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J’aime le riz

J'aime le riz

Photo réalisée par Joël Pèlerin et poème composé par RollandJr St-Gelais

J’aime le riz

 

J’aime le riz,
Source de la vie,
Dans bien des contrées et des pays,
Qui a de toute l’histoire de nombreuses nations nourries.

 

Je me souviens de ce que me racontait mère,
À l’époque heureuse où elle vivait avec mon père,
Il y a de cela bien longtemps avant que n’éclate la guerre,
Dans laquelle les hommes valides dans les armées s’enrôlèrent.

 

Ma mère me raconta qu’elle lui avait offert un simple bol,
Un bol de riz préparé avec amour tel aux dieux une obole,
Car la crainte de le perdre la faisait rendre folle,
Pour se rassurer, elle dansait une farandole.

 

C’est en voyant ce riz de mes doigts couler,
Que je me remémore les yeux de ma mère leur beauté.
Malgré toutes les larmes lorsque cette histoire elle m’a racontée,
Elle espérait tant le revoir dès que la guerre serait terminée.

 

Les saisons ont sans cesse passé,
Le soleil s’est maintes fois levé et couché.
La lune a en bien des occasions le ciel de sa splendeur éclairé,
Des dates de son calendrier, elle en a bien souligné.

 

Puis, un jour elle a reçu une lettre officielle,
Lui annonçant une bien triste nouvelle,
Celui qu’elle aimait depuis toujours,
Fut tué un de ces derniers jours.

 

Pour se consoler de sa peine,
Que je lui ai offert telle une reine,
Un simple bol de riz sauvage à mon tour,
Afin qu’elle sache qu’elle aura à jamais tout mon amour.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Perles

Perles
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de Paroles écrites par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Perles

 

En cette soirée spéciale,
Je suis allé à cet étrange bal,
Où les gens étaient peu vêtus,
Et même plusieurs étaient tout nus.

 

Modèle vivant, habitué d’être en costume d’Adam,
Arrivé en ces lieux, rapidement je me suis tout dévêtu,
Ayant conservé mes beaux souliers en guise d’un peu de retenu,
Me dirigeant au bar pour y découvrir boissons rafraichissantes assurément.

 

Ne me doutant pas un seul instant,
Que j’allais y trouver autant de plaisir,
Quand j’y repense, cela me fait un peu sourire,
Je parcourais la place à la recherche d’un peu de bon temps.

 

C’est alors que je découvris une piste de danse,
Où de jolies dames se déhanchèrent sur un air de romance,
Dames aux cheveurs d’or, aux cheveux de feu ou bien d’ébène,
À la peau de blanche neige ou bien des lointaines contrées africaines.

 

Une blonde me lança un regard coquin et d’invitation,
Dès ce moment mon coeur eut de brusques palpitations,
Comment pouvais-je résister en tant qu’homme à cette tentation ?
Mes pas glissèrent vers cette grande beauté qui me fit perdre la raison.

 

Son corps dénudé avait conservé sa pureté,
Par son collier de perles que j’ai tant regardé,
Elle s’approcha de moi à pas dansant à pas tout doux,
Pour m’enlacer en plaçant ce collier autour de mon cou.

 

Quelle sensation bien étrange,
D’être depuis peu si près d’un si bel ange,
J’étais si bien dans ses bras tout en l’embrassant tendrement,
Si heureux que je désirais plus que tout que cela dure éternellement.

 

Perles blanches ! Blanches perles !
Perles recouvrant d’un voile pudique ces seins,
Ces seins au goût délicieux au goût tellement divin,
Quel beau péché que d’avoir dansé avec une dame si belle.

 

De

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Rouquine dans la lumière

Rouquine dans la lumière
Superbe dessin par Juste Angèle

Rouquine dans la lumière

 

Bonsoir mademoiselle,
C’est vrai que vous êtes belle.
Allez ! Rentrer, il fait si froid dehors.
J’ai pour vous petites gâteries achetées à prix d’or.

 

Quelques gâteries pour vous remercier,
D’avoir accepté de passer avec moi cette soirée.
Une soirée vécue en tout temps selon les règles de l’art,
Mais, dégustez ces gâteaux et ce café avant qu’il ne soit trop tard.

 

Quel est donc ce drôle d’accent ?
Je l’ai déjà entendu il y a de cela très longtemps.
Un accent venant de l’Écosse, pays aux vertes prés.
Pays de gens fiers tant de leurs kilts que de leurs contrées.

 

Êtes-vous confortable dans ma chaumière ?
Prenez toutes vos aises, déshabillez-vous ô belle jeune dame.
Débutons par un dessin de vous nue près du foyer aux douces flammes
Je vous avoue que rien n’est plus jolie qu’une rouquine dans la lumière.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Combien de roses ?

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Combien de roses ?

 

Bonjour madame

Pardonnez-moi de vous déranger

Je le sais que je ne suis qu’un étranger

Un vagabond sur cette terre remplie de flammes.

 

Des flammes de guerre

À tel point que je me crois être en enfer

Quelques flammes d’amour et de passion

Qui me rappelle que parfois il y a aussi du bon.

 

J’ai rencontré bien des gens

Des bons comme des méchants

Des âmes aux cœurs d’or et aimables

D’autres aux âmes blessées par une vie misérable.

 

J’ai parcouru bien des contrées

Des pays aux allures d’immensité

Et d’autres petits mais avec des richesses insoupçonnées

Et des femmes qui avaient fières parures et beauté.

 

Mais aucune d’entre elles ne m’a jamais si ébranlé

Par votre profil me rappelant la chaleur de mes jeunesses d’été

Où j’allais cueillir des fleurs pour ma bien-aimée

Dites-moi, combien de roses puis-je vous offrir en pensées?

 

De

 

RollandJr St Gelais de Québec

Dans ce royaume

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Séance de nudité artistique U.Q.A.C. 14 novembre 2018

Dans ce royaume

 

En cette période de l’année,
Où blancheur d’hiver recouvre les contrées,
Un homme simple et simplement homme,
Est venu faire de son savoir-faire la somme.

 

Ayant parcouru blanc paysage,
Exploré par tant de gens de tous âges,
Est venu sur cette terre riche et prospère,
Défrichée par les pères appuyés par les mères.

 

Royaume de tant de verdure,
De ce temps qui jamais ne dure,
Temps de chaleur en été et de froidure en hiver,
Mais si agréable dans la forêt aux sapins toujours verts.

 

Royaume d’une maisonnée,
Qui affronta tempête déchaînée,
Jamais à terre, toujours prête à se relever,
Beau temps mauvais temps jamais désespérée.

 

En ce pays, je suis donc venu,
Et sans gêne mais avec pudeur je serai nu,
En apprenant avec joie et étonnement de leurs talents,
Beaucoup de sagesse et de belles choses assurément.

 

De

 

RollandJr St Gelais
Québec (Québec)
Canada

Entre chiens et loups

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Dessin par Eri Kel de la France

Entre chiens et loups

Parfois deux mondes s’affrontent en cette vie,

Deux mondes différents luttent pour leur survie,

Une survie au quotidien qui souvent n’a pas de lendemain,

Quel cruel sort décidé par les dieux envers les hommes et leur destin.

Homme civilisés habitants dans les cités,

Hommes barbares résidant dans les contrées,

Deux existences se combattent pour leur progénitures,

Pour un hypothétique avenir pour un bien incertain futur.

Mais au fond, de qui dépend leur avenir?

Avec qui peuvent-ils en réalité le construire?

Serait-ce avec violence à la limite telle de la démence?

Non car point de sang versé est nécessaire à donner sa semence.

Car c’est dans l’amour véritable envers l’être aimée,

Que se trouve la promesse d’une réelle éternité,

Chiens et loups peuvent bien s’entre-tuer autant que possible,

Car sans la volonté de la femme leur existence sera à jamais impossible.

De

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Explication concernant la soirée poésie

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Explication concernant la soirée poésie

Bonjour tout le monde,

J’ai reçu un message via email concernant ma participation à une soirée de poésie qui a eu lieu le 8 juillet dernier, un an jour pour jour, dans la belle région de la ville de Saguenay au nord de Québec. Un participation où votre humble serviteur est allé lire quelques-uns de ces poèmes entièrement nu devant public. Mais, attention ! Ce fut un public majeur et averti dont l’amour de la poésie et de la terre, notre terre du Québec encore pure de toute invasion barbare, est le point commun.

DSCN0257 (2)Oui, je suis fier de ma terre, de ma langue et de mes origines dont le sang de mes ancêtres coule, tel un ruisseau,  dans mes veines abreuvant ainsi les moindres parcelles de mon corps à la fois si fragile et si beau comme le vôtre l’est également. Oui, je suis fier de ma terre car c’est elle qui m’a vu naître, grandir et sur laquelle j’ai pu prospérer. Oui, je suis fier de ma langue car elle possède ses lettres de noblesse tout en étant parlée en des pays et des contrées magnifiques. Oui, je suis fier de mes origines à la fois française et écossaise puisqu’elles ont pour point commun la foi chrétienne. Et, comment pourrais-je passer sous si silence?, je suis aussi fier de mon corps. Corps unique et semblable aux vôtres car bien que différent, il devra un jour ou l’autre être confronté à l’ultime épreuve qu’est la mort. Mais, d’ici-là, je vivrai avec passion.

Revenons maintenant à la soirée poésie ! Il faut bien comprendre queNew Image 12 l’idée d’avoir lu quelques-uns de mes poèmes entièrement nu a été mûrie longuement par la responsable de la soirée et votre humble serviteur. La raison fondamentale d’une telle idée, certains d’entre vous diront que cela n’avait pas de sens et je respecte leurs opinions, fut de « faire-vivre » par l’imagination la journée où j’ai servi de modèle nu dans le cadre d’une journée dont le thème était la nature versus l’intimité du corps humain. Avouons-le ! Sans cette nature qui nous nourrit et qui nous abreuve et nous supporte depuis que le monde existe, l’existence même de l’humanité n’aurait jamais eu lieu. La séance photo a eu lieu sur la ferme de la responsable de la soirée poésie mais également en pleine forêt et loin des regards indiscrets.

J’ai donc choisi de composer des poèmes afin d’immortaliser cette séance de photos réalisée dans la belle région de Saguenay et d’en choisir quelques-uns pour une soirée poésie. Soyez rassurés ! La responsable de ladite soirée a eu l’amabilité d’expliquer aux gens présents en salle le lien entre la récitation de mes poèmes et le fait de les avoir récité entièrement nu. Elle en a profité pour me remercier de ma participation pour la séance de photos et pour ma présence à cette soirée poésie. Une soirée où je fis la rencontre de gens extraordinaires. Je termine cette missive en partageant avec vous l’un de mes poèmes composés pour cette occasion.

 

Joie de vivre

Vivre ! Exister ! Aimer !
Vivre de cette terre ensemencée,
Exister tant de notre sang que par ce sol labouré,
Aimer sur un air de java que  fredonnèrent oiseaux égayés.
 
Faire confiance à ce futur inconnu !
Comme cet homme dépourvu et entièrement nu,
Tel un ascèse de l’Inde mystique récitant avec piété ses mantras,
Maximes sans âges et ces proverbes dans un silence qu’il médita.

Que peut-il nous apprendre?
Que voulons-nous simplement lui prendre?
Une parole léguée par un ange lui vient alors en son esprit,
Que nulle richesse vaut gaité de cœur offert par amour à la terre épris.

Terre ! Mères ! Pères !
De cette terre ancestrale, nous en vivons comme des frères,
De nos mères à la peau délicate, nous sommes tirés du profond néant,
Et de nos pères si épuisés, nous apprenons à labourer nos champs.

Souffrir ! Mourir! Ressusciter !
Souffrir pour offrir à nos descendants abondance et riches cités,
Mourir sans chagrin d’avoir connu labeur du matin jusqu’au soir,
Ressusciter par la semence donnée en ce sol avec un si grand espoir.

De

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je t’attendrai en mes songes

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Je t’attendrai en mes songes

 

Dans la profondeur de mon sommeil,

Là où mes pires démons se cachent et veillent,

Attendant le moment qui n’est pas encore venu,

Où ils surgiront dans ce corps fragile et entièrement nu.

 

Mes craintes sont-elles justifiées ?

Serais-je dès l’aube un vulgaire crucifié ?

Serais-je condamné à vivre loin de toi sur cette terre,

Terre promise ! Terre damnée ! Où mon âme sans cesse erre.

 

Je n’ose pas me réveiller,

De crainte de voir que tu t’en es allée,

Partie vers des contrées clémentes et ensoleillées,

Ne plus admirer tes yeux, de par mes caresses, si émerveillés.

 

Comment pourrais-je vivre ?

Sans t’entendre rire et te voir sourire ?

Comment puis-je, ne fut-ce un seul instant, respirer ?

Sans t’avoir dans mes bras pour te protéger et t’aimer ?

 

Où est passé le soleil ?

Où sont les étoiles dans le ciel ?

Ils sont cachés dans les abîmes profonds,

Là où se trouve le sable mouvant du désespoir sans fond.

 

Ô toi, ma chérie et mon amour !

Reviendras-tu maintenant en ce jour ?

Ranimeras-tu cette flamme qui était en moi ?

D’ici-là, je t’attendrai en mes songes où je suis encore roi.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada