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Entre dans ma chambre

Entre dans ma chambre

« Entre dans ma chambre » par G.B. d’Allemagne Poème par RollandJr St-Gelais

Entre dans ma chambre

 

Tu sais, nous sommes seuls.
Alors, ne restons pas sur le seuil,
La soirée est jeune mais aussi fraîche,
Savais-tu que ma tendre peau goûte la pêche ?

 

J’ai pris un bain chaud en pensant à toi,
En souhaitant que nous irons jusqu’au bout toi et moi,
Un bain chaud pour calmer un peu les ardeurs de ma peau,
Car je ne cesse de penser à cet instant si doux, à ce moment si beau.

 

Allez ! Allez ! Ne sois pas si gêné.
Car rien n’est plus merveilleux que de s’aimer.
D’attendre le bon moment pour l’un à l’autre s’offrir,
L’instant d’une caresse, d’un baiser, d’un sourire et d’un soupir.

 

Ma chambre est prête à nous recevoir,
Et seuls les murs sans âge pourront nous voir,
Nous jalouser de pouvoir dans nos étreintes nous enlacer,
Et rougir de timidités lorsque je te sentirai ardemment me pénétrer.

 

Allez ! Maintenant, entre dans ma chambre.
Allez ! C’est le bon moment d’admirer mon corps nu.
Je connais bien cette flamme qui t’anime dès que tu m’as vue,
Allez ! Viens avec moi dans ma chambre au parfum de roses et au couleur d’ambre.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Approche prudente

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Approche prudente

 

Bonjour belle brune,
Déjà réveillée malgré la brume ?
Si tu voulais, tu aurais pu dormir encore.
Rêver à tes jardins de roses et à un palais en or.

 

Tu sais, j’ai beaucoup songé une partie de la nuit.
Pendant que tu dormais et de ta beauté j’en étais ébloui.
Que de nombreuses questions venèrent en mon esprit,
Je me rappelais le jardin où toi et moi nous jouions étant petits.

 

De tous ces coups bien innocents,
Que nous faisions quand nous étions enfants,
De nos secrets enfouis dans le jardin et à jamais perdus,
Ce jardin où aujourd’hui se trouve un monument en hommage aux disparus.

 

Puis, nous avons grandi de corps et d’âme.
Je suis devenu homme robuste et toi belle dame,
Malgré toute la distance et les années qui nous ont séparés,
Jour après jour, nuit après nuit, sans cesse tu étais dans mes pensées.

 

Je suis revenu dans mon village,
Qui, après la guerre, avait pris de l’âge.
Souffrance et larmes font bon ménage dans l’expérience de la vie,
Car bien des souvenirs sont pour le commun des mortels à jamais détruits.

 

Je t’ai revue assise seule à un café,
Avec grand respect de toi je me suis approché.
Allais-tu me reconnaître malgré mes blessures de guerre ?
Comment allais-tu réagir face à ce membre absent, je n’en savais guère.

 

Puis, à ma grande surprise, tu m’as simplement souri.
En m’invitant à ta table afin de partager un café à l’arôme du pays.
Tu me parlas de tes rêves supposément perdus depuis mon départ.
Alors que dans le fond de ton cœur, tu savais que j’allais revenir tôt ou tard.

 

De toutes mes sanglantes batailles, je gardai grande discrétion,
Que tu respectas sincèrement en ne me posant point de question.
De ces cris de désespoir et de douleurs lancés dans ces tranchés,
Loin de moi, ne fut-ce qu’une seconde, mon envie de t’en parler.

 

Au fil du temps, notre discussion fit place à un silence.
Car nos regards tels que ceux de jadis suffisaient pour parler de romance,
Avec ton légendaire sourire et tes pupilles légèrement dilatées,
Chez-toi, avec grande douceur, tu m’as tout simplement invité.

 

Aussitôt arrivés, aussitôt franchie la porte d’entrée,
Tu te collas prestement contre moi pour m’embrasser,
Sans dire un mot, tu enlevas mes vêtements.
Puis les tiens avec délicatesse assurément.

 

Nos gestes tendres éloignèrent de moi mes souvenirs de guerre,
Et de nos baisers faits avec fougue écartèrent mes pensées amères.
Vers ce lit où nous avions jadis fait l’amour au temps de notre jeunesse,
Nous nous y allâmes avec une immense joie et dans l’allégresse.

 

Dans ces draps, nous nous sommes aimés.
Dans ces étoffes, nous nous sommes avec passion enlacés.
Dans nos étreintes, nous n’avions une soif d’affection si démente.
Dans notre ivresse de ce moment, pas question d’une approche prudente.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

 

N.B. Probablement mon plus beau poème d’amour.

Sous le pont s’écoule le temps

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« Sous le pont s’écoule le temps » dessin par mon ami Eri Kel de la France

Sous le pont s’écoule le temps 

 

Vérité implacable de la vie, 

À laquelle nous sommes tous soumis, 

Dès notre naissance, nous poursuivons ce chemin. 

Que nous le voulions ou non, c’est notre destin. 

 

Enfance où règnent tant de jeux de l’innocence 

 Frêle adolescence où arrivent nos rêves de romance, 

Période de la passion, des idées folles et des pas de danse. 

Âge mûr habité par nos rêves accomplis et d’autres vus à l’avance. 

 

Puis apparaissent nos rides témoignant de notre expérience, 

De notre parcours de la vie, de nos succès et de nos imprudences. 

De nos doux souvenirs, des baisers volés et d’autres avec joie donnés. 

Sans oublier nos étreintes avec l’être que l’on a tant aimé, tant admiré. 

 

De cette période de l’existence, 

Où sans crier gare, sans le vouloir, on y pense. 

De ce moment qui sera notre dernier en ces lieux, 

Car la vie éternelle n’est réservée qu’aux Dieux dans les Cieux. 

 

Nul en ce monde ne peut revenir en arrière, 

Pour revivre ses instants de bonheur ni réparer, 

Réparer ses erreurs, ses fautes que l’on nomme péchés. 

Qu’il rende l’âme en temps de paix comme en temps de guerre. 

 

Aucun pouvoir, ni aucun don ne lui est octroyé, 

Par une quelconque force suprême ni grande divinité, 

D’enjamber le grand fossé qui sépare la fin du commencement. 

Voilà pourquoi nous restons parfois sous le pont où s’écoule le temps. 

 

De 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Laissez-moi vous prendre !

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Dessin par Gier de Gier de la France

Laissez-moi vous prendre !

 

Bonsoir madame
Qui ravivez ma flamme
Flamme de passion et d’émotions
Flamme de désirs et de pulsions

 

Que vous êtes belle
Votre démarche me fait penser
À un oiseau qui veut être caressé
Un petit être semblable à une hirondelle

 

Venez vers moi ! Allons, n’ayez pas peur.
Je prendrai soin de vous tout en douceur.
Satisfaisant vos moindres caprices
Qui seront pour nous un véritable délice

 

Venez! Venez! Venez!
Découvrir un monde insoupçonné.
Où la volupté de nos corps magnifiques
S’uniront dans des étreintes dignes des contes féeriques.

 

Allez! N’attendez pas ce moment.
Où tout sera permis assurément
Des baisers! Des caresses! Des jeux interdits!
Loin de ces gens où tout plaisir semble être maudit.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada