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Les jours « seins » de la semaine sainte

Les jours seins de la semaine sainte Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Joel Pèlerin Source : https://www.deviantart.com/charmeurindien/art/So-Beautiful-867729139

Les jours « seins » de la semaine sainte

 

Cette semaine est particulière.

À vrai dire, elle est celle que je préfère.

Pourquoi donc ? Me demanderez-vous ?

Allons donc ! Vous savez bien que je suis un peu fou.

 

Il s’agit bien entendu de la semaine sainte.

Une période où seraient permises les plaintes.

Mais, vous me connaissez bien, je crois.

Me plaindre, ce n’est vraiment pas pour moi.

 

C’est donc avec plaisir que je vous présente ma signification.

En ce temps de la fin de carême, de cette morne saison.

Sept jours vraiment spéciaux au sein de mon calendrier.

Une éphéméride que je vous présente volontiers.

 

Tout débute avec le dimanche des Rameaux.

Qui me rappelle qu’arrivent les jours beaux et chauds.

Il va de soi qu’assister à la célébration eucharistique,

Est pour moi un devoir sacré en attendant la venue messianique.

 

Que puis-je dire du lundi « sein » ?

Si ce n’est qu’à la confession j’y vais d’un pas serein.

Car, dans sa grande sagesse, Dieu est tellement miséricordieux.

Il sait bien que pour moi, rien de plus beau que les femmes sous les cieux.

 

Et puis ? Qu’y a-t-il pour le mardi ?

C’est la journée où j’ai fait la rencontre de Julie.

Une demoiselle si mignonne et si coquette !

Qu’elle me faisait penser à une belle pâquerette.

 

Mercredi ! À quoi s’attendre ?

Celui où tout a commencé par l’imposition des cendres.

Ce qui ne m’a jamais empêché de faire la rencontre de dames esseulées.

Vous voyez mes amis ! De tous les péchés, le pire est celui du plaisir non partagé.

 

Mais, celui qui, à ma surprise, me fait sans cesse sourire.

Le jeudi « sein » me rappelle tant suaves et sublimes souvenirs.

À la cérémonie du lavement des pieds par notre divin Sauveur.

Je revois en effet celles avec qui j’ai passé d’inoubliables heures.

 

Puis vient le jour sacré du vendredi.

Au pied de la croix, je lui rends grâce pour ma vie.

Et, pour toute sa bonté envers son humble créature.

Je lui dis merci pour toutes ces dames aux belles parures.

 

C’est tout de même étrange qu’à la veillée pascale.

Je me remémore une nuit passée jadis avec la grande Pascale.

Une femme originaire de la France plus particulièrement de Chamonix.

N’ayez crainte ! En bon chrétien que je suis, je prie pour elle en cette cérémonie.

 

Que faire en ce jour de Pâques si c’est de savourer du bon chocolat ?

En songeant à celle qui, dans son lit de pécheresse, avec joie m’y amènera.

Mais en paraphrasant si bien Saint-Augustin évêque d’Hippone :

« Mon Dieu ! Permettez-moi de faire encore la rencontre de ces friponnes.

 

Il faut savoir apprécier du plaisir de la chair en abondance.

Pour saisir la valeur de votre miséricorde en surabondance.

Mais, accorder la grâce qu’en chacune de mes aventures,

Conservez en vos mains, je vous prie, mon âme pure ! »

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Quelle femme !

Quelle femme ! Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par Joel Pèlerin Source : https://www.deviantart.com/charmeurindien/art/What-a-woman-776255972

Quelle femme !

 

Ce soir, j’ai rencontré.

Une dame belle à croquer.

Elle avait tellement de charmes.

Que devant son talent, j’ai rendu les armes.

 

Que pouvais-je faire devant une femme si experte ?

Face à ses courbes découpées, je courais à ma perte.

Dans sa chambre de pécheresse brillait une lampe tamisée.

Un fanal rouge à la porte de sa demeure me rappelait ma destinée.

 

Elle savait si bien raviver en mon être ma fière masculinité.

Par le fait de ma bonne santé et d’une telle beauté, ma virilité.

Dites-moi ! Est-ce un crime de succomber aux plaisirs de la chair ?

Si c’est le cas, je plaide coupable au risque de vous déplaire.

 

Que voulez-vous ? Gens, d’ici, et d’ailleurs.

Il fallait savoir me défaire de la moralité et de mes peurs.

Au risque même de me retrouver en enfer et dans ses flammes !

Après cette nuit de volupté, je me suis exclamé : « Quelle femme ! »

 

J’en ai rencontré de ces femmes aux mœurs légères.

Elles savaient, par leurs sourires et leurs gestes choisis, me plaire.

Une belle rousse qui connaissait à la perfection les poses du Kâmasûtra.

Elle maîtrisait l’art de m’amener en des zones interdites jusqu’à ce moment-là.

 

Une jolie blonde aux yeux d’un bleu d’azur m’attendait.

Car, chacune de nos rencontres, un bouquet de fleurs, je lui offrais.

Hé oui, mes amis ! L’homme que je suis est avant un cœur épris.

Un être sensible à toutes celles qui partagent avec lui leurs lits.

 

Que puis-je dire de cette brunette connue un samedi soir ?

Alors que la nuit était déjà tombée et qu’il était tard.

Une dame qui, par son expérience, m’avait beaucoup plu.

Femme fidèle à son époux chéri. Si seulement je l’avais su.

 

Il y a aussi cette dame d’origine africaine.

Qui paraissait, aux yeux de tous, bien loin d’être vilaine.

Et à qui, on lui donnerait la sainte communion sans confession.

Mais, avouons-le avec sincérité, la luxure est le cadet de tous les péchés.

Tout débute par une belle pensée, prélude d’une passion déchaînée.

 

Oui, je sais bien. Ces mots peuvent vous offusquer.

Mais, dites-vous bien. Une seule chose peut me choquer.

C’est de voir en ce monde tant de malheur et si peu de joie.

J’éprouve tant de plaisir d’être dans les bras d’une femme sous son toit.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

La mère supérieure

La mère supérieure Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Rasmus-art Source : https://www.deviantart.com/rasmus-art/art/Touched-II-675918961

La mère supérieure

 

En cette journée,

Si belle et ensoleillée.

Je suis allé me confesser.

De mes mignons et tendres péchés.

 

Dans leur couvent magnifique.

Des nonnes aux doigts si féeriques.

M’ont accueilli avec leur beauté angélique.

Je saisis vite que cette confession sera fantastique.

 

Je suis arrivé à l’heure convenue.

Car être en retard en ce lieu est mal vu.

Aussitôt arrivé, la mère supérieure m’a dévêtu.

Mon intimité était, à elle et sa consœur, ainsi nue.

 

Pour une confession exemplaire, un bain chaud s’imposait.

Mère supérieure de cette tâche avec pieuse joie, s’en occupait.

Avec un soin monastique, mes parties intimes, elle rasait.

Aucun poil de cette zone, avec grande minutie, elle ne laissait.

 

Quand tout fut, à ses yeux, impeccable.

Elle essuya mon corps de manière si appréciable.

Que j’aie eu, bien malgré moi, une érection formidable.

Mais, du fait de son expérience, ce fut là, une erreur pardonnable.

 

Elle m’habilla de la tête aux pieds.

En prévision de ce moment si sacré.

Vers le confessionnal, nous nous sommes dirigés.

Pour que devant sa consœur, mes péchés soient avoués.

 

Quoi de mieux, de plus beau, de plus humble et de plus mignon ?

Le fait de caresser les pieds à mère supérieure pendant la confession.

Alors qu’un encens brûle, tel un cantique chanté à l’unisson.

Une telle quiétude apaise mon âme tel un nourrisson.

  

Après avoir lentement embrassé,

De la mère supérieure, ses jolis pieds.

Vers le lieu expiatoire, nous sommes allés.

Pour y recevoir une correction physique méritée.

 

Par un amour pur et fraternel,

Elle me sauva des flammes éternelles.

En corrigeant avec minutie ma faiblesse charnelle.

En cet instant si précieux, je vis comme elle était belle.

 

Le vénérable Bède disait : « aucune confession n’est parfaite.

Si le pécheur n’avoue guère en son fort intérieure sa défaite. »

En ma bouche ouverte, une récompense divine coula de la nymphette.

Un vin de messe allait soutenir devant les futures tentations mon âme imparfaite.

 

Ô, mère supérieure ! Mille fois merci d’avoir sauvé en ce lieu béni mon âme.

De l’avoir sauvée des griffes du diable, de l’enfer et de ses éternelles flammes.

Heureuses, êtes-vous les nonnes, d’être au sein de la création des femmes.

Même si c’est Dieu que je dois adorer, c’est avant tout vous que j’aime.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

La coquette

La coquette Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par JRekas Source : https://www.deviantart.com/jrekas/art/COQUETTE-357681192

La coquette

 

Hier soir, avec une dame, j’ai eu un rendez-vous.

Je dois avouer que cela m’a rendu totalement fou.

Une suave rencontre que j’avais si longtemps attendue,

Dans un endroit extraordinaire où les femmes sont à moitié nues.

 

Étant un homme, par mes parents, bien éduqué,

Je voulais, par un grand éclat, bien sûr la toucher,

Autant par ma prestance que par mon apparence soignée,

Car, il n’y a point de plaisir s’il y a une quelconque vulgarité.

 

Propre comme un vase en porcelaine et habillé avec élégance,

J’y allais avec le sourire et parfumé d’un arôme suscitant la romance,

Comment pourrais-je plaire à cette dame sans être fier de ma personne?

La satisfaire par mon savoir-faire, au plus profond de moi, résonne.

 

Arrivé en ce lieu de tous les péchés véniels,

J’étais enjoué tel un enfant faisant multiples ribambelles,

L’homme que je suis, ne peut en aucun temps, rester indifférent,

Devant autant de femmes magnifiques venues d’occident et de l’orient.

 

Dames si adorables avec leurs sourires enjôleurs et leur peau satinée,

Elles savaient avec une attention mesurée prendre soin de leurs invités,

En particulier de l’homme qui écrit ces quelques mots en cet instant précis,

Car, je voulais me confesser avec franchise tant de corps que d’esprit.

 

Une confession que je fais devant vous mon père, avec grand plaisir,

Puisque la satisfaction ultime du péché de la chair, c’est de s’en souvenir.

Afin de ma confession, je peux à la perfection devant Dieu, l’accomplir.

Après mes actes avoués, malgré votre jalousie, vous pourrez me bénir.

 

C’est en savourant un verre de whisky,

Qu’une femme aux allures espiègles, je vis.

Jolie dame portant un déshabillé tout de rouge,

Éloigna de mon regard, tout ce qui autour de moi bouge.

 

Regard accroché par tant de beauté,

Masculinité en plein essor captive par tant de féminité,

Aucune parole de part et d’autre ne fut nécessaire pour briser la glace,

Car nous discutions avec des gestes secrets en cette mystérieuse place.

 

Me prenant avec aisance ma main imaginaire,

Elle m’amena en cette chambre où le rêve remplissait l’air.

Elle mit le doigt sur mes lèvres avec délicatesse, car aucun mot était utile,

Seuls les gestes comptèrent en ce lieu discret où tout le reste était futile.

 

Ô belle et tendre dame inconnue,

Quelle satisfaction immense de vous avoir connue,

Il est possible que vos mots d’amour aient disparu depuis belle lurette,

Mais sachez-le, jolie dame! Je vous ai trouvée tellement coquette.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ciel ou en enfer?

Ciel ou enfer
Ciel ou enfer ? de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Heaven-or-hell-851752592

Ciel ou en enfer?

 

Ciel ou enfer ?

Où irais-je ?

Excellente question,

Béatitudes ou damnation.

 

Tout ce pose ici et maintenant,

Car demain sera peut-être trop tard,

Dame mort me piquera avec son dard,

Et confession sincère sera loin de moi possiblement.

 

Quel est le lot de vivre,

De vivre ses folies jusqu’à en être ivre,

De ressentir les mille plaisirs de la chair,

De humer les parfums de ces dames dans les airs.

 

Pardonnez-moi ô mon Dieu ces plaisirs,

Car loin de ces dames je ne fais que souffrir,

Je ne peux revenir sur le passé et mes erreurs,

Pour mon avenir, ai-je raison d’en avoir peur?

 

Personne ne connait de quoi son avenir sera fait,

Homme prudent agit pour son bienfait,

Et pourtant rien ne lui est certain,

Peut-être sera-t-il décédé demain.

 

Mais, ce que j’adore mes maitresses,

Recevoir leurs tendres baisers et caresses,

Être leur maitre tant adulé tant adoré,

Être leur esclave tellement aimé.

 

Le temps passe et je me demande ceci:

Ai-je bien tellement réussi ma vie?

Car je sais qu’un jour tout sera fini,

Où irais-je une fois que mon âme sera partie?

 

Une chose est toutefois sûre,

Je suis loin d’être l’homme le plus pur,

C’est ce que je n’ai pas pu faire que je regretterai,

Et non pas ce que j’ai fait lorsque le pont je franchirai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada