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L’entre-deux guerres

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Magnifique dessin de Gérard Teillot

L’entre-deux guerres

 

Dans ce temps-là, les femmes étaient belles tout simplement.

À cette époque où tout était permis assurément,

Pour les amoureux et les amants,

Avec un cœur gaiement.

 

On ne se souciait guère,

D’une possible nouvelle guerre,

Car des souvenirs de jadis nous n’avions que faire,

Et les larmes firent place aux rires aussitôt passé cet hier.

 

Les dames coquettes de Paris,

Étaient aussi jolies que celles de la Normandie,

Croyez-moi, c’est moi qui vous le dis mes chers amis.

Sans oublier celles du nord et bien entendu du chaud Midi.

 

À que ces années folles, ces années vingt!

Aussi enivrantes et joyeux que du bon vin,

Que je ne peux en y pensant un seul instant me taire,

En revivant dans mes pensées de jeunesse aux années de l’entre-deux guerres.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Dos

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Dessin par mon ami Eri Kel de la France

Dos

 

Vous savez quoi?

Je suis qu’une femme, moi.

Pas une héroïne de bande-dessinée.

De père et de mère je suis simplement née.

 

Étant jeune, je suis allé à l’école.

Où j’ai rencontré un garçon, un pot de colle.

Plus tard, lorsque je fréquentais le collège.

Où je devais décider mon métier mais qu’en savais-je?

 

Et puis un jour,

J’ai connu le grand amour.

Celui que l’on rencontre une fois dans sa vie,

Pour une question bizarre je l’ai connu une nuit.

 

Noces riches et majestueux gâteau

Ce que j’étais belle, ce qu’il était beau

Invités comblés et parents tellement heureux

De voir leurs enfants chéris voler sur de nouveaux cieux.

 

Nous avons fondé grande famille

Maisonnée simple aimant la camomille

Garçons espiègles et fillettes pas toujours sages

Voilà le début de ce qui semblait être un doux voyage.

 

Et puis vint la terrible guerre

Je m’en souviens comme si c’était hier

Celle tant voulue par un tout petit petit caporal

Un être assoiffé de grande puissance et si immoral.

 

C’est ainsi que furent enrôlés mes fils chéris

Qui quittèrent mon petit coin tranquille de Paradis

Pour s’engloutir dans l’enfer loin de leurs père et mère

Afin de combattre un homme qui allait devenir célèbre, un certain Hitler.

 

Fils furent tués aux combats

Mes larmes allègrement je versas

Que je versais encore bien des fois

Lorsque j’ai perdu mon mari, mon amour, mon roi.

 

Aujourd’hui, je revois les jours de jadis.

Alors je deviens, vous comprenez, bien triste.

Car je me rappelle d’avoir prié pour leurs âmes là-haut.

Que pouvais-je faire autrement sinon d’en avoir plein le dos?

 

De

 

Rolland St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Dans ses pensées

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Dessin de mon ami Eri Kel de la France

Dans ses pensées

 

En ce si beau jour d’été

Où les jours de labeur sont passés

Où les jours d’école sont devenus souvenir

Pour les garnements qui préfèrent en rire.

 

Madame la marquise a voulu s’étendre nue

Sur une plage avec ses copines toutes menues

Se prélassant au soleil et profitant de ses chauds rayons

Elles n’ont que faire de ces jugements et ces qu’en dira t’on.

 

Mesdames et messieurs

Voilà bien là des gens heureux

Ne souciant guère des bonnes manières

Elles savent profiter de ce temps de paix comme de guerre

Pourquoi pas? La vie est si courte car demain devient vite hier.

 

Mais alors que je m’approchais tranquillement d’elles

Nu comme un ver, fier comme un coq quoique je l’avoue un peu frêle

Voilà bien que madame la marquise avec un sourire coquin me fixa

J’ai alors lu dans ses pensées lorsqu’elle porta son regard un peu bas.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

Femme de terre

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Création de Gérard Teillot

Femme de terre

 

Femme de paix,

Femme de guerre,

Femme libre comme l’air,

Femme de demain comme d’hier.

 

Femme assise,

D’ici ou bien d’Assise.

Prenant appuis sur votre main,

Serait-ce pour mieux affronter le destin?

 

Femme assise aux jambes croisées,

Avez-vous assisté au retour des Croisés?

De ces gens valeureux sur une terre étrangère,

À une époque où la noblesse valait précieuse pierre.

 

Femme nue magnifique aux seins tendres,

Pouvez-vous de votre lieu ces acclamations les entendre?

De ces gens épuisés parcourant ce monde sans cesse violenté,

Espérant de tout leurs cœurs un avenir radieux pour leurs derniers-nés.

 

Femme des royaumes d’Afrique à la peau basanée,

Semblable à toutes celles se trouvant sous les cieux étoilés,

Méditez avec sagesse sur l’avenir incertain des peuples égarés sur les chemins,

Sur les routes de la haine et de toutes craintes construites par la peur des lendemains.

 

Femme tant convoitée par ceux qui ont le coeur vraiment pur,

Qui voient en vous l’ardeur de votre labeur sous le soleil si dur.

Et de la valeur de votre chair marquée au fer rouge d’un esclavage,

Qui fit chez vos ancêtres verser des larmes témoignant d’un triste âge.

 

Femme fière qui est mère !

Femme noble qui est sœur de ses frères !

Descendante des peuples de ces régions de pierre,

Ô toi ! Qui témoigne, de par son histoire, être une femme de la terre.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Dans le fond de mon âme

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Front commun mai 1972 à Sept-Îles

Dans le fond de mon âme

 

Aujourd’hui fait revivre hier

Voilà pourquoi je fais cette prière

De mon enfance bien des jours de bonheur

Et pourtant, on me l’arracha en une heure

 

Une fraîche journée de mois de mai

Un mois des amoureux et pour semer

Et une ville en colère en état de guerre

Pour une raison si compliquée que je m’en souviens guère

 

Notre sœur et toi étiez partis voir simplement

Sans savoir que nous te reverrons plus assurément

J’entendis une foule crier telle la passion des saintes écritures

Homme parmi les autres fonça dans cette foule et le silence se fît telle torture

 

Grand nombre blessé meurtri dans leurs chairs

Parmi eux ceux que j’aimais et qui m’étaient chers

D’autres allèrent souffrir dans leurs cœurs d’avoir perdu en silence

Leur fils aîné tué par un fou dans sa colère qui m’entraîna malgré mon enfance

 

À quoi bon ressasser le passé avec raison me diriez-vous ?

Je vous répondrai que bien des douleurs m’ont rendu un peu fou

Car voyez-vous dans l’obscurité de cette nuit je me rappelle

De ce frère que l’on m’enleva et qui dans le fond de mon âme j’appelle.

 

De

 

RollandJr St Gelais de Québec au Canada

Femme de feu

 

Femme de feu

Gracieuseté de mon amie Paule Jean de la France

 

Femme de feu

 

Femme de ce temps,

Femme d’hier et d’aujourd’hui,

Femme qui donne l’existence par la vie,

Femme à aimer pour une nuit de pluie et de vent.

 

Ouvre-moi tes bras,

Laisse-moi t’enlacer avec ardeur,

Laisse-moi te combler avec grande douceur,

Ouvre-toi avec confiance comme si j’étais ton roi.

 

Embrasser l’auréole de tes seins,

À en faire damner les anges et les saints,

À en faire tourner les têtes les moines des monastères,

Qui ne connurent que les seins de leurs tendres mères.

 

Que je ressentes la chaleur de ta peau,

Lorsque je serai en ton intimité avec des mots suaves,

Tu connaitras ces plaisirs car je serai ton esclave,

Jamais homme n’a su te satisfaire en évitant ces maux.

 

Car bien des mouvements profonds,

Saccadés dans les instants où nous nous unissions,

Peuvent être brutaux si nous l’oublions par notre passion,

De ces gestes inavouables par la pudeur comme de la raison.

 

Femme rouge de désir,

Femme qui boira de mon blanc elixir,

Qui assouvira ton besoin d’amour et de volupté,

En attendant la prochaine nuit où tu me dévoileras ta nudité.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Car la vie …

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 » Car la vie ne retourne pas en arrière ni s’attarde à hier. « 

de

Gibran Khalil Gibran (Le Prophète)

Arbres en hiver

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Arbres en hiver

 

Arbres nus,

Je vous ai vus,

Affrontant le froid,

Avec ardeur et sans effroi.

 

Bravant le temps,

Debout contre les vents,

Témoins de notre belle histoire,

De ceux qui voulaient en ce pays croire.

 

De toutes éternités, vous êtes défectibles !

Votre sacralité n’est pourtant pas dans la Bible,

Hélas ! Car vous démontrez si bien, aux nations,

Que l’hiver est sans contredit la plus belle des saisons.

 

Arbres en hiver,

Qui êtes là aujourd’hui comme hier,

Arbres de nos ancêtres et de nos descendants,

Vous êtes beaux quand la neige vous couvre tels des diamants.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je m’en vais vers les chemins

Je m'en vais sur les chemins

 

 » Je m’en vais vers les chemins  » par RollandJr St-Gelais de Québec

 

Je m’en vais vers les chemins

 

Hier comme demain,

En ce jour tel que sera mon destin,

Ne tournant point mon regard sur le passé,

Puisque rien ne pourra guérir celle que j’ai aimée.

 

Hier deviendra souvenir,

Parfois de pleurs ! Parfois de rires !

De ces vagues frappant les chauds rivages,

Où j’admirais en secret la beauté de son visage.

 

Aujourd’hui vint la quiétude boréale,

Étendant son manteau blanc de l’hermine hivernale,

Le temps de mes amours insoupçonnés

Où j’en suis sortis tellement blessé.

 

Blessé dans ma fierté,

En affrontant cette triste vérité,

Mais sachant la pureté de cet illustre empereur,

Qui anime tout mon être en son fort intérieur.

 

Symbole du saint empire romain-germanique,

Combattant avec courage les épopées épiques,

Me relevant avec foi en Dieu et avec résilience,

Mieux valait prendre ce mal en patience.

 

Demain est devenu temps présent,

Avec détermination mais sans amertume pour autant,

Prenant mon baluchon avec cœur léger et gaiement,

Je m’en vais vers les chemins avec espoir assurément.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ne pas déranger !

 

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Modèle nu ? RollandJr St-Gelais Dessin réalisé par un étudiant du C.E.G.E.P. de Sept-Îles

 

Ne pas me déranger !

 

Prendre un petit répit !
Ho que ça fait du bien mes amis,
Saisir le temps présent d’être pour soi,
Simplement là ! Un instant réservé sous un toit.

 

Vaguer sur les houles de la mer imaginaire,
S’étendre sur une chaude plage pour quelques bouffées d’air,
Sans penser à ce que je suis, à ce que je vis et loin  de moi toute haine,
Car hier est chose si lointaine et demain une promesse incertaine.

 

Vous avez une question ?
Je vous en prie, passez votre chemin.
Car seul compte cet aujourd’hui face à mon destin,
En prenant grand soin d’éviter futiles interrogations.

 

Allez ! Partez et revenez plus tard,
Aux premières lueurs de la douce aurore,
Ou bien en récitant les vêpres comme prières d’or,
Pendant ce temps repos et silence seront pratiqués tel un art.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada