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Par de-là les murs

Par delà les murs
Basilique Ste-Anne-de-Beauprés Vendredi le 23 août 2019 Photo par RollandJr St-Gelais de Québec

Par de-là les murs

 

En ce lieu saint,
Je suis venu un bon matin,
Humble pécheur tel est mon destin,
Venant faire cette prière cœur rempli de chagrin.

 

Dieu qui es au-dessus de nous,
Qui, semble-t-il, es là ici et partout.
Je viens devant toi repentant et à genoux,
Peut-être suis-je crédule voire même un peu fou.

 

Un peu fou de croire que tu m’entends,
Tandis que tu es entouré des anges tes enfants,
Les chérubins, les anges et les archanges qui t’obéissent,
Alors que bien des hommes et des femmes sans cesse dépérissent.

 

Venant avec sincérité à toi,
Celui que l’on appelle le Roi des rois,
Reconnaissant le poids de mes nombreuses erreurs,
Mais en ayant confiance en ton amour, je n’éprouve point de peur.

 

Par-delà les fresques de pierre,
Tu sais bien que je suis fait de sang et de chair,
Qu’en tout temps mon âme vers toi peut être rappelée,
Car telle est pour les mortels notre ultime et inévitable destinée.

 

Par-delà les autels,
Mon corps est qu’un hôtel,
Pour l’âme qui y ait trouvé refuge,
Afin d’affronter de la vie ses subterfuges.

 

Par-delà les cierges allumés,
Il y a cette modeste prière qui t’est adressée.
Éclaire la voie de nos disparus qui sont partis vers ta maison,
Qui nous attendent afin qu’un jour nous retrouver nous le puissions.

 

Par-delà les murs,
Il y a une chose que je suis sûr,
Ce n’est pas le nombre des mots qui importe
C’est la sincérité de notre cœur que nos prières apportent.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Femme d’ébène

Capture 14

Avec la permission de Lys Tiger photographe

 

Femme d’ébène

 

Femme d’ébène!

Votre beauté réchauffe mes veines,

Devenues froides par la cruauté de cette humanité,

Pour laquelle nul en ce monde ne peut vivre dans la vérité.

 

Femme aux lignes tellement pures,

Délivrez-moi de mes souffrances, je en conjure.

Permettez-moi de me blottir dans la chaleur de vos bras,

Laissez-moi m’étendre près de vous dans le silence comme il se doit.

 

Embrasser les moindres parcelles de votre corps,

D’une telle grande beauté encore plus précieuse que l’or.

Laissez-moi effleurer votre peau avec tendresse et volupté.

Mon humble désir de vous faire l’amour n’est point un grand péché.

 

Se connaître dans une parfaite intimité,

Sous le regard des cieux ou bien devant l’éternité,

Harmoniser nos gestes telle une mélodie jouée par les chérubins,

Ô que ce serait tellement merveilleux ! Ô que ce serait tellement divin !

 

Ô femme de l’Afrique noire !

Par votre grâce vous enjolivez mon cœur !

M’accorderez-vous votre main pour aller vers ce lendemain ?

Pour cette nuit, je vous offre ma nudité même si je n’ai  pas de mains.

 

De

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

 

Source : https://lys-tiger.book.fr/galeries/de-marbre/

L’échelle de Jacob

Sacré-coeur 9

Photo : Jérôme Bertrand

L’échelle de Jacob

 

Montez ! Descendez !
Qui que vous soyez ! Ô anges éternels !
Jacob dans le désert du cœur des hommes vous surveille,
Dévalez la montagne sainte sur laquelle nos pères ont jadis prié !

 

Était-ce un songe ou une illusion,
D’entendre les voix des chérubins chanter à l’unisson ?
De ces antiennes psalmodiées dans la douce pureté de la nuit,
Venir y calmer par des caresses maternelles les torpeurs de la vie.

 

Jacob, mon frère ! Réveille-toi !
Prends le bâton du pèlerin et poursuis ton chemin,
Va par-delà les routes ! Témoin privilégié de l’histoire des humains,
En défiant l’Ange de Dieu, tu lui montras force et honneur tel un roi.

 

Grand sage ! De ton immense courage,
Ô fils du désert ! Il en est sorti résistance et rage,
À nous tes enfants de la terre tu léguas détermination et résilience,
Afin de survivre sous le soleil, tu nous inculquas hardiesse et patience.

 

Ô chérubins si divins !
Allez ! Présentez aux cieux nos prières !
Nos joies et nos peines, ceux d’aujourd’hui comme hier.
De ces moments de plaisirs où coulèrent quelques gouttes de vin.

 

Séraphins du grand chœur céleste,
Chantez un air joyeux pour éloigner de nous nos tristesses,
Archanges des armées invincibles et chefs des légions divines,
Détruisez ce Mal qui nous entoure et qui ne désire que notre ruine.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Ô feu qui crépite allègrement!

Au feu qui crépite allégrement!

Au feu qui crépite allégrement!

Ô feu qui crépite allègrement!

 

Un peu de chaleur réconforte les cœurs de ces amoureux fidèles.

Il leur est futile pour exprimer leur tendresse de faire mille ribambelles.

Une main déposée avec précaution sur une épaule épuisée,

Peut en éloigner toutes les tracasseries de la journée.

Nulle parole n’est importante dans les yeux des amants.

Puisque leurs âmes s’entrelacent déjà sans aucune retenue,

Bien avant les corps débarrassés de leurs vêtements,

Tels des chérubins, ils sont portés avec allégresse vers les nues.

 

Au doux feu qui crépite dans le foyer garde en moi la flamme d’aimer.

Digne feu qui éclaire ce lieu d’amour et de coupables péchés,

Contemple dans le silence nos jeux interdits par la morale,

Même si dans notre fort intérieur, cela nous est bien égal.

 

Dans ce haut-lieu insoumis aux valeurs ancestrales là où notre union se consumera,

Divin feu, tel un holocauste devant l’Éternel, nos péchés inavouables tu effaceras.

Plaisirs coupables! De faire l’amour à celle que j’aime, je n’en ai pas d’amertume.

Plaisirs d’une nuit! Que mes mots de tendresse soient portés tels des écumes.

 

Dans le silence de ma vie, je l’avoue, pour toujours je t’aimerai.

Dans le parcours de ma destinée, c’est un fait, que pour toi j’existerai.

Ce doux feu dans le foyer de mon âme, il y sera à jamais, crois-moi.

Je le jure devant Dieu et les hommes, en aucun cas il ne s’éteindra.

 

Je ne crains ni le mépris des humains et encore moins le rejet.

Tel un preux chevalier, je le sais très bien, ma vie est une véritable saga,

Voilà pourquoi devant ce feu, avec respect je te verrai comme tu es.

Et de mon côté, je te le jure, mon corps entier te sera dévoilé.

 

Admirer dans la quiétude de la nuit tes yeux adorables,

Caresser avec une volupté délinquante ta peau de satin.

Embrasser avec une vénération angélique, tes lèvres désirables.

Oui, c’est la volonté de Dieu ; notre ultime destin.

 

Nous garderons nos étreintes, ces doux souvenirs, secrètes mon amour.

Ces moments de plaisirs charnels, derrière le rideau de la pudeur, ils resteront.

Ces événements sont si intimes, si glorieux, si profonds.

Que dame moralité en réclame la discrétion de l’aveugle et du sourd.

 

Oh feu, mon bel ami! Tu peux maintenant t’endormir.

Car à ma bien-aimée, j’ai rendu un digne hommage.

Je lui ai fait éprouver, sans vouloir me vanter, plus de mille plaisirs.

Il est plus que tard, le soleil se lève et c’est bien dommage.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada