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La douleur

 

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Dessin réalisé lors de ma dernière prestation de nudité artistique en date du 15 septembre 2018 à Montréal

La douleur

Bonjour tout le monde,

J’espère que tout se passe bien pour vous et que la fin de la saison hivernale vous soit agréable. Pour ma part, je dois avouer qu’elle a été parsemée de surprises en tout genre, mais plus particulièrement sur un trait auquel je ne m’y attendais absolument pas. Un trait qui concerne la vision que l’être humain a d’une part, de ce qui l’entoure et d’autre part, de lui-même.

On parle souvent dans les médias sociaux d’amour, de romance, d’aventures parfumées à l’eau de rose et de bien d’autres sujets aussi légers les uns que les autres. Malheureusement, un sujet semble avoir été occulté par l’ensemble des médias de masse. Et, si on en parle, c’est souvent pour saluer la manière héroïque dont certaines personnes ont du l’affronter au cours de leurs vies. De quoi s’agit-il exactement ? Cela se résume en un seul mot : douleur.

Mais qu’en est-il vraiment ? Je parle ici de celle qui est présentée par les grands quotidiens, celle qu’on subit et que bien involontairement on peut faire subir aux autres et, bien entendu, celle que l’on s’inflige à soi-même. Il y a autant de types de douleur qu’il y a des gens sur cette terre. 

Il y a aussi la douleur que l’on éprouve dans des circonstances bien précises de notre existence tels que, à titre d’exemple, la maladie, les handicaps physiques ou mentales, les peines d’amour et la perte d’un être cher. Il y a aussi la douleur qui se manifeste lors d’un mauvais souvenir qui nous vient à l’esprit. Bref, vous vous doutez sûrement que la liste de tout ce qui en est la cause est presque infinie.

Pour ma part, je peux dire que la douleur et moi-même nous nous connaissons très bien puisque nous nous sommes côtoyés en maintes reprises au cours de ma vie. Une vie parsemée d’éléments parfois agréables et parfois qui le sont moins. Je pense notamment à celles causées par mes prothèses, à mes nombreuses opérations subies durant mon enfance, à celles liées par l’assassinat de mon frère aîné en 1972 et par l’image véhiculée dans un journal de sensation alors que je n’étais qu’un gamin âgé de 11 ans en 1973. Toutefois, est-il utile de mentionner les douleurs, les souffrances et les épreuves des gens que je côtoie en ce moment même dans un centre de réadaptation physique où je suis hospitalisé depuis déjà quelques jours ? Bref, je n’ose pas trop me plaindre de mon sort.

Il y a aussi celui de mon image corporelle que je ne peux en aucun cas négliger. Comment les autres le voient-ils ? En particulier les membres de la gente féminine ? Fait intéressant à noter, et à ce que plusieurs d’entre elles m’ont affirmé, la manière dont je me présente en ayant aucun complexe rend possibles les liens amicaux avec mes pairs. Par ailleurs, c’est souvent ce que l’on croit percevoir chez autrui qui nous blesse et non pas la réalité en tant que tel.

Je pense à un exemple bien particulier pour illustrer de tels propos. En effet, c’est un peu comme si on m’attachait en ayant les yeux bandés dans un salon de massage érotique lors d’une séance sadomasochisme. Toutes les filles y seraient pour me voir souffrir et me faire souffrir. Mais, ici une question fondamentale se pose d’emblée. Qui leur permet d’agir de la sorte? Celui qui écrit ces lignes et nul autre que lui-même. Il en est ainsi dans de nombreux domaines de la vie. Les domaines amoureux, de travail et de famille en sont des exemples parfaits.

C’est un fait indéniable : L’individu est plus souvent qu’autrement l’instigateur de son malheur. N’allez pas croire que je réfute l’idée qu’il y a aussi de causes extérieures à notre souffrance. Les gens qui sont en services internes dans le centre de réadaptation où je suis n’ont certes pas choisi de vivre leurs situations souvent d’une gravité rarissime. Ce qui n’empêche pas que dans bien des cas nous-mêmes qui donnons à autrui la clé de tout ce qui nous détruit.

On peut, à l’instar de mon image précédemment montrée, avoir les yeux bandés afin d’éviter de voir la réalité. Mais, qu’on le veuille ou pas, c’est la réalité qui nous rattrape. Que pouvons-nous alors faire ? Je répondrais simplement à cette question par deux solutions certes drastiques, mais d’une efficacité éprouvée. En premier lieu, faire face à cette réalité et d’agir en conséquence, c’est-à-dire de prendre les moyens qui s’imposent et de foncer sans arrêt. Autrement dit,  » prendre le taureau par les cornes « . En second lieu, de faire sortir toutes formes de négativité dans notre vie. Ceci peut aller de se séparer de gens qui aspirent notre énergie jusqu’à faire un choix des lieux où nous avons l’habitude d’aller. Quels types de personnes nous enrichissent vraiment ? Quels genres de lieux peuvent favoriser une meilleure harmonie entre d’une part, nos valeurs les plus précieuses et d’autre part, les activités qui sont susceptibles de nous faire évoluer sur la route du bonheur véritable ? Ce sont-là quelques exemples où le négativisme peut être extirpé de notre vie.

Je vous souhaite en ce début du mois de février de trouver réellement ce qui vous convient pour votre plus grand bonheur. C’est, je crois, le meilleur souhait que l’on peut faire envers notre prochain. N’est-ce pas ?

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec

Gravir cette colline

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Gravir cette colline

 

Bonsoir mon amour,

Je suis enfin de retour,

De ce voyage au-delà des mers,

J’ai parcouru milles lieux et terres.

 

Cherchant toutes les richesses,

Je n’en avais que cesse,

Trésors promis par les déesses,

Allant de la pure folie à la détresse.

 

Mes pas traînant dans l’eau,

Ce que j’étais un vrai idiot

Ayant oublié que la seule voie,

Se trouve au plus profond de soi.

 

Alors j’en ai eu plus qu’assez,

Aux noms de ces rois de lever mon épée,

J’ai donc décidé vers toi, ô mon amour, de revenir,

En l’espace d’une larme versée, d’un profond soupir.

 

Est-il utile de te raconter ?

Est-il important de te dévoiler ?

Tout ce que j’ai vécu, fait et subi ?

Ne me questionne pas, je t’en supplie.

 

Pour le reste de mes jours mon âme est blessée,

À jamais, je chercherai la rédemption de mes péchés.

Mais Dieu, par sa divine grâce, m’a ramené vers celle,

Qui est depuis toujours à mes yeux de ces dames la plus belle.

 

Laisse-moi t’aimer ! Laisse-moi te prouver !

Que l’homme que tu as connu n’existe plus,

Car toute cette souffrance que j’ai vue et que j’ai eu,

Nul homme vraiment digne de ce nom ne peut y résister.

 

Je ne te promets pas grand chose,

Mais je te donne ma parole, si j’ose.

Que nous élèverons nos nombreux enfants,

Loin de tous ces tyrans, de ces menteurs et ces mécréants.

 

Laisse-moi près de toi me coucher,

Laisse-moi pour la vie te dorloter,

Laisse-moi cette unique chance de revivre,

Laisse-moi gravir cette colline pour que nous puissions vivre.

 

De

 

RollandJr St-Gelais de Québec

Ta douceur

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ 
Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Ta douceur

 

Une femme fragile
Une femme tirée de l’argile,
Une femme pour qui mon cœur fébrile,
Une femme avec qui je passerai mes nuits sur une île.

 

Voici ce que tu es,
Voici ce que en toi je vois,
Tu es digne d’être l’élue d’un roi,
Alors que  je suis le dernier des niais.

 

De ta féminité qui embellit ma vie,
De ma vie qui est éblouie lorsque tu me souris,
Lorsque tu me souris pour me réconforter en ces lieux,
En ces lieux remplis, ô combien hélas, de gens tellement odieux.

 

Mais ta grandeur d’âme me suffit,
Pour calmer en moi mon âme et mon esprit,
Tes paroles de sagesse me réchauffent le cœur,
Car, tu ne peux imaginer à quel point j’aime ta douceur.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Dans cette lumière

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ 
Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Dans cette lumière

 

Ce soir fut assez spécial,

J’ai appris bien des choses sans mal,

Rencontré des gens semblables mais différents,

Des hommes et des femmes tout comme moi bien vivants.

 

Chambres rougeâtres au parfum féminin,

Dans des draps doux comme du satin,

Y être allé sans trop faire le malin,

Voilà qui est tout de même bien.

 

J’ai péché avec volupté,

En admirant toutes ces beautés,

Ces beautés qu’en d’autres lieux j’ai connues,

Alors que pour ces moments nous étions entièrement nus.

 

Couché sur la table telle une proie,

Te faisant entièrement confiance avec foi,

Lumière tu baissas pour à moi te donner avec libre volonté,

Ce que tu m’as fait connaître entre tes mains expérimentées.

 

Dans cette lumière rougeâtre, je t’ai humée.

Dans cette lumière tamisée, je t’ai respirée.

Dans cette lumière, ma virilité je t’ai prouvée.

Dans cette lumière, souvenirs inédits tu m’as donnés.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Deux activités de nudité artistique prévue pour le début décembre

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Deux activités de nudité artistique prévue pour le début décembre

Bonjour tout le monde,

Je vous écris en cette journée de froid sibérien qui s’abat actuellement au Québec. Un froid que ma belle province n’avait pas connu depuis 1964. Comme quoi l’hiver a décidé de s’installer bien avant son arrivé officiel de décembre. Fort heureusement, l’hiver est une saison que j’aime beaucoup puisque je peux y vivre des expériences propres au Canada à l’exclusion des pays nordiques, bien entendu.

Sous un autre ordre d’idée, rien ne m’arrête dans ma quête d’expériences en tant que modèle vivant tant pour les écoles d’art que pour les ateliers en art et occasionnellement des photographes amateurs ou bien professionnels. Comme vous le savez probablement déjà, je serai modèle nu pour une séance qui aura lieu à Montréal le 4 décembre prochain au sein du Centre culturel George Vézina. Une séance qui sera un peu spéciale puisque ce sera l’occasion d’être  » la vedette  » dans un documentaire télévisé portant sur ma passion de modèle vivant. Un tel reportage sera une première pour votre humble serviteur. Soyez rassurés ! Je ne m’enflerai pas la tête ni ne ferai de crise de vedette. Je préfère laisser cela à bien d’autres.

Un article sera ultérieurement consacré au sein de mon blogue afin de partager avec vous mon ressenti sur ladite expérience. Une expérience qui risque d’être riche en couleurs et très vivante sur bien des aspects. J’en suis convaincu à 100%.

Cependant, il y aura une autre séance de nudité artistique qui se déroulera durant mon séjour à Montréal. Une séance qui sera réalisée sous la supervision d’une photographe professionnelle, auteure d’articles sur le yoga tantrisme et elle-même modèle vivant de renommée internationale. C’est d’ailleurs la troisième séance de photos de nu que nous ferons ensemble. La précédente avait eu lieu l’été dernier. Comme quoi jamais deux sans trois. N’est-ce pas ?! Fait intéressant à noter : J’assisterai le soir même à un match des Canadiens de Montréal au Centre Belle. La vie est vraiment magnifique pour moi.

Quels types de poses seront envisagés ? Dans quel optique ? Avec quels angles d’approche ? Combien de photos seront-elles prises ? Quel sera l’aménagement des lieux ? La température hivernale aura-t-elle une influence quelconque sur le déroulement de ladite séance ? Ce sont-là bien des questions obtiendront leurs réponses respectives seulement lors de notre rencontre de travail. Un travail qui est un véritable plaisir pour l’auteur de ces lignes. Des lignes écrites avec des substances rarissimes en ce monde ; de la passion et de l’amour.

Merci infiniment pour votre visite !

Artistiquement vôtre !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Priez pour moi, ma sœur

Priez pour moi, ma soeur

La photo présentée ci-dessus est de mon ami et collaborateur RickB. photographe. Lien DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Avis aux intéressés !
Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Priez pour moi, ma sœur

 

Priez pour moi, homme impur !

Priez pour moi, vous à l’âme si pur !

Priez pour moi, humblement je vous en conjure !

Priez pour moi, car de mes péchés, j’en ai cure !

 

Quelle soirée enviable que j’ai vécue,

Alors qu’avec belles dames, j’étais simplement nu.

De ce lieu de luxure et de tellement belles parures,

Qu’en ma mémoire resteront beaux souvenirs pour le futur.

 

Maison close aux teintes rougeâtres,

Ah mon Dieu !Ce que visiter j’avais si hâte.

Admirez ces beautés descendues du ciel,

Aux lèvres douces comme du miel.

 

C’est ma faute, ma grande faute.

Oui, j’ai vraiment péché la tête haute.

C’est pourquoi je vous exhorte de sans cesse prier,

Afin que bientôt avec passion pouvoir recommencer.

 

Sentir le doux parfum rosé de leurs cheveux,

Qui pour un moment inoubliable me rendait heureux,

Caressez avec tendresse leurs corps soyeux pour un instant,

Pendant qu’elles admiraient ma virilité digne d’un géant.

 

Priez pour moi, ma sœur !

Car au fond de moi j’ai si bon cœur.

Et pour tout vous dire tout vous avouer,

Ce que j’aimerais en ces lieux pour une nuit vous y inviter.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Sous le pont s’écoule le temps

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« Sous le pont s’écoule le temps » dessin par mon ami Eri Kel de la France

Sous le pont s’écoule le temps 

 

Vérité implacable de la vie, 

À laquelle nous sommes tous soumis, 

Dès notre naissance, nous poursuivons ce chemin. 

Que nous le voulions ou non, c’est notre destin. 

 

Enfance où règnent tant de jeux de l’innocence 

 Frêle adolescence où arrivent nos rêves de romance, 

Période de la passion, des idées folles et des pas de danse. 

Âge mûr habité par nos rêves accomplis et d’autres vus à l’avance. 

 

Puis apparaissent nos rides témoignant de notre expérience, 

De notre parcours de la vie, de nos succès et de nos imprudences. 

De nos doux souvenirs, des baisers volés et d’autres avec joie donnés. 

Sans oublier nos étreintes avec l’être que l’on a tant aimé, tant admiré. 

 

De cette période de l’existence, 

Où sans crier gare, sans le vouloir, on y pense. 

De ce moment qui sera notre dernier en ces lieux, 

Car la vie éternelle n’est réservée qu’aux Dieux dans les Cieux. 

 

Nul en ce monde ne peut revenir en arrière, 

Pour revivre ses instants de bonheur ni réparer, 

Réparer ses erreurs, ses fautes que l’on nomme péchés. 

Qu’il rende l’âme en temps de paix comme en temps de guerre. 

 

Aucun pouvoir, ni aucun don ne lui est octroyé, 

Par une quelconque force suprême ni grande divinité, 

D’enjamber le grand fossé qui sépare la fin du commencement. 

Voilà pourquoi nous restons parfois sous le pont où s’écoule le temps. 

 

De 

 

RollandJr St-Gelais 

Québec (Québec) 

Canada 

Je voulais

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Modèle ? RollandJr St-Gelais Photo par Mélanie Dufresne

 

Je voulais

 

Au pied de cet arbre
Mon désir était de marbre
Celui de t’immortaliser en ces lieux
Mais je me suis souvenu comme il est précieux.

 


Dans cette vierge forêt,
Je voulais dire combien je t’aimais,
Aujourd’hui, maintenant et à jamais,
Sous le soleil qui de tous ses feux brillait.

 


Mais un jour il ne sera plus là,
Mais mon amour toujours sera pour toi,
Je voulais un endroit où tu y seras si bien,
Que jamais tu ne voudr
as le quitter pour rien.

 


C’est alors que je me suis souvenu,
Qu’il n’y a qu’une seule place sous les nues,
Où tu seras à l’abri de ce monde si tourmenté,
C’est dans mon cœur que ton nom y sera pour l’éternité.

 


De

 


RollandJr St Gelais
Québec (Québec)
Canada

Femmes de bois

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Photo prise à la basilique Notre-Dame de Montréal

 

Femme de bois

 

Dans le silence de ces lieux,

Je suis venu me questionner,

Sur le sens de ma modeste destiné,

Quelle en a voulu ce Dieu dans les cieux.

 

Né sans langue mais avec la parole facile,

Me taire fut parfois tellement difficile,

Né sans avoir mes deux mains,

Pourtant jamais je n’ai craint.

 

Né avec une seule jambe,

Et un seul pied pour lui tenir compagnie,

Jamais je n’ai eu peur de me faire des amis,

Et de mes obstacles, avec sourire je les enjambe.

 

J’ai mes yeux pour admirer la beauté de ces dames,

Celles qui ont mis en moi cette magnifique flamme.

Que parfois on nomme amour et que moi j’appelle passion,

Passion de vivre! Passion de la chair! Passion d’une sainte union!

 

Et que dire de mon cœur?

Parfois, il a connu la joie et parfois la peur.

Joie simple d’aimer et de librement me donner.

Mais grande tristesse d’avoir blessé celles qui m’ont aimé.

 

Ainsi va la vie sous les cieux étoilés,

Ainsi sera le chemin de tous ces nouveaux-nés.

Parcourant ce vaste monde avec ses nombreux joyaux,

Combien de fois je m’exclama comme je le trouvais beau?

 

De ces gens riches et adorés,

De ces gens pauvres et souvent mal-aimés,

J’en ai tellement rencontrés sans avoir connus,

Car semblables ils sont devant Dieu et entièrement nus.

 

Je n’ai peut-être pas votre sainteté,

Car je sais trop bien nombreux sont mes péchés.

Cependant je vous en prie: À ma question, répondez-moi.

Que voyez-vous de ce monde là où vous êtes? Femme de bois!

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Assoupie en liberté

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Primeur offerte par mon amie Angélina de la France

 

Un de mes plus beaux poèmes à ce jour

Assoupie en liberté

 

Je suis simple fille d’une mère,

Qui est née durant la dernière guerre,

D’un père mort sur les champs d’honneur,

Pour son malheur mais pour sa patrie son bonheur.

 

Je naquis dans un village de Provence,

Où j’ai grandi jusqu’à la fin de mon adolescence,

J’y ai fredonné des chansonnettes de mon enfance,

Tout en faisant la rencontre de mes premières romances.

 

Mais nécessité oblige j’ai quitté ces lieux,

Pour me diriger sous d’autres cieux,

Remplaçant le parfum des fleurs,

Par celui de la faim et de la peur.

 

Dans cette ville-lumière,

J’y ai vécu la pauvreté et l’enfer.

Mais, parfois, des mots tendres prononcés,

Par des hommes aux mains baladeuses et mal intentionnés.

 

Je n’en pouvais plus de satisfaire ces notables,

Aux dents blanches et à la parole si facile,

Pour qui tout devait leur être si docile,

Et pour qui tout leur était redevable.

 

Dans la bise de la nuit,

Je me suis rappelé mon village chéri,

Où les gens avaient un cœur toujours attendri,

Et une main toujours secourable pour les démunis.

 

Décidée de rejoindre gens de mon pays,

De cette contrée aux milles champs fleuris,

Où sonnèrent cloche d’église et mille clochettes,

Celle de mon église et de toutes ces charmantes biquettes.

 

Je fis ces quelques pas,

Toujours en allant tout droit,

Sans jamais un seul instant me retourner,

Car au fond de mon âme autre devait être ma destiné.

 

Quel beau village où je suis née,

Quel magnifique village où je suis retournée,

Quel prés vert de celui de mon ami Jacques et tous ses vers,

Que j’aimais tant écouter sans dire mots lorsqu’il prenait un verre.

 

Aussitôt arrivée à la clairière de la forêt,

J’ai préféré me diriger vers les champs et y faire un arrêt,

C’est en entendant les oiseaux de ces bois chanter,

Que je me suis finalement assoupie en liberté.

 

De

 

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada