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Je vois à travers tes yeux

Je vois à travers tes yeux Poème De Rolland Jr St-Gelais Modèle : Alixia Busch Photo par PhotoGille@VL2008 Source : https://www.alixiamodele.com/last-days-in-cannes/

Je vois à travers tes yeux

 

Ô, ma chérie ! Je vois à travers tes yeux.

Une âme bouleversée par ce monde ténébreux.

Un temps qui coure encore et toujours à sa perdition,

Une époque où tout va en une perpétuelle damnation.

 

Voilà pourquoi je ne regarde plus les nouvelles,

Je préfère depuis constamment admirer ta chevelure vermeille.

Oui, c’est de tristes jours que nous vivons en cette décennie.

Tout semble orienté vers la mort au détriment de la vie.

 

Depuis longtemps, je passe mon chemin, car ce n’est guère mon destin.

J’ai choisi de réaliser chaque seconde de plein fouet à pleines mains.

Voilà la raison de ma venue en cette chambre pour un amour interdit,

Je suis arrivé avec une joie infinie afin d’être avec toi cette nuit.

 

Au clair de la lune d’hiver, j’ai encore bien du feu.

Vois ma tendre chérie ! Avec toi, je suis tellement heureux.

Ô, mon ami Pierrot ! Je t’en prie, derrière moi, ferme la porte !

Aux jaloux de notre bonheur, je leur dis que le diable vous emporte.

 

Je boirai à même la source de tes lèvres pulpeuses.

Mes paroles t’amèneront vers des délectations voluptueuses.

Avec ma puissance indescriptible, je te ferai monter aux anges,

Tu l’ignores sûrement, j’étais autrefois le plus beau des archanges.

 

Je découvre dans ton regard cette étrange sensation qui t’envahit.

Un désir incontrôlable qui m’invite à te rejoindre dans ce lit.

Comment pourrais-je résister à cette sublime tentation ?

Car, tu as attiré depuis toujours toute mon attention.

 

Que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel,

Je te manifesterai mon affection en cette soirée si belle.

Je te donnerai les clés cuivrées du passage vers l’enfer.

En cette nuit torride, tu apprécieras mon savoir-faire.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

D’un conte aussi vieux que le temps

« D’un conte aussi vieux que le temps » Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo & Modèle : JenovaxLillith Source : https://www.deviantart.com/lilithjenovax/art/dark-anthologies-947529740

 

D’un conte aussi vieux que le temps

 

Bonsoir mes amis !

Vous êtes les bienvenus, en cette nuit.

Où je vous raconterai une fable ancestrale.

Un récit qui vous guidera vers les aurores boréales.

 

Un archange devint amoureux d’une dame sous les firmaments.

Mais, tout semblait être ligué contre lui malheureusement.

Il s’agissait d’un démon qui s’était échappé de l’enfer.

Car, de ce lieu de damnation, il n’en savait que faire.

 

Son élue était la fille unique d’un noble et grand roi.

Dès qu’il le regardait, son cœur se remplissait de joie.

Elle avait une âme si pure et si belle telle une colombe.

Afin d’assurer son secret, il valait mieux qu’elle ne voit pas son ombre.

 

Chaque soir, il lui rédigeait une charmante lettre d’amour.

Il le posait avec finesse sur sa poitrine à l’arrivée du petit jour.

Sans oublier de mettre sur son front avec prudence un doux baiser.

Afin d’éviter de son sommeil apaisant de ne pas la réveiller.

 

Les saisons filèrent sans qu’elle trouve qui était cet être mystérieux.

Ce gentilhomme qui lui écrivait des poèmes avec un talent merveilleux.

Cependant, elle sentait bien qu’on la suivait dans un parfait silence.

Que cela tienne, elle le saura tôt ou tard avec un peu de patience.

 

Puis survint une guerre atroce et terrible qui la força à s’exiler,

Son père, devant la menace de son rival, voulut la protéger.

Mais, il ignorait qu’un ange déchu veilla avec attention sur elle,

Il la recouvrait à chaque instant de ses imposantes ailes.

 

Un jour, l’ennemi si redouté lui envoya un mercenaire,

Dans le but de la tuer et ainsi de sa lignée réussir à s’en défaire.

Flèche imbibée dans du poison afin qu’elle passe de vie à trépas.

Voilà un plan judicieux qui devrait réussir à coup sûr ! Il s’exclama.

 

La princesse admirait le coucher du soleil de son château,

Un paysage tellement extraordinaire à ses yeux si beaux.

Projectile tiré au loin par un arc tenu par des mains d’un être vénal.

À qui l’on avait remis une bourse pleine de pièces d’or pour faire ce mal. 

 

 Face à cet aiguillon si rapide nul d’autres choix que d’apparaître.

Permettant ainsi à son élue de voir l’aspect véritable de son être.

Se logeant à la vitesse de l’éclair entre cette pointe et sa chérie,

Il l’a reçue de plein fouet en son cœur révélant alors son secret bien gardé.

 

Découvrant dans ce geste une générosité héroïque,

Elle comprit qu’il était intervenu par une bonté authentique.

Du fait d’un tel grand sacrifice, sa place devrait être au ciel.

Donner sa vie pour ceux que l’on aime est en soi une action si belle.

 

Oui, c’est bien d’un conte aussi vieux que le temps.

Une histoire tant impossible entre deux êtres si différents.

Une romance qui enjolive depuis toujours notre existence éphémère.

Comme il serait bien d’apprendre à s’aimer au lieu de se faire la guerre.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je t’ai envoûté…

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

 

Je t’ai envoûté…

 

J’ai sillonné tellement de diverses contrées.

Des marabouts mystérieux, j’ai rencontré.

Des livres interdits, j’ai souvent parcouru.

De leurs savoirs, à leurs sources, j’ai bu.

 

Le vaudou est parmi mes connaissances,

Que j’ai appris en échange de mon innocence !

Des procédés kabbalistiques lus dans d’obscurs manuscrits.

Sans oublier les chants ancestraux composés en sanskrits. 

 

Tout cela avait qu’une seule raison.

Le désir de t’avoir pour toujours en ma maison.

Mais, à dire vrai, tu m’avais ensorcelé.

J’ai inévitablement succombé à ta féminité.

 

Combien de formules magiques ai-je apprises ?

Des mots qui devaient me protéger contre les surprises.

Je parcourais l’univers à la recherche de mon âme sœur.

Arpentant les chemins sinueux en oubliant les heures.

 

Je t’ai tiré du septième enfer, car je voulais te plaire.

Dès que mon regard se porta sur toi, rien ne pouvait m’en défaire.

Tu as su déjouer à la perfection mes implacables sortilèges,

Je suis tombé sans m’en rendre compte dans ton piège.

 

Chaque parole que je prononçais, tu le changeais en filet.

Des cordes dans lesquelles, tel un abysse, je m’engouffrais.

Ô, mon tendre amour de ma vie, il est vrai que je t’ai envoûté.

À bien y penser, c’est peut-être toi qui m’as ensorcelé.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Le fantôme de l’ambivalence

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Le fantôme de l’ambivalence

 

Le soleil n’est pas encore levé,

Que je suis depuis longtemps réveillée !

Mes pensées submergent avec effroi mon esprit.

Serait-ce cela qui me tient, malgré moi, aussi en vie ?

 

La lune se montrera le bout de son nez,

Que j’aurais compris belle lurette telle est ma destinée.

Les grains s’évanouiront dans le sablier de couleur d’argent.

Je cherche une issue qui m’amènera loin de cet étrange tourment.

 

Suis-je perdue à jamais dans ce labyrinthe, où est renfermé,

Tout ce que je suis, tout ce qui compose ma féminité ?

Mon corps de déesse s’enfonce dans les draps blancs,

Une telle tornade durera-t-elle en moi éternellement ?

 

Serais-je possédée par un quelconque incube ?

Qui serait accompagné par une foule de succubes.

Il est venu extraire de mon être la sève de mon existence,

Afin de l’amener dans les folies incessantes de l’ambivalence.

 

Je pense à lui et je l’adore plus que tout.

Aussitôt, je le vois mourir lentement et je m’en fous.

Je souhaiterais tant lui faire l’amour à en perdre mon haleine.

Pour ensuite, lui faire verser la dernière goutte de son sang de ses veines.

 

Mon destin est ainsi édifié qu’un pas en avant mue en un bond en arrière.

Qu’un saut vers le passé devient une enjambée pour un futur de mille lumières !

Qu’un seul regard à ma gauche m’expédie inlassablement aux portes de la géhenne.

 Qu’un unique coup d’œil à ma droite m’envoie hâtivement à l’Acropole d’Athènes.

 

Un sang bouillonnant saillit jusqu’à la tête chaque fois que je pense à lui.

Sans ménagement, je ferai tous ses désirs, j’exaucerais ses moindres envies.

Puis, sans crier gare, une froideur indescriptible m’envahit jusqu’à mon intimité.

Délivrez-moi de ce spectre abject qui me refoule vers cette noirceur illimitée.

 

Je me jetterai sans attendre dans les flammes de l’enfer pour le rescaper.

Je le laisserais brûler toute l’éternité pour qu’il arrête de me blesser.

Je lui donnerais ma vie afin de lui démontrer toute mon affection.

Je l’abandonnerais à son sort tellement il m’a fait perdre la raison.

 

Voici donc le fantôme de l’ambivalence,

Qui depuis cette rencontre me ronge par ma démence.

Je n’en peux plus de son indifférence face à mes preuves d’amour.

Quel rituel magique dois-je accomplir pour que cela cesse pour toujours ?

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Comme ils sont beaux tes seins

Ils sont beaux tes seins Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par PhotoGilles@VL2008 Modèle : Alixia Busch Source : Last Days In Cannes | Alixia (alixiamodele.com)

 

Comme ils sont beaux tes seins

 

Ô, mon adorable chérie ! 

Ensemble, nous avons passé la nuit,

À cet hôtel que nous avons jadis découvert,

Mon épouse et moi, durant nos vacances d’hiver.

 

Tu as peuplé mon esprit dès l’instant où j’y suis entré.

J’imaginais ce doux moment où, dans une joie passionnée,

Devant moi, tu retiras tes vêtements sans fausse pudeur.

Puisque face à ces moralistes, nous n’en éprouvons aucune peur.

 

Oui, je suis un mari tout à fait fidèle.

Mais, devant ta beauté, je m’émerveille.

J’adore mon épouse et je ne lui refuserai jamais rien.

Mais, c’est avec toi que je voulais me réveiller au petit matin.

 

Dès l’instant où tu t’es lentement déshabillée,

Avec un regard taquin, tu m’as longuement fixé.

Ta chevelure rougeâtre, tu l’as transformée en une œuvre d’art.

Tu sentais le parfum à la lavande que je t’avais acheté à un prix fort.

 

Tes lèvres pourpres nous suppliaient à la concupiscence.

Nos idées coquines témoignèrent de la perte de notre innocence.

Et, pourtant, nous prenions notre temps pour ne rien brusquer.

Seulement, de cette rare opportunité, avec délice, savoir l’apprécier.

 

 

Fait amusant ! Tu as le même prénom que ma charmante conjointe.

Celle que tu as vu, qui était assise à côté de moi, les mains jointes.

En cette église où au pied de l’autel, nous avons juré une entière fidélité.

En ce lieu de prières où devant la parenté, nos enfants ont été baptisés.

 

 

Quelle ironie que nous sommes ensemble dans cette chambre d’hôtel !

Car, je dois l’avouer, vous êtes l’une et l’autre exceptionnellement belles.

Chaque fois que je t’ai nommé, en mon cœur, j’ai pensé à mon amour.

Oui, toi et elle, de tout mon être, je vous chérirai encore et toujours.

 

 

Cependant, j’ai un drôle de secret à te confier.

Que cela reste entre nous, ô, ma tendre dulcinée.

Dès l’instant où tu as retiré de ta poitrine, tes mains,

Je me suis exclamé : « Comme ils sont beaux tes seins. »

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada