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La princesse

La princesse Poème de RollandJr St-Gelais Collection de Appetitive-Soul Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/206-937548710

La princesse

 

Ô, ma tendre et adorable princesse !

Te voilà maintenant belle comme une déesse.

Grande femme qui fait rêver bien des hommes.

Tantôt courageux ou fortunés, souvent des bêtes de somme.

 

Je t’ai donné la meilleure éducation possible.

Tu sais bien que pour toi, j’aurais fait l’impossible.

L’amour d’un père ne connaît pas de frontières.

Surtout depuis le décès de ta pauvre mère.

 

J’avais versé tant de larmes à la suite de son départ.

Sa féminité était aux yeux de tous une œuvre d’art.

Et sa grandeur d’âme envers les démunis de la vie,

N’avait, dans les cœurs des indigents, aucun prix.

 

Elle avait laissé près de moi un véritable petit ange,

Qui était sous la protection de Saint-Michel l’archange !

Une enfant fraîche comme une rose, fragile comme de l’argile.

Quel magnifique cadeau du ciel qu’une frêle et tendre fille !

 

Tu as grandi en grâce, en beauté et en sagesse.

Sans être parfaite, tu es loin d’être parmi les pécheresses.

Je t’ai inculqué la piété et autre chose de vaste valeur.

Afin que tu puisses jouir de la vie sans en avoir peur.

 

Jeune femme fière et forte ne craignant rien,

Tu sauras en temps et lieu accomplir ton destin.

Les mains appuyées sur les bras de la chaise,

Tu ressembles à une diablesse dans sa fournaise.

 

Envers les nécessiteux, tu as une âme charitable.

Tu sais être intransigeante envers les esprits lamentables.

Tu pardonnes à celui qui se reprend de ses erreurs.

Et tu corriges celui qui face à Dieu, n’éprouve aucune peur.

 

Tu es bien la descendante de tes ancêtres,

Ceux dont le sang coule dans les veines de mon être.

Tu es une princesse réellement digne de porter leur nom ancestral,

Tu sauras apprendre à gouverner avec justice en évitant le mal.

 

Comme ta mère serait fière de toi si elle était encore de ce monde.

Elle te voit peut-être en voguant sur les éternelles ondes.

Celle de la lumière céleste issue du plus pur amour,

Afin d’être dans nos cœurs maintenant et toujours.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Il ne faut jamais se voiler

Il ne faut jamais se voiler Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par Amelkovich Source : https://www.deviantart.com/amelkovich/art/The-hidden-look-1-911067690

Il ne faut jamais se voiler

 

Ma mère disait souvent,

Surtout lorsque j’étais adolescent,

Cette parole remplie de belle sagesse,

Afin d’éviter toute possibilité de détresse.

 

Si pénible que soit la réalité,

Aussi difficile à supporter la vérité,

Il faut savoir l’affronter avec courage.

C’est ce que nous ont enseigné les sages.

 

Nous pouvons être riches ou indigents.

Être seuls ou bien entourés de nombreux enfants.

Être jeune fringant ou bien avancé dans les maux de l’âge.

Tout ceci est bien connu tant de l’antiquité que du moyen-âge.

 

Nous devons tôt ou tard résoudre des problèmes de l’existence.

Nous devons tout autant affronter des situations propres à notre essence.

L’essence de notre humanité qui contient tant de force et de faiblesse.

Les humains ont, de tous les temps, affronté des périls et détresses.

 

Seuls les plus hardis ont appris qu’il ne faut jamais se voiler.

Se dérober lorsque surviennent les pires dangers.

C’est ainsi que l’humanité a réussi à survivre.

Et, parfois même, à bien vivre.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ciel de minuit

Ciel de minuit Poème de RollandJr St-Gelais Photo de JenovaxLilith Modèle : JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/the-m-i-d-n-i-g-h-t-sky-860920627

Ciel de minuit

 

En cette soirée, je me sentais solitaire.

Sous les nombreux lampadaires,

Qui illuminent cette belle cité,

Sans oublier le ciel étoilé.

 

Je ne savais pas quoi faire,

De mes inquiétudes face à l’avenir,

Qui semblent sans cesse vouloir ternir,

Alors, en un éclair, j’ai levé les yeux pour sentir l’air.

 

J’ai cru voir la plus belle dame du firmament,

En ayant les yeux à demi-fermés tout en se tenant fermement,

Telle le ferait une déesse de beauté parmi ses sœurs dans le ciel dispersées,

Dans le ciel où se trouvait peut-être celle qui depuis longtemps j’ai tant recherchée.

 

Envoûté par son charme, je n’ai pas osé faire un pas de plus,

Car par tant de beauté, jamais de ma vie, je n’avais vue,

Une beauté si pure dans le ciel était là pour un instant,

Un instant que je souhaitais qu’il dure éternellement.

 

En cette nuit, jamais je n’oublierai cette dame aux cheveux enflammés.

En cette nuit, jamais je ne verrai chez toutes les femmes tant de féminité .

En cette nuit, jamais je ne me suis senti aussi heureux que ce moment béni.

En cette nuit, jamais la vie n’a été si belle dès que cette vision a rempli mon esprit.

 

Je vous en prie belle fée, restez encore un peu avec moi.

Restez encore pour les indigents et ceux qui n’ont pas de toit.

Réchauffer par votre présence les nécessiteux qui n’ont point d’amour,

Éclairer par la splendeur de votre grâce les gens qui sont seuls depuis toujours.

 

Ciel de minuit ! Ciel des amoureux ! Ciel des gens heureux !

Ciel de minuit ! Ciel des moments inoubliables ! Ciel aux secrets sous les oreillers !

Ciel de minuit ! Ciel de tous les cœurs purs ! Ciel de ceux qui aiment avec sincérité !

Ciel de minuit ! Ciel illuminé par le sourire des anges et de tous les bienheureux !

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Soleil d’automne

Soleil d’automne Photo et poème par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Soleil d’automne

 

Derrière les arbres, je me suis caché,

Afin de cette rivière si calme l’admirer.

Écouter les rares oiseaux gazouiller avant de quitter,

Cet endroit où bien des gens se promenèrent tout l’été.

 

À l’ombre des arbres aux couleurs variées,

Inlassablement quelque chose allait piquer ma curiosité.

En ce temps ensoleillé, un air caressait mes joues devenues rouges.

Rouges comme les feuilles au gré du vent qui doucement bougent.

 

Me rappelant alors ce secret de ma défunte mère,

Qui quitta ce monde rempli d’amour malgré toutes les guerres,

Qui me disait que de toutes les saisons l’automne était la plus étrange,

Car c’est dans le ciel automnal que l’on peut voir les cheveux des anges.

 

Dansant dans le vent pour annoncer l’arrivé de l’hiver,

De cet hiver avec sa blanche neige et ses glaçons argentés,

Recouvrant maisons où jadis on offrait aux inconnus l’hospitalité,

Car pour bien des indigents période de joie devenait leur calvaire.

 

Elle me répéta souvent cette grande leçon,

Une sage pensée qu’elle me disait à répétition,

Afin de m’en souvenir aux instants de questions,

Au plus profond de moi j’entends alors sa lucide réflexion.

 

Souviens-toi mon fils que tu es un être éphémère,

Comme chaque être humain vivant sur cette terre,

Face aux normes tu naquis dans l’incertitude la plus totale,

Et pourtant tu relevas bien des défis à première vue fatals.

 

Il faut croire qu’un être dans le ciel veillait sur tes pas,

Car depuis longtemps on croyait que tu allais passer de vie à trépas.

Malgré cela, je suis en ce lieu où je contemple la beauté de la nature,

De tous ces êtres fragiles faits de plumes ou de fourrures.

 

Ô doux et précieux soleil d’automne,

Reste encore quelques jours parmi les hommes,

Ô doux soleil qui me regarde à travers ces branchages,

Réchauffe-moi car je vois bien que malgré tout j’avance en âge.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Ses mains

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Réalisation photo par Priscilla Vaillancourt

Ses mains

 

J’ai deux questions à vous poser,

Y répondre avec honnêteté veuillez essayer,

Comment peut-on qualifier ce qu’est un être humain?

À quoi peut-on le reconnaître face à tant de différents destins?

 

Devant l’histoire, je vois tant d’illusions,

Que j’en perds tant mon espoir et que ma raison,

Devant tant de guerres sanguinaires et d’horribles conflits,

Pour lesquels gens à leurs dieux sourds et aveugles sans cesse prient.

 

En revoyant les témoignages de nobles femmes,

Que les églises chrétiennes condamnèrent à périr dans les flammes,

Pour avoir percé de leur volonté les précieux mystères de Dame nature,

Afin de guérir les pauvres et les indigents trouvés sur les routes avec un cœur pur.

 

Doit-on être de la bonne couleur?

Doit-on éviter à tout prix de faire peur?

Doit-on parler la bonne langue avoir une seule pensée?

Pour en tant humain en être à jamais et pour toujours qualifié?

 

À bien y penser je me suis définitivement trompé,

Car à vrai dire, j’ai en moi tant de choses à vous demander.

Mais, il y en a une que me tend de sa queue le diable appelé Le Malin :

Faut-il pour être un homme avoir en son corps ses jambes et ses mains?

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada