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Quel chanteur extraordinaire

Quel chanteur extraordinaire !

Charles Aznavour : « Marie, quand tu t’en vas. »

 

Marie, quand tu t’en vas,
Tous mes soleils se cachent,
Et mon ciel s’obscurcit,
Les ombres font des tâches,
Sur les murs de mes nuits.

Marie, quand tu t’en vas,
Les cours d’eaux se tarissent,
L’oiseau quitte son nid,
Les bourgeons dépérissent,
Avant d’avoir fleuri,
Marie, Marie quand tu t’en vas.

 

Marie, quand tu t’en vas,
Tout vieillit en mon être,
Et je meurs mille vies,
Derrière ma fenêtre,
A te voir avec lui.

 

Marie, quand tu t’en vas,
Dans la longue voiture,
Blanche décapotée,
Pour vivre l’aventure,
En me laissant crever,
Marie, Marie quand tu t’en vas.

 

Marie, quand tu reviens,
Avec ton maquillage,
Qui coule par endroit,
Des plis à ton corsage,
Jambes nues, sans tes bas.

 

Marie quand tu reviens,
Insouciante et sans honte,
Je fais celui qui croit,
Tout ce que tu racontes,
J’ai trop peur qu’une fois,
Marie, Marie,
Tu ne reviennes pas,
Marie quand tu t’en vas

Mon compagnon

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Mon compagnon

 

Ô fidèle ami du quotidien,

Tendrement tu te tiens dans ma main,

Sentant la douceur de tes perles précieuses,

Perles des larmes de ces dames et de ces pleureuses.

 

De ce millénaire et noble Crédo,

Que j’ai récité en silence à chaque mot,

De ces Pater dits avec mon âme et mon cœur,

Et de ces Ave Maria semblables au céleste chœur.

 

Méditant la vie du Christ-Sauveur,

De ces mystères du Fils du Père notre Seigneur,

De sa divine naissance manifestée aux mystères joyeux,

De sa présence bien humaine sur terre sainte en mystères lumineux.

 

Se rappelant sa passion et son Amour infini,

Dans les mystères douloureux où il remit son esprit,

Tout en ayant grande foi en la vie éternelle par les mystères glorieux,

Dans le cœur de Marie qui veille sur ses enfants bénis dans les Cieux.

 

Pour l’Amour de mes frères je l’invoquerai,

Par l’Espérance sans cesse en mon âme je la prierai,

Par un esprit de Charité en son Fils vos intentions je lui confierai,

Sur ces grains de prières, avec confiance, mes mains j’y déposerai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ceci est le corps, ceci est le pain.

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Photo de Jérôme Bertrand

Ceci est le corps, ceci est le pain.

 

Ceci est ton bien,

Que tu as sacrifié pour nous sauver,

Car malgré nos fautes tu ne cesses d’aimer,

Voici la source de notre vie qui nous extirpe du destin.

 

Corps présent dans ce pain,

Mystère de la transsubstantiation,

De celle de l’amour divin que nous vénérons,

Et avec confiance absolue, nous vous offrons de nos mains.

 

Vois nos souffrances,

Éloignes de nous les chemins d’errance,

Ramène-nous, Ô Seigneur, vers le droit chemin,

Car nul d’entre nous ne sait de quoi sera fait demain.

 

Vois mon humilité en ma nudité,

Car bien que tu sois selon les écritures le Roi des rois,

Tu as été fait de sang et de chair en Marie où tu t’y réfugias,

Ô toi ! Prélude à la Création et pourtant dans une étable tu y es né.

 

Voilà ce jour béni et heureux,

Où avec les prières de mes frères et mes sœurs,

Je viens apporter cette offrande pour éloigner nos peurs,

Ceci est le corps, ceci est le pain ! Élevés à la gloire des Cieux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Nue

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Avec la permission de Valérie Sweet-Chaos

Nue

 

Voyons voir,

Si savoir est le pouvoir,

Bras chargés de bouquins et de livres,

Lire et encore lire à en devenir simplement ivre.

 

Mais, que faire de ces connaissances ?

Est-ce là ma raison d’être depuis ma naissance ?

Et puis, j’en ai eu assez de toute leur hypocrite pudibonderie.

J’enleva mes vêtements écrouant mon corps frêle avec mépris.

 

Ressentant vent chaud sur mes seins,

Qui firent pâlir d’envie de nombreux saints,

De mes seins fermes suintèrent de joyeuses gouttelettes,

Invitant convives et amants à s’y abreuver avec belles facettes.

 

Gambadant au ré du bois,

N’y entendis ni bruit ni aucune voix,

J’aperçu donc avec joie ces quelques fruits défendus,

Que je cueillis sans aucun ménagement avec bras étendues.

 

Et je vis avec gaieté que j’étais nue,

Sachez-le, vous les dieux, belle lurette j’ai perdu ma vertu.

Nue ? Nue ? Nue ? Nue ? Point de honte à jamais je n’aurai,

Car de cette blanche chair, fierté authentique pour toujours je le serai.

 

De ces fruits rougeâtres, je m’en délecterai.

Et de tous ces bouquins loin derrière moi je jetterai,

Non ! Je ne suis ni Marie la vierge ni Ève d’un pagne vêtue,

Simplement moi et nulle autre qui se promène gaiement toute nue.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada