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Je suis l’œil trompeur

l'oeil trompeur

Je suis l’œil trompeur Poème et photo par RollandJr St-Gelais 

Je suis l’œil trompeur

 

L’œil trompeur

Oui! De cet œil ayez peur

Œil qui vous regarde là où que vous soyez

Jamais vous ne m’échapperez c’est votre destiné

 

Œil du diable! Œil redoutable!

Soyez sûrs, inutile de vous cacher

Là où que vous soyez, je vous retrouverai

Me fuir au loin? Vous en serez incapables


Œil d’aigle perçant

Le pire des tourments

Qui ne vous quittera jamais

Car de tous temps Alea Jacta Est

 

J’ai comme prophète Machiavel

Qui a su deviner l’art de gouverner

Avec longs bâtons lourds, vous tremblez

Parfois il est bien de vous donner un peu de miel


Œil trompeur et vagabond

De cet ange déchu parmi les bons

Archange vénéré parmi les anges célestes

Qui sait apprécier belles femmes jusqu’aux fesses


Archange qui a pour maîtresse

Celle qui lui donne les plus belles caresses

Archange de l’arc en ciel qui contemple la journée

En attendant rejoindre celle qui saura l’apprivoiser


De


RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

En cette nuit du Jour de l’An

En cette nuit du Jour de l'An
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

En cette nuit du Jour de l’An

 

En cette nuit du Jour de l’An,

Je me suis souvenu des jours d’antan,

Lorsque nous étions encore de jeunes fringants,

Des amoureux cachés loin des yeux tels des amants.

 

En cette nuit un quelque peu spéciale,

Je regardais scintiller les aurores boréales,

Mes pensées accompagnèrent les couleurs séductrices,

Qui me firent revivre mon désir de succomber à une belle corruptrice.

 

Cette enjôleuse que j’ai connue par un soir d’hiver,

Qui par ses gestes charnels m’extirpa de mon calvaire,

De cette solitude qui pesa si lourd sur mes épaules de vagabond,

Croyant à tord qu’au plus profond de moi il n’y avait rien de bon.

 

Je t’ai vue parmi les étoiles les plus brillantes,

Oui toi, la plus gracieuse de toutes ces dames envoûtantes.

Tu m’as demandé avec tes yeux doux si je voulais chez toi t’accompagner,

Ce que j’ai répondu avec sourire aux lèvres et coquines pensées : volontiers.

 

Sans dire un mot bien lentement je t’ai escortée,

Sans dire un mot avec empressement nous nous sommes déshabillés,

Sans dire un mot bien délicatement toi et moi nous nous sommes si aimés,

Sans dire un mot nous savions que c’était que pour une nuit telle était notre destiné.

 

Et plus le temps passe, plus je réfléchis sur ma vieillesse.

Celle qui t’a remplacée depuis cette nuit parfumée de tendresse,

Et je jure solennellement devant Dieu et les anges vivant dans les cieux,

Que rien dans ma vie d’humble homme, je n’ai connu d’aussi merveilleux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je pense donc je suis

Photo réalisée par Phylactère Séance du 2 décembre 2019

Je pense donc je suis

 

Devant ma fenêtre,
M’envahit un mal-être,
Surgit en moi une idée, une réflexion.
À laquelle je dois réfléchir avec appréhension.

 

Qu’est-ce qui fait de nous des hommes?
Bien des sages ont tenté de résoudre cette question.
Certains essayèrent d’y répondre par le culte des religions,
D’autres élaborèrent des concepts assez semblables en somme.

 

Serait-ce par les idées que glapissent ces gens tels des hiboux?
De ces idées saugrenues dont s’énorgueillissent ces savants et ces fous,
De ces savants fiers de leurs théories et de ces fous pas si fous que ça,
Car il faut bien que certains des pauvres gens pensent à ce qu’ils voient.

 

À vrai dire une seule question demeure,
Que je me dois de répondre avant que je meure,
Ce que je suis en mon fort intérieur existera-t’il ?
Face à l’éternité qui nous attend tous, semble-t-il.

 

Avouons-le même si cela nous dérange,
Aucun de nos aïeux est venu nous raconter,
De l’autre côté de la porte une fois qu’elle est fermée,
Pas même un saint, pas même un pécheur, encore moins un ange.

 

Mes pensées divaguent au fil des années,
Parfois elles vont, elles viennent, elles ne font que se répéter.
Des pensées parfois nobles, parfois vilaines souvent coquines,
Surtout en la présence de quelques femmes blondes ou rouquines.

 

Mais d’où vient cette incroyable faculté?
Celle de pouvoir penser la nuit jusqu’en matinée,
Au risque de passer nuit blanche avec des idées noires,
Alors qu’à l’aube apparait de la splendeur de la vie sa gloire.

 

Même si je pense, plus je comprends tard,
Oui, c’est une situation si étrange et si bizarre,
Puisque devant tant de questions nulle réponse tienne bon,
Devant la bêtise des hommes j’ai constaté depuis jeune garçon.

 

Parfois, je pense à des blessures profondes et jamais guéries,
À de nombreuses cicatrices béantes et jamais refermées,
Ne serais-je qu’un vagabond sur cette terre damnée?
Voilà là une énigme maintes fois posée.

 

Quelques fois je me demande ce qu’est l’amour,
Serait-ce qu’un vœu pieux digne d’un conte de fée?
Un conte des mille et une nuit que Shahrazade aimait raconter,
Mais trop vouloir y songer m’a fait craindre le pire pour toujours.

 

Car, croyez-le ou non, trop penser peut tuer.
Tuer nos rêves, nos espoirs, nos illusions et nos désirs,
Voilà la raison pourquoi je préfère et de loin simplement vivre,
Pour me sortir de ce parcours ténébreux, je vais plutôt aller me balader.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Combien de roses ?

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Combien de roses ?

 

Bonjour madame

Pardonnez-moi de vous déranger

Je le sais que je ne suis qu’un étranger

Un vagabond sur cette terre remplie de flammes.

 

Des flammes de guerre

À tel point que je me crois être en enfer

Quelques flammes d’amour et de passion

Qui me rappelle que parfois il y a aussi du bon.

 

J’ai rencontré bien des gens

Des bons comme des méchants

Des âmes aux cœurs d’or et aimables

D’autres aux âmes blessées par une vie misérable.

 

J’ai parcouru bien des contrées

Des pays aux allures d’immensité

Et d’autres petits mais avec des richesses insoupçonnées

Et des femmes qui avaient fières parures et beauté.

 

Mais aucune d’entre elles ne m’a jamais si ébranlé

Par votre profil me rappelant la chaleur de mes jeunesses d’été

Où j’allais cueillir des fleurs pour ma bien-aimée

Dites-moi, combien de roses puis-je vous offrir en pensées?

 

De

 

RollandJr St Gelais de Québec