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Cela étant, on boit ?

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Cela étant, on boit ?

 

Comme tu es jolie,

À genoux sur mon lit.

À demi nue, sous mon regard.

Simplement habillée d’un t-shirt noir.

 

Tu me donnes des idées coquines,

Avec cette belle allure de jeune libertine.

J’ai tellement soif de toi, ô, ma tendre dulcinée.

Je souhaite goûter ton intimité dans l’obscurité.

 

Pour agrémenter cette soirée féérique,

J’ai apporté une boisson aux effets magiques.

Elle décuplera notre ardeur à en faire trembler la terre.

Faut-il rappeler qu’il vaut mieux faire l’amour que la guerre ?

 

Puis-je te confier un secret, mon amour ?

J’ai en mon cœur une obsession depuis toujours.

Celui de vivre les années d’illusion de mes parents.

Une époque où l’on rêvait d’un monde meilleur tout le temps.

 

Une ère où l’on se promenait main dans la main.

Des années où l’on chantait en chœur de joyeux refrains.

Des hymnes à l’amour, à la paix avec une confiance en l’avenir.

Une période, hélas disparue, où l’on pouvait sans jugement sourire.

 

Mais, assez parlé du passé inutilement !

C’est le moment de nous amuser follement.

Permets-moi que je me dispose en petite tenue.

Que je puisse, au cours de nos ébats, t’en mettre plein la vue.

 

Avant que je te baise avec ferveur.

Que je te fasse dépasser tes plus grandes peurs,

Une question très importante, te poser, je dois :

« Cette bouteille à la substance exquise, cela étant, on boit ? »

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Mon aventure

Mon aventure Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Work-is-done-915256884

Mon aventure

 

Laissez-moi vous raconter.

Ce qui m’est arrivé au cours de cet été.

Je suis allé me promener à la belle campagne.

Avec, dans mes bagages, une bouteille de champagne.

 

Libre comme l’air, je parcourais les villages environnants.

En profitant du bon temps tout en découvrant des gens étonnants.

Toujours le sourire aux lèvres, ils témoignèrent d’une joie de vivre remarquable.

Puis, soudain, j’y ai trouvé une auberge où l’on y servait de mets savoureux aux tables.

 

Ventre affamé n’a point d’oreilles ! dit-on. Bel endroit pour y prendre un repas.

Pourquoi voyager si on ne peut pas déguster de ces régions leurs meilleurs plats ?

Ne pouvant résister davantage, j’ai succombé à la tentation de la gourmandise.

En ne me doutant pas que j’y allais y vivre une féérique surprise.

 

Aussitôt arrivé en ce lieu fort sympathique, je me dirigeai près du foyer.

Un feu abondant permit à l’humble visiteur que je suis de s’y réchauffer.

Une grande dame de belle allure vint alors à moi avec un je-ne-sais-quoi.

Pour m’offrir une boisson de cette contrée qui d’un bouquet exquis m’étonna.

 

En guise d’entrée, je pris un potage propre à cette adorable région.

Suivi par une tranche de viande de sanglier avec quelques lardons.

Le tout accompagné de légumes qui agrémentèrent ce festin de leurs saveurs.

Cependant, je ne prévoyais pas le dessert qui allait venir en pareille heure.

 

Dans un silence absolu, après avoir versé quelques rasades de ce nectar délicieux.

Mon hôtesse ferma à double clé les portes afin que nous soyons les seuls en ce lieu.

Se retournant vers moi, elle me fit signe avec sa main de la suivre sans plus attendre.

Jamais de ma vie, j’aurai pensé, en aucune occasion, connaître un moment si tendre.

 

 

Sur la paille fraîchement étalée, elle s’était étendue frêle et nue.

De toute mon existence, rien n’était plus beau que j’avais vu.

Dans un élan de passion, nous avons succombé à la luxure.

Comme il fait bon de vivre à la campagne avec cet air si pur.

 

Mais, toute bonne chose a une fin ! disait ma défunte mère.

En effet, je devais me rhabiller avec en mon cœur un goût amer.

Ma balade alla bientôt se terminer en cette admirable journée.

Un jour qui restera pour toujours, en mon âme, gravé.

 

Avant de partir, il allait de soi lui demander mon addition.

Elle me répondit que mon savoir-faire suffisait en une telle occasion.

Que ma notoriété dans l’art de faire l’amour est connue des alentours.

Et qu’elle se remémorera de cet instant magique à jamais et pour toujours.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Fantasmes

Fantasme Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par Joel Pèlerin Source : https://www.deviantart.com/charmeurindien/art/Phantasm-663531188

Fantasmes

 

Par une nuit étoilée,

Jolie femme, j’ai rencontré.

Dans sa demeure pour connaître mon avenir.

Je sais bien mes amis que cela vous fait sourire.

 

Mais, devant tant de mauvaises nouvelles qui sont télédiffusées.

Je voulais savoir mon futur et de mes inquiétudes les apaiser.

Elle attendait depuis longtemps en ce lieu mystérieux ma venue.

Une fois que je suis entré, elle me souhaita la bienvenue.

 

Par un chaste baiser et une boisson d’une recette secrète.

Par son insistance à garder le silence, j’ai reconnu ma défaite.

Elle me demanda de penser à ce qui me préoccupe.

Il allait de soi que j’étais sur mes gardes, car je ne suis pas dupe.

 

Alors que je savourais sa concoction délicieuse.

Elle a sorti de nulle part une boule de cristal mystérieuse.

« Écoute mon ami, je vois dans ma boule toutes tes pensées. »

« Ne résiste pas, mon beau ! Laisse-toi, par mes paroles, embraser. »

 

Sentant en mon corps, un engourdissement, l’envahir.

Résister était inutile, car le combattre me faisait souffrir.

Mon âme se retira de ma chair pour rejoindre celle de mon hôtesse.

Dans cette boule magique où elle m’y attendait telle une déesse.

 

Était-ce le fruit de mon imagination fébrile ?

De me retrouver en cet endroit où tout brille.

Quelle fantaisie extraordinaire de sentir son haleine !

Qui de sa chaleur réchauffait de ma verge chacune de ses veines.

 

« Écoute bien ce que je te dis, mon beau. »

« Tu seras demain à ton réveil un homme nouveau. »

Et de son savoir-faire, elle me guida dans le labyrinthe de la luxure.

Je n’avais jamais eu de ma vie autant de pensées si belles et si impures.

 

Nos corps entremêlés par une frénésie endiablée.

Nous avons atteint le plaisir par une passion effrénée.

Était-ce une chimère, une vision ou bien une folie passagère ?

Le résultat de mes obsessions refoulées par les menaces de guerre ?

 

« Attends à ton réveil ! » Elle m’a dit au creux de mon oreille.

De sa voix suave sortie de ses lèvres à la douceur du miel.

Lorsqu’elle planta ses dents dans mon cou avec puissance.

Je ne fis que constater face à une telle ardeur mon impuissance.

 

Puis, tout à coup, j’ouvris enfin les yeux.

En ma chambre régnait un silence mystérieux.

Me levant péniblement, je suis allé dans la salle de bain.

Pour y faire, devant le miroir, mes ablutions comme chaque matin.

 

J’ai porté alors mon regard vers le col de ma robe de chambre.

Un filet de sang avait séché laissant une marque de couleur ambre.

J’ai levé mes yeux embués encore une fois vers le miroir.

Un événement si étonnant que j’ai eu peine à croire.

 

Ma robe de chambre tomba subitement sur le plancher.

Alors que mon corps charnel bien lentement commençait à s’effacer.

Je me souvenais des paroles de ma défunte mère sur la luxure et ses tentations.

Que les plaisirs sans retenue de la chair peuvent entraîner l’âme vers sa perdition !

 

Oui, c’est vrai ! Je suis devenu un homme nouveau.

Mais, par ma faute, je ne verrai plus ce monde si beau.

À trop désirer, croyez-moi, on peut tout perdre de la vie.

Alors, pensez à sauver vos âmes. Mes amis, je vous en supplie.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le coup de vent

Le coup de vent Poème de Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/00-1657-898550052

Le coup de vent

 

En ce dimanche de novembre,

Je suis allé voir une amie fort jolie,

Une amie pour qui j’étais, en secret, épris.

Une femme qui aimait bien l’un de mes membres.

 

Nous avions une entente tacite,

Nous pouvions nous fréquenter allègrement,

Sans nous dire un seul mot d’amour curieusement.

Ce qui, avec un peu de gêne, je dois dire, m’excite.

 

Ayant apporté une bouteille de spiritueux,

Agrémentée d’un bouquet de fleurs magnifiques,

Tout était prêt pour que nous puissions passer une nuit magique.

Deux coups à la porte de son logement, elle vint ouvrir avec un sourire curieux.

 

Sans plus attendre, je suis entré dans son repère mystérieux,

Il y régnait une atmosphère comme je n’en avais jamais ressenti à ce jour,

Une douce musique parcourait les lieux y laissant deviner de futurs gestes d’amour.

Aurait-elle deviné, par mon langage corporel, que j’en étais follement amoureux?

 

Sans crier gare, elle m’a proposé un jeu tout à fait nouveau.

Elle m’amena dans une pièce où se trouvaient un tabouret et un mur drapés,

Elle m’expliqua alors qu’elle désirait être dans son plus simple apparat photographiée,

Je croyais rêver, car un tel projet, pendant un court instant, me semblait trop beau.

 

Voulant acquiescer à sa demande à vrai dire à son étonnant désir.

J’ai déposé le bouquet et la bouteille sur une petite table.

Car, une telle requête, je vous le jure, refuser, j’en étais incapable.

La boisson versée, elle m’offrit avec un insoupçonné plaisir.

 

Sentant monter en moi la chaleur de la passion tel un doux venin,

Je lui ai proposé avec tact d’ouvrir une fenêtre afin d’aérer l’air ambiant,

Elle accepta tout en allant s’asseoir d’un pas léger sur le tabouret immédiatement.

Un coup de vent entra aussitôt et offrit à mes yeux ravis ces adorables seins.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Doux chocolat

Doux chocolat
Photo réalisée par mon ami Joel Pèlerin

Doux chocolat

 

Je me sens si isolé,
Loin de toi ma bien-aimée,
Depuis que tu es partie dans ton pays,
Là où le soleil semble briller chaque jour de la vie.

 

Je ne comprends plus rien,
Que t’ai-je fait de si mal, de si vilain?
Pour que tu décides de tout laisser de tout quitter,
J’aurais donné tout ce que tu voulais sans te questionner.

 

J’ai passé sous silence tes remontrances,
En me faisant croire que cela allait devenir une romance,
Car tout ce qui importait pour moi fut simplement ton unique bonheur,
Sans comprendre que tout ceci allait m’amener dans un si grand malheur.

 

Te souviens-tu à chaque dimanche je t’apportais une boisson?
Dont j’en connaissais la recette transmise par ma mère tel un secret bien gardé,
Et que je préparais avec attention afin que tu puisses de tes lèvres sensuelles y goûter,
Au doux chocolat que je t’offrais avec mon cœur d’amoureux à en perdre la raison.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada