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Qu’en dis-tu ma belle Hélène ?

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Création de mon ami et collaborateur artistique Eri Kel de la France

Qu’en dis-tu ma belle Hélène ?

 

Dans une pièce unique de Shakespeare
Ou bien dans unes de ces pièces pas si pires
Où tous les acteurs décidèrent de jouer nus
Pour le plaisir d’être autrement vus en dépit d’être méconnus

 

Question d’ordre philosophique d’importance
À laquelle bien des gens finirent dans la démence
Si c’est de ne point chercher à la résoudre par prudence
Car cela risquerait de finir sur le gibet de la potence

 

Quelle est donc cette interrogation ?
Dont pourraient satisfaire les prêtres de Sion
Si ce n’est que les sages de la pure Athènes
Être ou ne pas être ? Qu’en dis tu ma belle Hélène ?

 

De

 

RollandJr St Gelais de Québec au Canada

Pourquoi me regarde-t-il ?

 

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Dessin réalisé par Eri Kel de la France

 

 

Pourquoi me regarde-t-il ?

 

Marchand calmement dans un magnifique jardin,

Je déambulais  parmi ces humbles gens tels des pantins,

Voyant au loin un modeste banc blanc esseulé qui m’attendit,

Comme on attend avec hâte un être cher, un parent, un vieil ami.

 

Quelques pas amplement me suffirent,

Pour m’y rendre avec gaité et avec le sourire,

Confortablement assis tel un César avec ses lauriers,

Mes pensées me firent plonger dans les songes des lointains étés.

 

De ces temps où féminité et coquetteries,

Allèrent si bien avec virilité et nobles galanteries,

Quel plaisir de courtiser jeunes dames afin d’être leurs élus,

Et de les accompagner dans ce lieu interdit où nous étions nus.

 

Soleil généreux de ses rayons,

Fit couvrir quelques têtes de chapeaux melons,

C’est alors que vinrent à moi les notes d’un piano jouées,

Qui ont voyagé par la douce brise d’un bistro et ses arômes de café.

 

De ces saveurs veloutées,

Et parfois corsées que je savourais,

Au lit avec celle que j’admirais et que j’aimais,

Ah ! Ce que nous étions heureux en ces temps reculés.

 

Perdu dans mes coupables pensées,

Je n’avais point vu l’étranger assis devant moi,

Me fixant du regard en silence et sans geste tel un roi,

Je voulais aller le trouver simplement pour parler, pour discuter.

 

Allais-je le déranger, l’importuner, le blesser ?

Car une simple parole peut parfois guérir ou  bien tuer,

Mais, au fait,  que me veut- il ? Pourquoi diable me regarde-t-il ?

C’est alors que glissa sur sa joue une larme de ses yeux tels des îles.

 

Point de mots pour exprimer ses douleurs,

Point de sons pour décrire la vie et ses couleurs,

Parfois l’instant saisi suffit à deux âmes pour communier,

Pour partager mille bonheurs qu’on ne peut ni nier ni oublier.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une belle trouvaille

Une belle trouvaille :

Ils sont modèles vivants, et nous racontent : « La nudité donne de la puissance »

Par Chloé Pilorget-Rezzouk

Source : https://www.nouvelobs.com/rue89/nos-vies-intimes/20180115.OBS0618/ils-sont-modeles-vivants-et-nous-racontent-la-nudite-donne-de-la-puissance.html

Dans le murmure des ateliers, ils offrent leur corps nu aux fusains, crayons et pastels des artistes ou étudiants en art. Paroles de modèles vivants.

Un jour, un croquis a attiré notre attention. Le modèle, une femme aux cheveux blonds flamboyants, portait sur son corps nu un simple manteau rouge tombant sur ses jambes. Une forme de puissance se dégageait de l’ensemble. On s’est demandé qui était ce modèle vivant : on aurait bien aimé le retrouver, lui poser des tas de questions.
Il suffit de lancer le sujet autour d’une table pour aiguiser la curiosité, susciter une foule d’interrogations d’apparence triviale, mais qui trahissent bien l’aura de mystère, de fascination et d’incompréhension qui enveloppe souvent le modèle vivant : « Ça ne te gêne pas de te mettre nu(e) devant tout le monde ? » ; « C’est facile comme boulot, non ? »

Coups de froid, douleurs articulaires et musculaires… Prendre – et tenir – la pose n’est en réalité pas si simple. En 2008 et en 2014, les modèles vivants avaient manifesté pour faire entendre que poser nu était un « vrai métier », demander la reconnaissance de leur statut et une amélioration de leurs conditions de travail. Professionnels ou occasionnels, ils sont aujourd’hui payés de 20 à 30 euros de l’heure.

Il y a, comme dans tout corps de métier, des modèles courus plus que d’autres, des « stars » du milieu. Il y a d’ailleurs des « bons » et des « mauvais » modèles. Comprendre des plus inspirants que d’autres. Car pour ce qui est de l’art de la pose, l’enjeu ne réside pas tant dans la beauté du corps que dans le don d’une énergie, d’une créativité – celle de proposer, d’inventer des mouvements répondant aux besoins de l’artiste.

Dans « les Yeux nus » publié en 2016, Claire de Colombel, artiste et modèle, écrivait :
« Tant que le corps devant nous ne tremble ni ne transpire, on ne se dit pas que ce qu’il vit est éprouvant. Du modèle, on se demande juste parfois ce qui lui passe par la tête. A quoi tu penses quand tu poses ? »
On leur a soufflé la question, entre autres. Paroles de modèles vivants, d’habitude fort silencieux.

Maria : « Ma façon d’être modèle est très politique »
Maria Clark, 49 ans, 1,68 m, 58 kg. Artiste-plasticienne, et modèle vivant depuis 26.

Comment j’ai eu envie de faire ça

« La première fois, c’était pour mon compagnon peintre. J’avais 23 ans. Mais mes premières poses nues en école, c’était en 1997 aux Ateliers beaux-arts de Paris. C’est par la danse contemporaine que je suis arrivée à la pose. Depuis, j’ai toujours mené en parallèle mon activité de modèle et mon activité d’artiste.

Ce que je gagne
Pendant dix ans, j’ai été modèle professionnelle. Je posais entre 30 et 35 heures par semaine, une journée type se composant de deux séances de trois heures. Je gagnais environ 20.000 euros par an, avec un complément d’allocation chômage.

L’avantage, c’est d’abord une grande souplesse de planning et la chance de pouvoir choisir avec qui on travaille. Gagner ma vie ainsi m’a permis de rester libre pour mes projets artistiques. Au fil des ans, le corps trinque un peu. J’ai décidé de ralentir le rythme pour me consacrer à mon travail personnel.

Moi et mon corps
Je suis quelqu’un de tonique. Je me sens incarnée, engagée physiquement dans mon rapport au monde ; ça me plaît. Mon corps, c’est mon outil de travail, car j’ai également une activité de performeuse.
Je l’ai toujours considéré avec bienveillance. Bien sûr, il y a des parties que je préfère comme mon cou, mes épaules, et d’autres qui me plaisent moins, comme mes fesses.
Je me sens assez libre avec la nudité. Mais en dehors de la sellette, je ne me balade pas nue dans l’atelier. Je serais mal à l’aise. La nudité, c’est mon costume, un habit de peau. On pourrait croire que le modèle nu est vulnérable, mais c’est tout l’inverse : la nudité donne de la puissance.

Quand je suis en séance
16392383Pour m’imprégner de l’ambiance de l’atelier, j’arrive en avance. Derrière le paravent, j’enfile mon kimono de travail avant de l’ôter, une fois sur l’estrade.
Une, cinq, dix, 45 minutes… Je me renseigne sur les temps de pose, car on ne tient pas les mêmes postures en fonction du temps. La douleur vient se nicher dans différents endroits, selon la pose et son mouvement. Il ne faut pas se faire mal ! Le modèle possède une certaine fierté : il ne veut pas bouger, et tenir. Je me souviens d’un travail dans un atelier de dessin : pendant trois mois, quinze heures par semaine, je devais tenir la même pose assise. Au long cours, cette position est devenue douloureuse, les points d’appui finissent par faire souffrir. Je ne le referai plus. Lors des intermèdes de quinze minutes, j’enchaîne quelques étirements. Pour permettre aux muscles et aux articulations de respirer, j’effectue des micro-mouvements intérieurs pendant la pose. Un modèle qui souffre est tendu, et les élèves le sentent.
Durant la pose, je me concentre sur ma respiration, c’est un état proche de la méditation. Je peux passer 45 minutes sans penser à rien. Si les poses sont rapides, alors je pense à la suivante juste avant de changer.
Selon les cours, on est libre de proposer des poses inventives ou amusantes. Une fois, j’ai mis ma tête dans un seau ; une autre, j’ai utilisé des branchages, car la thématique proposée par l’enseignant était la forêt.

Ce que ça m’apporte
J’ai accueilli la pose comme une démarche philosophique qui nous questionne dans16392407 notre rapport au vivant, à ce que l’on est. Quand je pose, je suis Maria, avec mes spécificités ; mais j’incarne aussi, avec humilité, une représentation de l’humanité. Ma façon d’être modèle est politique ; ce qui me plaît dans la pose, c’est que par ma présence, les élèves et artistes peuvent s’épanouir. Je pense que l’art est un espace dans lequel chacun peut devenir qui il est. Or, je crois que c’est par l’épanouissement individuel qu’une société peut aller mieux.

Le regard des autres
J’ai tellement posé pendant dix ans que l’atelier est devenu mon terreau social ! J’oublie que cela peut encore choquer ou étonner les gens d’être nu. Cela plaisait moyennement à mes parents, je crois. Peut-être une peur du qu’en-dira-t-on… Mais ils ont fini par accepter, car j’ai développé, au fil des ans, une pensée artistique et engagée autour de cette activité. »

Christophe : « C’est magique de se voir dessiné par d’autres »
Christophe, 53 ans, 1,75 m, 58 kg. Consultant en environnement, modèle occasionnel depuis cinq ans.

Comment j’ai eu envie de faire ça
« Je ne suis pas devenu modèle par hasard. Ma mère était étudiante aux Beaux-Arts de Lyon, à la fin des années 1950. A l’époque, les cours de nus n’étaient pas mixtes. Parfois, il arrivait alors que les élèves prennent la place du modèle. Dans le carton à dessins de ma mère, on trouve ainsi à la fois des croquis qu’elle a réalisés et d’autres où c’est elle qui apparaît. Ça m’a marqué. Il y a toujours eu une sensibilité artistique dans la famille, dont j’ai hérité puisque je peins un peu à l’aquarelle.

Ce que je gagne
Avant je posais une journée par mois, ça représentait presque un treizième mois sur l’année. Mais depuis cet été, j’ai perdu mon emploi. Je me suis donné pour objectif d’en vivre. Pour l’instant, je gagne environ 500 euros par mois, en posant par-ci par-là. Je commence à être connu localement, mais il faut faire face à la concurrence, il y a beaucoup de modèles.

Moi et mon corps
J’ai un physique assez mince, plutôt apprécié dans les cours ou ateliers, car mes muscles sont bien dessinés. J’ai toujours fait attention à mon alimentation et, lorsque j’étais plus jeune, je pratiquais énormément de sport de plein air. Je ne pense pas être particulièrement beau, mais je suis bien dans mon corps. Petit, j’ai fait du naturisme avec mes parents.

Quand je suis en séance
Il faut trouver des poses confortables, du moins pas trop en déséquilibre. J’essaie16392311 d’avoir au moins trois points d’appui différents pour pouvoir basculer discrètement de l’un à l’autre afin de détendre un peu les muscles et faire circuler le sang. En plein hiver, c’est assez dur : il n’est pas rare d’avoir froid, malgré le chauffage. Dès que la pause survient, j’enfile mon peignoir. Je ne pose pas toujours à poil. Je viens parfois avec un chapeau, et même avec des vêtements originaux pour les cours de croquis de personnages. Un pantalon à motif écossais ou rayé permet aux élèves de travailler le pli des vêtements en plus du mouvement du corps. Ce que ça m’apporte
Je trouve cela magique de se voir dessiné par les autres, même si cela n’est pas toujours très fidèle. J’aime particulièrement lorsque les élèves sont peu nombreux et crayonnent par terre, à mes pieds, près de la sellette. C’est génial parce que je peux voir le dessin se construire au fur et à mesure.

Le regard des autres
En en discutant avec mes amis, j’ai découvert que l’une de mes copines avait envisagé de le faire quand était étudiante pour gagner un peu sa vie. Plus j’en parle, plus j’ai l’impression que ça choque de moins en moins. »

Sheraz : « Ce beau regard porté sur vous, ça fait du bien »
Sheraz, 38 ans, 1,62 m, 56 kg. Travailleuse sociale, modèle vivant occasionnel depuis bientôt trois ans.

Comment j’ai eu envie de faire ça
« Depuis très jeune, je dessine des nus d’après des reproductions ou mon imagination. Je trouve ça très beau, le nu. Il y a quelque chose de gracieux, d’inspirant. J’ai toujours beaucoup admiré les modèles. L’idée venait, partait, revenait… Je me répétais : ‘Quand je serai prête.’ À 36 ans, j’ai eu le déclic : ‘Faut que je fasse les trucs dont j’ai envie, sinon je vais le regretter.’ J’ai répondu à des annonces d’artistes indépendants. C’est comme ça que j’ai commencé.

Ce que je gagne
Je ne pose pas à temps plein, ça reste de l’ordre du plaisir. Le mois où j’ai touché le plus, j’ai empoché 300 euros.

Moi et mon corps
Poser nue ne me pose pas de problème, mais je n’irai jamais sur une plage naturiste ou me mettre « topless ». En séance, je me dis parfois que j’ai un peu de ventre, qu’il faut que je fasse gaffe pour être plus à l’aise devant les autres. En fait, les gens ne sont pas là-dedans. Entre mes 15-20 ans, j’étais très forte. Puis, je me suis affinée. Devenir modèle m’a permis de me percevoir autrement, de renouer avec un côté féminin. Ce beau regard porté sur vous, ça fait du bien, ça valorise. On me dit que je suis harmonieuse, que je dégage de la sensualité. Avant, je me voyais moins.

Quand je suis en séance
À chaque fois, j’ai le trac. J’espère inspirer. Dès le moment où l’artiste pose ses yeux16392309 sur moi, l’appréhension s’en va. Au début, j’avais besoin d’être guidée pour les poses. Il y en a certaines à ne pas faire : à genoux sur les orteils repliés, les bras levés au-dessus de la tête… Ça fait trop mal. Quand je pose, j’essaie de penser à autre chose. Je me remémore de bons moments pour ne pas penser, justement, au fait que je ne dois pas bouger. La douleur passe et revient, mais il faut tenir. En atelier, je n’écarte jamais les jambes. Ça ne se fait pas trop. Je me le suis permis seulement avec deux artistes, je me sentais à l’aise. Certains peuvent être un peu dans la séduction. Une fois, j’ai senti le regard changer : il devenait lubrique, pervers. J’ai lâché de manière ferme : ‘Ta façon de me regarder, ça ne va pas être possible.’ Au fond, j’avais hyper peur. Je suis partie.

Ce que ça m’apporte
Le fait d’être passée de l’autre côté, c’est fort. En entrant dans l’atelier d’un artiste, j’entre dans son monde. Chacun a son univers : ça m’a ouvert à des styles ou des œuvres que je ne voyais pas auparavant. Et puis, une sorte de co-création s’opère, alors qu’en regardant un tableau on ne pense pas forcément au modèle derrière.

Le regard des autres
C’est un peu compliqué avec les hommes. Le dernier, il fallait toujours que je le rassure sur la façon dont ça s’était passé. Beaucoup ne comprennent pas que le désir est sublimé par l’art, qu’on n’est pas dans une démarche de drague. ‘C’est obligé que le mec ait envie de toi’, me disent certains. En fait, je n’en parle pas, pas même à mes amis. Quand je vais poser, c’est mon moment, mon espace à moi. »

Laisse-moi

 

 

Laisse-moi

 

Laisse-moi ! Ô mon amour !
Te pénétrer dans ton intimité,
Te procurer des sensations insoupçonnées,
Sans gêne, sans retenue, avec passion et sans détour.

 

Laisse-moi ! Ma chérie,
De plaisir, entendre tes cris,
Cris de douleurs ! Puis cris de supplications,
Me demander de continuer car c’est tellement bon.

 

Continue ! Ô oui ! Continue !
Car maintenant nous sommes nus,
Nus et ivres de ce plaisirs interdits par la morale,
Mais, je m’en fous car en ce monde je ne demande point son aval.

 

Attends-moi ! Ô ma belle déesse,
J’arrive de ce pas, je vais tel un étalon et je te pénètre,
Afin de devenir en ce lieu en cet instant toi et moi un seul être,
De cette envie de fouiller ton intimité me donnèrent nos caresses.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Le fantôme

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Le fantôme

 

Qui es-tu? 

Toi qui nous tourmente,

Dans cette vie démente,

Toi qui nous vois quand nous sommes nus.

 

Voguant sur le Styx

Tu n’es guère comme le Christ

Scrutant nos fautes et nos faux-pas

En cette vie jusqu’à trépas.

 

Jadis être de chair

Maintenant tu n’es que souvenir

Que ces inassouvis et tristes désirs

Que donneras-tu pour revenir sur terre?

Va-t-en ! Je t’en conjure en Enfer.

Là où tu trouveras celles qui t’étaient chères.

 

Fantôme

Nous ne sommes point ton hôte

Laisse les vivants vivre leurs fautes

Car c’est ainsi qu’on apprend dès qu’on est môme.

 

De

 

Rollandjr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ces jours heureux où vous étiez nus

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Réalisation photographique ? Tityaev Ru (Inspiré de Angelilie)

Ces jours heureux où vous étiez nus

 

Femme de ce temps perdu,

Où dans le jardin secret avec ton époux,

Où il te récitait de si jolis poèmes à tes genoux,

Sans gêne, ni fausse pudeur, vous gambadiez nus.

 

Au-dessus brillait le firmament,

Devant vous fruits poussèrent assurément,

De ces fleurs vous humiez leur parfum sereinement,

Et de vos baisers, vous vous combliez passionnément.

 

Ô chère et tendre Ève,

Qui as-tu rencontré dans ce rêve ?

Serait-ce le Malin qui est venu te tourmenter ?

Que qu’a-t-il dit ? Quel mensonge qu’a-t-il raconté ?

 

Pourquoi l’as-tu écouté ?

De ce fruit défendu, vous y avez  goûté.

Pris dans le piège de cette irrésistible tentation,

Pour l’éternité vous êtes à jamais bannis de cette Création.

 

Mais ne t’en fais pas !

Car pour toujours il sera avec toi,

Devant la souffrance et le travail ardu,

Vous penserez à ces jours heureux où vous étiez nus.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Être là …

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Être là …

 

Être là quand on je ne m’y attend pas,
Marcher vers toi en glissant doucement de mes pas,
Retenir mon souffle jusqu’au moment où je t’ai embrassée,
Sentant mon cœur infidèle de ta flamme immortelle s’embraser.

 

Être près de toi dans le silence de la nuit,
Entendre les gémissements de ta voix du plaisir interdit,
Maintenir la cadence du va-et-vient de ma hampe profonde,
Dans ton corps mirifique de déesse qu’avec délicatesse je sonde.

 

Être en toi avec délice,
Que je ne saurais décrire sans faire supplice,
Douleur du début fit place, ô quel bonheur, aux joies ineffables,
De ma chaude verge tu en redemandas avec volonté insatiable.

 

Être ensemble pour cette nuit,
Même si ce ne sera jamais, on le sait bien, pour la vie,
Ressembler avec un sourire malin à ces divinités de l’Olympe céleste,
Voilà ô mon amour le symbolisme de nos imperturbables caresses.

 

Être nus sans en éprouver de la honte,
Devant cette foule de gens hypocrites et si immondes,
Que même les flammes de la Géhenne au loin les rejetteraient,
Pour les condamner au froid du néant que Chronos jadis occupait.

 

Être sous l’emprise de ton regard,
De ton charme irrésistible, tu en développas un art,
Voilà que je m’avoue devant toi, ô ma bien-aimée chérie, vaincu.
Voilà ma raison de vivre cette nuit où nous candidement étions nus.

 

Être ou ne pas être ?
Quelle serait selon l’anglais la véritable question,
Celui qui de sa plume vertueuse enjoliva la terre d’Albion,
Répondons-lui, ma tendre aimée, que c’est mieux que de paraître.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

 

 

Tu te tiens devant le monde.

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Tu te tiens devant le monde.

 

Brave louve,

Toi qui es loin du Louvre,

Témoin des époques de la Rome glorieuse,

Sans oublier des foules meurtries par la vie furieuse.

 

Attendant le temps voulu,

Où tu reprendras ta vie dévolue,

Tu feras périr tous ces gens de leur arrogance repus,

En épargnant de par leur pureté de coeur tes enfants nus.

 

Relève-toi de tes cendres,

Dans les flammes des enfers fais-les descendre,

Ceux qui bafouent ta mémoire sans gêne et sans honte,

Car depuis la nuit des temps et à jamais tu te tiens devant le monde.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

J’ai eu la chance incroyable.

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J’ai eu la chance incroyable.

Bonjour tout le monde,

J’ai eu la chance incroyable de tenir une promesse que je me suis faite avant de partir pour la Suisse pour les trois dernières semaines. Je vous présenterai une série d’articles accompagnés de photos prises, avec la permission de la galerie d’arts, très prochainement au sein de mon blogue artistique concernant mon appréciation sur cette exposition où la nudité est mise à l’honneur. Je souhaite que lesdites publications vous plairont.

Il va de soi que plusieurs autres articles seront aussi publiés concernant mon voyage sur le Vieux Continent. Un continent à découvrir dont la richesse culturelle est à préserver coûte que coûte.

Bonne semaine

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada