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Toréador

Torréadore
« Toréador » par mon ami Joël Pèlerin Poème par RollandJr St-Gelais

Toréador

 

Toréador ! Ô toréador ! Courageux toréador !
Toréador dans la nudité de la femme tu y prends corps,
Corps de femme de toute beauté et étonnamment très élégante,
De ses mouvements faits avec douceur et légèreté, comme elle m’enchante.

 

Bras tendues avec précision !
Cherchant l’air dans une ultime vibration !
Cape rouge voguant allègrement contre le vent,
Le vent qui sous la chaleur de l’arène devient tourbillonnant.

 

Âme forte et courageuse dans une enveloppe de chair,
Tel un soldat partant au loin dans un lointain pays en guerre,
Seule devant ce redoutable ennemi aussi féroce qu’imaginaire,
Toréador ! Prends garde de ne point sortir de cette vie ordinaire.

 

Chapeau de paille en guise de parure,
Avec tes beaux seins si ronds mais si durs,
Tenant fermement sur tes jambes de ballerine,
Ô toréador ! En me regardant, aurais-tu des idées coquines ?

 

De tes mains agiles tu harangues devant toi la bête,
En te disant que tôt tard à lui ou à toi ce sera la fête,
Cachant ton regard de ton ennemi pour mieux le tromper,
Ne craignant pas le moment où sur toi il foncera tête baissée.

 

Toréador, regard devant toi,
Et dis-moi en réalité ce que tu vois,
Une chimère se nourrissant de tes peines,
S’abreuvant du poison qui coule dans tes veines.

 

Que tu es belle dans ce corps de femme,
Dans ce corps tu y transposas la ferveur de ton âme,
Viens vers moi ! Allez viens, je t’en supplie dans mon lit,
Car dans mes bras je te réchaufferai en cette fraîche nuit.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Rêves-tu à moi ?

Rêves-tu à moi
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Rêves-tu à moi ?

 

Dis-moi, rêves-tu la nuit ?
Dis-moi, à qui penses-tu dans ton lit ?
Dis-moi, te sens-tu seule dans la noirceur ?
Dis-moi, de quoi pourrais-je te rassurer de tes peurs ?

 

Bien du temps sont passé,
Depuis que nous nous sommes quittés,
Mais, sans cesse, à toi à chaque instant j’ai pensée,
Ne sachant comment faire pour mes erreurs les réparer.

 

Les secondes me sont parues être des éternités,
Alors que j’aurais voulu tant dans mes bras te serrer,
Et sentir ton divin cœur battre à l’unisson contre le mien,
Que je t’aurais donné avenant le cas où cesse de battre le tien.

 

Les minutes sont devenues un véritable supplice,
Un cruel et lent poison versé dans un calice,
Dont chaque gorgée me brûle les entrailles,
À quoi bon vivre car rien ne vaille ?

 

Les heures s’écoulent dans une rivière de souffre,
Dans laquelle, avec désarroi, je m’engouffre,
Devrais-je mettre fin à ma souffrance ?
Pour moi qui erre en ce lieu d’errance.

 

Les jours émergent des profondeurs des enfers,
Car, loin de toi, ô mon amour, je ne sais que faire.
Passant mon chemin sur la route ineffable de la solitude,
Seul devant la vie ! Je ne pourrai pas vivre, c’est une certitude.

 

Les nuits sans toi dans mon palanquin,
À quoi bon espérer un meilleur lendemain ?
Car est perdue ma satisfaction d’être en cet univers,
Et que mon âme porte avec peine le feu impitoyable des fers.

 

Rêves-tu à moi, quelques fois ?
Partages-tu mon envie de te faire l’amour ?
De t’exprimer par des gestes de tendresse qu’un jour,
De voguer de nouveau sur de chaudes mers toi et moi.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Boire l’amertume !

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Dessin réalisé par Denis M. de Montréal 15 septembre 2018

Boire l’amertume  !

 

J’ai soif sur ma croix, 

Sur cette croix fabriquée par ma folie, 

Folie vécue de jour comme de nuit, 

Ébranlé par mes doutes sur ma foi. 

 

Sur ma foi envers l’humanité, 

Sur ma foi sur notre commune destinée, 

Sur ma foi envers toi et moi et nous, 

Sur ma foi qui a fait chacun de vous. 

 

Je bois ce vin amer, 

Venant des profondeurs des mers, 

De ces femmes qui ne deviendront jamais des mères, 

Et de ces hommes qui auraient désiré devenir des pères. 

 

Je bois cet élixir, 

Qui me fait tant souffrir, 

Je m’enivre de cette maudite boisson, 

Qui me soûle l’âme et me brise les veines tel un poison. 

 

Boire dans mon lit à la brunante du matin, 

Boire la cigüe tel le philosophe des temps anciens, 

Boire cet insipide venin servi par cette dame brune, 

Boire tout mon mal-être ! Boire simplement mon amertume ! 

 

De 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada