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Appuyée

" Appuyée " Dessin par Eri Kel
 » Appuyée  » Dessin par Eri Kel

Appuyée

 

Appuyée sur mes bras,

Je vous entends les gars,

J’imagines vos yeux émerveillés,

Du fait de mon corps sa volupté et sa féminité.

 

Pour cette occasion,

Je me suis fait un beau chignon,

Qui me donne ce petit air comme un garçon,

« Avec son blouson » comme chantait Brigitte Bardot dans sa chanson.

 

Certes, je n’ai pas sa notoriété.

Mais de la France, je possède une beauté.

Celle de ma région natale, de la superbe Vendée.

De St-Gilles-croix-de-vie, petite ville où je suis née.

 

Prenez bien tout vote temps,

Car je serai ici pour encore longtemps,

Car après discussion,nous avions convenu.

Votre professeure, une amie à moi, que je passerai la journée nue.

 

Car, vous ne le saviez peut-être pas.

Etre à l’aise avec sa nudité pour le modèle tout est là.

Et c’est dans la liberté de ses actions que se trouvent l’inspiration,

Cette inspiration qui permettra à vos crayons de m’immortaliser pour de bon.

 

Appuyé sur mes coudes,

Il faut maintenant en découdre,

Travailler bien sur vos réalisations,

Afin que vous reteniez bien comme il se doit votre leçon.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Dans la chaleur du moment

Dans la chaleur du moment
Superbe photo réalisée par James Fraser Voir son site sur https://www.deviantart.com/mtl3

Dans la chaleur du moment

 

Dans la chaleur du moment,
Je t’ai surprise l’espace d’un instant,
Entendant tes soupirs langoureux,
En rêvant de ton amoureux.

 

Espérant que j’étais l’heureux élu,
Celui à qui tu te montrerais nue,
Celui qui aura l’unique privilège,
De découvrir si tu es vierge.

 

Ce que je doute très sérieusement,
Car de nombreux gracieux courtisans,
Tu en as connu, je le crois évidemment.
Des hommes désireux de ta beauté sûrement.

 

Tu es entrée en silence dans mes songes,
Et l’envie de te faire l’amour sans cesse me ronge,
Ce désir de te satisfaire de mes baisers jusqu’à m’épuiser,
M’épuiser à force de vouloir avec passion et douceur t’aimer.

 

Dans la fraîcheur de la nuit,
Tu es venue près de moi dans mon lit,
Dans la moiteur de mes draps je t’ai sentie,
Mais les laudes sitôt sonnées, telle une brume tu es partie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Ce n’est pas grand-chose

La rose
Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Ce n’est pas grand-chose

 

Bonsoir chérie,

Es-tu prête pour cette nuit?

De toi, si tu savais comme j’en ai envie.

Si tu le veux, cette nuit, maintenant et pour la vie.

 

Depuis bien des années,

Que nous nous sommes fréquentés,

Aussi loin que je puisse me souvenir

 Je t’avais remarquée grâce à ton beau sourire.

 

Nous sommes allés à la même école et dans la même classe,

Comme c’est incroyable ce que la vie si vite elle passe,

Je me rappelle comme ta main tremblait,

Lorsque pour te rassurer je la tenais.

 

 Pendant nos belles vacances d’été,

À la plage nous nous sommes tellement amusés,

Et pendant les jours de pluie, nous jouâmes à la cachette.

Sans penser une seule fois qu’un jour sonnera l’âge de la retraite.

 

Malgré nos disputes toujours idiotes et bien éphémères,

Nous revenions l’un vers l’autre comme la plage et les vagues de mer.

Car il y avait en nous un secret que nous n’osions pas nous avouer,

Une flamme qui animait notre cœur et qui se résume à celui de s’aimer.

 

Était-ce par crainte ou par une fausse pudeur?

Je crois bien qu’en ce temps, ce n’était pas la bonne heure.

Voyant le moment venu, j’ai choisi pour vivre un humble métier.

Celui que mon père m’avait par son exemple toujours montré.

 

Et de ton côté, tu as estimé bon de choisir une autre voie.

Bien entendu, je l’avoue que cela était ton plein droit.

Pour tes hautes études, tu es parti loin de moi.

Jamais je n’aurai cru un jour revenir vers toi.

 

Que de belles et suaves paroles gars des villes,

Ils t’ont gavée à satiété avec des pensées basses et viles,

Espérant dans le noir de leurs cœurs dans leurs pièges tu tomberais,

Mais dans leurs yeux aux desseins impures, de mon amour tu te souvenais.

 

Tu as bien essayé de faire en ce milieu ton chemin,

Mais tu n’y as trouvé qu’amertume et beaucoup de chagrin. 

Les jours et les nuits ont inévitablement défilé,

Marquant au feutre rouge les dates sur le calendrier.

 

Dès ton retour dans notre si beau village, tu m’as téléphoné.

Écoutant ta voix frémissante, tu voulais ce soir me rencontrer.

Nous devions mettre cartes sur la table pendant qu’il était temps,

Car dans le gouffre de nos âmes, un secret existait depuis trop longtemps.

 

Après notre modeste repas que nous avons si bien partagé,

Tu me confias avec une incroyable douceur que tu m’as toujours aimé.

C’est alors que je t’avouai que pour moi ainsi il en avait toujours été,

Alors pour la première fois, avec passion nous nous sommes embrassés.

 

Pour nos retrouvailles, je ne savais pas trop quoi t’offrir.

Mais je me doutais bien qu’une fleur te ferait sûrement plaisir,

Mais par un heureux hasard j’avais choisi la plus belle des roses.

C’est avec tout mon amour que je te l’offre même si ce n’est pas grand-chose.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le manque

Manquement

Superbe photo réalisée par James Fraser Voir son site sur https://www.deviantart.com/mtl3

Le manque

Vous ne le savez peut-être pas, mais c’est souvent dans le manque que l’on trouve notre richesse véritable. Non pas celle que l’on retrouve dans un compte bancaire ou encore dans les biens acquis à crédit ou bien encore avec les résidences exhibant un luxe souvent plutôt éphémère. Un luxe dépendant des soubresauts de la vie et de sa destinée.

Les hommes ont tendance à voir leurs richesses dans tout ce qu’ils ont accumulé au fil des années, souvent au prix d’un dur labeur et parfois même au péril de leur santé. Oubliant que leur vrai trésor réside là où leurs propres yeux ne peuvent voir au premier coup d’œil.

L’être humain peut travailler en espérant se bâtir un avenir meilleur, fonder une famille dont les descendances porteront fièrement son nom et léguer à ce monde un quelque chose de positif aussi minime soit-il. Pourtant, un rien peut tout anéantir en un instant à peine visible à l’œil nu pour le commun des mortels. Un matin, il peut se réveiller plein d’entrain. Et le soir venu, il peut pénétrer aux cieux pour un joyeux festin. Ainsi va la vie pour chacun d’entre nous.

Pour chaque chose accumulée correspond un temps qui lui a été consacré. Pour chaque activité ignorée correspond un impossible retour en arrière. Pour chaque amour abandonné correspond des regrets amers. Pour chaque expérience de la vie vécue correspond celles que l’on n’a pas pu vivre. Bref, on ne peut pas tout prendre mais on peut aisément tout perdre.

Perdre pour toujours et à jamais. Et, plus souvent que l’on pense, c’est en perdant qu’on retrouve son soi véritable. Cet être qui au plus profond de notre âme nous comprendre que les biens accumulés ne vaudront jamais savoir aimer et savoir s’aimer. Savoir aimer sans rien demander en retour. Savoir s’aimer afin de mieux se donner. Se donner non pas pour plaire mais pour enrichir l’humain en soi et en chacun d’entre nous.

La philosophie hindouiste n’enseigne-t-il pas que tout est éphémère, que rien ne demeure pour l’éternité? Et par le fait même que tout ce qui existe doit tôt ou tard exister sous une autre forme? C’est là que réside la richesse incroyable que tout peut commencer de nouveau.

Sachons avoir la capacité de s’ouvrir aux occasions qui se présentent à nous. De quelles occasions peuvent, en dépit des premières appréhensions, être de magnifiques tremplins pour la découverte des trésors cachés dans nos manques. De ces manques peuvent surgir un tournant majeur dans notre chemin de vie.

Selon RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Ma main sur ma poitrine

La main sur ma poitrine

 » La main sur ma poitrine  » Dessin par Eri Kel de la France

Ma main sur ma poitrine

 

Il y a dans cette pièce un drôle de silence,

Comme l’on peut vivre dans une église où l’on encense,

Le corps sacré, mais dont l’âme aurait fui, un fidèle défunt.

Celui d’un inconnu ou d’un illustre personnage ayant eu une vie hors du commun ?

 

Je me sens entourée par des êtres semblables à des cierges,

Qui désirent protéger de ce monde immonde une pure vierge,

Et de leurs grands yeux brillants tels des flammes éternelles,

Réchauffer avec prudence le corps dénudé d’une femme jeune et belle.

 

Parcourant les courbes tels les mystères d’un rosaire,

En récitant de leurs crayons sur le papier leurs humbles prières,

Et je dois m’en confesser, comme cela est loin de me déplaire.

Par mon expérience de maîtresse dévouée, je sais comment plaire.

 

Mais comme je suis en ces lieux que pour rendre service,

Rendre service à mon vieil ami que j’aime bien malgré ses vices,

Je vais garder une pose prude avec en moi-même une certaine amertume,

Une nostalgie du temps passé où mes exploits de coquine dissipèrent bien des brumes.

 

Aventurière de ces braves corsaires,

De ces flibustiers qui sur les océans bleutés naviguèrent,

Parcourant les eaux sur lesquels riches navires s’y trouvèrent,

Sans relâche, ni répit, sur les mers ils les poursuivirent et les détroussèrent.

 

Après avoir rempli leurs bourses de pierres précieuses,

Ils revinrent vers leur maîtresse bien-aimée aux lèvres si délicieuses.

Savourant chaque instant passé en sa compagnie grâce à ses mains d’experte,

Sans oublier tout son savoir-faire dans la luxure au risque d’aller à sa perte.

 

Mais assez rêvasser de cette époque imaginaire,

De cette période fabuleuse où peut-être je vivais naguère,

Et comme je suis présentée à ce banquet comme de la fine cuisine,

Je me laisse apprécier par les convives en déposant ma main sur ma poitrine.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada