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La dernière séance de nudité artistique vécue à l’U.Q.A.C.

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Séance de nudité artistique U.Q.A.C. mercredi le 10 avril 2019

La dernière séance de nudité artistique vécue à l’U.Q.A.C.

Bonjour tout le monde,

IMG_20190410_200901Aujourd’hui, je désire vous parler de ma séance de nudité artistique vécue à l’université du Québec à Chicoutimi mercredi le 10 avril 2019. Une séance qui restera gravée en mon cœur puisque d’une part, il s’agit de la dernière séance pour l’année universitaire 2018-2019 au sein de cette institution d’enseignement et, d’autre part, que j’ai eu à la fois le privilège et l’honneur d’y avoir été invité en tant que modèle vivant.

Qui plus est ! Il s’agissait de me seconde venue en ces lieux. Une double participation en tant que modèle vivant en la même année constitue à mes yeux un véritable respect à l’égard de mon savoir-faire et une reconnaissance en mon sens professionnel. À vrai dire, je ne m’y attendais pas. Comme quoi, la vie nous réserve de belles surprises.

Sous un autre ordre d’idées, ladite séance m’a permisIMG_20190410_200907 de parfaire mes poses afin de les rendre plus conformes au niveau de l’expérience des étudiants en classe. Est-il utile de rappeler qu’il s’agit d’étudiants en arts de rang universitaire ? C’est pourquoi, j’avais longuement réfléchi aux choix de mes poses bien avant que ladite séance ait lieu. Il ne s’agit pas ici de chercher ce que je dois faire, mais plutôt comment rendre intéressante LA pose choisie pour un laps de temps de plus en plus long.

Voilà la raison pour laquelle j’opte souvent pour des poses « couché » dans le cas des périodes courtes, d’une durée d’environ de 1 à 5 minutes, tandis que les poses « debout » seront davantage favorisées afin de permettre un travail que je qualifierai de plus minutieux dans les détails. Il est cependant vrai qu’une telle procédure est souvent de mise dans chacune de mes prestations.

IMG_20190410_200812Or, et contrairement à la séance vécue au C.E.G.E.P. de Drummondville, la séance n’est pas sous la supervision d’un enseignant voulant initier ses élèves dans ce domaine. En effet, ces derniers ont déjà une expérience plus ou moins grande dans le dessin du nu. La tâche de rendre le « travail » plus ardu, plus recherché, plus adapté à leur rang me revient donc en quasi-totalité. J’ai bien écrit « en quasi-totalité » puisque la responsable du groupe peut avoir son mot à dire dans le déroulement de la séance. Ce qui est tout à fait normal.

Enfin bref, et pour faire simple, j’ai décidé de vousIMG_20190410_205707 présenter au sein même de cet article quelques-unes des œuvres réalisées par les personnes présentes à cette occasion. Il est à noter que plusieurs de ces œuvres seront utilisées dans un futur plus ou moins proche pour des publications soit sous forme de proses ou bien de poèmes. Je profite de l’occasion à la fois pour remercier la responsable du groupe pour sa confiance à mon égard et pour souhaiter un bon retour aux étudiants et aux étudiantes qui sont venus-es soit de l’Europe ou bien du continent d’Amérique du sud pour étudier et vivre dans le magnifique « Royaume du Saguenay ». Bon retour chez-vous et bon succès dans vos projets ! Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

L’importance de l’étude

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Dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

 

L’importance de l’étude

Bonjour tout le monde,

Il me fait plaisir de discuter avec vous d’un élément fort important dans le domaine de la nudité artistique, et plus particulièrement, d’un aspect précis d’une séance de dessin. Un tel aspect est présent dans toutes les séances auxquelles j’ai eu la chance de participer depuis que je suis modèle vivant. Il s’agit de l’étude proprement dite du modèle vivant en tant que sujet de travail. Il va de soi qu’une telle étude revêt de la même importance tant pour les artistes professionnels que les amateurs ou encore les étudiants dans les écoles d’arts.

Un modèle vivant est avant toute chose un sujet d’étude.

Les personnes présentes en salle sont là pour étudier tout de lui, et ce avec un regard ressemblant presque à celui d’un aigle. Quelles sont les formes qui lui sont spécifiques ? Quelles postures prend-t-il ? Comment mettre sur papier non seulement ce qu’ils voient mais aussi ce qu’ils ressentent chez le modèle vivant ? Au fait, que peut-il bien ressentir ? Quelles sont ses particularités physiques et, surtout, comment vit-il avec ? Est-il bien dans sa peau ? Que de questions les études du modèle vivant les artistes devront répondre !

Pour ma part, j’adapte mes premières poses selon le degré d’expérience des personnes en salle. Vous comprendrez sans aucun doute que le degré de difficulté augmentera en fonction de l’expérience qu’ont les artistes avec qui je travaille. Toutefois, pour ce qui est des étudiants en arts, j’opte très souvent pour des poses couchées, sans prothèse, au tout début de mes prestations. Lesdites poses se feront graduellement debout avec ou sans prothèse afin de leur donner la “chance” d’apprivoiser mon corps.

Il y en va un peu autrement dans le cas où je pose pour des artistes d’expérience. Dès le début, les poses sont déjà plus élaborées quoique présentées de manière progressive. Qui plus est ! Il est plutôt rare que je remets ma robe de chambre lors d’ateliers professionnels afin de donner l’opportunité aux artistes d’étudier d’avantage mon aisance physique. Tout ceci constitue une aide précieuse pour eux lors de leurs premiers coups de crayon. Coups de crayon qui sont souvent les préludes à des œuvres souvent remarquables. Bref, aucune séance de nudité artistique digne de ce nom ne peut être vécue pleinement sans avoir étudié au préalable le sujet.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Rechercher l’originalité

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Courtoisie de R. de la Suisse

Rechercher l’originalité

Bonjour tout le monde,

J’entre dans le vif du sujet. Vous vous êtes probablement questionnés sur l’importance de l’originalité dans les poses de nudité artistique. En effet, outre le fait d’avoir une aisance avec sa nudité, une connaissance approfondie de ses capacités et de ses limites physiologiques et une aptitude à supporter les regards d’autrui sur l’ensemble des parties qui composent son physique, la recherche de l’originalité dans les poses demeure un élément très important durant les séances.

Il va de soi qu’il existe une multitude de sites où chaque modèle vivant respectueux de son art et qui désire offrir des prestations de qualité peuvent y trouver une foule d’exemples de poses nues. Ces poses sont, vous l’avez sans doute deviné, de quatre ordres; poses couchées, poses assises, poses debout et finalement les poses dites « non-conventionnelles ». Ne vous y trompez pas! Toutes les poses possèdent chacune leur degré de difficulté allant de facile à extrêmement ardu. Qui plus est! Ledit degré de difficulté variera selon l’âge, le physique et le genre du modèle vivant.

11696738_10208456193307394_494808575_nPour ce qui est de l’âge, il est amusant de constater que bien des modèles vivants se situant à un âge respectable ont une capacité physique tout à fait surprenante. Ils peuvent tenir des poses plus ou moins difficiles, et ce pendant une période temps allant de 20 minutes et plus. En ce qui concerne le physique, il m’a été aisé de découvrir avec une grande joie que c’est l’harmonie qui est avant tout recherchée lors des séances de nudité artistique. Une harmonie basée sur des critères quelque peu différents de ceux que l’on retrouve au sein de la société. C’est ainsi qu’une personne ayant de l’embonpoint, une autre atteint d’un handicap physique apparent ou encore une autre ayant des tatouages seront tout aussi appréciées qu’un modèle vivant ayant un corps jugé parfait selon les normes sociales en vigueur.

J’en parle en connaissance de cause puisqu’il m’est souvent arrivé de recevoir des12583816_10208955746235905_1223754313_n éloges de la part d’artistes, en particulier des étudiants en arts, qui adorèrent avoir la possibilité de travailler avec un modèle vivant qui a autant de « différences ». Ce sont justement ces « différences » qui les ont incité à se surpasser. Souvent, les résultats sont tout à fait étonnants. À titre d’exemple, cette oeuvre extraordinaire réalisée par un étudiant de l’Université du Québec en Abitibi-Tesmiscamingue, satellite de Montréal,  à l’occasion de ma prestation en novembre 2015, est vraiment représentative de mes propos. En effet, cet étudiant a su transposer l’imaginaire de la science-fiction, je fais référence entre autre à la série Star Strek, dans ce que ses yeux perçurent de mon physique. C’est ainsi qu’il a réussit à transposer l’originalité de ma pose, j’avais mimé le rôle d’un agent de contrôle indiquant une route à suivre, dans un futur lointain. Comme quoi la frontière, pour paraphraser le slogan de la série Star Trek, de l’imagination peut être repoussée encore et encore.

Que puis-je  maintenant affirmer du genre dont appartient le modèle nu? C’estst-jerome-2 sans contredit que le fait d’être du sexe masculin ou du sexe féminin entre en ligne directe avec l’aptitude de réaliser des poses nues tout à fait originales. Il y a des caractéristiques physiologiques que l’on ne pourra jamais passer sous silence. Un homme a un corps masculin avec des attributs qui lui sont propres. Il en est ainsi de la femme pour qui la féminité rimera presque inévitablement avec la maternité amenant ainsi son lot de changements de manière plus ou moins perceptibles. Un homme ne sera jamais une femme et vice versa. Qu’on se le tienne pour dit!

WP_20150307_030_thumb.jpgIci, le plus important consiste d’une part, à trouver les poses qui nous conviennent le plus, c’est-à-dire celles dans laquelle la capacité de supporter les regards des artistes est la plus facile. Je dirais même qui facilite l’intimité entre les personnes présentes. Et d’autre part, ne pas craindre de oser tout simplement pour oser lors des choix de poses nues. Oser est souvent la meilleure solution qui est offerte au modèle vivant pour se surpasser et, par conséquent, de favoriser une créativité accrue chez les artistes. De plus être fiers de sa masculinité ou bien, le cas échéant, de sa féminité est un pré requis pour aller toujours de l’avant dans la recherche de l’originalité. Je me rappelle en certaines occasions, rarissime tout de même, d’avoir eu des érections lors de poses nues devant un groupe, surtout lorsque j’avais opté de réaliser des poses plus ou moins non-conventionnelles. Ces dernières ont été très appréciées par l’ensemble des artistes et, à ma grande surprise, les résultats ont été haut de-là de mes attentes.

En résumé, l’originalité des poses nues choisies par le modèle vivant  demeure un point important, sans que cela soit obligatoire lors des séances. On peut certes se contenter de poser de manière que je qualifierais de « traditionnelle », mais cela enlèverait le goût particulier au domaine des arts. Que dis-je? Une saveur qui le rapproche fort probablement du nectar des dieux du mont Olympe, de cette ambroisie  enivrante qui transporte autant le modèle vivant que les artistes sur des terres vierges loin des vicissitudes de la vie terrestre.

Merci de m’avoir lu et n’ayez pas peur d’oser m’écrire à cette adresse pour obtenir mes services en tant que modèle vivant. Oser, c’est avant toute chose vivre! N’est-ce pas?!

Adresse email professionnelle: rollandjrstgelais@modelevivantaquebec.com

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Pourquoi ai-je choisie les poses couchées?

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Réalisation de Simon Dupuis (St-Jérôme mercredi 9 mars 2016)

Pourquoi ai-je choisie les poses couchées?

Bonjour tout le monde,

Je profite tout d’abord de l’occasion qui m’est offerte pour vous souhaiter une joyeuse fête de la St-Patrick. Une fête que l’on a coutume de célébrer un peu partout en Amérique du nord, vu le nombre important de personnes de descendance irlandaise, non seulement aux États-Unis mais également au Québec, seul état francophone sur un continent à grande majorité anglophone. Hé oui! Il faut savoir jeter de nombreux coups d’œil afin de découvrir plusieurs subtilités qui se glissent dans le, permettez-moi cette métaphore, patrimoine génétique des nord-américains.

Ensuite, il me fait plaisir de vous expliquer et ce, avec un souci de concision, les raisons qui amènent votre humble serviteur à débuter les séances de nudité artistique par des poses soit couchées ou bien assises et de les terminer par des poses dites « debout » même si les premières ont une duré beaucoup moins longues que les secondes. Lesdites raisons sont intimement liées à mon expérience de vie.

Enfin, je terminerai ce présent article par les objectifs recherchés lors des poses dites « debout. Des objectifs qui m’ont été inculqués lors d’une séance qui a eu lieu à la Fabrique de l’université Laval à Québec, voilà déjà quelques années. Une séance qui m’a valu une reconnaissance officielle comme modèle nu vivant avec un handicap physique, certes apparent, mais fier de sa personne parmi de grands artistes de Québec.

Et, entre vous et moi, cela m’a fait un petit velours de poser nu pour un groupe d’artistes dont le talent est, croyez-moi sur parole, est tout à fait remarquable tant par la qualité des œuvres réalisées que par leur diversité d’approche.

Pourquoi ai-je décidé de débuter les séances de nudité artistique par des positions soit couchées ou bien assises même si elles ont une durée de temps plus courte que celles dites « debout »? Hé bien, croyez-le ou non, mon expérience de vie, qu’on le veuille ou non influencée par le fait d’être parmi les survivants de la thalidomide, a joué un rôle majeur de vouloir commencer par de telles positions. En effet, être conscient de mon physique quelque peu hors-norme m’a amené à prendre la place de l’artiste qui me voit pour la toute première fois. Comment lui faire découvrir mon corps? Comment l’apprivoiser afin de pouvoir nous apprivoiser mutuellement? Que peut-il voir de beau, d’intéressant et digne d’intérêt à être mis sur un support? Quoi de mieux d’y aller de manière graduelle en lui présentant les différents facettes qui composent ce corps? Différentes facettes vues avec rapidité afin de permettre à l’artiste de s’habituer à ce qu’il voit peut-être pour la première fois de sa vie: un homme nu ET atteint d’un handicap bien visible où vit une âme en harmonie avec lui-même et son milieu environnant.

Comme un alpiniste souhaitant escalader une montagne dont le sommet pointe les cieux, allant jusqu’à braver les dieux de l’Olympe, l’artiste désire ouvrir son regard sur ce corps qui lui est présenté. Présenté mais non pas exhibé comme un monstre de foire. Voilà pourquoi mon désir de m’ouvrir à lui à la manière d’une fleur sensible qui étend ses tendres pétales afin de lui permettre de sentir son doux parfum lequel sera décrit selon ses sensations de cet instant unique où lui et moi vivons ensemble dans une communion de corps et d’esprit.

Il en est de même de notre apprivoisement mutuel puisqu’il m’est un devoir de dire en quelques mots qui je suis et ce que je souhaite lui présenter tout au long de la séance, et ce dès l’instant où je monte sur la balustrade. Un peu comme le renard dans Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, on doit aussi m’apprivoiser si on veut jouer avec moi. Un jeu dans lequel l’artiste joue à découvrir cet autre que l’on ne s’attend pas à voir au sein de la masse des hommes.

Que peut-il voir de beau, d’intéressant et digne d’intérêt à être mis sur un support? Voilà une question que seul l’artiste peut résoudre mais à la condition sine qua none que je lui tends la main pour l’aider dans sa quête. Y aller de manière graduelle en lui présentant les différents facettes qui composent ce corps m’a semblé être la meilleure option pour atteindre un résultat satisfaisant de part et d’autres.

Apprivoiser est certainement ce qui me motive le plus à chacune des séances de nudité artistique auxquelles j’ai participé jusqu’à maintenant. Toutefois, ce qui est souvent le plus ardu pour une bonne partie des modèles nus consiste à réussir à le faire envers soi-même. Ne dit-on pas que nous sommes souvent les pire juges envers nous-mêmes? D’ailleurs, une charmante dame m’avait avoué ceci lors de mon périple à St-Jérôme: « Mon cher Rolland, tu es parmi les modèles nus qui vivent leur nudité avec tellement d’entrain et de sérénité que cela en est réellement impressionnant. Tu fais partie d’une classe à part. » Ça ma fait chaud au cœur d’entendre çà. Ho que si!

Merci de m’avoir lu.

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RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada