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Je me réveille

Je me réveille
Avec la gracieuse permission de Corrado Parrini

Je me réveille

 

Il est presque sept heures,

Je sors tranquillement de ma torpeur,

De mes rêves, de mes chimères avec lenteur,

Afin de retrouver une vie normale remplie de gens hypocrites et menteurs.

 

La main dans mes cheveux,

Cherchant à garder tous mes esprits,

Afin de lui permettre quelques instants de répit,

Car dans le fond, je suis parmi les plus chanceux.

 

Chanceux de pouvoir me lever,

Chanceux de pouvoir encore marcher,

De cette chance bien des gens n’osent pas imaginer,

Car il est ardu de gagner mais si aisé de tout abandonner.

 

Bon assez parlé, assez pensé, assez face à la vie, philosophé,

À quelle femme ai-je fantasmée?

Car je vois bien l’état viril de mon intimité,

Mais, entre vous et moi, j’en retire une certaine fierté.

 

Fierté d’être parmi ces hommes et ces femmes qui forment l’humanité,

Mais aussi un peu surpris d’avoir eu de chaudes visions cette nuit,

Car ma sueur ruisselle en véritables gouttes de pluie,

Gouttes de pluie ou bien gouttes parce que j’ai joui?

 

Je me réveille avec précaution afin d’éviter toutes questions,

Je prends tout le temps nécessaire pour pénétrer cet enfer,

Mais pourquoi donc tant me préoccuper tant m’en faire?

Et puis, zut! C’est décidé, je sors du lit pour voir d’autres horizons.

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ça me blesse

a me blesse
Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Ça me blesse

 

Qui a dit que les mots sont sans importance ?
Croyez-moi ! Ils peuvent tuer aussi bien qu’une corde de potence.
Je buvais ses paroles trompeuses comme l’on boit à la claire fontaine,
Moi qui lui offrais mon corps sans broncher à chaque nuit pour faire ma vilaine.

 

Que de gestes d’amour pur, je lui ai donnés.
Que de baisers sur le long de son corps je lui ai prodigués,
Que de ses fantasmes dont j’en ignorais même l’existence j’ai réalisés,
Toujours souriante, toujours belle, toujours prête tel qu’il me l’a demandée.

 

Ne me doutant point ce qui allait arriver en cet instant en cette nuit,
J’ai voulu lui faire une grande surprise qu’il s’en souviendrait toute la vie,
Arrivée dans son appartement, j’y ai trouvé une missive écrite par une étrangère,
Quelques feuilles parfumées et griffonnées à la main dont la teneur je n’en savais guère.

 

Quelques phrases à la main de jeune femme si bien composées,
Que de ma simple compréhension, je pouvais certainement pas en douter,
Des mots sensuels tournés en phrases sans équivoque pour la femme que je suis,
Des tournures de phrases que j’aurais pu faire tellement mon coeur comme le sien fut épris.

 

Coeur si épris mais comme on lui avait menti,
Mensonge, cruauté, hypocrisie sans omettre l’envie.
L’envie de tout quitter, de tout abandonner pour en finir,
Pour en finir avec cette douleur, cette torpeur qui m’a envahie.

 

Oui, cette lettre m’a blessée, presque tuée.
Alors que je lui avais donné mon attention sans compter,
Sans rien demander en retour si ce n’est qu’être entièrement blanc,
Mais ces phrases imprimées à l’eau de rose a enlevé en moi mon amour assurément.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Tentation

Tentation
Merci à une amie pour cette superbe photo de ses magnifiques seins

Tentation

 

Quels si beaux et appétissants seins,
Que j’ai caressés à pleines mains,
Que j’ai tétés avec ma bouche gourmande,
Car ces auréoles devaient goûter les amandes,

 

Embrassés toute la nuit,
Sentir chaque fois que tu jouis,
Écouter le battement de ton cœur,
Qui m’a fait sortir de ma triste torpeur.

 

Me demandant d’être debout devant toi,
Te présentant mon membre viril comme il se doit,
Exigeant que je fasse sortir mon crémeux nectar.
Pendant qu’il en est encore le temps et non trop tard.

 

J’ai obéi avec plaisir à ta légitime requête,
Telle une offrande à la messe durant la quête,
Faisant le va et vient de ma hampe gorgée de sang,
Afin de t’offrir de ma bourse cet auguste présent.

 

Les gicles de mon liquide blanc,
Sur tes seins sont tellement abondants,
Mais ce qui est somme toute bien normal,
Car de tes seins, tu as fait sortir de moi l’animal.

 

De

 

RollandJr St Gelais
Québec (Québec)
Canada

Les yeux clos

Yeux clos
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Les yeux clos

 

Voilà déjà quelques jours que tu es parti,
Dans un lieu que l’on appelle le Paradis,
Tu es parti avec le calme et le sourire,
Tel que tu m’enseignas à bien vivre.

 

J’étais chez-moi lorsque le téléphone sonna,
Une voix féminine ton départ, elle m’annonça.
Retenant mes larmes autant que mon pauvre coeur,
Je sortis avec peine tant de ma demeure que de ma torpeur.

 

Prenant avec moi le stricte nécessaire,
Car dans le fond que pouvais-je de plus faire ?
Je pris le premier bus qui passa sur ma rue de nuit,
Que le temps défile lorsque du ciel tombent des gouttes de pluie.

 

Arrivée subitement devant ta dernière maison,
La même où ton épouse, ma mère, autrefois y vivait,
Ce lieu où des jours durant, avec joie elle nous recevait.
Maintenant c’est à mon tour d’aller te dire adieu avec raison.

 

Entrant par la porte tournante et coulissante,
Je sentais mes pieds fragiles glisser sur une pente,
Celle du désespoir malgré la foi précieuse que tu m’as inculquée,
De cette foi timide que tu t’efforças de faire grandir dès que je fus baptisée.

 

C’est alors que je me suis rappelé cette ultime promesse,
Que tu m’avais déjà faite et qui me fut douce telle une caresse,
Que le jour où ton corps en aura assez de souffrir et que ton âme vers les cieux partira,
Qu’en compagnie de ton épouse et de ma mère adorée, ensemble votre fille, tu veilleras.

 

Ayant décidé librement d’emprunter les escaliers,
Ce calvaire qui était le mien à pieds je l’ai monté sans rechigner,
Car je souhaitais que tu sois digne de ta fille en cet instant si crucial,
En cet instant où je voulais te manifester tout mon amour malgré en moi ce mal.

 

Devant cette porte signe de croix j’ai faite pieusement,
Afin de faire fuir à jamais de mon âme ces démons envahissants.
Avec légèreté en ce lieu je suis entrée, avec tes yeux bleus tu m’as saluée.
Nos présences furent suffisantes voilà pourquoi aucun mot en cette nuit furent prononcés.

 

Ayant senti en moi depuis longtemps le moment fatidique venir,
J’ai tenu ta main usée par l’âge et la vie témoignant de précieux souvenirs,
Ouvrant tes lèvres tu prononças le tendre prénom de ton épouse venue te chercher,
Le prénom de celle qui, vers en un jardin magnifique, t’a avec tout son amour amené.

 

Enfin, maintenant que tout est terminé que tout est bel et bien fini,
Que vos corps reposent pour toujours et à jamais en cette terre bénie,
Je prends le temps de revoir les moments passés ensemble où tout était si beau,
Une paix qui m’était inconnue jusqu’alors s’installe en moi dès que j’ai les yeux clos.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Que passent les nuages

Que passent les nuages

 

Photo par Viktoria de Québec

 

Que passent les nuages

 

Contre vents et marées,
Toujours ainsi depuis que je suis né,
En moi résident l’ombre et la lumière,
Me transportant parfois vers les cieux ou en enfer.

 

Chaque jour je me réveille,
Pour parfois accomplir des merveilles,
Chaque nuit, d’épuisement total je m’endors,
Sans trop me demander si j’ai eu raison ou tort.

 

Chaque jour avance l’heure de mon départ,
Voilà pourquoi je vis avant qu’il ne soit trop tard.
Petits péchés mignons j’ai avec grand plaisir accompli,
En amenant avec moi quelques belles inconnues dans mon lit.

 

J’ai certes fait des erreurs,
À chaque jour, à chaque heure.
Les assumer, parfois j’en ai eu peur,
S’avouer simple humain nous ramène à une torpeur.

 

Cette torpeur du temps qui passe sur un fil,
Et de nos retours sur nos vies souvent défilent,
Ce que nous aurions aimé tant faire bien autrement,
Même si nous savons si bien qu’il en est impossible assurément.

 

Passent les jours du passé,
Passent les chemins de notre destiné,
Passe lentement le temps éphémère de nos âges,
Devant les jours de soleil ou de pluie que passent les nuages.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada