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Ô, mère Marie !

Ô, mère Marie Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Lilith J. Photography Modèle : Felix Elise Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/mother-mary-929828851

Ô, mère Marie !

 

À peine sortie de mon adolescence,

Je désirais plus que tout perdre mon innocence.

Mais, jeune homme, fier de sa personne.

En mon être, « faire le bon choix », résonne.

 

Prendre une femme de noble famille,

D’une pureté pareille à une étoile qui brille,

Dont nos âmes respectives communieront,

Lorsque, le moment venu nos corps s’uniront.

 

Est-ce un trop demander aux saints du ciel ?

Je suis prêt à réciter des psaumes devant l’Éternel.

De toutes mes dévotions, celle en qui j’ai le plus confiance,

C’est celle de Notre-Dame-de-la-Guadeloupe depuis mon enfance.

 

De mémoire, elle a toujours exaucé mes humbles sollicitations.

Dans le firmament, elle a répondu à toutes mes supplications.

En ce début d’automne qui est consacré à la récitation du Rosaire,

À la sainte patronne de toutes les Amériques, je fais cette prière.

 

Ô, Marie ! Écoute-moi ! Ô, mère au cœur aimant et rempli de bonté,

Accordez-moi la faveur de perdre selon votre convenance ma virginité.

Trouvez-moi une femme qui saura faire de moi l’homme dont je rêve tant.

Ayez, je vous en supplie, le désir d’exaucer la requête de votre enfant.

 

Qu’une image de votre céleste personne soit apposée sur son vêtement.

Qui prouvera, sans conteste votre auguste présence en ce moment.

Que le soleil à son zénith soit recouvert d’un voile pudique noir.

Que le jour resplendissant devienne pour un instant le soir !

 

Ô, chère mère Marie. Reine des anges et des Cieux !

Vous feriez de moi un serviteur vraiment heureux.

Que mon dépucelage soit louable telle une histoire d’amour !

Que votre intercession soit reconnue maintenant et toujours.

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Nu face à la lumière

Nu face à la lumière Réflexion du modèle Orlandorem Source : https://www.deviantart.com/orlandorem/art/Nude-at-window-light-926590704

Nu face à la lumière

Il arrive parfois que je sollicite à un modèle vivant de partager avec moi son expérience dans ce domaine très spécial qu’est la nudité artistique. Une telle requête se fonde essentiellement sur trois critères.

En premier lieu, elle doit répondre à cette interrogation : pourquoi souhaiter réaliser tel ou tel type de poses ! En second lieu, elle doit être formée en toute logique de l’intérêt du parcours de la personne concernée. En dernier lieu, elle doit pouvoir enrichir mon blogue, et ce, en offrant aux lecteurs une facette jusque-là nouvelle. Voilà pourquoi j’ai demandé à un membre, originaire du Canada, du site DeviantArt de bien vouloir rédiger quelques mots pour nous exposer son point de vue sur le sujet. Il est à retenir qu’il s’agit dans le cas présent d’une traduction que j’ai faite à partir de son texte écrit dans sa langue natale qui est celle de Shakespeare dans celle de Molière.

« Tout d’abord, je vous remercie de m’avoir demandé de vous présenter ma vision de ce qu’est la nudité artistique et de partager avec vous ma manière de concevoir mes créations. Vient ajouter à cela la raison de mettre l’accent sur la nudité absolue.

Cela peut surprendre, mais ma principale inspiration a sans cesse résidé dans le regard de la forme féminine. Une attention qui est en lien avec la géographie. Cela peut aller des diverses nations, faisant référence pour les indigènes vivants en tenues d’Adam et Ève jusqu’aux photos des différents camps naturistes.

Sous un autre ordre d’idée, j’ai toujours été porté à imiter des postures entièrement nues devant le miroir en tant que jeune homme. Il s’agissait avant tout d’un regard que je qualifierais d’androgyne et même de raffiné puisque mon intention était de présenter, si je peux m’exprimer ainsi, le tout de manière créative.

C’est bien plus tard que mes perceptions artistiques sont devenues de plus en plus sophistiquées avec la découverte d’artistes féminines, qui ont chacune à sa façon, exploré le corps dénudé. Je pense entre autres, à Imogene Cunningham, à Anne W. Brigman et Ruth Bernhard ainsi que Violeta Bubelyte sans oublier Francesca Woodman.

Ces femmes faisaient des déclarations fort intéressantes à propos du corps féminin. J’ai pris et utilisé leurs idées afin d’en faire, à mon tour, une représentation d’un homme moderne. Un individu qui n’a pas besoin de se tenir debout ni d’être musclé pour se sentir masculin. Bien au contraire ! Il peut avoir la capacité d’être à la fois gracieux, enjoué et même androgyne. Et puis ? Quel mal y aurait-il d’être vu sexuellement stimulé ? N’est-ce pas là une réalité tout à fait naturelle ?

Francesca Woodman est celle qui a inspiré certains de mes exercices d’autoportrait. Par conséquent, j’ai les réalisé lors de manifestations lentes avec forme de présence que je qualifierais d’un côté, de fantomatique et d’un autre côté, d’intemporalité.

Je terminerai mon exposé sur ce point. L’ensemble de mes créations photographiques se veut une représentation de l’homme qui réfléchit sur lui-même.

Je te remercie, Rolland, de m’avoir donné l’opportunité de partager sur cet article un peu à la fois mon état d’âme et de mon intention en tant qu’artiste. »

Signé Orlandorem

Lien externe à propos de Francesca Woodman : Francesca Woodman — Wikipédia (wikipedia.org)

Un souvenir d’antant

Un souvenir d’antan Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Appetitive-Soul Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/Img-5-922273601

Un souvenir d’antan

 

En fouillant dans une valise.

J’y ai découvert une agréable surprise.

Une photo que j’avais prise d’une de ces beautés.

Que j’avais dans ma lointaine jeunesse rencontrée !

 

Une femme resplendissante et à la chevelure blonde.

Que j’ai aperçu sortant des vagues et leurs ondes.

Chacun de ses pas sur le sable chaud de la plage.

Me permit de deviner quel était son âge.

 

Faisant face au danger, j’ai pris mon courage à deux mains.

Car, pour faire connaissance, il ne fallait pas remettre à demain.

Je m’en allai donc la trouver afin de me présenter bien gentiment.

Sans rien hâter par la parole, il va de soi, bien évidemment.

 

Tout en faisant attention à mes moindres gestes.

La courtoisie est l’art de doser avec modération les zestes.

Une fois les présentations devenues chose du passé.

Elle me suggéra avec sourire de la photographier.

 

Il ne me fallait pas plus pour être heureux.

D’autant plus que nous étions les seuls en ce lieu.

Elle sortit de son sac un appareil photo.

Et me le tendit avec son sourire le plus beau.

 

J’ai pris un nombre incalculable de clichés.

Alors, ma force de l’âge aidant, mon regard s’est porté.

Sur une partie de l’anatomie de cette charmante dame.

Et, jeune homme en parfaite santé, monta en moi une flamme.

 

Cette plage avait la particularité où tout vêtement était prohibé.

Nous étions, ma muse du moment et moi, en complète nudité.

Elle semblait étonnée par la vigueur de ma verge.

Et elle ne feignait pas de jouer à la plus offensée des vierges.

 

Bien au contraire ! Elle admirait l’homme qui se trouvait devant elle.

Vraiment difficile à croire, ils me poussèrent de véritables ailes.

Quelle tristesse de vieillir en revivant ces temps de bonheur !

Surtout lorsque je pense qu’arrivera bientôt mon heure.

 

Oui, les journées sont plus courtes et les nuits plus lentes.

Mais, n’allez pas croire qu’avec l’âge, ma raison devient démente.

Je me dis avec un brin de nostalgie pour me réconforter

Je suis content de m’être amusé et jamais je ne l’ai regretté.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

À tes côtés

À tes côtés Poème de Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/00-1669-899403267

À tes côtés

 

En fouillant dans une armoire,

Lieu qui sert à raviver ma mémoire.

J’y ai découvert des photos d’une autre ère,

Une époque où je vivais avec mon père et ma mère.

 

Il y avait tant de photos de toutes les variétés,

Certaines m’ont fait rire, quelques-unes m’ont attristée.

La plupart d’entre elles m’ont rappelé de beaux souvenirs,

Fait étrange ! Une d’entre elles m’a fait tellement sourire.

 

Elle a été prise lors de notre voyage dans la ville de Paris,

Un séjour qui m’a fait découvrir comme tu es belle, ma chérie.

Nous avions parcouru les rues, vu tellement de gens.

Nous avions découvert des lieux si différents.

 

J’aimais entendre ta voix,

Alors que nous étions dans un café toi et moi,

Sur l’une des nombreuses terrasses qui jalonnèrent ces lieux,

Ces lieux où de pauvres bougres faisaient pour vivre de leur mieux.

 

Certains vendirent des cartes postales,

D’autres écrivirent des poèmes tant bien que mal,

Mais, parmi tous ces gens, un possédait un étrange appareil.

À ce que l’on disait à cette époque, il s’agissait d’une vraie merveille.

 

Je me suis approché d’un jeune homme.

J’ai demandé pour une photo, c’est quelle somme.

En lui expliquant que je souhaitais être photographiée avec mon amie,

C’était pour nous deux, la première fois que nous visitions une ville si jolie.

 

Portant alors son regard vers nous deux,

J’étais fort impressionnée par la douceur de ses yeux,

Des yeux bleus comme l’azur qui m’a transportée vers un monde pur.

Il répondit : « Avant de vous faire un prix, essayez-vous sur le banc près du mur. »

 

Ce que nous avons fait sans dire un mot comme il se doit.

Avec confiance, nous lui avons obéi à l’œil et au doigt.

J’avais placé mon bras sur tes épaules telle une voile,

Afin d’immortaliser cet instant sur une imaginaire toile.

 

Nos joues collées montraient notre profonde complicité,

Et, je le reconnais d’emblée, une si particulière amitié.

Quelques clichés réalisés faits par des mains expertes en deux temps,

Et quelques poses suggérées par notre hôte, nous avons fait en un mouvement.

 

Quand fut venu le temps de régler l’addition,

J’ai alors demandé, pour ce travail, combien nous lui devions.

Rien du tout, je vous offre cette photo, charmantes dames.

Car jamais de ma vie, je vous le jure, je n’ai vu de si belles âmes.

 

Avec délicatesse, il me tendit cette pièce précieuse,

Qui me rappelle maintenant comme j’étais avec toi heureuse.

Ce que je donnerais pour être en ce lieu en ce temps transportée.

La vie m’avait tellement comblée lorsque j’étais assise à tes côtés.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

En lui donnant cette originalité

En lui donnant cette originalité Poème de RollandJr St-Gelais, Photo par Alain, Modèle par Atsuko

En lui donnant cette originalité

 

Je me souviens de ces années,

De ce temps où nous pouvions aimer,

De cette période où nous pouvions espérer,

De ces années où pouvions sans cesse rêver.

 

Je commençais à peine à dessiner,

Cela a toujours été mon rêve depuis que je suis né,

Rien de plus normal, car par des parents-artistes j’ai été élevé.

Entre mes lèvres passèrent tant le sein maternel que les crayons à colorer.

 

Fils unique d’une famille aux mœurs inhabituelles,

Amoureux de cette musique de ces années si belles,

Curiosité sans cesse aiguisée par de jolies ribambelles,

D’un esprit égayé par le charme de la campagne et des hirondelles.

 

J’ai bien malgré moi vieilli,

Et, comme tout le monde, j’ai dû quitter le nid.

Le nid familial où mon père et ma mère s’aimèrent chaque nuit,

Pour aller vivre dans une cité lointaine afin d’y poursuivre ma vie.

 

Jeune homme libre d’esprit et ouvert à la nouveauté,

Amant des arts de toutes tendances et là où il y a la beauté,

J’ai placé une petite annonce dans le journal de cette localité;

Artiste en herbe cherche jeune dame, pour une peinture de nudité.

 

Peu de temps, à ma porte, est venue sonner,

Une belle dame aux allures et à l’accent étrangers,

Comme il se doit, je l’ai invitée poliment d’entrer,

En m’excusant d’avoir quelques joints fumés.

 

Sans plus attendre, elle entra dans ma modeste demeure.

Sa beauté était telle que j’en avais oublié le jour et l’heure,

Elle m’a dit que de poser nue, cela la comblerait de bonheur.

Car dans son pays, cela ne pouvait pas se faire sous peine de malheur.

 

 Sans plus attendre, elle enleva ses vêtements.

Elle prit la pose tout bien naturellement,

Pendant je me suis installé calmement,

En me roulant un joint minutieusement.

 

J’ai laissé aller mon imagination sans retenue,

Afin de dessiner cette femme si belle et nue,

D’une beauté comme je n’en avais jamais vu,

Quelle chance! La vie m’a permis d’avoir eu.

 

Mes doigts naviguèrent sur le papier,

Comme sur une mer agitée au mois de mai,

À chaque coup de crayon, j’en avais le souffle coupé.

Car mon seul désir était de votre beauté, l’immortaliser.

 

La rendre immortelle en lui donnant cette originalité,

D’être dessinée avec ces couleurs qui représentent ces années,

Où l’on pouvait vivre nos passions avec une entière liberté,

Et faire l’amour loin de toute cette hypocrite moralité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada