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De l’art ou de la porno ?

Soie par Jenovaxlilith Photo par Arthur Ball Images
Union 206 Studio Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/silk-875242223

De l’art ou de la porno ?

 

Une grande artiste pose cette question cruciale : « L’art peut-il être du porno et le porno peut-il être de l’art ? » Selon elle, c’est le créateur et non le spectateur qui décide si c’est le cas.

En ce qui me concerne, je ne sais quoi répondre. Peut-être que la porno est une forme d’art poussée à l’extrême ou bien une vision stéréotypée de la nudité présentée et perçue selon les époques et les lieux aussi différentes les uns des autres. En effet, les critères liés à la nudité varient grandement selon l’endroit et l’époque dans lesquels nous vivons. De quels critères influencent que l’on veuille ou pas nos regards sur tout ce que nous découvrons en lien plus ou moins direct avec la nudité.

Tout peut devenir matière à scandale à une époque donnée et devenir ensuite une pièce de collection à une autre. Puissions-nous découvrir la beauté de la nudité en tout temps. Et, j’emprunterais cette missive par un dicton fort populaire : La beauté est dans l’œil de celui qui regarde. Mais le regard est que le complément de ce que l’art présente.

J’ajouterais même que l’art transcende les époques et les lieux afin d’atteindre ce que les êtres humains ont de plus précieux, leurs âmes. Pour ce qui est de la porno, plusieurs œuvres de la civilisation grecque témoignent avec éloquence qu’elle peut être présentée de manière noble. Comme quoi ! La noblesse peut accompagner des œuvres qui ont contribué à leur manière à la grandeur du genre humain.

Merci de m’avoir lu.

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Fleur du printemps

Fleur du printemps Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par JRekas Source : https://www.deviantart.com/jrekas/art/Spring-flower-871995803

Fleur du printemps

 

Fleur du printemps,

Que j’attendais depuis longtemps,

De ces jours d’hiver qui ne finissaient plus,

De cette neige qui couvrirent les champs à perte de vue.

 

Chaque jour qui passait,

C’est à ton retour que je rêvais,

À ton retour de tout mon cœur tant souhaité,

Quelle une jolie dame en mon pays fraîchement arrivée.

 

Dame au visage tendre à regarder,

Dame au corps si magnifique à admirer,

Dame qui avec patience annonce sa venue,

Dame avec douceur vient vers moi simplement nue.

 

Fleur de la renaissance de la nature,

Fleur qui parfume les lieux d’un baume pur,

Viens vers moi qui depuis tant de temps je t’attends,

Ne me fais point languir, ô ma belle fleur du printemps.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ce n’est pas un sein

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Ce n’est pas un sein

 

Cette œuvre faite de chair,

Qui a exaucé mes humbles prières,

Prières de réaliser cet ultime plaisir,

Et d’assouvir mon plus ardent désir.

 

Il me reste si peu de temps à vivre,

Car la maladie a grugé cette énergie de survivre,

Cette énergie que j’avais si longtemps entretenue,

Même si j’ai, depuis plusieurs années, mes souvenirs perdus.

 

Finirais-je cette journée?

Avant que je ne cesse de respirer.

Mes cheveux gris témoignent d’une vie remplie,

D’une vie parfois de solitude même en de nombreux pays.

 

De ces vastes pays que j’ai parcourus,

Sur des chemins parfois droits, souvent tordus.

Mais où j’y ai rencontré tant de gens ressemblants à des enfants,

Qui ont cherché de quoi apaiser leur faim pour un moment.

 

J’ai offert mes humbles services pour travailler,

Loin l’idée, n’aurait été qu’une seule fois demander la charité.

Jusqu’à une nuit, où belle dame, son seuil m’a fait franchir.

En silence, elle m’avait donné une soupe qu’elle avait faite bouillir.

 

Le calme des lieux aidant, elle me confia qu’elle avait perdu son mari.

Qui lui aussi était parti sur des terres étrangères en d’autres pays,

Elle me servait sans cesse une soupe et un bon vin à satiété,

Jusqu’au moment où mon esprit m’avait, hélas! quitté.

 

J’ouvris plus tard les yeux,

Devant une beauté digne des dieux,

Une femme aussi belle qu’une hirondelle au printemps,

Avec qui j’ai fait œuvre de chair jusqu’au soleil levant.

 

Nous ne nous sommes plus jamais revus,

Même si au plus profond de mon cœur j’aurais bien voulu.

En ces derniers instants que je puisse encore cette nuit me remémorer.

Ce sein est à celle qui pour une nuit m’a, je l’espère, sûrement aimé.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une femme admirant le paysage

Une femme admirant le paysage Poème de Rolland Jr St-Gelais Peinture par Maryse Veysseyre de la France

Une femme admirant le paysage

 

Jadis lorsque je n’étais encore qu’une gamine

Mes parents me disaient souvent que j’avais bonne mine

Quand nous venions à notre modeste cottage passer tout l’été

Je profitais de l’occasion pour parcourir les sentiers avec curiosité.

 

Car, belles choses, je découvrais chaque fois que j’y allais

Vous ne me croiriez pas, ce que j’ai découvert, si je vous le racontais

Les arbres avaient si grandi alors qu’à l’automne ils étaient si petits

Lorsque la première neige de l’hiver les avait de son manteau ensevelis.

 

Me promenant au gré du temps et de la chaude saison

En mon esprit, vint y surgir une drôle de question

Reviendrais-je en ces lieux lorsque j’aurai à mon tour grandi?

Y penserais-je lorsqu’un époux j’aurai choisi et une famille établie?

 

Car nul ne sait en ce monde de quoi sera fait son avenir

Aux premières larmes d’un enfant naissant succède le dernier soupir

Tout peut arriver à la vitesse d’une étoile filante dans le firmament

Santé et jeunesse font place à la maladie et à la vieillesse malheureusement.

 

Les années sont passées tel un coup de tonnerre et en un éclair

Diplôme avec mention honorable! De leur fille, mes parents étaient fiers.

Fiers de la femme belle et charmante que je suis devenue

Grande joie en leurs yeux émerveillés! Quel bonheur j’ai vu.

 

Enseignante en art, tel est mon choix de carrière.

L’art du pinceau j’ai enseigné tant aux enfants qu’aux mères

Voir se développer avec passion bien des talents cachés

Qui me demandèrent qu’à être avec précaution dévoilés.

 

Ayant aimé en secret une femme

À qui j’aurais tant aimé exprimer ma flamme

J’ai choisi de faire comme si rien n’était vu ce monde si incertain

Mieux être chez-moi pour ne point cacher mes larmes de mes mains.

 

Je suis devenue avec le temps si sage

Que pour préserver cet amour impossible en gage

J’ai retenu en mon cœur cet ultime secret d’un autre âge

Je ne suis maintenant qu’une femme admirant le paysage.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Seule dans ces bois

Seule dans ces bois Poème de RollandJr St-Gelais Photo par Gbd62 Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-chieftainess-863860011

Seule dans ces bois

 

Seule en cette forêt, seule dans ces bois

J’entendais le toc-toc-toc du pic-bois

Qui cognait avec son bec sur les chênes

Avec un rythme qui, avec entrain, s’enchaîne.

 

J’imaginais mon peuple qui jadis habitait ces lieux

Qui vivait de pêche et de chasse sous les cieux

Un peuple vivant sous des tentes de peau

Et qui naviguait sur les ruisseaux.

 

Je discernai le vent soupirer

Sur l’herbe tendre et verte de cette terre

De cette terre qui appartenait à mes frères

Et à mes sœurs qui s’occupaient de leurs maisonnées.

 

Je suis issue d’un clan beau et fier

Qui appréciait le temps qui passe tel un courant d’air

Vivre le présent sans pourtant autant faire fi des dangers

Mais à chaque chose en son temps en utilisant son savoir-faire.

 

Dans ces bois, je suis isolée

Mais quelle sensation de bien-être

D’être simplement sous les nombreux hêtres

Qui protègent des regards indiscrets mon intimité.

 

Les cheveux dansants dans le vent bienfaisant

Qui virevoltèrent sur mes épaules paisiblement

Soucieuse de respecter le caractère sacré des lieux

Le silence était de mise par respect envers mes aïeux.

 

Il faut parfois se taire pour mieux se connaître

Il faut parfois être seul pour de ses cendres renaître

Il faut parfois être isolé pour davantage apprendre

Car c’est en soi que l’on finit par mieux comprendre.

 

Je suis entièrement seule dans cette forêt vierge

Dans ces bois qui s’étendent à des milliers de verges

Où les animaux sauvages errent sous les feuillages

De ces arbres dont on ne saurait deviner leur âge.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada