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Seule dans ces bois

Seule dans ces bois Poème de RollandJr St-Gelais Photo par Gbd62 Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-chieftainess-863860011

Seule dans ces bois

 

Seule en cette forêt, seule dans ces bois

J’entendais le toc-toc-toc du pic-bois

Qui cognait avec son bec sur les chênes

Avec un rythme qui, avec entrain, s’enchaîne.

 

J’imaginais mon peuple qui jadis habitait ces lieux

Qui vivait de pêche et de chasse sous les cieux

Un peuple vivant sous des tentes de peau

Et qui naviguait sur les ruisseaux.

 

Je discernai le vent soupirer

Sur l’herbe tendre et verte de cette terre

De cette terre qui appartenait à mes frères

Et à mes sœurs qui s’occupaient de leurs maisonnées.

 

Je suis issue d’un clan beau et fier

Qui appréciait le temps qui passe tel un courant d’air

Vivre le présent sans pourtant autant faire fi des dangers

Mais à chaque chose en son temps en utilisant son savoir-faire.

 

Dans ces bois, je suis isolée

Mais quelle sensation de bien-être

D’être simplement sous les nombreux hêtres

Qui protègent des regards indiscrets mon intimité.

 

Les cheveux dansants dans le vent bienfaisant

Qui virevoltèrent sur mes épaules paisiblement

Soucieuse de respecter le caractère sacré des lieux

Le silence était de mise par respect envers mes aïeux.

 

Il faut parfois se taire pour mieux se connaître

Il faut parfois être seul pour de ses cendres renaître

Il faut parfois être isolé pour davantage apprendre

Car c’est en soi que l’on finit par mieux comprendre.

 

Je suis entièrement seule dans cette forêt vierge

Dans ces bois qui s’étendent à des milliers de verges

Où les animaux sauvages errent sous les feuillages

De ces arbres dont on ne saurait deviner leur âge.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Nous devons faire preuve d’humilité

Nous devons faire preuve d’humilité poème de RollandJr St-Gelais Photo par Gfriedberg Source : https://www.deviantart.com/gfriedberg/art/Passio-secundum-G-860207202

Nous devons faire preuve d’humilité

 

Je t’en prie Dieu,

Je suis prêt à accomplir un vœu,

N’importe lequel que tu réclameras des Cieux,

Quitte à aller le rejoindre, si tel est ton désir, avec tous mes aïeux.

 

Pourtant, cette année avait pour moi bien commencé.

Mais personne en ce monde n’est à l’abri de bien étranges fatalités,

Que s’est-il donc passé pour voir ainsi la terre arrêter de tourner?

Et de voir les rêves de tant de gens innocents dans le vent s’envoler.

 

Toutefois, un tel événement me fait comprendre,

Qu’à notre jeu, on risque un jour ou l’autre de se faire prendre,

À force de jouer tels des anges déchus avec ta belle création mère-nature,

Que nos sciences, notre fierté, soient les causes de bien nos tortures.

 

De toutes pièces un virus a été créé,

Dans un laboratoire militaire il fut élaboré,

Des mains de savants malintentionnés, il s’est échappé,

Se répandant tel un fléau sur cette terre atteignant des gens désabusés.

 

Maintenant, tu oses menacer celui qui m’a montré à marcher.

Mes premiers pas qui ont été pour moi la chance de ce monde l’explorer,

Saleté de virus! Par les rituels d’exorcisme je t’ordonne de nous quitter.

Retourne là où ces savants fous dans leurs fioles infectées t’ont créé.

 

Sois détruit pour toujours et ne reviens plus jamais, je t’en conjure.

Toi qui as enlevé tant de vies, sur ton chemin tu me trouveras, je le jure.

Toutefois, tu nous enseignes une grande leçon, je dois bien l’avouer.

Devant Dieu et la nature, sans cesse nous devons faire preuve d’humilité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Je pense donc je suis

Photo réalisée par Phylactère Séance du 2 décembre 2019

Je pense donc je suis

 

Devant ma fenêtre,
M’envahit un mal-être,
Surgit en moi une idée, une réflexion.
À laquelle je dois réfléchir avec appréhension.

 

Qu’est-ce qui fait de nous des hommes?
Bien des sages ont tenté de résoudre cette question.
Certains essayèrent d’y répondre par le culte des religions,
D’autres élaborèrent des concepts assez semblables en somme.

 

Serait-ce par les idées que glapissent ces gens tels des hiboux?
De ces idées saugrenues dont s’énorgueillissent ces savants et ces fous,
De ces savants fiers de leurs théories et de ces fous pas si fous que ça,
Car il faut bien que certains des pauvres gens pensent à ce qu’ils voient.

 

À vrai dire une seule question demeure,
Que je me dois de répondre avant que je meure,
Ce que je suis en mon fort intérieur existera-t’il ?
Face à l’éternité qui nous attend tous, semble-t-il.

 

Avouons-le même si cela nous dérange,
Aucun de nos aïeux est venu nous raconter,
De l’autre côté de la porte une fois qu’elle est fermée,
Pas même un saint, pas même un pécheur, encore moins un ange.

 

Mes pensées divaguent au fil des années,
Parfois elles vont, elles viennent, elles ne font que se répéter.
Des pensées parfois nobles, parfois vilaines souvent coquines,
Surtout en la présence de quelques femmes blondes ou rouquines.

 

Mais d’où vient cette incroyable faculté?
Celle de pouvoir penser la nuit jusqu’en matinée,
Au risque de passer nuit blanche avec des idées noires,
Alors qu’à l’aube apparait de la splendeur de la vie sa gloire.

 

Même si je pense, plus je comprends tard,
Oui, c’est une situation si étrange et si bizarre,
Puisque devant tant de questions nulle réponse tienne bon,
Devant la bêtise des hommes j’ai constaté depuis jeune garçon.

 

Parfois, je pense à des blessures profondes et jamais guéries,
À de nombreuses cicatrices béantes et jamais refermées,
Ne serais-je qu’un vagabond sur cette terre damnée?
Voilà là une énigme maintes fois posée.

 

Quelques fois je me demande ce qu’est l’amour,
Serait-ce qu’un vœu pieux digne d’un conte de fée?
Un conte des mille et une nuit que Shahrazade aimait raconter,
Mais trop vouloir y songer m’a fait craindre le pire pour toujours.

 

Car, croyez-le ou non, trop penser peut tuer.
Tuer nos rêves, nos espoirs, nos illusions et nos désirs,
Voilà la raison pourquoi je préfère et de loin simplement vivre,
Pour me sortir de ce parcours ténébreux, je vais plutôt aller me balader.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Écoute, mon amour

coute, mon amour

 

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ 
Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

 

Écoute, mon amour

 

Écoute ! Écoute ! Écoute !

Ne dis point un mot, coûte que coûte.

En ce lieu sacré où tant de gens furent baptisés,

Entre ces murs consacrés où tant de gens furent endeuillés.

 

Des prières de supplications ou de remerciements,

Venant des gens aux cœurs parfois blessés ou comblés,

De gens pieux craignant colère des cieux attendant Jugement dernier,

Ou venu trouver un refuge et un peu de réconfort tout simplement.

 

En cette nuit d’hiver, en cette période de l’Avent.

J’ai décidé de t’offrir cette mélodie tel un berceau pour un enfant.

Un air de mes lointains ancêtres qui défendirent leur foi,

Contre bien des tyrans avares et leurs injustes lois.

 

Écoute cet air qui vogue sur les ondes invisibles,

Un air qui traversa les âges tel un chevalier invincible,

Un témoin précieux des amours de jadis et de nos aïeux,

Un air où les silences remplacèrent les mots tellement c’est merveilleux.

 

Quelques notes de passion !

Quelques notes d’une vieille chanson !

Quelques notes afin d’immortaliser ce temps !

Quelques notes afin de rendre magique cet instant !

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Moi, l’africain !

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Photo prise à l’Espace Mushagalusa de Montréal

Moi, l’africain !

 

Moi, homme fier !

Moi, témoin de mes terres !

Des terres de mes ancêtres et de mes descendants !

De ceux et de celles qui seront mes nombreux enfants !

 

Homme de couleur !

Témoin de peuples au grand cœur !

Homme vêtu d’un costume traditionnel !

Pour courtiser ces femmes si tendres et si belles !

 

Moi qui, comme toi, connais l’amour et la peur.

Qui sais autant que toi ce que sont l’espoir et la frayeur.

Homme au sang si noble autant que le tien,

Avec sagesse j’ai appris à pardonner à mon prochain.

 

Moi qui suis aussi ton frère,

Devant les dieux de nos aïeux,

Même si nous vivons sous différents cieux,

Moi dans  la chaleur de la savane et toi dans le froid de ton hiver.

 

Oui, je suis l’africain.

Oui, tu es l’homme d’occident.

Oui, nous sommes certes différents.

Et pourtant, devant tant de défis, nous devons nous serrer la main.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada