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La neige a décidé

La neige a décidé Poème de Rolland Jr St-Gelais avec la permission spéciale de Jenovaxlilith DeviantArt : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith

La neige a décidé

  

La neige a décidé,

Dans ce pays, d’y rester.

Tout est d’un blanc immaculé

Je suis là sans dire un mot sans bouger

 

Neige blanche tombée des cieux.

Qui recouvre le pays de mes aïeux,

Ce pays où jadis vivaient les amoureux

Où ils y fondèrent des villages si nombreux.

  

Tout autour de moi est magnifique.

Tout semble tiré d’un conte féerique.

De ces contes aux aventures épiques.

De ces histoires tellement romantiques.

 

En cet endroit où je suis toute de blanc vêtue.

Même si je désirais au plus profond de moi être nue.

Car, avouons-le, en cette forêt vierge qui m’aurait vue ?

Dès le moment où je me suis assise, tout s’est tu.

 

Maintenant, la neige recouvre le sol fatigué,

Épuisé d’avoir été, par les hommes, tant exploité.

Repose-toi bien, dans ce silence, terre bien-aimée.

Aimée par toutes les âmes de bonne volonté. 

 

Je serai immobile bien sagement

Sans faire de bruit bien évidemment

À cet endroit, je resterai aussi longtemps

J’admirerai le paysage enneigé tout ce temps.

 

La neige a décidé aujourd’hui d’être avec moi,

En cette forêt perdue qui met mon cœur en émoi

J’aimerais dès maintenant être pour toujours avec toi

Ô belle et douce neige, dans les nuages en guise de toit.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ils tentaient de tutoyer les nuages

Ils tentaient de tutoyer les nuages Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Eri Kel de la France

Ils tentaient de tutoyer les nuages

 

Par un dimanche d’hiver,

Je me promenais dans un champ,

Tout en chantant un refrain gaiement,

À travers les sapins blancs et verts.

 

Entendant le vent se manifester,

Dans les arbres si majestueux,

Contemplant cet instant savoureux,

Alors que la neige tournoya avec légèreté.

 

Levant les yeux vers le ciel couvert,

Par un vieux manteau gris et lourd,

Sous lequel avec torpeur hibernent les ours,

J’ai compris alors que maintenant c’est mon tour.

 

Tournant avec assurance mes pas vers ma demeure,

Je longeais les souches avant que vienne la tombée de la nuit,

De cette nuit noire où seul le ruisseau se manifeste par son bruit,

Je me dirigeai vers ma cabane de bois pour échapper à cette heure.

 

Une cabane de bois que seuls savent faire les gens de mon pays.

Pays de neige d’un blanc immaculé et d’étendue à perte de vue.

Découvert par des gens, de la lointaine Europe, par la mer, venus.

Avec peine, je pressais le pas face au vent et la poudrerie.

 

Arrivé en ma modeste chaumière,

Je fis avec grande joie mon humble repas,

Quelques ingrédients suffiront pour mon pâté chinois,

Sans toutefois oublier le plus important, réciter une prière.

 

Assis devant le chaud fourneau allumé,

À ce que j’allais bien pouvoir faire, j’ai songé.

De ces arbres qui jadis faisaient ma fierté vu leur vénérable âge.

Maintenant morts de fatigue à force d’avoir essayé de tutoyer les nuages.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Les époques changent mais les défis aussi

Les époques changent mais les défis aussi Texte de Rolland Jr St-Gelais Réalisation photo par A Separate Reality Source : https://www.deviantart.com/a-separate-reality/art/Sky-11-12-2021-morning-897703310

Les époques changent mais les défis aussi

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous passez un bel automne. Pour ma part, je remercie le ciel de la chance de vivre en harmonie avec mes principes et ma philosophie de vie. Une chance dont je prends de plus en plus conscience au fil du temps qui s’écoule comme le sable fin d’une plage des Bermudes entre les doigts frêles d’un enfant. Une plage ensoleillée où le temps semble s’arrêter loin des tumultes de la vie urbaine.

Oui, je sais bien que le monde dans lequel nous vivons est loin d’être rose pour le commun des mortels et que, trop souvent, les problèmes ont semblé s’accentuer depuis les dernières années. Il va de soi que de se fermer les yeux sur ce qui nous entoure serait faire preuve d’insouciance alors que de voir seulement le mauvais côté de la réalité serait aussi faire preuve d’un pessimisme à outrance. Le positivisme aveugle tout comme la négativité absolue sont loin d’être des outils d’avancement pour le genre humain.

Une chose doit être cependant établie une fois pour toutes. L’humanité a toujours su faire preuve de courage, de résilience et de ténacité et d’ingéniosité le moment venu. J’oserais même ajouter qu’elle a su tirer son épingle du jeu à des moments où tout semblait perdu d’avance. L’histoire regorge d’événements qui prouvent une telle affirmation. L’on a qu’à penser aux diverses épidémies qui ont amené les diverses sciences, dont l’immunologie, liées au domaine médical à apparaître au fil des époques. Que dire des guerres et des cataclysmes qui ont forcé les êtres humains à faire preuve de savoir-faire à la fois pour les affronter et pour se relever une fois leur disparition?

Un peu à l’image des nuages gorgés de pluie qui traversent le ciel menaçant les gens d’inondation. Ces derniers ont su non seulement y faire face avec vaillance, mais ils ont également trouvé moyen d’en tirer profit. L’on a qu’à songer aux barrages qui jalonnent nos rivières et aux nombreuses récoltes qui embellissent nos campagnes. Les nuages, aussi obscurs et terribles à première vue, sont devenus une source extraordinaire d’inspiration pour une meilleure qualité de vie.

Certes, les époques changent et les nombreux défis qui leur sont dévolus aussi. Qui plus est ! Nul ne peut dire ce qu’il adviendra dans le futur. Toutefois, nous sommes libres de voir les nuages sombres et de les transformer à notre avantage. Et pourquoi en serait-il ainsi? Tout simplement parce que derrière chaque nuage, un soleil brille de tous ses feux.

Merci de votre attention.

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Dimanche d’automne

Dimanche d’automne Poème et photo par Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Dimanche d’automne

 

Assis sur un banc,

Revoyant des souvenirs,

Qui exalte de mon être un soupir,

Alors que je caressais mes cheveux blancs.

 

Apercevant les nuages voguer,

Vers de très lointaines contrées,

De ces régions que jamais je ne verrai,

Au fait! Comment y prononce-t-on le verbe « aimer » ?

 

Par ce temps calme et le ciel bleu,

J’ai commencé tranquillement à prier,

Une prière apprise quand j’étais écolier,

Une prière qu’avec humilité j’ai adressée à Dieu.

 

Celui qui est dans mon cœur

Une prière enseignée par des sœurs,

Celles qui m’ont inculqué le goût de vivre,

La passion de la langue française et qu’elle doit survivre.

 

Ô mon Dieu qui êtes là-haut!

Que votre monde est tellement beau,

Apprenez-moi à en apprécier sa grande valeur,

Et que je puisse la défendre à chaque instant chaque heure.

 

Faites que mon cœur ne soit jamais fermé,

Face à ces cœurs qui ont tant été souvent blessés.

Apprenez-moi à voir en chaque être humain,

Un être qui, d’amour et de compassion, a tellement besoin.

 

En ce dimanche d’automne si magnifique,

Puisse chaque couleur être en mon âme si bénéfique.

Jour béni ! Jour premier! Jour d’espérance ! Jour de Dieu !

Qu’en cet instant ma prière puisse monter vers les cieux.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Tant qu’il me restera

Tant qu’il me restera Dessin par Noble Roro de la France Poème par Rolland Jr St-Gelais

Tant qu’il me restera

 

Tant qu’il me restera,

Lentement, je ferai les cent pas.

Il me restera du temps à penser,

Du temps à rêvasser des jours passés.

 

Tant qu’il me restera des souvenirs

Qui me feront chaque fois sourire,

Qui me feront parfois faire des soupirs,

Des soupirs pour ces dames qui m’ont fait languir.

 

Tant qu’il me restera un fidèle ami,

Avec qui partager en cette période de pandémie,

Discuter de tout et de rien sans oublier tous ces magnifiques seins,

De ces dames qui ont détourné nos prières adressées à tous ces saints.

 

Tant qu’il me restera un superbe dessin,

Qui m’inspirera une chanson avec un joyeux refrain,

J’aurai une raison de vivre en cette période de grisaille,

En admirant la nudité toute simple d’une dame venue de Versailles.

 

Tant qu’il me restera en mon cœur un poème,

Pour ces amants qui en secret avec passion s’aiment,

J’aurai une raison d’espérer à la venue du soleil du printemps,

Qui annonce déjà ses couleurs derrière les nuages transportés par le vent.

 

Tant qu’il me restera des seins à cajoler,

De ces seins qui mettent en mon âme un peu de gaieté,

Car qui sait si demain je serai encore en ce monde avec certitude,

C’est sur les seins d’une femme que je ressens une grande quiétude.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada