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La misère

La misère Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Ov3 Source : https://www.deviantart.com/ov3/art/street008-926613971

La misère

 

Il n’est pas nécessaire,

De connaître les affres de la guerre,

Pour éprouver la sensation de se trouver en enfer.

La vie peut exprimer tous les aspects, dont celui de la misère.

 

Les rêves de notre enfance peuvent prendre forme à l’adolescence,

Des idéaux transformés jusqu’à en perdre leurs moindres « souvenances ».

Tant d’affection à donner ! Tant de besoins d’en recevoir, peu importe, la provenance.

Désillusions, accumulées par les années, peuvent supprimer toutes les espérances.

 

Grande vérité ! Une rencontre fortuite peut détourner le fil de notre chemin.

Un amour aveugle peut détruire à jamais les désirs d’un heureux lendemain.

Les projets amplement médités se mutent en du sable glissant entre les mains.

Quelle tristesse de constater qu’une telle fin existe parmi nos prochains !

 

Ne disons pas que nous sommes maîtres de nos décisions.

Mais, parfois, la passion sentimentale peut annihiler la raison.

Si nous connaissions ce qui se cache derrière les portes des maisons,

À jamais, nos yeux, nous les fermerons et nos oreilles, les boucherions.

 

Je suis loin de posséder la science infuse ni un grand savoir.

Et que j’admets d’emblée que j’ai encore tant à entendre et à voir.

Que dans la vie rien n’est absolument blanc, ni tout à fait noir !

Qu’il me reste aussi des mets à savourer et de potions à boire.

 

La misère a tant de visages et ne connaît pas la frontière des âges.

Elle se révèle de diverses façons tant en grandes villes que dans les villages.

Nous l’observons à chaque détour de notre route tout au long de notre pèlerinage.

Il n’y a rien de plus désolant que de voir ceux que nous aimons être mis dans sa cage.

 

C’est un fait ! Nous apercevons la misère sous un prisme sombre.

Que le malheur recouvre toujours sa victime d’une lugubre ombre.

Qu’elle cache la beauté de la vie quand se pointe sa pénombre.

Et tel un vautour, elle ouvre ses ailes sur un grand nombre.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le masque

Le masque Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Samo 19 Source : https://www.deviantart.com/samo19/art/Picassiana-dos-849454733

Le masque

 

Qu’on le veuille ou pas.

Retiens bien ce que je te dis là.

Voilà une grande leçon que je t’enseigne.

Pour être franc, te confier ceci, mon cœur saigne.

 

J’ai voyagé en cent lieux et parcouru mers et océans.

J’ai rencontré tant de gens, des petits comme des grands.

Des croyances diverses qui ont abreuvé tant d’âmes.

Des livres saints pour lesquels furent versées tant de larmes.

 

Des êtres humains à la recherche d’un amour inespéré.

Des gens si éplorés de leurs âmes sœurs, tant cherchées.

Malgré tout le bon vouloir et mes actions pures de ma part,

J’ai dû m’adapter aux dangers avant qu’il soit trop tard.

 

Retiens ceci, mon fils ! Je t’en prie jusqu’à la fin de tes jours.

Que cette leçon te suive maintenant et pour toujours.

Les gens craignent la vérité et s’inclinent devant le mensonge

C’est bien ce que l’histoire enseigne aux sages dans leurs songes.

 

Quoi de mieux pour survivre que se fabriquer un masque ?

Car il y a tellement de gens flatteurs qui racontent leurs frasques.

Évite-les ! Tiens-toi loin d’eux et ne suis pas leurs chemins.

Poursuis ta route en solitaire et accomplis ton destin.

 

Emporte dans ta besace le strict nécessaire

Et face à la vie et à ton existence, cesse de t’en faire.

Sois léger telle une colombe et agile comme l’hirondelle

Ainsi, tu apprécieras chaque journée comme une véritable merveille.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Remonter le temps

Remonter le temps Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo : Auteur inconnu Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/00-1647-897994734

Remonter le temps

 

Ah ! Ce que j’aimerais remonter le temps,

Le temps de jadis, de mon enfance, de mon adolescence.

Entendre les mots d’amours que mes parents se disaient dans leur romance,

Mais, à quoi bon revenir sur les pages noircies du passé qui s’envolent dans le vent?

 

Je me rappelle une très jolie fille,

Que j’ai connue au début de la vingtaine,

Une fille aux cheveux couleur d’ébène, prénommée Hélène.

Une femme que les yeux de mon cœur avaient remarquée au cinéma dans la file.

 

À ma grande surprise elle était rarement accompagnée,

Chose étrange car sa beauté fragile rayonnait son visage angélique.

Une femme si mystérieuse qui par son éclat avait quelque chose de féérique.

Devrais-je lui parler ? Je me suis souvent demandé car au fond de moi j’étais gêné.

 

Les weekends ont au fil des saisons passé,

Comme à l’habitude, nous étions des âmes perdues,

Dans cette foule béate croyant avoir dans ces films de la vie tout vu,

Une foule à la recherche de sensations afin de leurs émotions les disperser.

 

La vie m’a appelé à vivre en une lointaine cité,

Une ville où j’ai fait ma vie comme je le pouvais,

Une ville où j’ai construit une vie avec ce que j’avais,

En développant le goût pour les photos, ces témoins du passé.

 

En parcourant des albums chez un antiquaire,

Un des rares qui existent en ce monde aseptisé,

Un monde qui renie tout ce que les aïeuls ont réalisé,

Et qui censure les détracteurs pour à jamais les faire taire.

 

J’ai porté mon regard sur une photo en particulier,

Une photo en noir et blanc qui ma foi était bien conservée,

Je me suis penché pour avec douceur de la poussière la préserver,

Malgré mes yeux fatigués par l’âge, j’y ai reconnu un visage familier.

 

Assise dans son plus simple apparat,

Une jeune dame fixa une horloge de manière tranquille

Et de son doigt, elle arrêta le mouvement perpétuel des aiguilles.

Un éclair traversa mon esprit lorsque j’ai compris qu’elle était la dame du cinéma.

 

Ah ! Ce que j’aimerais être à ses côtés en cet instant

Simplement pour sa beauté sans dire un mot l’admirer,

La vie a fait en sorte que nos chemins ne se soient jamais croisés.

Quelle tristesse de constater que je ne peux pas remonter le temps.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

 

À la fenêtre

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

À la fenêtre

 

À la fenêtre,

Je ressens un mal-être,

Une peine qui m’envahit,

Qui extirpe en moi mon envie.

 

Mon envie de vivre,

Un amour qui veut poursuivre,

La route du destin et de ses chemins,

Que j’aurais aimé découvrir avec joie, avec entrain.

 

Je vois les champs de fleurs,

De là où je suis alors que je pleure,

Où sont passées toutes ces promesses,

Toutes ces paroles douces comme des caresses?

 

Je vois la pluie froide tomber sur le trottoir,

Annonçant tel un messager comment sera le soir,

Un soir différent des autres car tu m’as pour toujours quittée,

Un soir qui me rappelle qu’à nos projets d’amour, jamais il ne faut se fier.

 

À la fenêtre de ma demeure,

Je sens que de plus en plus je meurs,

Car tu étais tellement précieux à mes yeux,

Qu’ai-je donc fait à Dieu pour qu’il te rappelle vers les cieux?

 

Je me doutais bien qu’un grand malheur allait se passer,

Un événement qui allait à jamais bouleverser ma destinée,

Nos baisers, nos gestes de tendresse et de passion étaient trop beaux.

Que des anges jaloux de notre amour allèrent t’amener vers là-haut.

 

J’avais passé la journée à préparer de somptueux repas,

Des plats faits avec attention que nous allions déguster toi et moi,

Puis, sans crier gare, vers le coup des trois heures de l’après-midi,

Une sonnerie dans le portique subrepticement retentit.

 

Deux hommes, deux policiers, se tinrent avec un air sérieux.

Avec quelques mots s’écroula mon monde jusque-là merveilleux.

À un tournant de la route trempée, tu avais, semble-t-il, perdu le volant.

En un éclair, tous nos rêves et nos projets de vie s’engouffrèrent dans le néant.

 

Machinalement, et par politesse, je les ai remerciés de leur présence,

Alors qu’au plus profond de mon cœur s’installait le vide de ton absence,

Vraiment que pouvais-je faire de plus? Vraiment que pouvais-je faire de moins?

Quand frappe de manière inlassable, et bien malgré moi, le coup terrible du destin.

 

Dans le silence de notre maison, je m’y suis réfugiée.

En écoutant le crépitement du foyer, ma tristesse, j’ai assumé.

À la fenêtre, j’ai compris que tout était, malgré toi et moi, à jamais fini.

Comme disait jadis ma défunte mère : ainsi va le destin et la vie.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Sans cesse je poursuivrai mon chemin

Sans cesse je poursuivrai mon chemin Texte et photo par Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Sans cesse je poursuivrai mon chemin

Bonjour tout le monde,

Je tiens tout d’abord à vous présenter mes excuses les plus sincères pour la rareté des publications au cours des derniers jours. Certaines préoccupations avaient requis mon attention. Mais, ne vous en faites pas, tout va maintenant pour le mieux. 

Eh oui ! C’est mon anniversaire en ce 24 mai 2021. Plus de 59 ans séparent l’être merveilleux que je suis de celui qui est venu en ce monde entièrement nu et avec bien des morceaux manquants. Quel être fragile, mais qui, grâce à l’amour inconditionnel de gens extraordinaires, est parvenu à gravir les échelons de la vie. Des échelons parfois cocasses, souvent difficiles, mais qui ont façonné la personnalité de l’homme actuel.

Oui, vous avez bien lu. J’ai écrit l’être merveilleux que je suis tout comme chacun d’entre vous l’est. En effet, nous avons tous parcouru des chemins, franchi des sentiers, réalisé de bons et des moins bons coups au cours de notre vie. Nous avons fait des choix judicieux et d’autres catastrophiques. Nous avons accompli des petits exploits et fait des erreurs parfois monumentales. Nous avons blessé des gens comme certains l’ont fait à notre égard. Ainsi va la vie !

Il m’arrive à l’occasion de me poser cette question existentialiste : ferais-je le même chemin si l’occasion m’était donnée? Je ne peux y répondre de manière satisfaisante puisque d’une part, je suis responsable tant de mes choix que de mes actions devant Dieu. Je dois par conséquent les assumer pleinement. Et, d’autre part, le chemin aurait pu être différent tout en me faisant découvrir d’autres aspects de la vie. Ces aspects auraient façonné une autre personne bien différente que je le suis au moment même où j’écris ces lignes. Serais-je plus heureux? Peut-être que si, peut-être non ! Ici, toutes les possibilités sont permises. Cependant, une chose est sûre. Je ne connaîtrais pas mon bonheur actuel. 

À l’aube de mes 59 ans, je poursuivrai mon chemin et je récolterai les fruits de mes décisions et de mes actions en tout lieu et en tout temps. Toutefois, ce qui me paraît le plus important en ce 24 mai 2021, c’est de prendre quelques minutes pour remercier les anges qui furent sur mon chemin et qui, par leurs présences, m’ont donné la petite tape dans le dos afin de m’encourager d’aller toujours vers l’avant. Je profite de ce temps pour les remercier.

Mais, il y en a un que je désire remercier plus que tout. Merci mon Dieu ! Je sais que tu fus présent dans le silence pour m’accompagner dans chacun de mes pas.  Je sais que tu seras encore là pour les pas qui deviendront de plus en plus incertains au fur et à mesure que j’avancerai en âge. Cependant, je sais aussi que tu seras là à la fin de mon chemin de vie pour m’accueillir chez toi. 

Merci, mon Dieu, de me donner la chance de poursuivre encore mon chemin. Un chemin si beau comme belle est la vie.

Texte de Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada