Archives de tags | boisson

Est-elle bien aiguisée ?

Est-elle bien aiguisée
Superbe photo par Tastethewine

Est-elle bien aiguisée ?

 

Pièce maitresse que m’a jadis donnée ma mère,
Qui m’a appris que la vie peut être parfois douce, parfois amère.
Que rien ne peut être plus sacré que son corps qui véhicule son âme,
Un corps auquel on se doit de respecter quelle une divine flamme.

 

Arme mortelle forgée par les bras de mon père,
Qui l’avait fabriquée pour combattre les ennemis à nos frontières,
Ces hommes venus détruire nos forêts vierges et exploiter nos trésors,
Nos forêts denses regorgeant de fruits divers et nos mines de diamants et d’or.

 

Soucieuse de respecter nos mœurs et coutumes,
J’ai enlevé sur moi bijoux variés, parures soyeuses et riche costume.
Afin d’affûter cette lame selon les rîtes que m’ont transmis mes ascendants,
Lesquels ont gardé tel un mystérieux secret les mots à prononcer par leurs parents.

 

Mots qui sortirent tel un psaume de ma bouche,
De ma bouche ayant auparavant goûté boisson capiteuse,
Que je portai à mes lèvres la coupe me donnant l’allure de la mante religieuse.
Buvant chaque goute de ce nectar rouge au risque de paraître un peu louche.

 

Prenant avec fermeté mon arme ancestral,
Je l’affûtai avec une pierre sacrée d’en amont en aval,
Avec persévérance jusqu’à ce que le feu sur cette lame se soit manifesté,
Répondant sans équivoque à cet énigme souveraine : est-elle bien aiguisée ?

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Élixir d’amour, ô princesse

Gracieuseté de J. Rekas

Élixir d’amour, ô princesse

 

Voici tel que demandé,
Voici tel que vous l’avez ordonné,
Une potion préparée par vos mages,
De ces savants que l’Orient consulte tels des sages.

 

Des mages qui par une nuit enchantée,
Iront saluer un bel enfant divin en Galilée,
Mais, d’ici-là, voici en mes mains une préparation,
Auquel vos amants devant votre charme succomberont.

 

Voici en ma main une douce mixture,
Faite, à ce que je sache, avec des herbes si pures,
Des herbes grâce auxquelles vous connaitrez la délectation,
Du plaisir charnel sans limite des nuits de luxure et de passion.

 

Philtre aphrodisiaque préparé juste pour vous maitresse,
Boisson à l’arôme exquis qui est à l’image de votre corps de déesse,
Breuvage à être consommé chaud afin d’éveiller la virilité de vos amants,
Allez ! Prenez cet élixir d’amour, ô princesse, concocté par nos grands savants.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

À vos crayons ! À vos dessins ! 

41085397_2144291789153686_329084620467339264_o

Dessin par Gier De Gier 

À vos crayons ! À vos dessins !

 

Mesdames et messieurs, 

Soyez, je vous en pries, silencieux. 

Vous avez devant vous cette femme, 

Nue mais resplendissante comme une flamme,

 

Soyez attentifs! 

Et non point oisifs. 

Car pour admirer sa splendeur 

Il faut sortir à jamais de notre torpeur.

 

Avez-vous aimé votre boisson? 

Avez-vous mangé à profusion? 

Remercier votre humble serviteur, 

Sans oublier cette dame nue en cette heure.

 

Allez! Savourez votre vin. 

Il est à l’image de ce corps divin. 

Allez! Prenez vos fusains de vos agiles mains. 

Sachez rendre ce corps aux éternels lendemains.

 

De

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada  

Amour sauveur

38638979_436629843517104_2227220866901475328_o

Dessin réalisé par Juste Angèle 

Amour sauveur

 

Le savais-tu, chérie?

J’ai un secret à te dire cette nuit.

Je suis un homme pas comme les autres,

Et c’est pour te le dire que je voulais être ton hôte.

 

J’ai tant de blessures à cacher,

Mais, ô combien, plus d’amour à donner.

Des souvenirs de guerre qui me semblent être si frais,

De ces témoignages qui prouvent en tout temps que le mal est.

 

À un âge où l’on connaît de nos parents que leurs câlins,

Pour des raisons connues que par des gens avides de gloire,

On me tendit la boisson amère des larmes que je devais boire,

Boire jusqu’à la dernière gorgée! Boire au sein d’un triste festin!

 

J’ai combattu mille ennemis,

En y perdant, malgré moi, de nombreux amis,

Sous des cieux sombres et sur des terres arides sorties des enfers,

Armes aux poings ayant pour seul désir de briser mes chaînes de fer.

 

Chaînes de fer transformant mon cœur en pierre,

Je quittais ce Vieux-continent sans aucune amertume,

En laissant derrière moi tristes pensées de brumes,

Avec espoir de trouver paix sur cette nouvelle terre.

 

Nouveau pays où tout semblait permis,

Des promesses de meilleurs lendemains,

Tout ce que je priais en joignant les mains,

En priant tout ces je-ne-sais-quoi et je-ne-sais-qui.

 

J’ai compris le jour où je t’ai rencontrée,

L’instant où tu m’as offert avec joie ton amitié,

Qu’en moi brûlait un feu que l’on appelait amour,

Et que je ne saurais lui résister pour toujours.

 

Et puis, nous nous sommes fréquentés,

Doucement parce que je ne voulais pas te heurter,

Car l’amour véritable se construit avec grande patience,

Et ne peut s’appuyer que sur une mutuelle confiance.

 

Je t’ai laissé le temps de m’apprivoiser,

Tel un renard d’un conte écrit depuis plusieurs années,

Tu m’as enseigné l’art d’être un homme de paix,

Ah mon Dieu! Quel bien incroyable tu m’as fait.

 

Enfin, un jour ou bien une nuit,

Est-ce important dans mon humble récit?

J’ai pour la première fois ouvert la porte de mon cœur,

Et c’est-là que j’ai compris que seul l’amour est sauveur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada