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Au pays du soleil levant

« Au pays du soleil levant » Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Alain Modèle ; Atsuko

Au pays du soleil levant

 

Au pays du soleil levant,

J’y suis allé sans me douter.

Que j’y allais découvrir une telle beauté,

Une de ces beautés qui tirent les hommes du néant.

 

Je suis allé prendre un verre de saké,

De cette boisson enivrante à la saveur exquise,

Qui allait me prendre dans ses filets, telle une prise.

Une de ces boissons dont mes fidèles amis m’avaient parlé.

 

J’étais seul à une table quand vous êtes venue me trouver,

Ne pouvant pas résister à votre charme, j’acceptai votre présence.

Vous étiez belle comme une fleur sortie d’un de ces contes de romance,

Une de ces histoires de princesse captive et de son brave chevalier.

 

Sourire tellement timide agrémenté par vos yeux enjôleurs,

Corps fragile, et entièrement nu, qui rehaussaient vos seins fort jolis.

Les caresser et les embrasser avec passion, telles étaient mes envies.

Vous faire l’amour avec grande douceur peuplait mon âme de rêveur.

 

Dame à la peau de satin et aussi charmante qu’une geisha,

Je vous ai suivie allégrement dans cette chambre bien mystérieuse,

En entendant rire quelques-unes de vos consœurs un peu moqueuses,

Alors, faites de mon enveloppe charnelle, tout ce qu’il vous plaira.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Miroir brisé

Miroir brisé Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo choisie par Appetitive-Soul Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/50-00160-888309817

Miroir brisé

 

En cette journée de pluie,

De cette pluie qui tombe et qui reluit,

Qui reluit sur le macadam usé par tant de gens,

Ces gens qui recherchent leurs âmes sœurs désespérément.

 

Lourdeur insupportable par cette humidité.

Aussi lourde que l’air ambiant qui étouffe mes pensées,

Mes pensées portant malgré moi sur ma triste destinée,

Qui aurait été différente, si à une autre époque, j’étais née.

 

De mes rêves si coquins, tels ceux d’une adulatrice,

À bien des hommes, j’aurais été une excellente éducatrice,

Afin de leur enseigner comment à leurs épouses faire l’amour,

Tout en leur restant fidèles le temps d’une vie et pour toujours.

 

Quelle formidable époque de cette belle Nana,

De cette courtisane sortie de l’imagination d’Émile Zola.

Femme aux mœurs légères, mais aux idées tellement imaginaires,

Devant qui chaque homme cédait par son charme et son savoir-faire.

 

Comme toi, j’aurais vécu dans la luxure.

Comme toi, j’aurais été vêtue de belles parures.

Dans les banquets et les fêtes mondaines, j’aurais été invitée.

Dans les palais somptueux et les lits moelleux, j’aurais été comblée.

 

Fort malheureusement, je vis à une époque si différente.

Où l’hypocrisie est devenue une chose tellement courante,

Le jugement facile du bas peuple a remplacé les sermons du curé,

Sur les réseaux sociaux peuplés d’une audience tellement attentionnée.

 

Comment puis-je devenir avec le temps une courtisane adulée?

Comment puis-je être l’image même de cette femme libérée?

De cette femme que j’ai connue depuis que j’ai lu ce roman,

De ses aventures dans le vice et dans les doux moments.

 

Ô belle Nana ! Femme à la beauté impudique.

Tant convoitée par les femmes aux allures pudiques,

Femmes étouffées par tant d’hypocrisie et de fausse pudeur,

De mes rêves brisés, tel un miroir, délivrez-moi, car j’ai si peur.

 

Miroir brisé annonçant sept ans de malheurs,

Disparais à jamais, je te l’ordonne à cette heure.

De toi ne dépendent ni désastres ni moments d’euphorie.

Être femme frivole, je le serai aussi longtemps que je resterai jolie.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le monde est en décombres

Le monde est en décombres Photo par Gb62da Poème par Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/World-in-ruins-886071671

Le monde est en décombres

 

Ô ma chérie,

Oui toi, ma jolie.

La source de ma vie,

Celle pour qui mon cœur est pris.

 

Ne crois pas tout ce que l’on raconte,

Certes, la vie n’est pas toujours un beau conte.

Un conte de fées avec des rois, des reines et des comtes,

Malgré ce qui peut arriver de nos jours, seul l’amour compte.

 

Ici, des guerres. Là, des famines. Et puis là, des malheurs.

Était-ce écrit depuis toujours, depuis des heures ?

Existent-ils des moments de pur bonheur ?

Un instant de plaisir est-il qu’un leurre ?

 

Pour moi, tout ce qui me rend heureux.

C’est d’être avec toi sous le regard des cieux,

De ces chimères, de ces génies et de ces dieux,

Inventés par les hommes face à la mort qui les émeut.

 

Oui, mon amour, le monde est en décombres.

Tout semble qu’un épais brouillard parsemé d’ombres.

Mais, souviens-toi, de cette pluie fraîche et fine dans la pénombre.

Qui fit place au soleil quand nos cœurs s’unirent malgré leur surnombre.

 

Prends-moi par la main et poursuivons notre chemin.

Il y a pour toi et moi sûrement un meilleur destin.

Mon amour, n’attends pas jusqu’à demain.

Crois-moi, nos vies sont entre nos mains.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ce collier que je t’ai offert

Ce collier que je t’ai offert par Rolland Jr St-Gelais photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-black-necklace-876855491

Ce collier que je t’ai offert

 

Dame ! Jolie dame !

Tout droit sortie des flammes,

Des flammes qui ne se consument point,

Dame exquise à la beauté qui se voit si loin.

 

Dame à la peau tatouée de ces signes mystérieux,

Ces symboles qui te protègent de ces vantards et de ces vaniteux,

Ces traits qui attirent vers toi les âmes pures des chevaliers courageux,

À la recherche d’une âme qui saurait les rendre éternellement heureux.

 

Dame au regard à la fois doux et si perçant,

Qui saisit le cœur des hommes le temps d’un instant,

Toi qui caresses avec passion ce collier de ta délicate main,

En craignant en silence depuis trop longtemps cet avenir incertain.

 

Caresse-le sans cesse, charmante dame, à la beauté sublime,

Cette offrande qui me lira à toi jusqu’aux profondeurs des abîmes,

Je te le jure sur mon honneur, dame de mes rêves, j’irai te chercher.

Même si pour se faire, par mon plus tendre amour, pour toi je mourrai.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Concupiscence !

Concupiscence ! Poème de Rolland Jr St-Gelais photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Studies-874185427

Concupiscence !

 

J’ai appris un mot du dictionnaire,

La cause première du péché qui me mènera en enfer,

Un mot à la fois si magnifique et tellement mystérieux,

Qu’à lui seul, il amena bien des hommes loin des cieux.

 

Pourtant, sans lui nul être fait de chair ne pourrait exister,

Si d’abord, il n’avait pas fait surgir la sensation de convoiter.

Convoiter par le cœur et par la chair, l’être si désiré et si aimé,

C’est par le plaisir des yeux que naisse l’envie pressante d’un baiser.

 

Concupiscence ! Quel mot magique !

Concupiscence ! Quel mot au destin parfois tragique !

C’est en effet sous son influence que bien des êtres perdirent leurs âmes,

En étant ravagés par la luxure effrénée tels les tourments des flammes.

 

C’est une drôle de coïncidence,

De découvrir ce mot dans cet état de jouvence.

Un état qui méconnaît un tant soit peu la prudence,

C’est dans les pas de la concupiscence que se trouve la plus belle danse.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada