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Dansons jusqu’à la fin de la nuit

Dansons jusqu’à la fin de la nuit
Dansons jusqu’à la fin de la nuit Poème de RollandJr St-Gelais Réalisation par Craig Gum Photography Modèle : JenovaxLilith & alii Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/Coven-593201186

Dansons jusqu’à la fin de la nuit

 

Allez mes sœurs,

Cessez d’avoir peur,

Nous rassembler c’est l’heure,

Cessez de craindre ces tous ces menteurs.

 

Le soleil est depuis longtemps couché,

Tout là-haut, la lune est dans le firmament levée.

La nuit est fraîche mais sous les flambeaux, vous serez réchauffées,

 Maintenant vous pouvez vivre sans devoir aux yeux de tous vous cacher.

 

Allez ! Venez près de ce feu.

Dansez et chantez sous un air joyeux.

Débarrassez-vous de vos vêtements si encombrants,

Savourez tout ce temps comme le feraient de vilains garnements.

 

Mais sachez que je vous ai invitées mes amours,

Pour vous dire un secret que vous devrez garder pour toujours,

Dame nature, devant tant d’abus, a décidé qu’elle en avait assez

 Pour corriger les hommes de leurs avidités un malheur elle leur a envoyé.

 

Mais soyez rassurées mes tendres chéries,

À vous et à vos êtres chers, elle vous préserve de tous les ennuis.

Car depuis la nuit des temps, elle vous a tant nourries et tant éduquées,

Devant le danger des hommes, vous avez toujours été là pour la protéger.

 

Réjouissez-vous chères sorcières,

C’est maintenant que débute une grande guerre,

Un combat où vous êtes enlevées au rang de nobles guerrières,

 

Sors mortels, poisons inodores et subtils charmes,

Deviendront par votre expérience d’incroyables et efficaces armes,

Mais, je vous ai préparé une potion qui fera trembler l’humanité entière,

Pour lui apprendre une bonne leçon qui le jettera pour longtemps à terre.

 

Trop souvent de Mère nature, il en a abusée.

Abusée, surexploitée pour assouvir son insatiable avidité.

Oui, les hommes auront la leçon qu’ils méritent depuis tout ce temps,

Car par leurs fautes, nos frères les animaux sont disparus dans le néant.

 

Dansons et célébrons jusqu’à la fin de la nuit,

Échangeons nos élixirs sous le regard de sœur lune notre amie

Car dès que l’aube arrivera sur notre clairière vous devrez ce lieu quitter,

Afin de rendre aux hommes la justice qui leur est due jusqu’au dernier.

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Déesse échouée

Déesse échouée
« Déesse échouée » par Séléné Alsace Poème par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Déesse échouée

 

Debout et nue du haut des cieux,

Elle regarde et n’en croit pas ses yeux,

Que s’est-il donc passé sur cette terre tant aimée?

Œuvre par excellence créée par Zeus son père adoré?

 

Les hommes sont ainsi faits,

Le mal réside en eux dès leur respiration est,

Car quoiqu’en disent certains gens ignorants,

Qui espèrent en l’homme un peu de bonté aveuglément.

 

Pourtant, elle rêve qu’un jour ou peut-être une nuit,

Les hommes extirperont de leurs cœurs l’orgueil et l’envie,

Et voient leurs semblables faits de chair et d’amour de la vie,

Des êtres fragiles parcourant tels des vagabonds un chemin infini.

 

Infini en pensées habitées par de terribles chimères,

De ces idéaux, de ces religions, sources de toutes les guerres.

De ces richesses tant convoitées pour du plaisir bien éphémère,

Pour lesquelles, enfants ingrats vendirent leurs pères et leurs mères.

 

Dressée telle une statue de marbre,

Elle dévisage tous ces êtres que l’on appelle humains,

Mais qu’ils n’ont d’humains que l’apparence, c’est certains.

Car par leurs œuvres, ils valent moins que le plus petit des arbres.

 

Sentant monter en elle la marée montante,

Marée de larmes et de chagrin si envahissante,

Ces larmes de peine déversées sur la glaise branlante,

De son nuage où elle fut prise d’une douleur accablante,

 

Douleur atroce éprouvant jusqu’à son âme lancinante,

Lui transperçant le cœur telle une lame tranchante,

Tombant dans l’eau froide de l’océan tournoyant,

Elle se trouva engloutie par le vide du néant.

 

Transportée au gré des vagues sur le lointain rivage,

Vers une douce plage de sable si fin n’ayant pas d’âge,

Déesse échouée à la peau de rose sur le sol bleuté par les étoiles,

Se laissant protéger par la brise de la mer tel un pudique voile.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Vraiment honoré

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Vraiment honoré Photo par John K. des États-Unis Source : https://www.deviantart.com/cable9tuba/art/Metal-Rim-805590354

Vraiment honoré

Bonjour tout le monde,

J’espère que cette dernière semaine du mois d’avril se termine en beauté. Pour ma part, je dois avouer que je me sens comblé par la vie. En effet, mère nature me gâte avec les beaux rayons de soleil et l’émergence de bourgeons dans les arbres. Signent que le printemps commence à peindre le paysage de ses couleurs lesquelles donneront naissance à l’été. Une saison qui fera du bien à bon nombre de mes concitoyens ainsi qu’à votre humble serviteur. En effet, quoi de mieux que la naissance d’une saison par l’entremise d’une autre pour nous faire apprécier la diversité de l’existence ?

À propos de diversité, je suis vraiment honoré d’avoir eu la permission de John K. des États-Unis d’utiliser certains de ses ouvrages photographiques dans le cadre de ma semaine dédiée à la nudité artistique masculine mettant en vedette des modèles afro-américains. Des modèles qui possèdent un sens professionnel inouï et des caractéristiques physiques fort attrayant. Le tout donne des résultats des plus extraordinaires du point de vue visuel. C’est le cas notamment de la photo que j’ai choisie pour illustrer mon propos dans le cadre de cet article.

 Sur quels motifs ai-je favorisée cette photo plus qu’une autre ? Des motifs qui, faut-il le rappeler, étaient fort nombreux à la base ? C’est un fait que la subjectivité est inhérente dans le domaine des arts et, plus particulièrement, celui de la photo de nu. Certains gens aimeront tels ou tels détails alors que d’autres ne les rebuteront ou, pire encore, ne les remarqueront pas. Dit autrement, il y a autant de goût qu’il y a d’individus dans le monde. Là encore, c’est mon opinion sur le sujet.

Pour ce qui concerne les motifs de mon choix, je vous dirais qu’il y en existe trois majeurs. J’ai bien écrit majeurs puisque certains m’ont paru être bien secondaires et, par conséquent, n’ont pas été jugés dignes d’être retenus dans ma présentation. À l’image d’une horloge de grande qualité, les trois motifs forment un tout tellement uni que de les séparer briserait leur mouvement de manière irrévocable puisqu’une telle union existe que par et pour chacun d’entre eux. Bref, en enlever un seul rendrait inconcevable l’existence des deux autres.

La sensibilité est sans contredit le premier motif qui a retenu mon attention dès l’instant où mes yeux ont porté leur regard. Et pour cause puisqu’une telle sensibilité dans la pose même du modèle transparaît dans l’angle choisi par le photographe. En effet, un tel angle montre tout l’humanité du modèle. Une humanité qui contient tant de force, tant de faiblesse, tant de potentiel et tant impuissance.  Force devant l’adversité. Faiblesse devant les maladies. Potentiel qui se laisse découvrir au gré du temps et des expériences de la vie. Impuissance devant l’ultime ennemi qu’est la mort.

Le jeu formidable d’ombre et de lumière le faisant sortir du néant de manière progressive constitue le deuxième motif de mon choix. Un jeu qui démontre d’une part, la recherche de la perfection et, d’autre part, le savoir-faire indéniable sans omettre la grande passion de John K. pour ce type de photographie. L’on a qu’à penser un seul instant à l’utilisation du cercle métallique qui sépare de manière symbolique le modèle du photographe. Une telle séparation, semblable au confinement, ne reflète telle pas ce qui se passe actuellement dans nos sociétés et ce, depuis quelques temps déjà?

Enfin, la profondeur du regard est d’une valeur inestimable. Une profondeur qui, c’est encore mon humble avis, me fait penser à tous les êtres humains quel que soit leurs croyances, leurs systèmes de pensées, leurs visions de la vie et qui cherchent tant bien que mal à répondre à ces questions : Qui suis-je? D’où viens-je?  Où vais-je? Questions qui plus souvent qu’autrement possèdent autant de réponses qu’il y a eu de gens vivant sur cette terre.

Par ailleurs, une telle réalisation photographique soulève en moi une question rarement abordée au sein des publications en rapport avec la nudité artistique. Quelles sont les valeurs, les croyances et la philosophie que peut avoir tout modèle vivant? Cela peut vous paraître étrange que j’aborde un tel point comme conclusion de cet article. Soyez rassurés! Loin est de moi mon intention de vous laisser sur votre faim. Bien au contraire puisqu’il s’agit du sujet de mon prochain article.

Bref, je suis vraiment honoré d’avoir obtenu la permission d’utiliser certaines des photos réalisées par John K., dans le cadre de la rédaction de mes articles. Une rédaction qui répond à un besoin fondamental chez moi, celui d’amener toutes personnes sérieuses à admirer la noblesse chez le modèle nu masculin, et de surcroît, afro-américain. Je suis persuadé qu’il en est de même chez un bon nombre de mes abonnés.

Je vous remercie de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Isolement

Isolation
« Isolement» Photo par JenovaxLilith Photo par buddymadeit Modèle JenovaxLilith https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/isolation-838793771

Isolement

 

Tic toc ! Je deviens folle.

Tic toc ! Tous mes rêves s’envolent.

Tic toc ! Tous mes souvenirs disparaissent.

Tic toc ! Tous mes démons de jadis réapparaissent.

 

J’entends les battements de mon cœur,

Je ressens monter en moi cette grande peur,

Cette peur qui inonde de ses vagues mes veines,

Ces veines rassasiées de tant d’angoisse et de peine.

 

Que vous est-il arrivé depuis que je ne vous vois plus?

J’ai oublié au fil du temps vos visages et parfois vos corps nus,

De vagues pensées parties dans le néant des songes tombés des nues,

Quelqu’un parmi vous a-t-il l’ultime vérité, dans les journaux, lue?

 

Je ne comptes plus les jours où je suis seule,

De cette liberté à jamais perdue, j’en fais mon deuil.

Appuyée sur le mur de ma chambre je pose nue inlassablement,

En désirant qu’un seul parmi vous me verra afin de briser mon isolement.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Exprimer une émotion

Par Lyvie Llonatelli
 » Son conjoint pour modèle  » Réalisation artistique par Lyvie Llonatelli.

Exprimer une émotion

Bonjour tout le monde,

Tout d’abord, je tiens à vous souhaiter un excellent début de semaine annonciatrice de la chaleur printanière et d’un été qui, espérons-le, nous sera accessible afin de nous faire oublier la situation que nous vivons actuellement. Mais, d’ici-là, gardons le moral.

Ensuite, je dois avouer que le fait de ne pas avoir de contrat de modèle nu pour des écoles d’arts et des ateliers en arts me chagrine puisque d’une part, cela me donnait une raison pour sortir de mon patelin et d’autre part, de faire la rencontre de gens intéressants. Oui, je l’avoue, je suis quelque peu casanier de tempérament au grand plaisir, semblerait-il, de ma belle princesse Goldy.

Enfin, une telle réalité est pour moi l’occasion de découvrir des œuvres de nudité artistique tout à fait remarquables. Certaines de ces œuvres sont présentées au sein de groupes d’artistes sur le réseau social Facebook tandis que d’autres sont partagées sur le site DeviantArt. Quoiqu’il en soit, il est impératif à mes yeux de demander la permission des auteurs avant d’utiliser leurs œuvres dans la rédaction d’articles dans mon blogue. C’est pour moi une question à la fois légale et de respect à leur endroit.

La découverte de certaines œuvres m’a souvent tellement interpellé que mon désir de connaître leur raison d’être n’a eu de cesse. Dis autrement, je voulais savoir ce qui a amené l’artiste à les réaliser, à les faire et les créer. Trois verbes qui n’ont pas tout à fait la même connotation. En effet, on peut réaliser une idée, on peut faire une chose quelconque, mais créer implique à la fois son âme et son cœur dans les moindres gestes que nous faisons pour donner vie à cette création. Un peu à l’image de Dieu dans le livre de la Genèse, un artiste est un être divin dans son essence même puisqu’il crée à partir des choses invisibles pour le commun des mortels. Il tire du néant ce que nous tenons pour réel. Ce qui est encore plus le cas lorsque l’œuvre a pour origine la nudité.

Comme le dit si bien Lyvie L. dans notre entretien à propos de son œuvre : « Je voulais créer une ambiance. Ambiance relative à mon émotion du moment. (…) J’emploie mon propre langage, comme champ d’exploration de mes émotions. » Créer, émotions et langage propre vont donc de pairs dans toute œuvre artistique surtout lorsque la nudité y est le sujet. Oui, je sais bien que je me répète mais il est crucial de bien saisir toute l’importance de cette idée afin de mieux comprendre ce qui va suivre.

Mais qu’en est-il de l’intégralité du corps nu, en particuliers celui de l’homme, dans la présentation de celui-ci ? Est-il possible de le percevoir comme un être à la fois doué de raison et un être sexué, surtout dans un cadre artistique ? Devra-t-il plutôt rester dans un monde angélique, un monde purement spirituel ? Quoi de mieux que de partager avec vous l’opinion de Lyvie L. afin d’y répondre de manière plus adéquate ? Après tout, la vision de l’artiste, notamment lorsqu’elle est une femme, est ici d’une importance fondamentale. Et comme elle le dit si bien : « Le fait que ce soit une femme qui exprime le corps masculin, donne une autre dimension à la lecture. Je serais un homme, on lirait différemment, c’est sociétal (puisque) les questions de genre interpellent les esprits. »

Mais quelle est sa pensée à l’égard des parties intimes de l’homme ? Doit-on le cacher ? Et dans le cas ou dans l’autre de la réponse, quelles sont à la fois sa philosophie et son éthique de travail ? Ce à quoi elle répond en ces termes : Il est « … important de représenter le corps dans sa première expression. Sans camouflage et néanmoins sans idée de voyeurisme. (Par conséquent) Le sexe masculin est rarement représenté dans l’oeuvre en général. Comme s’il s’agissait d’un tabou. On se permet dans ce contexte, de représenter la femme, mais jamais l’homme. Comme si cela était provocateur d’un trouble profond, d’un dérangement. Ouverts ou non. Je ne crois plus utile de cacher aujourd’hui. »

Toujours selon l’artiste interrogée, voilà la raison pour laquelle la représentation du phallus possède également une place, en soi sa place, dans une création artistique. Qui plus est, une telle place déloge les idées préconçues au sein d’un acquis désuet. Certes, la sensualité apparait qu’on le veuille ou non. Toutefois, elle conclut son analyse par une question que je qualifierais d’essentialisme puisqu’elle réfère à l’essence même de la réalité. Une réalité qui existe avant même les regards portés sur elle. Une question qui résume bien l’idée de l’artiste est celle-ci : « mais est-ce vraiment de l’érotisme que de montrer en toute simplicité et innocence. » Dans ce cas-là, « … seul le lecteur traduit à sa façon. »

Pour conclure le présent article sur la représentation des parties intimes, je me réfère aux propos tenus par Lyvie L. sur ce sujet. Selon elle toute serait une « … question d’éducation et d’ouverture sur (…) une certaine différence artistique qui pour autant ne plonge pas dans la pornographie. » L’objectif serait, si j’ai bien compris sa vision des choses, de simplement exprimer une émotion vécue dans une ambiance précise.

Je remercie cette artiste d’avoir si chaleureusement accepté de collaborer à la réalisation de ce présent article. Je remerciement bien entendu chacun et chacune de mes abonnés-es pour leur fidélité.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada