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Amène-moi avec toi

Amène-moi avec toi ! Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Durham Fruit and Produce Co Modèle: JenovaxLilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/dance-study-877941569

Amène-moi avec toi !

 

Cette journée est pourtant ensoleillée,

Mais, je me sens tellement épuisé.

Face à cette vie si vide de sens,

Qui m’amène vers la démence.

 

Y a-t-il une seule bonne nouvelle?

Qui, pour un moment, rendra ma vie belle.

Tous les journaux parlent de plaies et de maux,

Alors que l’amour et la paix sont parmi les plus beaux.

 

Les plus importants que tous les mots jamais créés,

Car rien n’a de sens si nous ne pouvons pas aimer.

Heureusement ô mon amour que tu es dans mon cœur,

Car, sans toi, comment ferais-je pour dissiper tous ces leurres?

 

C’est par la légèreté de tes pas que je reprends goût à la vie,

Que je puisse enfin comprendre que rien n’est fini,

Qu’il y a encore une place pour une réelle espérance,

Qu’il peut avoir encore en mon âme un peu d’innocence.

 

Danse encore ! Danse encore ! Danse encore !

Ta présence est mille fois plus précieuse que l’or.

Ta beauté est sans cesse ravivée par ces rubans de rouge,

Qui anime en mon esprit un monde merveilleux où tout bouge.

 

Grâce à toi, ma vie reprend son sens,

Ton parfum vient jusqu’à moi et m’encense.

Ô, ma chérie, montre-moi à danser.

Montre-moi à toujours espérer.

 

Montre-moi à faire quelques pas,

Je t’en prie, chérie, amène-moi avec toi.

Amène-moi avec toi vers d’autres cieux,

Car je sais qu’avec toi comme ce sera merveilleux.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Les muses

Les deux muses Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par JRekas Source : https://www.deviantart.com/jrekas/art/Two-Muses-887966422

Les muses

 

Mes demoiselles !

Ce que vous êtes belles,

Belles et fraîches comme des fleurs,

Des fleurs avec un air un peu moqueur.

 

Simplement recouvertes d’une robe de chambre,

Ou bien d’une longue robe de couleur d’ambre,

Comment pourrais-je vous dire en cet instant précis?

Alors qu’en votre demeure je suis venu vous tenir compagnie.

 

Je ne suis pas une fleur rare, mais je me suis parfumé.

Avec un arôme qui, je l’espère, saura vous étonner.

En étant accompagné d’un bon vin de la France,

Afin de bien commencer cette soirée selon votre convenance.

 

Jeunes dames solitaires,

De votre ennui, je saurai vous faire taire.

Car, par mon savoir-faire, vous en serez ébahies.

Et, après quelques verres d’un vin savoureux, nous irons dans votre lit.

 

Belles dames aux allures si différentes,

De votre charme exquis, aucune âme ne peut rester indifférente.

Alors, dites-moi. Comment s’est passée votre journée?

De mon côté, de vous, je me suis tellement ennuyé.

 

Écouter vos douces voix de déesses,

Succomber à la chaleur de vos caresses,

Se glisser doucement dans la fraîcheur de vos draps,

Voilà ma raison d’être, ma raison de vivre et d’avancer pas à pas.

 

Comment pouvais-je en ce monde vivre?

Car, de la moiteur de vos lèvres, j’en suis ivre.

De vos regards coquins, j’en suis épris pour la vie.

Car, dès l’instant où je suis dans vos bras, s’éloignent mes soucis.

 

Femmes pécheresses!

Avec vous, il n’y a point de détresse.

Puisque dès le moment où je suis avec mes muses,

Au gré des étoiles, le temps file et, pourtant, jamais il ne s’use.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Miroir brisé

Miroir brisé Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo choisie par Appetitive-Soul Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/50-00160-888309817

Miroir brisé

 

En cette journée de pluie,

De cette pluie qui tombe et qui reluit,

Qui reluit sur le macadam usé par tant de gens,

Ces gens qui recherchent leurs âmes sœurs désespérément.

 

Lourdeur insupportable par cette humidité.

Aussi lourde que l’air ambiant qui étouffe mes pensées,

Mes pensées portant malgré moi sur ma triste destinée,

Qui aurait été différente, si à une autre époque, j’étais née.

 

De mes rêves si coquins, tels ceux d’une adulatrice,

À bien des hommes, j’aurais été une excellente éducatrice,

Afin de leur enseigner comment à leurs épouses faire l’amour,

Tout en leur restant fidèles le temps d’une vie et pour toujours.

 

Quelle formidable époque de cette belle Nana,

De cette courtisane sortie de l’imagination d’Émile Zola.

Femme aux mœurs légères, mais aux idées tellement imaginaires,

Devant qui chaque homme cédait par son charme et son savoir-faire.

 

Comme toi, j’aurais vécu dans la luxure.

Comme toi, j’aurais été vêtue de belles parures.

Dans les banquets et les fêtes mondaines, j’aurais été invitée.

Dans les palais somptueux et les lits moelleux, j’aurais été comblée.

 

Fort malheureusement, je vis à une époque si différente.

Où l’hypocrisie est devenue une chose tellement courante,

Le jugement facile du bas peuple a remplacé les sermons du curé,

Sur les réseaux sociaux peuplés d’une audience tellement attentionnée.

 

Comment puis-je devenir avec le temps une courtisane adulée?

Comment puis-je être l’image même de cette femme libérée?

De cette femme que j’ai connue depuis que j’ai lu ce roman,

De ses aventures dans le vice et dans les doux moments.

 

Ô belle Nana ! Femme à la beauté impudique.

Tant convoitée par les femmes aux allures pudiques,

Femmes étouffées par tant d’hypocrisie et de fausse pudeur,

De mes rêves brisés, tel un miroir, délivrez-moi, car j’ai si peur.

 

Miroir brisé annonçant sept ans de malheurs,

Disparais à jamais, je te l’ordonne à cette heure.

De toi ne dépendent ni désastres ni moments d’euphorie.

Être femme frivole, je le serai aussi longtemps que je resterai jolie.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La leçon de guitare

La leçon de guitare Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Mic-Ardant Source : https://www.deviantart.com/mic-ardant/art/The-Guitar-Lesson-Scene-de-Genre-888071207

La leçon de guitare

 

En une chaude soirée d’été.

À une étrange leçon, je suis allé.

Une leçon de guitare bien particulière,

Dans un décor modeste et une faible lumière.

 

Aussitôt mon arrivée en ce lieu assez inusité,

Une belle dame m’invita d’y entrer avec gaieté,

Modeste appartement meublé d’objets ici et là mêlées,

D’une simple table de bois sur laquelle une guitare était déposée.

 

Table revêtue d’une couverture chaude et d’un rouge corail,

Accueillant cette guitare, telle une enfant retournant au bercail.

Assise avec aplomb sur la chaise prête à me donner la leçon,

Elle m’invita à me placer sur ses jambes avec belle façon.

 

Glissant ses doigts avec délicatesse sur mon corps de déesse,

Afin d’harmoniser les cordes de mon être avec tendresse.

Je la laissai accomplir avec confiance son introduction,

À ce qui allait devenir ma toute première leçon.

 

Sentant surgir au plus profond de mon intimité,

Un liquide qui allait avec candeur me faire soupirer.

Un soupir d’un immense bien-être en réponse à un tel savoir-faire,

En ce lieu secret où nous étions sereines et libres comme l’air.

 

Sur un air des années de paix et d’amour,

Une chanson de cette époque révolue pour toujours,

J’ai compris que les vibrations des cordes avaient de l’importance,

Puisqu’en elles émanent leurs plus belles romances.

 

Index et majeur sont sur mon nombril légèrement appuyés.

Cherchant de son autre main ma forteresse avec belle agilité.

Câlinant avec profusion de ses doigts ce lieu de plaisir inhabituel,

Je me suis sentie de plus en plus femme, de plus en plus belle.

 

Leçon de guitare prodiguée jusque tard dans la nuit,

Tellement tard que j’acceptai de me retrouver dans son lit,

Un lit où nous nous sommes endormies enlacées telles des amoureuses,

Une leçon de guitare que je n’oublierai jamais, car j’étais tellement heureuse.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

La coquette

La coquette Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par JRekas Source : https://www.deviantart.com/jrekas/art/COQUETTE-357681192

La coquette

 

Hier soir, avec une dame, j’ai eu un rendez-vous.

Je dois avouer que cela m’a rendu totalement fou.

Une suave rencontre que j’avais si longtemps attendue,

Dans un endroit extraordinaire où les femmes sont à moitié nues.

 

Étant un homme, par mes parents, bien éduqué,

Je voulais, par un grand éclat, bien sûr la toucher,

Autant par ma prestance que par mon apparence soignée,

Car, il n’y a point de plaisir s’il y a une quelconque vulgarité.

 

Propre comme un vase en porcelaine et habillé avec élégance,

J’y allais avec le sourire et parfumé d’un arôme suscitant la romance,

Comment pourrais-je plaire à cette dame sans être fier de ma personne?

La satisfaire par mon savoir-faire, au plus profond de moi, résonne.

 

Arrivé en ce lieu de tous les péchés véniels,

J’étais enjoué tel un enfant faisant multiples ribambelles,

L’homme que je suis, ne peut en aucun temps, rester indifférent,

Devant autant de femmes magnifiques venues d’occident et de l’orient.

 

Dames si adorables avec leurs sourires enjôleurs et leur peau satinée,

Elles savaient avec une attention mesurée prendre soin de leurs invités,

En particulier de l’homme qui écrit ces quelques mots en cet instant précis,

Car, je voulais me confesser avec franchise tant de corps que d’esprit.

 

Une confession que je fais devant vous mon père, avec grand plaisir,

Puisque la satisfaction ultime du péché de la chair, c’est de s’en souvenir.

Afin de ma confession, je peux à la perfection devant Dieu, l’accomplir.

Après mes actes avoués, malgré votre jalousie, vous pourrez me bénir.

 

C’est en savourant un verre de whisky,

Qu’une femme aux allures espiègles, je vis.

Jolie dame portant un déshabillé tout de rouge,

Éloigna de mon regard, tout ce qui autour de moi bouge.

 

Regard accroché par tant de beauté,

Masculinité en plein essor captive par tant de féminité,

Aucune parole de part et d’autre ne fut nécessaire pour briser la glace,

Car nous discutions avec des gestes secrets en cette mystérieuse place.

 

Me prenant avec aisance ma main imaginaire,

Elle m’amena en cette chambre où le rêve remplissait l’air.

Elle mit le doigt sur mes lèvres avec délicatesse, car aucun mot était utile,

Seuls les gestes comptèrent en ce lieu discret où tout le reste était futile.

 

Ô belle et tendre dame inconnue,

Quelle satisfaction immense de vous avoir connue,

Il est possible que vos mots d’amour aient disparu depuis belle lurette,

Mais sachez-le, jolie dame! Je vous ai trouvée tellement coquette.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada