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Remonter le temps

Remonter le temps Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo : Auteur inconnu Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/00-1647-897994734

Remonter le temps

 

Ah ! Ce que j’aimerais remonter le temps,

Le temps de jadis, de mon enfance, de mon adolescence.

Entendre les mots d’amours que mes parents se disaient dans leur romance,

Mais, à quoi bon revenir sur les pages noircies du passé qui s’envolent dans le vent?

 

Je me rappelle une très jolie fille,

Que j’ai connue au début de la vingtaine,

Une fille aux cheveux couleur d’ébène, prénommée Hélène.

Une femme que les yeux de mon cœur avaient remarquée au cinéma dans la file.

 

À ma grande surprise elle était rarement accompagnée,

Chose étrange car sa beauté fragile rayonnait son visage angélique.

Une femme si mystérieuse qui par son éclat avait quelque chose de féérique.

Devrais-je lui parler ? Je me suis souvent demandé car au fond de moi j’étais gêné.

 

Les weekends ont au fil des saisons passé,

Comme à l’habitude, nous étions des âmes perdues,

Dans cette foule béate croyant avoir dans ces films de la vie tout vu,

Une foule à la recherche de sensations afin de leurs émotions les disperser.

 

La vie m’a appelé à vivre en une lointaine cité,

Une ville où j’ai fait ma vie comme je le pouvais,

Une ville où j’ai construit une vie avec ce que j’avais,

En développant le goût pour les photos, ces témoins du passé.

 

En parcourant des albums chez un antiquaire,

Un des rares qui existent en ce monde aseptisé,

Un monde qui renie tout ce que les aïeuls ont réalisé,

Et qui censure les détracteurs pour à jamais les faire taire.

 

J’ai porté mon regard sur une photo en particulier,

Une photo en noir et blanc qui ma foi était bien conservée,

Je me suis penché pour avec douceur de la poussière la préserver,

Malgré mes yeux fatigués par l’âge, j’y ai reconnu un visage familier.

 

Assise dans son plus simple apparat,

Une jeune dame fixa une horloge de manière tranquille

Et de son doigt, elle arrêta le mouvement perpétuel des aiguilles.

Un éclair traversa mon esprit lorsque j’ai compris qu’elle était la dame du cinéma.

 

Ah ! Ce que j’aimerais être à ses côtés en cet instant

Simplement pour sa beauté sans dire un mot l’admirer,

La vie a fait en sorte que nos chemins ne se soient jamais croisés.

Quelle tristesse de constater que je ne peux pas remonter le temps.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

 

À la fenêtre

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

À la fenêtre

 

À la fenêtre,

Je ressens un mal-être,

Une peine qui m’envahit,

Qui extirpe en moi mon envie.

 

Mon envie de vivre,

Un amour qui veut poursuivre,

La route du destin et de ses chemins,

Que j’aurais aimé découvrir avec joie, avec entrain.

 

Je vois les champs de fleurs,

De là où je suis alors que je pleure,

Où sont passées toutes ces promesses,

Toutes ces paroles douces comme des caresses?

 

Je vois la pluie froide tomber sur le trottoir,

Annonçant tel un messager comment sera le soir,

Un soir différent des autres car tu m’as pour toujours quittée,

Un soir qui me rappelle qu’à nos projets d’amour, jamais il ne faut se fier.

 

À la fenêtre de ma demeure,

Je sens que de plus en plus je meurs,

Car tu étais tellement précieux à mes yeux,

Qu’ai-je donc fait à Dieu pour qu’il te rappelle vers les cieux?

 

Je me doutais bien qu’un grand malheur allait se passer,

Un événement qui allait à jamais bouleverser ma destinée,

Nos baisers, nos gestes de tendresse et de passion étaient trop beaux.

Que des anges jaloux de notre amour allèrent t’amener vers là-haut.

 

J’avais passé la journée à préparer de somptueux repas,

Des plats faits avec attention que nous allions déguster toi et moi,

Puis, sans crier gare, vers le coup des trois heures de l’après-midi,

Une sonnerie dans le portique subrepticement retentit.

 

Deux hommes, deux policiers, se tinrent avec un air sérieux.

Avec quelques mots s’écroula mon monde jusque-là merveilleux.

À un tournant de la route trempée, tu avais, semble-t-il, perdu le volant.

En un éclair, tous nos rêves et nos projets de vie s’engouffrèrent dans le néant.

 

Machinalement, et par politesse, je les ai remerciés de leur présence,

Alors qu’au plus profond de mon cœur s’installait le vide de ton absence,

Vraiment que pouvais-je faire de plus? Vraiment que pouvais-je faire de moins?

Quand frappe de manière inlassable, et bien malgré moi, le coup terrible du destin.

 

Dans le silence de notre maison, je m’y suis réfugiée.

En écoutant le crépitement du foyer, ma tristesse, j’ai assumé.

À la fenêtre, j’ai compris que tout était, malgré toi et moi, à jamais fini.

Comme disait jadis ma défunte mère : ainsi va le destin et la vie.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Sans cesse je poursuivrai mon chemin

Sans cesse je poursuivrai mon chemin Texte et photo par Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Sans cesse je poursuivrai mon chemin

Bonjour tout le monde,

Je tiens tout d’abord à vous présenter mes excuses les plus sincères pour la rareté des publications au cours des derniers jours. Certaines préoccupations avaient requis mon attention. Mais, ne vous en faites pas, tout va maintenant pour le mieux. 

Eh oui ! C’est mon anniversaire en ce 24 mai 2021. Plus de 59 ans séparent l’être merveilleux que je suis de celui qui est venu en ce monde entièrement nu et avec bien des morceaux manquants. Quel être fragile, mais qui, grâce à l’amour inconditionnel de gens extraordinaires, est parvenu à gravir les échelons de la vie. Des échelons parfois cocasses, souvent difficiles, mais qui ont façonné la personnalité de l’homme actuel.

Oui, vous avez bien lu. J’ai écrit l’être merveilleux que je suis tout comme chacun d’entre vous l’est. En effet, nous avons tous parcouru des chemins, franchi des sentiers, réalisé de bons et des moins bons coups au cours de notre vie. Nous avons fait des choix judicieux et d’autres catastrophiques. Nous avons accompli des petits exploits et fait des erreurs parfois monumentales. Nous avons blessé des gens comme certains l’ont fait à notre égard. Ainsi va la vie !

Il m’arrive à l’occasion de me poser cette question existentialiste : ferais-je le même chemin si l’occasion m’était donnée? Je ne peux y répondre de manière satisfaisante puisque d’une part, je suis responsable tant de mes choix que de mes actions devant Dieu. Je dois par conséquent les assumer pleinement. Et, d’autre part, le chemin aurait pu être différent tout en me faisant découvrir d’autres aspects de la vie. Ces aspects auraient façonné une autre personne bien différente que je le suis au moment même où j’écris ces lignes. Serais-je plus heureux? Peut-être que si, peut-être non ! Ici, toutes les possibilités sont permises. Cependant, une chose est sûre. Je ne connaîtrais pas mon bonheur actuel. 

À l’aube de mes 59 ans, je poursuivrai mon chemin et je récolterai les fruits de mes décisions et de mes actions en tout lieu et en tout temps. Toutefois, ce qui me paraît le plus important en ce 24 mai 2021, c’est de prendre quelques minutes pour remercier les anges qui furent sur mon chemin et qui, par leurs présences, m’ont donné la petite tape dans le dos afin de m’encourager d’aller toujours vers l’avant. Je profite de ce temps pour les remercier.

Mais, il y en a un que je désire remercier plus que tout. Merci mon Dieu ! Je sais que tu fus présent dans le silence pour m’accompagner dans chacun de mes pas.  Je sais que tu seras encore là pour les pas qui deviendront de plus en plus incertains au fur et à mesure que j’avancerai en âge. Cependant, je sais aussi que tu seras là à la fin de mon chemin de vie pour m’accueillir chez toi. 

Merci, mon Dieu, de me donner la chance de poursuivre encore mon chemin. Un chemin si beau comme belle est la vie.

Texte de Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

 

La diseuse

« La diseuse » Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Who-Is-Chill Source : https://www.deviantart.com/who-is-chill/art/La-Diseuse-877600363

La diseuse

 

Qui que vous soyez,

Votre futur, vous le saurez en toute vérité.

Je vous en prie, assoyez-vous confortablement,

Les lignes de votre avenir, vous connaitrez absolument.

 

Dans mes cartes se trouvent les réponses à vos interrogations,

Dans ma boule de cristal se trouvent à vos problèmes les solutions,

Donnez-moi votre main et j’y lirai les chemins de votre destiné,

À moins que vous préfériez que je lise dans une tasse de thé.

 

Donnez-moi votre date de naissance,

Et je vous dirai tout de votre passé avec aisance,

Votre carte du ciel je vous la divulguerai avec précision,

Je vous dévoilerai avec grand plaisir vos futures réalisations.

 

Allez ! Allez ! Choisissez bien une carte.

Ayez une seule pensée et que rien ne vous en écarte.

De son numéro dépend votre sort, car à chacun sa destinée,

Car à tous un numéro par les cieux lui est pour toujours attribué.

 

Je suis une diseuse de bonne aventure,

N’ayez crainte, je vois en vous une âme tellement pure.

Ma boule de cristal ou mes seins de chair ? Excellente question.

Car, voyez-vous, ce sont là des attributs qui me vont à la perfection.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ce n’est pas un sein

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Ce n’est pas un sein

 

Cette œuvre faite de chair,

Qui a exaucé mes humbles prières,

Prières de réaliser cet ultime plaisir,

Et d’assouvir mon plus ardent désir.

 

Il me reste si peu de temps à vivre,

Car la maladie a grugé cette énergie de survivre,

Cette énergie que j’avais si longtemps entretenue,

Même si j’ai, depuis plusieurs années, mes souvenirs perdus.

 

Finirais-je cette journée?

Avant que je ne cesse de respirer.

Mes cheveux gris témoignent d’une vie remplie,

D’une vie parfois de solitude même en de nombreux pays.

 

De ces vastes pays que j’ai parcourus,

Sur des chemins parfois droits, souvent tordus.

Mais où j’y ai rencontré tant de gens ressemblants à des enfants,

Qui ont cherché de quoi apaiser leur faim pour un moment.

 

J’ai offert mes humbles services pour travailler,

Loin l’idée, n’aurait été qu’une seule fois demander la charité.

Jusqu’à une nuit, où belle dame, son seuil m’a fait franchir.

En silence, elle m’avait donné une soupe qu’elle avait faite bouillir.

 

Le calme des lieux aidant, elle me confia qu’elle avait perdu son mari.

Qui lui aussi était parti sur des terres étrangères en d’autres pays,

Elle me servait sans cesse une soupe et un bon vin à satiété,

Jusqu’au moment où mon esprit m’avait, hélas! quitté.

 

J’ouvris plus tard les yeux,

Devant une beauté digne des dieux,

Une femme aussi belle qu’une hirondelle au printemps,

Avec qui j’ai fait œuvre de chair jusqu’au soleil levant.

 

Nous ne nous sommes plus jamais revus,

Même si au plus profond de mon cœur j’aurais bien voulu.

En ces derniers instants que je puisse encore cette nuit me remémorer.

Ce sein est à celle qui pour une nuit m’a, je l’espère, sûrement aimé.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada