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Dis-moi le mot

Dis-moi le mot
Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/say-the-word-831011912

Dis-moi le mot

 

Bonsoir mon esclave,

Je sais bien de ma beauté tu en baves,

Tu souhaites que je sois ta dominante, ta maîtresse ?

Tu désires plus que tout recevoir de ma main mes violentes caresses ?

 

Sais-tu quel est le prix à payer ?

Pour que je puisse tes désirs réaliser,

Ce n’est pourtant pas si compliquer à savoir,

Et, crois-moi mon beau, cela n’a rien avec tes avoirs.

 

Tu dois seulement me dire quelque chose,

Allez ! Devine-le ! Dès maintenant si tu oses,

Une simple formule que l’on a égarée dans ce monde impoli,

Une formule qui était de surcroît douce à entendre car tellement jolie.

 

Dis-moi le mot,

Allez ! Dis-le mon beau.

Tu es en admiration devant ma beauté,

Et à te voir les yeux, tu ne cesses d’en être émerveillé.

 

Tu me veux être près de toi ?

Sois franc avec moi pour une fois,

Mais pour cela tu dois satisfaire toutes mes conditions,

Tu crois pouvoir te défiler comme ça ? Il n’en est pas question.

 

Je veux que tu devines quelle est cette expression,

Cette formule de grande politesse, de bel usage et sans contrefaçon.

Crois-moi, elle serait tellement agréable à entendre en sortant de ta bouche.

Pendant que toi et moi nous serions ensemble sous l’eau bienfaitrice de la douche.

 

Une telle locution serait bien venant de toi,

Même si depuis longtemps nous sommes ensemble toi et moi,

Dis-moi ! Dis-moi ! Pour une seule fois, chéri. Dis-moi le mot magique.

Car je n’attends que ça pour nous transporter dans cet univers féerique.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Ne pas déranger

Ne pas déranger
Superbe photo réalisée par James Fraser Voir son site sur https://www.deviantart.com/mtl3

Ne pas déranger 

 

Veuillez ne pas déranger, 

Je suis en vacances avec ma bien-aimée, 

De bien belles vacances pleinement méritées, 

Où mon épouse et moi passerons bon temps à nous cajoler. 

 

En bonnes maîtresses, 

Nous saurons nous faire obéir, 

Et de nos moindres désirs, nous faire plaisir. 

Car, en cette île paradisiaque, notre beauté est celle des déesses. 

 

Notre peau douce et satinée, 

En prendre grand soin, nous le ferons dès la matinée. 

De nos corps parfaits, nous les baignerons dans d’excellent vin. 

Un vin de grand cru, car bien évidemment ils le valent bien. 

 

Avec la douceur de ma main, 

Sa chevelure dorée, je caresserai tous les matins. 

Alors que collée tout contre moi, en toute quiétude, elle dormira. 

J’espère seulement que dans ses songes coquins de moi, elle rêvera. 

 

Mais, pour être franche, rêver à d’autres, elle en a le droit. 

Ô chérie, comme tu es belle dans cette ultime fragilité, 

Ô chérie, comme tu es magnifique dans ta nudité, 

Faire silence, est dans mon cœur force de loi. 

 

Voilà pourquoi, je raccroche. 

Voilà pourquoi, en ces lieux, je décroche. 

Voilà pourquoi, en cette chambre, être avec toi je le veux. 

Voilà pourquoi, en cet instant d’intimité, en profiter est mon vœu. 

 

De 

 

Rolland Jr St-Gelais  

Québec (Québec) 

Canada 

Une question à élucider sans aucun doute

Une question à élucider sans aucun doute
Photographer: Bill Mitchell Model is JenovaxLilith and Felix Elise on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/duality-829615984

Une question à élucider sans aucun doute

 

Un seul corps,

Qui renferme deux entités,

Difficile à saisir malgré notre volonté,

Car bien des théologiens et philosophes y songé.

 

Esprit et âme restent en cette demeure,

Jusqu’à ce que ce corps cesse de respirer et puis meurt,

De leur incarnation en cet être de rouge sang et de pure chair,

Corps à la fois si fragile et si splendide qui dépend de la fraîche air.

 

Dualité qui existe depuis l’éternité,

Dualité de qui dépend notre éphémère existence,

Dualité qui tire sa source de l’origine de toutes les substances,

Dualité vouée à rejoindre la genèse même de sa primaire essence.

 

Esprit qui anime la moindre parcelle des désirs,

Âme qui devant bien des chagrins et des désillusions soupire,

Esprit étonné devant la beauté de la vie et qui en redemande encore,

Âme déçue par ses attentes irréalisables ne cessera de sonner le cor.

 

Unité, dualité, trinité ?

Qui sommes-nous donc en réalité ?

Unité de corps sans doute, sans ambiguïté, ni hésitation.

Mais, pour le reste voilà bien une question à élucider pour de bon.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Mon cadeau

Mon cadeau
Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Mon cadeau

 

Un cadeau pour toi,
Un présent qui vient de moi,
Ce n’est peut-être pas grand-chose,
Mais pour une rare fois le faire j’ose.

 

Et puis? Il faut bien savoir s’amuser.
En ce temps de petits plaisirs, de joie, de festivités.
Te faire plaisir c’est aussi m’en donner bien entendu,
Alors, mon chéri. Profites-en car ce soir, tu auras tout vu.

 

Ce soir sera le nôtre avec tout ce que cela veut dire,
De la vie, de la luxure, nous en jouirons à n’en plus finir.
De nos désirs les plus intimes et secrets, nous les partagerons.
De nos fantasmes les plus inavouables, ensemble nous les accomplirons.

 

À quoi bon vivre, si nous ne profitons pas de la vie qui passe?
À quoi bon vivre, si nous ne savons pas apprécier ce que la vie nous donne?
Voilà pourquoi, nos belles chansons d’amour, avec passion je les fredonne.
Avant qu’il ne soit trop tard, avant qu’arrive le moment où je trépasse.

 

C’est le temps de fêtes, le temps des amours, le temps de Noël.
Pour toi, ce soir sera tout à fait spécial, je me ferais toute belle.
À mes yeux, de tous les hommes, oui tu es le plus beau.
Avec liberté et passion, mon corps sera mon cadeau.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je pense donc je suis

Photo réalisée par Phylactère Séance du 2 décembre 2019

Je pense donc je suis

 

Devant ma fenêtre,
M’envahit un mal-être,
Surgit en moi une idée, une réflexion.
À laquelle je dois réfléchir avec appréhension.

 

Qu’est-ce qui fait de nous des hommes?
Bien des sages ont tenté de résoudre cette question.
Certains essayèrent d’y répondre par le culte des religions,
D’autres élaborèrent des concepts assez semblables en somme.

 

Serait-ce par les idées que glapissent ces gens tels des hiboux?
De ces idées saugrenues dont s’énorgueillissent ces savants et ces fous,
De ces savants fiers de leurs théories et de ces fous pas si fous que ça,
Car il faut bien que certains des pauvres gens pensent à ce qu’ils voient.

 

À vrai dire une seule question demeure,
Que je me dois de répondre avant que je meure,
Ce que je suis en mon fort intérieur existera-t’il ?
Face à l’éternité qui nous attend tous, semble-t-il.

 

Avouons-le même si cela nous dérange,
Aucun de nos aïeux est venu nous raconter,
De l’autre côté de la porte une fois qu’elle est fermée,
Pas même un saint, pas même un pécheur, encore moins un ange.

 

Mes pensées divaguent au fil des années,
Parfois elles vont, elles viennent, elles ne font que se répéter.
Des pensées parfois nobles, parfois vilaines souvent coquines,
Surtout en la présence de quelques femmes blondes ou rouquines.

 

Mais d’où vient cette incroyable faculté?
Celle de pouvoir penser la nuit jusqu’en matinée,
Au risque de passer nuit blanche avec des idées noires,
Alors qu’à l’aube apparait de la splendeur de la vie sa gloire.

 

Même si je pense, plus je comprends tard,
Oui, c’est une situation si étrange et si bizarre,
Puisque devant tant de questions nulle réponse tienne bon,
Devant la bêtise des hommes j’ai constaté depuis jeune garçon.

 

Parfois, je pense à des blessures profondes et jamais guéries,
À de nombreuses cicatrices béantes et jamais refermées,
Ne serais-je qu’un vagabond sur cette terre damnée?
Voilà là une énigme maintes fois posée.

 

Quelques fois je me demande ce qu’est l’amour,
Serait-ce qu’un vœu pieux digne d’un conte de fée?
Un conte des mille et une nuit que Shahrazade aimait raconter,
Mais trop vouloir y songer m’a fait craindre le pire pour toujours.

 

Car, croyez-le ou non, trop penser peut tuer.
Tuer nos rêves, nos espoirs, nos illusions et nos désirs,
Voilà la raison pourquoi je préfère et de loin simplement vivre,
Pour me sortir de ce parcours ténébreux, je vais plutôt aller me balader.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada