Archives de tags | soir

Descendre

Descendre
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de Poème écrit par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Descendre

 

Descendre,
En espérant te voir,
Avant que ne tombe le soir,
Jusqu’à ma virginité vendre.

 

Un pas devant l’autre,
Seras-tu une nuit mon hôte?
Devrais-je plutôt cesser de rêver,
Afin d’arrêter de me sentir humilier.

 

Regardant inévitablement au plus loin,
Je me demande quelle est donc mon destin?
Ne sais-tu pas que pour toi sont réservés mes seins?
Quel triste sort pour moi qui t’avais offert un amour sans fin.

 

Je descend ces marches à l’ombre du soleil,
En espérant qu’il me reste en cette vie des merveilles,
Et le vent qui caresse mon corps retenant mon âme souffrante,
Seras-tu là un jour ou bien une nuit? Réponds à cette question déchirante.

 

Descendre de mon piédestal,
Car je n’en peux plus de mes désillusions,
De cette sensation horrible d’un perpétuel abandon,
Voilà ce qui me torture sans arrêt d’un indescriptible mal.

 

Dis-moi : As-tu déjà, oui toi, aimé?
Dis-moi : As-tu déjà pour moi pleuré?
Dis-moi : Sais-tu ce qu’est de souffrir vraiment?
Je t’en supplie, arrête de me faire mourir lentement.

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Sentir couler

Sentir couler
« Sentir couler » par G.B. d’Allemagne Poème par RollandJr St-Gelais

Sentir couler

 

Le soir qui est venu,
La nuit qui est tombée,
En te voyant j’ai cessé de respirer,
Car je ne croyais pas te voir ainsi nue.

 

Dans la pénombre de ta chambre,
Là où sous mes yeux tu te cambres,
Entendant avec délice tes langoureux soupirs,
Je ne pouvais m’empêcher de te faire un sourire.

 

Un sourire de passion,
Un sourire passant à la satisfaction,
Pour ton plus grand bonheur comme il se doit,
Car Dieu dans sa bonté ma offert mes dix doigts.

 

Je ne te ferai pas plus attendre,
Car tu as su mon cœur comment le prendre,
Laisse-moi coller mes lèvres humides sur ton intimité,
Sentir couler ton fluide afin de m’abreuver pour l’éternité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Dualité

Dualité
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Dualité

 

Mirage ! Mirage ! Tout n’est que mirage !
Depuis que l’on a relégué les paroles des sages,
Et que la nature fut depuis longtemps oubliée par l’humanité,
Celle qui depuis les temps anciens nous a nourris et abreuvés.

 

L’homme a remplacé le réel par le surnaturel,
La beauté authentique par tout ce qui est artificiel,
La fragilité signe de la nature propre de toute grâce de vie,
Par la force brute illusion suprême d’existence vouée à l’infini.

 

Qui sommes-nous réellement devant la glace ?
Des êtres qui devant la destinée perdent la face ?
Soyons francs, qui sommes-nous face à notre destiné ?
Des êtres de chairs et d’os cherchant un astre dans le ciel étoilé ?

 

La dualité régit tout notre être,
Sans cesse sourire pour bien faire paraître,
Larmes qui coulent sur les parois de notre coeur,
Afin de survivre on doit souvent affronter dure labeur.

 

Notre amour ne doit jamais être déclaré,
À l’être qui en un instant de folie nous a ensorcelés,
Même si toutes les guerres ont été faites sans aucune gêne,
Semant dans leurs sillons des larmes, du sang et bien des peines.

 

Devant le miroir où se reflète notre pauvre âme,
Se trouve un corps si perdu glissant sur une lame,
Un corps souvent tatoué comme pour effacer sa fragilité,
Un corps qui de son âme cherche à lui accorder un peu de liberté.

 

Drôle de dualité que de vivre ici-bas,
Œuvrant à la sueur de son front et d’espérer en l’au-delà,
En prenant conscience dans le miroir glacial sa réalité provisoire,
Dualité suivant l’humain dès l’aube de sa vie jusqu’à son dernier soir.

 

Dualité formant tout son être de chair,
Depuis que l’âme s’y incrusta en un éclair,
Crainte de mourir de partir même si c’est son destin,
Malgré ses prières, de ses oeuvres il n’emportera rien en ses mains.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Donc vous vous attendiez vraiment à plus ?

Donc vous vous attendiez vraiment à plus

« Donc vous vous attendiez vraiment à plus ? » par G.B. d’Allemagne Modèle KittyCatKatha 

Donc vous vous attendiez vraiment à plus ?

 

Ce soir, j’ai tenu ma promesse.
Je suis venu avec grande gentillesse,
Venue poser pour vous entièrement nue,
Après avoir tant discuté et tel que convenu.

 

Vous m’avez de par vos mots ensorcelée,
Même je l’avoue j’aime bien me faire désirer,
Car de mes attributs féminins, pleine conscience j’ai.
Pour votre plaisir et le mien, votre invitation j’ai acceptée.

 

Prête pour l’heure prévue,
Je suis partie aussi vite que j’ai pu.
Ayant en main sur un papier votre adresse,
Précieusement conservée de toute maladresse.

 

Arrivée à la porte de votre appartement,
Situé dans cette ville aux cents bâtiments,
Je sonna deux coups et j’attendis patiemment,
Que votre porte vous m’ouvrez très délicatement.

 

Salutations d’usage accomplies,
Lieu de travail vous m’avez présenté,
Un simple fauteuil rouge j’ai vite remarqué,
En effet, cela devait faire l’affaire pour ma nudité.

 

Femme à la peau basanée,
De ma fratrie, j’en suis l’aînée.
Aimant ma liberté être nue est naturel,
Car c’est dans cette simplicité que je me sens belle.

 

Soirée fraîche malgré l’été,
Prestement je me suis déshabillée,
À quoi bon attendre aux derniers moments ?
Pour vivre cette expérience avec joie assurément.

 

Un seul fauteuil pour une séance ?
Avoir de l’imagination est ici de la chance.
Heureusement que je me sens en pleine forme,
Car j’accomplirai bien des poses disons-le hors-normes.

 

Mais comme l’ambiance est agréable,
Et qu’avec moi vous êtes tellement aimable,
Il flotte dans l’air comme un parfum de lavandes,
Une sensation d’extase me pénètre jusqu’au ventre.

 

Pose assise à gauche puis à droite,
Pour débuter afin d’éviter d’être maladroite,
Jambes croisées et menton légèrement relevé,
Car fille de bonne famille j’ai été bien éduquée.

 

Voyant l’heure avec rapidité avancer,
Être un peu plus osée j’ai eu la fameuse idée,
Ayant monté sur le fauteuil les jambes bien écartées,
Main gauche posée sur un sein fixement je vous ai regardée.

 

Vite vous avez compris ma question,
En ce fauteuil j’avais une seule interrogation,
Poser en d’autres lieux et autrement aurions-nous pu ?
Vous m’avez répondu : Donc vous vous attendiez à vraiment plus ?

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Noir et blanc

Noir et blanc
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Noir et blanc

 

Ô mon tendre amour,
Ce soir, je t’ai écrit un billet.
Car en moi un foudroyant venin y est,
Qui brûle mon être et rend mon esprit si sourd.

 

Mais, sache que j’ai envers toi aucune récrimination.
Simplement cette fatale sensation d’être à l’abandon.
Je voulais t’en te le dire en évitant te faire trop souffrir,
Car temps heureux nous avons su partager avec le sourire.

 

Je me souviens à l’école de notre enfance,
Que déjà je protégeais ta tendre innocence,
Te consolant avec passion tes moments de tristesse,
Tout en imprégnant dans ton cœur des instants d’allégresse.

 

Ô ma chérie te rappelles-tu au lycée,
La première fois que je t’ai embrassée ?
J’étais si maladroit dans mes mouvements,
Que tu m’as alors serré dans tes bras gentiment.

 

Nous nous sommes fréquentés très longtemps,
Et de faire l’amour, nous avons attendu le bon moment.
Car nous souhaitions nous donner l’un à l’autre pleinement,
Afin de bâtir un amour authentique qui durera éternellement.

 

Dans les jours de bonheur ou de malheur,
Nous étions ensemble contre vents et marées,
Chaque moment de ma vie, tu étais à mes côtés.
Chaque jour qui se levait, sans cesse je t’ai admirée.

 

Puis le temps passa de manière inévitable,
Jeune dame j’ai rencontrée à une soirée mondaine,
Submergeant alors en moi une pensée si impure et vilaine,
Face à son charme et ses cheveux roux, j’ai commis l’irréparable.

 

Dans son lit avec liberté j’y suis allé.
Malheur à moi ! Oui, c’est vrai que je t’ai trompée.
Sur ses lèvres si pulpeuses, j’y ai déposé mes baisers,
Dans son intimité, j’y ai laissé ma semence qui t’était alors réservée.

 

Me pardonneras-tu mon erreur ?
Me blanchiras-tu de ce péché, de cette horreur ?
Me gracieras-tu de mon crime, de mon manque d’honneur ?
Comment puis-je sécher tes larmes alors qu’en lisant cette lettre tu pleures ?

 

Tout est ma faute ! Oui, je l’admets.
La honte m’accable de tout son poids si lourd,
Vers toi ô ma chérie, oserais-je revenir un de ces jours ?
Dis-le-moi une seule fois et je te promets de disparaitre à tout jamais.

 

En une minute tout en moi est devenu si noir,
En une minute est disparu tout le blanc qui en moi s’y trouvait,
Alors que dans le fond de mon cœur, je peux le jurer, comme je t’aimais,
Par mon erreur de parcours, sur nous s’est abattue la couverture du désespoir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Pendant que je m’endors

Il ne m'a jamais laissé tomber

« Pendant que je m’endors » Photo par G.B. d’Allemagne

Pendant que je m’endors

 

Ce soir j’ai l’âme en peine,
Et le chagrin coule dans les veines,
Je lui ai pourtant tout donné tout sacrifié,
Sacrifié mes rêves, mes espoirs et mes pensées.

 

Que lui ai-je donc dit ou bien fait ?
Alors qu’il me disait qu’il m’aimait,
Je voulais le croire lorsqu’il mentait,
Je le désirais quand à une autre il rêvait.

 

Seule dans mon lit,
Je pense sans cesse à lui,
Serrant très fort mon ami d’enfance,
Celui qui a su préserver mon innocence.

 

Que de secrets, je lui ai confiés.
Que d’histoires je lui ai racontées,
Que de peines avec lui j’ai partagées,
C’est le cas où mon coeur est encore brisé.

 

Maintenant en qui et en quoi puis-je croire ?
Comment cesser dans ma vie de broyer du noir ?
C’est alors en mon ours en peluche que je trouve du réconfort,
Revoyant le jour où je l’ai reçu dans mes bras pendant que je m’endors.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Mouillée

Mouillée

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Mouillée

 

Il est tard
Je vais me doucher
Car je suis si fatiguée
Et je dois avouer que j’en ai marre

 

Marre de devoir toujours sourire
Devant des gens qui ne font que souffrir
Du matin jusqu’au soir jusqu’au lendemain
Je fais tout ce que je peux mais je n’ai que deux mains.

 

L’eau chaude coule sur ma peau
Quelle est si bonne cette eau
Enlevant les impuretés
De ma journée

 

Tiens! Je pense à ce bel homme
Que j’ai accueilli et soigné aujourd’hui
Il était beau quand il m’a avec entrain souris
Avait-il deviné de mes pensées la somme?

 

L’eau continue à couler
L »envie de me caresser et de me satisfaire
M’envahie et c’est loin de me déplaire
Car cet homme m’avait tellement bien attirée.

 

Rien ne m’empêche de jouir
Et de rêver à cet homme avant d’aller dormir
Quel péché y a-t-il de fantasmer sur un inconnu?
Alors que moi-même je suis entièrement nue?

 

Ce que je suis mouillée
Tant par cette eau qui coule
Atténuant mes bruits quand je roucoule
Mouillée d’envie car mon corps n’a pas ce qu’il désire.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Peux-tu la sentir ?

Peux-tu sentir
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Peux-tu la sentir ?

 

Sois rassurée !
Il est vrai que je t’ai aimée,
Aimée à la folie, aimée sincèrement,
Aimée du matin au soir et si passionnément.

 

Aimée de tout mon coeur et en silence,
Au risque de plier sous le poids de la démence,
J’étais prêt à te prendre avec tes qualités et tes défauts,
Car moi aussi j’en ai tout autant et même plus qu’il n’en faut.

 

J’étais heureux de te voir sourire,
Car au fond de moi je me sentais revivre,
J’avais aussi de la peine lorsque tu pleurais,
Car malgré moi, je le savais bien que je t’aimais.

 

Tu étais libre de faire ce qu’il te plaisait,
Mais en mon coeur me mentir, pardonner ? Jamais !
Liberté ? Je t’ai donnée. Te venir en aide ? Je l’ai fait.
Mais quand mes yeux s’ouvrirent, mon espoir s’envolait.

 

Je ne t’en veux pas car j’ai agi comme un fou.
Étais-je bercé par mes illusions en mon coeur doux ?
La vie m’enseigna qu’il faut savoir souvent faire un choix.
Peux-tu la sentir ? Deviner en mon âme tout le poids de ma croix.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Surprise

Surprise
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Surprise

 

Bonjour chérie,
Je suis venu aujourd’hui,
Pour te dire comme je t’aime,
Peut-être, je l’avoue, un peu trop même.

 

Comme tu n’étais pas là,
Je me suis permis d’entrer chez-toi,
Afin de préparer un de mes délicieux soupers,
Que tu sais si bien apprécier et qu’avec attention j’apprêterai.

 

D’ailleurs, j’avais trouvé ces quelques fleurs.
Afin de te combler et de te faire un petit bonheur.
Quelques roses rouges pour mon amour de tous les jours,
Car c’est avec toi que je désire vivre maintenant et pour toujours.

 

Et puis, il y a cette bouteille de vin.
Laquelle, te connaissant, n’a pas été achetée en vain.
Qui accompagnera notre repas que je te prépare avec plaisir,
Car c’est ce soir que je veux partager avec toi mon plus grand désir.

 

Depuis si longtemps que j’attends ce précieux moment,
Ayant en ma poche en guise de promesse une bague sertie d’un diamant,
Sur cette table reposent modestes vaisselles garnies avec ces fleurs choisies avec soin,
Car de tout mon cœur, c’est une belle surprise, je te ferai en te demandant la main.

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Délivrez-moi

salvation_by_rickb500_dd47cx1-pre
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Délivrez-moi

 

Par cette nuit d’été toute en chaleur,
Où je dois affronter ma plus grande peur,
Celle qui me fera découvrir ces plaisirs interdits,
De ces plaisirs qui m’ont été à jamais, dans vœux, proscrits.

 

De ces œuvres de chair,
Ne désirera qu’en mariage seulement,
Même pour un laps de temps, un court moment,
De prendre garde de n’y point succomber de craindre l’enfer.

 

Ô Seigneur si étranger aux humains,
Qui leurs donne tout sous leurs mains,
En leur interdisant d’en à savourer du soir au matin
Alors qu’il suffirait d’y succomber pour y connaître plaisir certain.

 

Délivrez-moi ! Délivrez-moi de cette envie,
Que j’y succombe dès maintenant, je vous en supplie.
De ma virginité à vous promise dans un élan de pure folie,
Désire de la perdre est au plus profond de moi jusqu’à l’infini.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada