dans une section X, pour adultes avertis, on peut voir un poing rentré dans un orifice, des scènes sado-maso ou une scène d’urophagie (vous irez voir dans le dictionnaire pour la définition).

Je suis très contente que l’on montre librement ces œuvres, parfois dérangeantes. Mais je me demande combien de temps encore on va pouvoir montrer ce type d’œuvres sans qu’elles soient censurées… pour des raisons religieuses.

UNE BURQA SUR L’ART

Au moment même où l’expo Mapplethorpe rassemble les foules au MBA, à Québec se tiennent­­ les audiences au sujet du projet de loi 62 sur la neutralité religieuse.

C’est l’occasion d’apprendre ce qui se passe en douce au Québec­­.

Catherine Harel-Bourdon, présidente de la Commission scolaire de Montréal, a relaté à La Presse différents accommodements exigés dans les écoles.

«Il est arrivé que des parents refusent­­ que leur enfant suive le cours de musique, pour un motif religieux. Certaines sorties au musée sont aussi parfois problématiques­­».

«Comment tranchez-vous quand il s’agit de cours de musique ou de sorties au musée?», lui demande la journaliste.

«Au musée, en faisant en sorte que le travail demandé ne porte pas sur un nu, par exemple.»

Je n’en reviens pas que cette information n’ait pas provoqué plus de réactions! On va escamoter tout un pan de l’histoire de l’art parce que ça fait de la peine à des ultra-religieux qui capotent quand une femme montre ses épaules?

On s’entend que certaines des plus belles œuvres d’art représentent des nus, que ce soit la Vénus de Milo ou le David de Michel-Ange.

On s’entend: je n’ai pas emmené mon fils de huit ans voir des photos de Mapplethorpe avec de gros plans de pénis en érection.

Mais je serais furieuse d’apprendre qu’à l’occasion d’une sortie scolaire­­, on évite les salles où l’on expose des seins en marbre, des ventres peints par Matisse ou des pénis sculptés par Rodin.

DE L’ART OBSCÈNE ?

Dans l’expo du MBA, une salle est consacrée au procès pour «obscénité» intenté contre le Musée d’art contemporain de Cincinnati, à cause­­ d’une expo consacrée à Mapplethorpe. C’était en 1990.

En 26 ans, on a fait du chemin puisque, à Montréal, personne ne s’évanouit en voyant des pénis en érection photographiés en gros plan.

Robert Mapplethorpe disait: «J’ai essayé de juxtaposer une fleur, puis une photo de sexe, puis un portrait, de façon à ce qu’on puisse voir qu’il s’agit de la même chose».

J’ai peur qu’un jour, à force de vouloir faire plaisir à tout le monde, à force de s’écraser devant les bigots religieux, on en finisse par oublier à quel point le corps humain est une splendeur.

Je n’ai pas envie que les nus du MBA soient cachés sous une burqa.

Sophie Durocher