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Je ne t’oublierai jamais

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Je ne t’oublierai jamais

 

Pendant mon voyage,
Alors que j’avançais en âge,
Une période de joie et de bonheur,
Tu avais choisi ce moment comme ton heure.

 

Dans le silence d’une nuit,
Tu as décidé de laisser ainsi la vie,
Sans faire de bruit tu as quitté cette terre,
Pour aller rejoindre celle de tes sœurs et frères.

 

Me laissant avec mes souvenirs,
Ceux qui me réconfortent et me font sourire,
De ce temps où tu étais légère comme une plume,
De ce temps qui disparaît de ma mémoire telle une brume.

 

Avec les journées qui ont passées,
Tu es devenue belle chatte apprivoisée,
Que j’aimais caresser avec mes mains imaginaires,
En écoutant ton ronronnement qui égaya les tristes soirs d’hiver.

 

De tes espiègleries bien innocentes,
Qui me récomfortaient de mes moments de solitude,
Durant les temps où mes amours ressemblèrent à des femmes si prudes,
Et que les jours passèrent dans des douleurs si accablantes et lancinantes.

 

Installée avec confort près de moi,
Je te flattais avec la douceur d’un noble roi,
Te prenant parfois dans mes bras l’espace d’un court instant,
En respectant ton désir légitime de ne point être trop insistant.

 

Puis vient le temps de nos étés,
De ces rares périodes de grandes festivités,
J’y allais avec plaisir mais comme de raison avec précaution,
De voir à tes besoins comme il se doit avec attention.

 

Car jamais il n’aurait été question d’oublier,
Toutes ces simples promesses auxquelles à toi j’étais lié.
De voir en tout temps à ton bien-être sans omettre de te choyer,
Ce que je fis avec amour à chaque jour où tu étais avec moi mon adorée.

 

Maintenant que tu n’es plus en ce monde,
Ni en mon cœur blessé et qui s’effondre,
Tu es partie sans me dire au revoir,
Alors que je te revenais au soir.

 

Sur la route du retour comme le voulait mon destin,
J’ai ressenti sur le pavé chaotique cet ultime chagrin,
Celui, ô combien cruel, ne pas t’avoir dit comme je t’aimais,
Et sache Dame Plume qu’au plus profond de moi je ne t’oublierai jamais.

 

De

 

Rolland St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

 

Un goût inné pour le bonheur

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À l’occasion d’un séjour à Montréal pour des séances de nudité artistique voilà déjà quelques années

Un goût inné pour le bonheur

 

Êtes-vous jaloux de mon bonheur ?

Je n’ai pourtant reçu que bribes,

Avec lesquelles je survis,

Avec lesquelles je me grise,

Allant de surprise en surprise,

D’être si heureux à toute heure.

 

Êtes-vous choqués de mon métier

Je cache ma détresse au soir

Avec du soleil sur mon corps

Avec des regards sur mon corps

Allant de miracle en espoirs

Et le ferai jusqu’à ma mort

 

Ne croyez-vous pas à la chance,

Je l’ai reçue à l’intérieur

En lot excessif de présence

Avec au lieu de mes manques

Avec au lieu de mes absences

Un goût inné pour le bonheur

 

Par

 

Ghislaine Lavoie

Québec (Québec)

Canada

Ce soir, c’est pleine lune.

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Magnifique dessin réalisé par Eri Kel de la France

 

Ce soir, c’est la pleine lune.

 

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que vous pouvez profiter de cette première journée de repos dominical du mois de mars. Pour ma part, tout va très bien. Les photos réalisées durant mes dernières prestations de nudité artistique arrivent par les divers services de messagerie auxquels mes contacts et moi-même nous nous servons pour nos communications. Ces photos constituent une banque de données fort importante pour la planification de mes futures publications au sein de mon blogue dédié à la nudité artistique, la poésie et la photographie.

Certes, certaines des photos qui seront incluses au sein desdites publications feront scandale. J’en suis tout à fait convaincu et ce, pour deux causes majeurs. Il y a le fait que d’une part, elles ont été prises lors d’une session de shibari, art japonais du bondage, qui a eu lieu à Montréal le 20 février dernier et, d’autre part, elles apparaîtront dans une série d’articles qui portera sur un sujet précis et qui sera “ la souffrance chez l’être humain “. Qu’est-ce qui nous fait souffrir ? Pourquoi souffre-t-on autant ? Est-ce de notre plein gré ? Est-il possible de surmonter nos douleurs ? Et, surtout, est-ce à quoi nous devons nous attendre de notre destiné ? Bref, ce sera fort probablement une série qui suscitera à la fois scandale, curiosité et, je le souhaite ardemment, matière à réflexion.

Une réflexion propice en ce temps du carême. Un temps où porter notre regard au plus profond de soi tout en l’amenant vers les horizons lointains peut d’une manière aussi infime soit-elle nous faire grandir. Mais, pour ce soir, c’est un soir de folie, un soir de paix, un soir de pleine lune. Je termine le présent article en remerciant Dea Kaizoku pour sa fabuleuse contribution à la réalisation et à la bonne marche d’une telle session à la fois spéciale et artistique.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Quand la chaise ne sert pas à s’asseoir.

Quand la chaise ne sert pas à s'asseoir

Dessin de mon ami Eri Kel de la France

Quand la chaise ne sert pas à s’asseoir.

 

Voici une chaise,
Mon amour ! Mets-toi à l’aise !
Allons ! N’aies pas peur.
Tu sais, je suis toute douceur.

 

Raconte-moi ta journée,
Dévoile-moi toutes tes craintes,
Dis-moi tes rêves et tes envies,
Confies-moi tes bons coups et tes envies.

 

Tu sais mon amour,
Être près de toi me suffit,
Pour oublier mes chagrins et mes soucis,
Car tes yeux illuminent l’obscurité de mes jours.

 

Ton regard en dit long,
Sur tes secrets désirs et tes émotions,
Te voir enlever doucement tes vêtements,
Fait monter en moi la sève de la passion assurément.

 

Sans dire un mot,
Tu me tournes lentement le dos,
M’offrant ainsi ta croupe tant admirée,
Subjugué par mes pulsions d’amant tant aimé.

 

Sentant ma hampe se gorger de sang,
Ne souhaitant te rendre hommage délicatement,
Tu vis ma silencieuse demande avec grande joie,
À laquelle tu lui répondis avec entrain et de bon aloi.

 

Ô mon amour de ces temps interdits,
Où tout se vit ! Où tout se voit ! Où tout se dit !
C’est à la lueur d’une chandelle du début du soir,
Que tu m’aies appris que la chaise ne sert pas à s’assoir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Nu … par Brigitte Bizé

 

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Avec la permission de Brigitte Bizé et de Arthur Art

 

 

Nu …

Par Brigitte Bizé

 

Être dans la réjouissance
Avoir la chance,
De pouvoir regarder cette femme
En ressentir les flammes .

Devant sa nudité parfaite
Et discrète ,
Habillée d’une tresse
Comme douce caresse .

 

Sur le galbe de ses seins
Au teint satin ,
A vous amener les soupirs
Et le désir .

 

De l’aimer
Sans pouvoir l’animer ,
Tendrement
À chaque instant .

 

Comme chaque soir
Être dans le désespoir ,
A ne voir sa sensualité
Que sur cette œuvre à satiété .

 

Réaliser par amour pour la femme
Par un Peintre et son âme,
Avec le respect dans son regard
À effectuer son Art .

 

Brigitte Bizé

 

Tous droits d’auteur réservés
15/01/2018

 

Photo :Arthur Art
Page :Arthur Art
Date de la réalisation :13/91/2018!

Le départ

 

 

Le départ

 

C’est qu’un départ,
Vers d’autres cieux ! Vers d’autres terres !
Où irais-je ? Contrés paisibles ou pays en guerre ?
Allons ! Partons ! Maintenant avant qu’il soit trop tard.

 

Là ? J’attends le moment.
Où je vivrai un autre présent,
Présent sans retour et sans regret,
Peut-être dans mes pensées ? Qui le sait ?

 

Partir ?
pour ne plus revenir,
Dans les cœurs que j’ai brisés,
De tous ceux que j’ai jadis aimés.

 

C’est le temps.
Temps de vous dire au revoir,
Avant que vienne la pénombre et le soir,
Avant la fin de cette vie et dire adieu à mes amours d’antan.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Ce joli masque

 

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Modèle nu ? La fantastique Sandrine CARRASCOSA

 

Ce joli masque

 

Ce joli masque,

Qu’en cet instant tu portes,

Par ton regard si intime tu me transportes,

Tu vois en moi tous mes envies et tu me démasques.

 

Beauté toute féminine,

Ta fragilité est tellement divine,

T’aurais-je par ma présence réveillée ?

Rendors-toi vite car, crois-moi, j’en suis désolé.

 

Puis-je dans le pays des rêves t’y accompagner ?

À moins que tu désires que nous soyons collés ?

Enlacés pour prendre notre élan avant de s’envoler ?

Tu as su par ton masque réellement m’envouter.

 

Gardes-le pendant que je t’embrasse,

Portes-le pendant que dans mes bras je t’enlace,

Ce soir, de par mon grand savoir-faire, je te comblerai,

En cette nuit, tu seras de mon talent, toute étonnée.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je suis fier

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Je suis fier

 

Je suis fier

De mon corps de fer

Fer blanc forgé avec force

Et viril d’un amour si féroce.

 

De ce tendre visage

D’un homme pas toujours sage

Aimant la vie mais ne craignant pas la mort

Car c’est-là où chacun connaîtra son sort.

 

Heureux en mon sein

Car bien des maîtresses m’offrirent leurs siens

De ces femmes aux courbes magnifiques

Et que dire de leurs regards si féeriques ?

 

Amoureux d’un soir

Ou d’une vie sans espoir

Amours de cette lointaine jeunesse

Où elles adorèrent m’offrir leurs chaudes caresses.

 

Que pourrais-je vous offrir ?

Pour vous faire à nouveau jouir ?

Que je suis heureux en mes pensées

Car j’ai su à la fois vous combler et vous aimer.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

J’ai succombé

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J’ai succombé

 

Ce soir
Je devais te voir
Voir la douceur de tes yeux
Admirer la beauté que te firent les dieux

 

Comment pouvais-je résister?
De ne jamais comme hier succomber ?
Succomber la grâce de te regarder ?
De regarder celle que tu es sans t’aimer ?

 

Oui, j’ai succombé
Mais ce que j’ai aimé
J’ai succombé avec joie
Car il n’y en pas d’autres que toi

 

De

 

RollandJr St Gelais
Québec (Québec)
Canada

Mélancolie

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Mélancolie

 

Ces jours heureux ou bien ces nuits torrides,
Instants de pure joie et de grands plaisirs deviennent insipides,
Déversant les pensées dans le puit sans fond de l’ennui et de l’acrimonie,
De ces gens insécures qui m’entourent et de toutes leurs hypocrites manies.

 

Je m’en fous éperdument depuis fort longtemps,
Car en moi a lieu un combat entre lumières et ténèbres,
Transposant leur lutte sur mon corps devenu semblable à un zèbre,
Offert en pâture à la plèbe vouée à ses bassesses et à ses écœurements.

 

Qui suis-je pour parler ainsi ?
Seulement une âme chagrinée par tant d’envie,
Blasée par le noir qui sans cesse semble m’envahir,
Mais qui voit encore, Dieu merci! cette lumière qui encore reluit.

 

Ô belle lumière ! Symbole d’espoir !
De grâce, ne me quitte pas alors qu’arrive le soir,
Je t’en prie, gardes-moi, en ta protection et en ton amour,
Afin que je puisse protéger ceux que j’aime et qui m’entourent.

 

Éloigne de moi cette mélancolie,
Car je sais qu’au plus profond de mon être,
Tel qu’aurait incrusté un auguste sage appuyé sur un hêtre,
Tout reste à découvrir, à explorer et à aimer sur cette terre et en cette vie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada