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Allume mon feu

Allume mon feu Poème de RollandJr St-Gelais Photo de G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Light-my-fire-934714095

Allume mon feu

 

Allume mon feu !

Maintenant, car je le veux.

N’attends pas qu’il soit trop tard.

Je suis celle qui anticipe ton dard.

 

Je t’ai attendu toute la journée.

J’ai pris mon temps pour être en beauté.

À chaque minute, j’ai pensé comment te plaire !

Depuis que j’ai appris que tu revenais de la guerre.

 

Pour toi, j’ai allumé ces bougies.

Je voulais, de tout mon cœur, que ce soit plus joli.

Fixant depuis si toujours cette flamme qui se consume,

Pendant que, mon affection pour toi, avec chagrin j’assume.

 

Viens vite ! Ô, mon amour.

Tu es dans mes pensées depuis le jour,

Dans la noirceur de l’abîme de ma tristesse !

Tu as trouvé les mots pour me sortir de ma détresse.

 

Tu as essuyé avec légèreté une larme qui coulait,

Telle une goutte d’eau, sur ma joue blanche comme du lait.

Tu as tracé avec silence en mon cœur le chemin vers le bonheur.

En éloignant de moi mes craintes qui jadis me faisaient peur.

 

Aurons-nous le droit d’être enfin heureux ?

De vivre notre ferveur au milieu de ces malheureux.

De ces jaloux qui meurent de velléité face à notre passion.

De ces envieux qui par hypocrisie feraient notre condamnation.

 

Tu m’as fait connaître en mon être l’amour véritable.

Celui qui dure dans le temps et qui ne peut pas être jetable.

Tu as mis en moi le feu ardent de l’enfer qui ne sera jamais éteint.

J’ai tant hâte de sentir sur mon corps la suavité de tes mains.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ces merveilleuses couleurs

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Ces merveilleuses couleurs

 

Bonjour chérie,

Comme tu es jolie,

Et tu danses en cet après-midi,

Si tu savais jusqu’à tel point de toi j’ai envie.

 

Comme ces couleurs resplendissent sur ta peau.

Ce qui rend le monde autour de moi si parfait, si beau.

Tu es ma raison de vivre mon espoir de chaque jour.

Tu es en mon cœur maintenant et pour toujours.

 

Le temps n’a aucune emprise sur ta beauté.

Tu es magnifique comme le jour où je t’ai rencontrée.

J’étais assis sur un banc, habillé entièrement de noir.

Tu t’étais placée près de moi afin d’écouter ma triste histoire.

 

Tes yeux remplis d’un amour inconditionnel,

Ils ont permis de voir en toi une âme si pure et si belle.

Une lumière étincelante a jailli du haut du ciel,

A relui sur tes cheveux dorés comme le miel.

 

Quel présent incroyable offert par le destin,

A permis de transformer le cours de notre chemin.

Tu étais devenue dès ce moment mon ange secourable.

Alors que je pouvais seulement t’offrir un amour véritable.

 

Chaque matin tu amènes une couleur étonnante,

Qui éclaire ma journée telle une bougie flamboyante.

Tout sur toi est d’une perfection inégalée en cet univers.

Serais-tu l’annonciatrice d’un Nouveau Monde, d’une nouvelle ère ?

 

Je voudrais terminer cette missive par ces quelques mots.

Une requête faite par un vieil homme qui a connu bien des maux.

 Je te demande avec une profonde humilité cette faveur.

Ô, mon amour, garde en toi ces merveilleuses couleurs.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Depuis qu’elle est fermée

Depuis qu’elle est fermée Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/They-closed-the-line-913747929

Depuis qu’elle est fermée

 

En cette journée d’été, je suis allé,

Dans les bois feuillus, me promener.

À la campagne où mon père jadis m’y amena.

Avec sa voix chaleureuse, ses souvenirs, il me raconta.

 

Ses souvenirs de jeunesse,

Une époque remplie de jolies déesses.

Où il fit la rencontre de sa bien-aimée.

Une femme qu’il avait aimée jusqu’à la marier.

 

Ensemble, ils vécurent des jours heureux.

Ils étaient loin d’être riches sans être nécessiteux.

Mon père était un fier conducteur de locomotive.

Ma mère s’occupait de la boutique d’eau vive.

 

Il amenait les voyageurs de grand chemin.

Il en revoyait quelques-uns, selon leur destin.

Elle veillait avec grand soin au bon train des affaires.

Elle attendait le retour de son amour à l’autre bout du chemin de fer.

 

J’imagine bien que parfois.

Dans un élan de cœurs en émoi.

De retour d’un long voyage vers une terre étrangère.

Il arriva sur le seuil de la porte, celui qui deviendra mon père.

 

Dans un élan passionnel,

Sans dire un mot, il amena sa belle.

Vers la chambre où ils s’unirent d’un amour véritable.

Sans se douter qu’il y aurait plus tard un enfant à leur table.

 

Fruit inattendu de leur amour.

Ils me comblèrent d’affection nuit et jour.

Ils m’ont transmis leurs valeurs et leur foi chrétienne.

Elles m’ont toujours servi quoiqu’il advienne.

 

Les années passèrent à la vitesse de l’éclair.

Un bonheur brisé par le départ vers les cieux de ma mère.

En dépit de bons soins, une maladie étrange, son élue avait ravie.

Il me réconforta de la perte de celle qui m’a donné la vie.

 

Comme j’aurais aimé trouver les mots pour le consoler.

Lorsque je voyais de ses yeux rougis, toutes ces larmes couler.

Mais, je venais à peine de sortir de mon enfance.

Triste début pour entrer dans l’adolescence.

 

Elle a été inhumée dans le cimetière du village.

Un endroit somme toute joli entouré d’arbres sans âge.

Il n’a jamais désiré prendre pour épouse une autre femme.

Car, dans son cœur déchiré, pour elle, brûlait une éternelle flamme.

 

Puis, en une journée chaude d’été.

Lorsque j’étais en âge de comprendre la réalité.

Il m’amena près de la voie ferrée où avait tant roulé son train.

Il m’a alors enseigné une noble vérité, en me tenant par la main.

 

Retiens bien cette leçon, ô, ma chère fille.

C’est un fait que la vie sans cesse se défile.

Semblable à ses rails grugés par le temps impassible.

Aussi longtemps que tu auras foi en Dieu, tout sera possible.

 

Éloigne ton âme pure de tout mal.

Prend bien garde de ce monde, les vandales.

Ouvre avec joie les mains aux nécessiteux.

Et, choisis bien celui qui sera ton amoureux.

 

Tu joindras à ton tour des rails sur le chemin de fer de la vie.

Sache, ô, ma fille chérie! Que je te souhaite un bonheur infini.

Tu as été la plus belle surprise de toute mon existence.

Je désire tant que tu sois dans l’abondance.

 

Depuis que cette voie ferrée est fermée.

Je viens à l’occasion en cette forêt me balader.

C’est alors que je me remémore ces paroles de sagesse.

Merci père et mère pour votre amour et pour votre tendresse!

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Du bout des doigts

Du bout des doigts Poème par RollandJr St-Gelais Photo proposée par une amie de Québec

Du bout des doigts

 

Du bout des doigts,

Je tiens ces quelques fleurs

Que tu m’as offert pour calmer mes pleurs,

Pourtant, en ce jour bien triste, je ne peux cesser de penser à toi.

 

Tu m’avais consolée de ma peine d’amour,

En me disant que l’amour véritable reviendra un jour,

Et pour terminer cette leçon de vie, tu m’avais fait rire,

Rire aux éclats comme toi seul savais le faire avec un beau sourire.

 

Je voyais bien dans tes yeux de moi tu étais amoureux,

Ne voulant pas faire d’illusions, je me suis dit d’attendre un peu.

Que le temps fasse son effet et je saurai bien ce qu’il en sera,

Car noble et pure vérité tôt ou tard en mon âme éclatera.

 

Les journées passèrent sous silence,

En m’imaginant nous voir sur la piste de danse,

Car nous nous étions promis de sortir en se remémorant,

De notre adolescence où nous nous imaginions tels des amants.

 

Mais au lieu d’aller me réjouir en un lieu de plaisir,

Devant ta tombe, j’irai faire quelques prières et me recueillir.

Ces quelques fleurs que tu m’as données quand nous étions ensemble,

Sur ta tombe, je les déposerai avec discrétion puisque ma main tremble.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Tout me sera possible tant que je vivrai.

Témoins disparus
Magnifique photo par mon amie Elisa R.

Tout me sera possible tant que je vivrai.

 

Sur une terre étrangère,

Où j’y suis allé en une période passagère,

Pendant que je me questionnais sur le sens de ma vie,

Car un jour, bien malgré moi, la vie ne peut être infinie.

 

Je me suis promené dans un cimetière,

Drôle d’idée ! Vous me direz de bonne guerre.

Pourtant, c’est là où j’ai le plus réfléchi sur ma vie, ma destiné,

La destiné de chaque homme, de chaque femme depuis les temps reculés.

 

Nous sommes tous à la recherche du bonheur,

Avant que vienne, tôt ou tard, notre départ son heure.

Certains ont tant aimé, ont tant donné qu’ils se sont oubliés.

Tandis que d’autres ont poursuivis leurs chemins dans la clandestinité.

 

Ce que j’aurais aimé pouvoir avec tous ces gens, tous ces disparus discuter,

Apprendre de leurs expériences, de leurs erreurs, et surtout à quoi ils ont tant rêvé.

Quels enseignements secrets m’auraient-ils transmis ? Quelles leçons aurais-je eu ?

À moi, un simple homme parmi tant d’autres cherchant sa propre place sous les nues.

 

J’ai parcouru en ce lieu parsemé de milliers croix de bois, de de centaines de croix de fer.

Sans me poser une seule fois cette question théologique ; s’il y avait vraiment un Enfer.

Car bien des gens, tant riches que pauvres, le vivent depuis toujours sur cette terre.

J’ai alors entendu une voix qui me rappela que la vie est fragile comme le verre.

 

Ne reste pas là mon ami ! Va-t’en loin d’ici ! M’a dit cette voix.

Poursuis ton chemin, ne t’arrête jamais, et c’est alors que tu verras.

Que seul compte l’amour véritable que tu vivras au plus profond de toi,

C’est cet amour qui sans cesse te fera vivre quoiqu’il t’arrivera et comme il se doit.

 

De ce lieu saint je suis sorti le coeur léger,

Désormais, à jamais et pour toujours, déterminé.

À faire mon petit chemin quoiqu’il advienne et comme je le pourrai,

Car en cette parole de sagesse j’ai compris que tout me sera possible tant que je vivrai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada