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L’utilité des instruments dans les poses de nu artistique

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L’utilité des instruments dans les poses de nu artistique

Bonjour tout le monde,

IMG_20190404_080359Aujourd’hui, je vous parle d’un sujet rarement développé parmi mes articles sur mon blogue portant sur mes passions concernant la nudité artistique, la poésie et la photographie. Je profite donc de la situation pour vous faire mon mea culpa pour n’avoir écrit aucun article sur l’utilité des instruments dans les séances de nu artistique. Un tel oubli peut être dû à ce double fait qui est, d’une part, à la croyance erronée que l’utilisation d’objets de toutes sortes va de soi lors des séances et, d’autre part, qu’il s’agit là d’un sujet situé aux antipodes de ce que votre humble serviteur est habitué de lire en ce qui a trait le domaine du nu. Il m’a donc paru impératif de corriger le tir en rédigeant cet article.

Une chose doit être d’abord clarifiée : tout objet peut être utilisé dansmeer_phylactere_rolland122018-07666211672549549001170.jpg le cadre d’une séance de nu artistique. Bien entendu l’utilisation d’objet doit être faite en tenant compte du contexte dans lequel ladite séance a lieu. C’est ainsi qu’un objet pourrait être fort apprécié à l’occasion d’une séance photo tout en étant jugé tout à fait inapproprié pour une classe de dessin de niveau collégial. À tire d’exemple, je me verrai très mal d’utiliser un sex-toy pendant l’une de mes prestations en classe tandis qu’une telle utilisation pourrait être comprise sous un angle humoristique en d’autres occasions.

new-image11Là encore, l’un n’empêche pas forcément l’autre. En effet, je me rappelle une anecdote vécue lors d’une séance réalisée à Montréal dans la classe du cours de dessins par madame Samuelle D.-H. Celle-ci avait amené une foule d’instruments pouvant servir à inspirer tant votre humble serviteur dans le choix des poses que pour ses élèves dans leurs exécutions sur leurs toiles. Or, il y avait parmi lesdits objets une cravache laquelle servait probablement dans le cadre de ses prestations équestres. En effet, madame Samuelle D.-H., est directrice d’une troupe équestre depuis plusieurs années. Or, je me suis exclamé, un peu à la blague et en faisant référence au film Cinquante nuance de gris, en disant ceci : « Hé bien ! À présent, on connait vos fantasmes. » Est-il utile de vous dire que les élèves, la professeure et moi-même avons rit un bon coup ? Rien ne vaut une bonne blague placée au bon moment pour détendre l’atmosphère. Ce qui comprend une séance de nudité artistique, bien entendu.

Personnellement, j’ai eu la chance de travailler avec une gammekatanas d’objets assez variée. Cela pouvait être de simples bâtons de bois. D’ailleurs, certaines de mes poses les mieux réussies ont été réalisées justement à ces derniers. Parmi celles-ci, les poses dites du « Pèlerin » et celle dite du « Porteur d’eau » ont été de loin les plus appréciées jusqu’à aujourd’hui. En une occasion, j’ai eu l’opportunité de porter une toge laquelle m’avait inspiré dans la rédaction de quelques-uns de mes poèmes les mieux réussis. Que puis-je écrire à propos de l’utilisation de mes katanas ? En effet, cela m’a toujours fait un petit velours de pouvoir les utiliser. Ce qui est, et vous comprendrez la raison avec ce qui suit, plus que normal en tenant compte que j’ai pratiqué les arts martiaux pendant de nombreuses années tant à Québec que dans ma ville natale qui est Sept-Îles. Bref, l’utilisation adéquate d’un objet peut faire vivre toutes une gamme d’émotions tant chez la personne qui est derrière le lutrin que chez celle qui est en devant.

Le pot magiquePeut-on en dire autant pour les réalisations photographiques ? (1) C’est sans contexte que je réponds par l’affirmative à cette question. D’ailleurs, la majorité des photos les mieux réussies que j’ai découvertes jusqu’à maintenant parmi toutes celles réalisées par mes collaborateurs concerne bel et bien avec l’utilisation d’objets. Il va sans dire que le sens professionnel tant chez le photographe en question que chez les modèles nues concernées est un prérequis indéniable pour un résultat de qualité. Fort heureusement, ce n’est certes pas le choix qui manque dans les sites de mes connaissances qui gracieusement accepté de collaborer en maintes occasions afin que je puisse enrichir mon blogue adoré lui donnant ainsi une plus grande crédibilité.

LueurJe désire terminer cet article sur une note qui me semble être importante. En effet, il n’est strictement pas nécessaire que le modèle soit entièrement nu pour que l’utilisation d’un objet soit requise. En effet, quelques-unes des photos les plus émotives, et qui m’ont facilité de manière considérable la composition de certains mes plus beaux poèmes au sein de mon blogue artistique, ont été d’une aide inestimable.(2) Bon ! Je reconnais sans peine que les photos de nudité artistique où la modèle nue utilise un quelconque objet est davantage appropriée si je réfère uniquement à la thématique centrale de celui-ci qui est la nudité artistique. C’est là mon humble point de vue.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

(1) Réalisation par Joël Pélerin

(2) DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Une des raisons d’aimer Nadeshicon

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Une des raisons d’aimer Nadeshicon

Bonjour tout le monde,

Comment allez-vous en cette journée ? Quelles sont vos occupations ? Pour ma part, je vais merveilleusement bien. En effet, le weekend dernier a été l’occasion de rencontrer des gens fort sympathiques durant la convention du Nadeshicon. Une convention riche en couleurs et en créativités.

Maker:S,Date:2017-12-23,Ver:6,Lens:Kan03,Act:Lar02,E-YIl va de soi, et vous le savez déjà, qu’un tel événement a pour thème principal les arts japonais. Des arts qui remontent à des temps fort anciens, ayant traversé bien des époques, mais qui sont aussi présents à l’aube du XXIIe siècle. Oui, j’ai assisté à de multiples représentations à chacune de mes présences sur les lieux. Je pense notamment aux démonstrations de danses traditionnelles et aux pratiques d’arts martiaux du pays du soleil levant. C’est un fait. J’ai adoré mon weekend.

Toutefois, quel est donc l’élément principal qui m’a leMaker:S,Date:2017-12-23,Ver:6,Lens:Kan03,Act:Lar02,E-Y plus surpris tout au long de cette convention ? Voilà une interrogation qui mérite une réponse claire et précise. J’attends par l’expression « le plus surpris » ce qui est le plus susceptible d’être retenu d’un tel événement. Et pour être franc avec vous, c’est la beauté authentique de la jeunesse qui m’a le plus étonné. Une beauté non pas axée sur des frivolités, sur une mode passagère mais sur la fierté que les participants pouvaient ressentir à l’égard du résultat de leur travail sur la conception, la réalisation et l’originalité de leurs costumes. Et ils ont bien raisons d’en être fiers.

Maker:S,Date:2017-12-23,Ver:6,Lens:Kan03,Act:Lar02,E-YÀ cela vient s’ajouter un aspect qui me turlupine quelque peu l’esprit. À vrai dire, je me demande souvent pour quelles raisons accuse-t-on la jeunesse de tous les maux de la société ? La jeunesse, surtout celle de nos jours, est fondamentalement belle, bonne et riche. Elle est belle parce qu’elle ne craint pas de s’affirmer dans tous les aspects de la vie, notamment dans le monde des arts. Elle est bonne parce qu’elle est moins portée à juger la différence de l’autre pour la simple raison qu’elle sait que la richesse tire sa source dans la diversité, la pluralité et le respect de ce qui n’est pas comme « nous ». Et, finalement, elle est riche parce qu’elle ne craint pas de s’ouvrir et de faire reculer les barrières de l’ignorance. Soyons heureux qu’une telle jeunesse puisse exister de nos jours.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Un panel fort intéressant

Maker:S,Date:2017-12-23,Ver:6,Lens:Kan03,Act:Lar02,E-Y

Un panel fort intéressant

( Chose promise, chose due )

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien en ce début de semaine.IMG_20180408_101118-COLLAGE Pour ma part, je dois avouer que je suis satisfait de mon weekend passé à la convention de Nadeshicon. Une convention où les différentes formes d’art japonais sont mis à l’honneur par une foule d’activités s’adressant à un public de tous âges. En effet, les activités allèrent à la présentation de panels notamment sur les mangas, les créations de bandes dessinées et des projections sur des sujets qui me sont totalement inconnus. Et que dire des nombreux costumes créés et portés par les participants ? J’en ai été souvent ébahi tant par leur originalité que par la minutie des détails. 

Maker:S,Date:2017-12-23,Ver:6,Lens:Kan03,Act:Lar02,E-YCependant, ne croyez pas que je fus perdu dans une telle convention. Bien au contraire ! J’y ai redécouvert certaines réalités de la culture nippone telles que les danses traditionnelles et la pratique d’arts martiaux dont l’aïkido, le kendo et koshindo. D’ailleurs, saviez-vous que votre humble serviteur a déjà pratiqué le karaté pendant plus de 10 ans au sein de l’une des plus prestigieuses écoles de cet art martial au Québec ? Une école qui a été dirigée de mains de maître par l’un des piliers du karaté au Québec en kyoshi, c’est-à-dire grand maître, Marc Asselin. Oui, il est vrai que cette époque a été l’une des plus belles dans ma vie.

Ceci écrit, j’ai assisté à un panel où furent présentéesIMG_20180409_062523_551 certaines des disciplines martiales nippones à un public fort attentionné. Fait intéressant à souligner ! J’ai eu la chance de rencontrer un des sensei dans le domaine de l’aïkido à Québec avec qui je me suis entraîné à quelques occasions afin de diversifier mon champ de compétence dans les arts martiaux du pays du soleil levant. Une telle pratique est possiblement à l’origine de mon agilité et de mon endurance lors des mes poses pendant les séances de nudité artistique au sein des écoles et des ateliers. Comme quoi rien n’est perdu en ce monde.

Bref, ce weekend a été fort intéressant pour toutes les personnes, jeunes et moins jeunes et parfois d’un âge vénérable, qui ont pris de leurs temps pour assister à un tel événement. Un événement auquel il me fait plaisir d’y participer en tant que spectateur, de surcroît comblé, depuis plusieurs années. Je souhaite pouvoir le faire de nouveau dans les années à venir. Souhaitons tous et toutes longue vie au Nadeshicon de Québec. Félicitations aux organisateurs pour assumer avec brio toute l’immensité de leurs tâches à un tel événement et au grand public qui ont fait de cette activité un franc succès.

Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec (Québec) Canada

Les qualités recherchées !

Les qualités recherchées !

Bonjour tout le monde,

Je profite de quelques minutes mises à ma disposition pour glisser quelques mots sur les principales qualités recherchées chez le modèle nu et ce, indistinctement qu’il soit un homme ou bien une femme. Il va de soi que mon choix de partager avec vous un tel article réside dans la réflexion, fort appropriée faut-il préciser, qu’a fait une des plus grandes modèles nues de la France. Et j’ai nommé madame Maria Clark. Je suis d’accord avec elle sur un point précis : l’intensité est la pierre d’angle de tout bon modèle nu qui se respecte dans ce domaine.

Cependant, et c’est là mon humble opinion, que la beauté physique, leinspiration_for_the_painter_by_jrekas-dbffc3q charme et des traits soignés sont des éléments pouvant amener chez l’artiste à vivre des émotions qui lui sont propres. Qui d’entre vous sait résister à la beauté sensuelle de certains modèles nues ? Qui reste insensible aux regards envoûteurs, aux sourires provocateurs et à certaines poses plus ou moins subjectives réalisées par des modèles nus qui possèdent un corps parfaits selon les critères socialement établis ? D’ailleurs je suis moi-même, et nul n’est en moins le besoin de m’en confesser et encore moins de me sentir coupable, fortement attiré par de tels modèles. Après tout, la nature masculine est bel et bien vivante au plus profond de moi.

master_of_magic_and_the_enchanted_beauty_ii_by_jrekas-db6lxqhIl est à noter qu’il existe, et c’est encore une fois mon humble opinion, quatre qualités recherchées chez les modèles nus auprès des artistes . Quatre qualités dépendantes les unes des autres pour la bonne marche des séances de nudité artistique. Ces qualités se résument comme suit ; l’ouverture d’esprit, la capacité de s’adapter au milieu environnant et une grande disponibilité ainsi que l’aptitude de passer d’une pose à une autre qui lui soit totalement différente.

En premier lieu, l’ouverture d’esprit concerne l’aptitude de se mettre au diapason de l’artiste, ou dans certains cas le groupe, pour qui le modèle pose nu. Chaque groupe est en droit de s’attendre à recevoir une prestation de qualité qui démontre à la fois le sens professionnel et l’excellence de la préparation du modèle. Pour se faire, celui-ci devra avoir au préalable choisi, du moins faire un survol, des poses susceptibles d’intéresser les artistes présents à la séance. Personnellement, il m’arrive souvent de revoir longtemps à l’avance, parfois même de plusieurs jours, les poses qui pourraient être faites en tenant compte de mes forces et de mes limites.

En deuxième lieu, la capacité de s’adapter au milieu environnant.new-image11 S’adapter au milieu environnant est un élément majeur pour le bon déroulement d’une séance. Faut-il se rappeler que l’on ne peut pas poser nu devant un groupe d’artistes amateurs comme on le ferait devant des professionnels ou encore lors d’un cours de dessins ? Leurs attentes sont très souvent différentes les unes des autres. Qui plus est ! Chaque groupe n’a pas forcément de nombreux objets pouvant être utilisés lors des poses. C’est l’une des raisons pour laquelle il m’est arrivé en certaines occasions d’apporter avec moi des outils de travail au cas où une telle occasion se présenterait. Je pense notamment à mon katana qui a été une source d’inspiration fort étonnante pour l’élaboration de certaines poses. Fait à retenir ! La pratique des arts martiaux à laquelle je me suis astreint pendant plusieurs années, notamment le karaté de style Yoseikan, m’a été d’une grande aide non seulement à choisir mes postures, mais aussi à les garder pendant le temps requis par les artistes. Ces derniers ont jusqu’à maintenant semblé avoir beaucoup apprécié qu’une telle aptitude  existe chez votre humble serviteur.

En troisième lieu, la grande disponibilité dans le cadre des horaires de travail. Ici, vous avez sans doute deviné que les horaires de travail varient d’une semaine à l’autre, d’un mois à un autre et même, croyez-le ou non, d’une saison à une autre. Par exemple, mes services peuvent ne pas être requis pendant plusieurs semaines et, tout d’un coup, je poserai nu durant plusieurs journées d’affilée au sein de diverses écoles ou ateliers. Voilà pourquoi, je tiens mes effets de voyage toujours prêts au cas où mes services seraient requis pour une période plus ou moins longue. Professionnalisme oblige !

magic_of_women_by_jrekas-dajl48pEt en dernier lieu, l’aptitude de passer d’une pose à une autre et qui lui soit totalement différente dénote un sens aigu de professionnalisme chez le modèle nu. Cela peut vous sembler allez de soi. Or, il n’en est rien puisque l’on doit tenir compte de trois facteurs importants. Premièrement, le temps alloué pour chacune des poses est un facteur à ne jamais négliger. Des poses d’une à trois minutes sont de manière générale plus appropriées pour des postures davantage élaborées que celles faites dans une période de temps beaucoup plus longue. Deuxièmement, vient la période proprement dites où elles sont réalisées. Le sont-elles en début ou bien à la fin de la séance ? Question qui a une importance extrême dans le cas présent car la disposition et la concentration des artistes peuvent en être altérées. Dernièrement, l’aptitude du modèle va de pair avec l’ambiance des lieux. C’est ainsi que plus la bonne humeur, la joie de vivre et le désir de se surpasser, ou du moins celui de donner son meilleur, seront présents en ces lieux, plus le modèle sera motivé à choisir des poses allant parfois au de-là de ses limites jusqu’alors respectées. Ne dit-on pas que l’art est motivé par le souhait de repousser les frontières de l’imagination ?

En résumé, les quatre qualités que j’ai choisies de vous présenter sont loin d’être les seules. Chaque atelier, chaque école d’arts et chaque artiste sont à la recherche de modèles vivants ayant chacun leurs particularités. Toutefois, je crois bien, et j’en parle en connaissance de cause, que mes choix présentés dans ce présent article correspondent de manière générale ce à quoi s’attendent toutes institutions d’enseignement de l’art dans le monde de la francophonie. Posséder ces quatre qualités de base me semblent être un pré requis indispensable dans toute démarche de nudité artistique qui se respecte.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

L’importance des témoignages

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L’importance des témoignages

Bonjour tout le monde,

Comme vous le savez déjà, il m’arrive souvent d’être à la recherche d’articles publiés sur le web où le sujet central est nul autre que la nudité artistique. C’est ainsi que je passer des heures, parfois des journées entières, à essayer de dénicher des articles sur ce sujet. Un de mes sujets de prédilection au sein de mon blogue. Parfois, je découvre des témoignages de modèles nus sur leurs parcours professionnels et, d’autrefois, des annonces d’évènements qui auront lieu à tels ou tels endroits. Bien entendu qu’il m’est un devoir de mettre en annexe les liens d’où les articles originaux sont tirés afin de respecter le droit d’auteur. C’est d’ailleurs la moindre des choses.

C’est ainsi qu’il me fait plaisir de vous présenter un texte fort intéressant où plusieurs modèles nus ont accepté de donner un aperçu de leur travail et de leur cheminent dans une voie où peu sont appelés et qu’encore très peu acceptent d’y mettre les pieds à nu. C’est là une expression fort appropriée au sein d’un tel article.

Je vous souhaite une bonne lecture !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La nuit des corps vivants

Dites «je suis modèle vivant pour des artistes», et vous aurez aussitôt une flambée de regards plus ou moins égrillards, plus ou moins perplexes, subordonnés aux clichés suivants : «Le modèle couche-t-il avec son artiste ?» «Le modèle est quand même tout nu devant tout le monde, faut pas être bien pudique.» «Faire modèle, c’est pas compliqué, tu fais tas de viande devant une classe ou un peintre-photographe-sculpteur, pas besoin de talents particuliers.» Voire pire, comme cette jeune femme que sa mère, apparemment bloquée sur le puritain XIXe siècle, traite limite de prostituée et se garde bien de dire à son entourage ce que fait sa fille dans la vie. On serait tenté de les comparer à des mannequins qui, eux aussi, vendent et donnent à voir leur image. Erreur : le modèle propose une pose et, à travers elle, une interprétation du corps, pas sa beauté ou uniquement sa plastique. Pour un tarif oscillant entre 15 et 25 euros de l’heure – pas tout à fait les prix des tops.

«Tout le monde peut être modèle, ça n’est pas comme mannequin, tous les corps sont intéressants, c’est hétérogène, ouvert à tous», explique Claire de Colombel qui gagne sa vie avec cette activité depuis trois ans, et vient de sortir un livre sur cette nudité associée à un autre regard, «très particulier, qu’on ne retrouve pas ailleurs : ni sexuel, ni dans le jugement, ni curieux, ni exhibitionniste». Un travail en fait très physique, à la fois sportif, méditatif – essayez de tenir la même pose pendant trente minutes et on en reparle – et artistique. Et qui n’est pas reconnue comme profession, malgré des manifestations de la corporation en 2008 et en 2014 pour obtenir un statut, au même titre que danseur ou comédien. Ce vendredi, jusqu’à samedi tard dans la nuit, se tient le premier marathon de dessin d’après des modèles vivants, organisé par la galerie itinérante Agnez Art Gallery et Maria Kuzma-Kuzniarska, la créatrice de Life Drawing Montmartre (des cours de dessin sans professeur, ouverts à tous les publics). Quatre modèles nous détaillent les grandeurs et misères de leur art.

«A deux, c’est magique»

Patrick Berton, 56 ans, pose aux Beaux-Arts

«Ce que j’aime dans ce métier, c’est son éternité : me dire qu’ici, aux Beaux-Arts, il y a cent ans, un modèle a vécu et ressenti les mêmes choses que moi en posant. Je suis un maillon de plus de cette même chaîne, sensible à la mémoire des lieux. L’intensité avec laquelle les gens dessinent me porte et m’inspire aussi. N’importe quel corps peut l’être, les corps ronds plus facilement. Ils peuvent se voir comme des paysages. Au total, entre les Beaux-Arts et le reste, je pose entre cinq et huit fois trois heures par semaine, debout, assis, allongé, cinq à vingt minutes, parfois quarante-cinq minutes. Il faut supporter les douleurs physiques dues à l’immobilité.

«Je m’adapte aux besoins pédagogiques des profs et des élèves, en choisissant mes poses en fonction de ce que je ressens, de mon humeur. On est créatif de manière éphémère et dans l’instant présent. Parfois on pose à deux, c’est magique : on partage le regard des dessinateurs et cela devient plus facile, léger. Il se passe tout de suite un truc, une histoire. Aujourd’hui, poser me correspond totalement, bien que l’on vive dans la précarité. Mais si on organisait trop ce métier, il perdrait cet aspect bohème, ce côté artistique. C’est cette grande liberté qui m’est précieuse.»

«On ne cherche pas à être jolie»

Florence Rivières, 25 ans, modèle pour photographes

«C’est aujourd’hui mon activité principale. Je travaille pour une trentaine de photographes, trois séances photos par semaine d’une heure à quatre heures. Au début, j’ai fait ça pour gagner de la confiance en moi, ensuite je me suis rendu compte que ça pouvait être un projet artistique.

«C’est différent avec un photographe d’avec une classe de 30 élèves : eux ne bougent pas, vous non plus. Avec le photographe, si. Il y a une communication constante, c’est un échange d’énergie ; on n’a pas à tenir les poses quinze minutes et il faut savoir trouver la lumière, l’angle, comprendre ce que veut l’autre. On ne cherche pas le beau, on ne cherche pas à être jolie, on se détache de sa propre apparence. Parfois je me dis, « je suis horrible mais la photo est géniale ». A force d’en jouer, de poser pour tellement de regards différents, ça désacralise le corps : mon image n’est pas ma personne. Ce n’est pas dans le regard du photographe qu’on valide son être ou son image. Quand je suis nue, c’est comme une tenue : la nudité c’est une autre façon d’habiller son corps.»

«Poser, c’est se poser»

Claire de Colombel, 31 ans, modèle d’écoles d’art

«On travaille dans des endroits très variés, il y a un grand nombre d’institutions ou d’associations qui ont besoin de modèles : écoles d’art, ateliers privés, cours pour adultes. Le vivant, c’est la base de l’apprentissage du dessin. Le corps est observé de manière sensible et technique, le regard n’a rien de voyeur. On choisit nos propres poses en fonction des temps annoncés. Elles vont de cinq à quarante-cinq minutes, parfois plus, mais il y a un repos indispensable de quinze minutes tous les trois quarts d’heure. Je travaille de quinze à trente heures par semaines, pour un taux horaire entre 15 et 25 euros. Immobile et silencieux, c’est pourtant un travail très physique qui demande beaucoup de concentration et de créativité. Il faut habiter son corps, être là.

Je cours souvent d’un atelier à un autre, c’est drôle quand on y pense : courir pour aller arrêter le mouvement. Poser, c’est se poser. Dans l’atelier, on entre dans une autre temporalité, il n’est plus question d’efficacité, de productivité. Rester immobile, c’est aller à contre-courant. Et c’est un véritable engagement, il y a les douleurs musculaires, articulaires, les problèmes de circulation du sang. Je m’aide de techniques de visualisation et de méditation pour soulager les tensions, c’est beaucoup d’énergie à fournir, tout le temps, comme un athlète, mais sans bouger d’un iota. Puis on pose avec sa forme ou sa fatigue du jour, sans artifices, sans Photoshop.»

«Nus par – 5°C dans la cour de la Drac»

Maria Clarck, 40 ans, fondatrice de l’association «Modèles d’art»

«Etre modèle est un état d’être qui implique une réelle qualité de présence, un engagement philosophique. C’est un métier très exigeant, physiquement et mentalement, à la croisée de la méditation et des arts martiaux. Savoir respirer est la clé. Mais contrairement aux danseurs par exemple, rien n’est prévu pour la santé des modèles vivants. Nous sommes salariés vacataires. Donc pas mal de paperasse, parfois difficile à obtenir. En 2008, il y a eu la manif des modèles, nus par – 5°C dans la cour de la Direction régionale des affaires culturelles [Drac] de Paris. La mairie avait supprimé le cornet, c’est-à-dire une vieille pratique qui consiste à faire passer une feuille de papier roulée pour récolter de l’argent complémentaire, ce qui correspondait quand même à 20 % de mes revenus. C’est à ce moment-là que les modèles se sont regroupés et mis en réseau. Au sein de notre association, nous œuvrons pour que notre activité soit mieux reconnue. Idéalement, il faudrait prendre place dans une convention collective et être dissocié des mannequins. Poser, c’est accompagner le processus artistique, c’est une histoire de rencontre et de générosité.»

Source : http://next.liberation.fr/arts/2016/04/28/la-nuit-des-corps-vivants_1449230

L’importance de mes tatouages

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L’importance de mes tatouages

« Si tu essais de comprendre un artiste, c’est que t’as rien compris. »

Samantha D.

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que, contrairement à ce que l’on vit au Québec, vous pouvez profiter un peu du soleil. En effet, on ne peut pas dire que la température printanière nous a gâtés ces dernières semaine. Pluie, froid, vent, nuage et tout le reste constituent notre lot quotidien. Enfin bref, gardons espoir qu’un jour le soleil apparaîtra dans le ciel. Cependant, aujourd’hui, je désire vous entretenir de l’importance des tatouages sur mon corps. Des tatouages qui ont, tout comme l’ensemble de mon corps, une histoire qui leur est propre.

New Image 2Pour moi, mes tatouages témoignent d’étapes très importantes dans le parcours de ma vie. Le premier que j’ai eu est la croix de Jérusalem qui se voulait être une preuve que la vie aura toujours le dernier mot sur la mort, l’amour sur la haine et l’espérance sur le désespoir. Ce qui est intéressant à retenir, c’est que ce tatouage a été fait le jour de l’Action de Grâce, le 10 octobre 2005, soit exactement cinq ans après ma cure de désintoxication contre l’alcoolisme. Vous pouvez donc comprendre sa grande signification à mes yeux. Être sorti de cet Enfer est tout un exploit que Dieu m’a accordé. Je lui en serai toujours reconnaissant.

D’autres tatouages tirent leur origine de ma pratique d’artsNew Image 1 martiaux tels que le karaté et le ju-jitsu. D’ailleurs, ces années de pratique sont sans contredit parmi les plus belles de toute ma vie. J’y ai fait la connaissance de gens formidables et même eu la chance incroyable d’être passé dans un journal publié dans tout le Québec au sein d’un article où l’on me présenta non pas comme un pauvre handicapé, mais bien comme un homme à part entière. Parmi ces tatouages, y figurent le symbole de mon horoscope chinois qui est le tigre, les pictogrammes de ninja, de karaté et du budokan. Ce dernier signifie tout simplement « arts martiaux » en japonais. D’ailleurs, j’éprouve un grand respect envers ce peuple car il a su se relever de manière formidable de leur défaite de 1945 et même de devenir l’une des puissances économiques tout en se mêlant strictement de ses affaires. Un peuple à imiter.

New Image 11Un autre tatouage qui a une grande valeur à mes yeux concerne les armoiries d’un régiment allemand durant la seconde guerre mondiale. Malheureusement, sa gravure sur mon bras a suscité une certaine polémique auprès de personnes que j’aime beaucoup. Je dois avouer que de porter les armoiries de la 33e division waffen SS, dite division Charlemagne, peut porter à confusion chez bon nombre de gens qui me connaissent très bien. Or, j’ai pris grand soin de faire retirer le rouge qui accompagne le motif originel afin d’éviter toutes formes de mésententes. Mais au fait, pourquoi un tel tatouage sur le corps de votre humble serviteur ? C’est là une excellente question. J’ai donc le plaisir, et aussi l’honneur, de vous annoncer qu’il y a au sein de mes ancêtres l’illustre empereur Charlemagne du saint empire romain germanique. Oui, c’est pour moi une grande joie car d’une part, mes origines constituent une source énorme de fierté et que d’autre part, il est pour moi impératif de connaître, du moins en partie, sa lignée ancestrale afin de se connaître réellement.

Enfin, le dernier tatouage représente une rose plantée dans un cœur.New Image 9 Une rose qui est, et sera pour toujours, dédiée à la première femme qui m’a véritable aimé dans ma vie. Je ne parle pas ici d’un amour d’adolescence. Mais d’un véritable amour lequel restera gravé en mon âme en dépit de bien des mésententes. Et, croyez-moi, il y en a eu plus que vous pouvez même vous y imaginer. Ceci ne m’a jamais empêché d’apprécier la femme magnifique qu’elle est et de me remémorer des beaux souvenirs vécus ensemble. Les roses rouges sont certes le symbole par excellence de l’amour, mais elles ont aussi des épines qui blessent souvent très profondément  la main qui se tend vers elles. La vie est ainsi faite.

En résumé, mon corps témoigne à lui seul une histoire peu commune. Courage ! Persévérance ! Force ! Résilience ! Voilà bien ce que les gens me disent souvent. Moi, je leur réponds via mes tatouages tout simplement ceci: « La vie a voulu que ma route soit ainsi et non pas autrement. Cependant, mon désir de vivre a transcendé les multiples obstacles qui s’y trouvèrent afin d’y planter les graines qui allèrent enrichir mon expérience de vie. »

Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Un modèle féminin exceptionnel : Mélia Niang

Mélia Niang

Un modèle féminin exceptionnel : Mélia Niang

Bonjour tout le monde,

Vous savez ! Cela fait maintenant plus de 19 ans que je reste dans la belle ville de Québec, sans compter ma période d’étude à l’université Laval où je résidais à même sur le campus, et ce de 1983 à 1996. En effet, j’ai profité de ces années d’études pour élargir mes connaissances tant en histoire, en sciences politiques et en communication publique. Je dois ma passion pour la connaissance à ma défunte mère qui a fait tout en son pouvoir afin de m’inculquer le goût de la lecture et, par conséquent, l’ouverture sur le monde.

New Phototastic Collage 3C’est ainsi que j’ai fit la connaissance de gens extraordinaires avec qui les échanges d’idées m’ont amené à évoluer au fil du temps. Il va de soi que notre perception du monde se transforme selon nos expériences personnelles et la réalisation de nos projets lesquels peuvent être des réussites ou bien des échecs. La vie est ainsi faite. C’est là une vérité que nul d’entre nous ne peut se soustraire. Et, croyez-moi sur parole, il en va de même pour votre humble serviteur.

Or, j’ai eu l’opportunité de m’investir dans des domaines qui m’étaient, semble-t-il, interdis vu ma situation physique dont la pratique des arts martiaux et le monde du modèle nu. En ce qui concerne ce dernier, cela m’a parmi de faire la connaissance de gens tout à fait magnifiques et avec qui j’ai approfondis davantage mon bien-être intérieur face à la particularité de mon corps. Inutile d’en dire plus à ce sujet. N’est-ce pas ?! Toutefois, il m’est arrivé en certaines occasions de découvrir que quelques-unes de mes connaissances avaient la même passion en ce qui regarde la nudité artistique. Une nudité qui est aux antipodes de ce que le web regorge en fait de pornographie car son but premier est avant toute chose la recherche de la beauté en évitant de sombrer dans la vulgarité.

Mélia Niang 3C’est ainsi que j’ai trouvé quelques photos réalisées par une de mes amies de Québec au fil de nos discussions sur le réseau social Facebook. Qu’ai-je ressenti en voyant, je devrais plutôt écrire en admirant, les photos de mon amie Mélia Niang ? Tout d’abord, je fus ébahi par le charme qui se dégage de chacune de ses photos. Un charme typiquement féminin où l’œil averti peut y déceler avec aisance la recherche de la perfection non seulement dans les poses choisies mais aussi dans l’expression corporelle de ce modèle féminin exceptionnel.

Ensuite, la sensualité y est présente mais de manière réellement Mélia Niang 2respectueuse à l’endroit de Mélia Niang. Elle a su tenir les poses de manière à éveiller la masculinité, voire ici le désir bien légitime d’aller vers l’autre sexe, tout en amenant une profonde réflexion sur la féminité chez votre humble serviteur. Pourquoi est-ce si beau ? Pourquoi suis-je si attiré ? Et, corollairement, par quoi suis-je vraiment attiré ? Autrement dit, quelle est donc la force attractive de ces photos ? Enfin, force est de constater que je fus étonné que l’une de mes connaissances de Québec ait accepté de collaborer à une telle séance photo, surtout en ce qui concerne Mélia Niang, car jamais elle ne m’avait fait part de son intérêt pour un tel domaine lors de nos rencontres à la brûlerie limoilou de Québec.

Quoiqu’il en soit ! C’est vraiment avec une joie indescriptible que j’ai fait une telle découverte. Je profite de l’occasion qui m’est offert pour la remercier d’utiliser ces photos dans l’optique de rédiger le présent article.

Et, qui sait ?, nous vivrons peut-être une séance de nudité artistique dans le futur. Tout est possible dans la vie. N’est-ce pas ?

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

De belles retrouvailles !

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De belles retrouvailles !

Bon début de semaine tout le monde,

Comment allez-vous ? Comment s’est passé votre week-end ? Avez-vous pratiqué des activités qui vous passionnent ou bien êtes-vous simplement resté bien au chaud loin de cette grisaille qui accable le Québec depuis quelques jours ? Si vous restez dans un pays ou le soleil est votre quotidien, sachez qu’un bon nombre de mes citoyens, moi le premier d’entre eux, vous envient de vivre dans une pareille situation. Vous êtes bénis par les dieux. Sachez-le !

new-image13Revenons maintenant aux choses sérieuses ! Je désire partager avec vous mon expérience vécue mercredi le 15 février au sein de l’école d’arts et d’animation de l’U.Q.A.T. satellite Montréal. Toutefois, c’est davantage l’aspect humain qui sera au cœur du présent article sans omettre certains côtés d’ordre plutôt technique. Bien entendu, l’aspect humain est la pierre d’angle de tout mon travail en tant que modèle nu pour des écoles d’arts et des ateliers où mes services y sont requis, mais il est aussi impératif de posséder un bon répertoire de poses lequel peut être assisté par une bonne imagination servant à s’adapter au public qui assiste à mes prestations. Bref, vous vous doutez bien qu’il s’agit là d’un travail de longue haleine et où il n’y a peu de place à l’erreur. N’ayez crainte ! L’erreur est humaine et comme les gens pour qui je pose nu le sont également, une compréhension mutuelle est toujours possible. Après tout nul est parfait en ce monde si imparfait.

J’ai pris l’habitude d’arriver une ou deux journées dans la ville où ont lieu mesnew-image26 prestations afin d’une part, me familiariser avec les lieux ou bien d’y redécouvrir des endroits qui ne m’étaient pas tellement connus jusqu’à ce jour et, d’autre part, y trouver une quelconque source d’inspiration pouvant servir lors de mes poses devant le groupe pour lequel mes services sont sollicités. En effet, il est pour moi plus que nécessaire de m’imprégner de ce qui anime la ville où se trouve l’école d’arts afin de ressentir tout ce qui l’anime, la fait vivre et, parfois, ce qui peut l’émouvoir. Rappelons-nous que chaque ville possède une âme qui lui est spécifique laquelle est, un peu à l’image du « Leviathan » du philosophe Thomas Hobbes, formée de la multitude des gens qui la compose.

cropped-new-image8.jpgC’est ainsi qu’il m’est possible de me faire une petite idée de ce que je pourrai ou non offrir comme poses. C’est un fait que mes positions seront différentes si elles sont faites devant un groupe d’étudiants en arts sous la supervision de leur professeure que si elles sont accomplies devant un groupe de gens disons-le franchement plus avancés en âge. Ce qui est tout à fait normal. N’est-ce pas ?! Après tout, il s’agit de faire preuve de ce que l’on appelle au Québec du « gros bon sens ».

En ce qui concerne ma prestation de nudité artistique qui a eu lieu mercredi le 15new-image7 février au 8e étage de l’édifice situé sur la rue John F. Kennedy où se trouvent les locaux du département satellite de l’U.Q.A.T. à Montréal, force m’est d’admettre que l’ensemble s’est très bien déroulé. L’accueil que me firent madame D.-H, et ses élèves, leur ouverture d’esprit et la belle entente qui régnait dans le local prévu pour ma prestation ont été sans contredit des éléments positifs au bon déroulement du cours. Toutefois, une question me turlupine l’esprit depuis mon retour à Québec et elle se rapporte à savoir si vous connaissez en quoi consiste un tel déroulement. D’ailleurs, sachez que le déroulement des séances auxquelles je participe peuvent sensiblement être différentes les unes des autres. Tout doit être adapté au milieu environnant. Ne pas en tenir compte risque de mettre dans l’embarras l’ensemble des participants. C’est là un principe à toujours retenir en tout temps et en chaque lieu.

new-image8J’ai donc décidé de vous présenter de manière certes sommaire en quoi peut bien consister le déroulement d’une séance de nudité artistique où mon public-cible est composé d’étudiants et d’étudiantes en arts, et ce sous l’œil attentif de leur professeure dévouée en ce mercredi 15 février. Il est important de retenir que tout est fait avec un respect de part et d’autre et que la recherche de l’excellence est le fondement même de notre séance. Voilà pourquoi une longue série d’échanges entre la professeure et moi-même a été faite bien avant notre rencontre afin d’un côté, connaître le temps de travail qui sera requis pour la journée et d’un autre côté, les thèmes susceptibles d’intéresser les élèves qui seront présents en cette occasion. Savoir où l’on va, du moins en avoir une petite idée, est un avantage indéniable dans un tel domaine.

new-image5Mon arrivé pour la séance a toujours lieu environ une demi-heure avant le début. Ce qui nous permet à la professeure et à votre humble serviteur d’établir les derniers points à retenir pour ma prestation. C’est ainsi que plusieurs informations sur le groupe m’est fourni afin de pouvoir m’adapter aux élèves qui porteront leurs regards sur ma nudité absolue qui leur est offerte avec une grande générosité. Qui plus est ! Un local est prévu pour que je puisse me préparer, ce qui signifie que je dois y enlever mes vêtements et me recouvrir de ma robe de chambre rouge et veiller à ne rien oublier pour les heures à venir. Il va de soi que, si cela s’avère utile, la professeure peut donner un coup de mains pour enlever mes vêtements. N’oublions pas que le temps alloué pour ma disposition est tout de même assez limité.

Une fois bien préparé, je suis invité par la professeure à l’accompagner au local oùnew-image4 les élèves m’attendent avec hâte afin de pouvoir travailler avec un modèle qui possède un savoir-faire indéniable dans le nu artistique. Que dois-je faire dès les premiers instants où mes pieds foulent ce lieu d’apprentissage ? Vous l’avez sans doute deviné, j’opte pour faire une présentation brève mais essentielle de ma personne mais aussi de mon parcours dans ce domaine auprès des élèves. C’est ainsi que je les réconforte de ma situation physique en leur démontrant qu’en premier lieu, je suis là pour les aider à se perfectionner dans leurs champs d’étude et, en second lieu, que nous sommes des êtres humains ayant tous besoin les uns des l’autre pour vivre. Par conséquent, la gêne n’a aucune raison d’être en ce lieu. Aider et apprendre avec un souci total de respect ! Voilà les seuls motifs de ma présence en leur sein.

new-image12Le thème central que votre humble serviteur a voulu présenter aux élèves présents au cours se rapportait aux arts martiaux dont j’ai eu la chance de pratiquer pendant de nombreuses années au sein de l’une des plus grandes fédérations de karaté au Québec. C’est ainsi que j’ai eu l’idée d’utiliser avec l’accord de la professeure un de mes katanas, sabres japonais propres aux samouraïs, dans quelques-unes de mes poses. Les élèves ont semblé avoir apprécié une telle option de ma part puisque plusieurs des plus beaux dessins ont été faits durant ces poses. Après tout, un art est un art qu’il soit martial ou bien académique. Le dessin qui vous est présenté ci-dessus prouve la véracité de mes propos. Toutes mes félicitations à son auteur.

Il va de soi que l’improvisation est toujours de mise lors de mes séances de nuditénew-image6 artistique. Ceci favorise une originalité presque sans limite chez les élèves à la recherche de créativité. C’est ainsi que la professeure adepte d’équitation et passionnée par les chevaux a amené quelques accessoires servant à ses démonstrations lors de spectacle où elle y participe en tant que cavalière et une musicienne accomplie. À mon plus grand plaisir, certains des accessoires m’ont bien fait rire puisqu’ils ont suscité en moi quelques remarques qui ont amusé, voire épaté, la galerie. Je pense, à titre d’exemples, au violon et à la cravache dont le premier a réussi à tenir sur mon épaule tout en jouant quelques notes, fausses soit dit en passant, et le second qui m’a amené à poser la question, avec bien entendu une pointe d’humour, à la professeure si je devais mimer une scène du célèbre film du nom de « cinquante nuance de gris ». Ceci a bien amusé les élèves en salle.

new-image11Une chose doit absolument être retenue de mes prestations artistiques surtout lorsqu’elles ont lieu devant un groupe d’étudiants et d’étudiantes en arts de premier cycle universitaire. Rester soi-même en tout temps est un pré requis à la bonne marche des séances et ce peu importe ce qui peut arriver. Je pense à une anecdote qui est arrivée durant le cours. En effet, cela faisait déjà plusieurs minutes que le cours était déjà commencé lorsqu’une élève arriva en retard et entra en salle afin de prendre une des rares places encore disponibles. Elle devait passer devant l’estrade où je me trouvais et ses yeux étaient à égalité avec une partie de mon anatomie que je crois être inutile de vous expliquer de quoi il s’agit. Je me rappelle avec un certain amusement du regard furtif qu’elle porta à cet endroit précis tout en poursuivant son chemin jusqu’à sa place avec un petit sourire au coin de ses lèvres et des joues bien rouges . J’ai fait exactement comme si rien avait eu lieu. Et pourquoi donc ? La réponse est simple : c’est parce qu’en effet rien de grave ou de répréhensible n’avait eu lieu. Nous étions simplement des êtres humains avec des capacités et des limites présents en un lieu précis. Devrions-nous alors faire abstraction du caractère propre à notre appartenance sexuelle ? Bien sûr que non ! Ici, l’essentiel est de garder en mémoire que l’apprentissage de l’art était la pierre angulaire de notre présence en salle.

En résumé, cette journée a été une occasion formidable de renouer avec une vision, que je qualifierais volontiers, d’académique sans pour autant omettre l’aspect humain propre à toute séance de nudité artistique digne de ce nom. Oui, ce furent vraiment de très belles retrouvailles qui ont enrichi non seulement votre humble serviteur, mais aussi les élèves qui sont venus assister le cours. Au plaisir de les revoir un de ces jours !

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Ma définition du bonheur!

Ma définition du bonheur!

Bonjour à vous,

Je crois qu’il est préférable d’entrer dans le vif du sujet étant donné le bien-fondé des propos abordés tout au long du présent article.  Ces propos ont pour fil conducteur mon vécu personnel en lien avec la recherche du bonheur lequel possède des définitions aussi nombreuses que le sable fin d’une plage ensoleillée. En effet, nous vivons au sein d’une société où pullule une multitude de concepts, d’idées et de définitions de ce qu’est

Votre humble serviteur

Votre humble serviteur

le bonheur, et, en contrepartie des multiples façons qui seraient ni plus ni moins des chemins pouvant nous y mener. D’ailleurs, chaque personne sur notre belle planète bleue qu’est la terre a sa propre idée de ce que qui constitue le bonheur et en particulier le sien. Il est bien qu’il en soi ainsi car c’est cette multiplicité de conceptions et d’idées de ce qu’est le bonheur qui rend possible les échanges entre les individus à la condition sine qua none que le respect mutuel soit présent. Plusieurs d’entre vous doivent se questionner à savoir d’où vient mon bonheur. Serait-ce en ingurgitant une quelconque potion magique? En méditant sur le sens de la vie? En m’accrochant à des espoirs fantasmagoriques qui se concrétiseront peut-être jamais dans un futur hypothétique? En une croyance en une vie paradisiaque? J’ai donc décidé, après mûres réflexions il va de soi, de rédiger ce présent article afin de répondre à cette interrogation bien légitime: qu’est-ce qui constitue mon bonheur? Je vous expliquerai ensuite pourquoi j’ai choisi de publier un tel article dans mon blogue artistique.

Position méditation

Position méditation

Il est impératif de prendre note que je suis chrétien de tradition catholique et que je fréquente les célébrations eucharistiques presque à chaque dimanche. Devais-je avoir la foi pour pallier à une certaine carence liée à ma situation physique? Je réponds tout simplement par un non catégorique à une telle supposition. J’ai la foi en un Dieu d’amour qui aime chacun et chacune d’entre nous, et ce, indépendamment de notre condition sociale, économique et physique. Je crois en ce Dieu non pas pour lui demander de m’aider à accepter ma situation mais bien parce que je suis heureux d’être ainsi et d’avoir pu réaliser des prouesses que bien peu de gens en seraient capables. Bref, je rend grâce à ce Dieu pour m’avoir permis d’outrepasser ma différence.

Serait-ce, comme j’avais mentionné plus haut, en ingurgitant une quelconque potion magique? Pas du tout! Je dois même avouer qu’il est plutôt rare de rencontrer des gens qui sont à la fois des consommateurs de substances enivrantes ou illicites et heureux de leurs dépendances. Moi-même, je suis alcoolique vivant dans la sobriété depuis plus de 15 ans, plus précisément depuis le 10 octobre 1995. Et, je m’en porte que mieux. Bien entendu, faire un travail d’introspection sur mes valeurs, sur mon parcours de vie depuis le début de ma jeune vie d’adulte jusqu’à cette journée de l’Action de Grâce 1995 et sur bien d’autres aspects de ma vie intime m’a été plus que salutaire.

Serait-ce en méditant sur le sens de la vie? Absolument vrai. Mais, attention! Il n’a jamais été question de regretter quoique ce soit de ma vie passée. Ce qui est fait, a été fait pour de bon. Un point, c’est tout. Toutefois, il est bien de savoir méditer sur les chemins qui s’ouvrent devant soi afin de choisir, selon notre connaissance du moment, le meilleur possible tout en évitant de tomber de nouveau dans les patterns destructeurs. La vie est un long chemin parsemé de choix presque indéfinis. Ne l’oublions pas!

Mes espoirs peuvent-ils être qualifiés de fantasmagoriques et, par conséquent, ne se concrétiseront peut-être jamais dans un futur des plus hypothétiques? Ce à quoi j’ai le plaisir de vous annoncer que la majorité de nos rêves ont bel et bien surgi de nos pensées les plus folles et pour lesquelles la plupart de nos proches ont été les derniers à y croire. Ce qui ne nous a pas empêchés d’aller de l’avant. Pour ma part, et sans aucune prétention, mes plus belles réalisations sont nées d’idées apparues de manière tout à fait inattendue. La pratique des arts martiaux en est une belle preuve. Une telle pratique a favorisé en votre humble serviteur une aisance dans ses mouvements, mais aussi un bien-être intérieur incomparable. À cela peut s’ajouter avoir eu l’opportunité d’être modèle nu pour quelques artistes dans les arts visuels. Ce dernier élément m’a permis, à mon grand étonnement, de me faire connaitre dans le monde de la francophonie. Qui l’aurait crû entre vous et moi qu’un jour une certaine notoriété dans ce domaine me serait attribué? N’est-ce pas?!

Cliquer pour regarder

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Enfin, tout ceci m’amène à vous expliquer pourquoi j’ai choisi de publier un tel article dans ce blogue dédié à ma passion pour les arts, et plus spécifiquement dans la nudité artistique. C’est que, voyez-vous?, la vie est en elle-même comparable à une grande pièce de théâtre dans laquelle nous avons tous et toutes un rôle à jouer. Quel rôle voulons-nous jouer devant les spectateurs et les spectatrices qui nous côtoient dans notre quotidien? Voulons-nous le conserver ou bien désirons-nous le changer pour un autre qui serait à nos yeux plus convenable? Quels regards portés par un public des plus variés sommes-nous capables de supporter? Ce sont ici des interrogations auxquelles il me fait plaisir de vous répondre en prenant comme point de référence la vidéo présentée ci-dessus.

Chacun d’entre nous a la responsabilité de créer son propre bonheur et de trouver les moyens aussi modestes soient-ils pour le réaliser. Toutefois, le bien-être physique occupe le haut du podium suivi de très près par une paix intérieure cultivée par une spiritualité qui lui est sous-jacente. Le dicton suivant: « un esprit sain dans un corps sain » est toujours d’actualité dans notre société hautement technologique. Pour se faire, prendre soin de son corps est fort probablement le plus bel acte d’amour que nous pouvons porter à nous-mêmes. Le Christ lui-même a bien affirmé que nous devons aimer notre prochain comme … soi-même. En effet, nous devons apprendre et dans certains cas réapprendre, à nous aimer de manière réelle et savoir départager ce qui nous fait grandir de ce qui nous fait régresser. On ne doit jamais laisser croître indéfiniment l’ivraie du bon grain sans quoi nous perdons le sens profond de notre personnalité.

S’accepter est une chose, s’accepter réellement en est une autre! Une telle affirmation peut vous paraître bizarre. Or, elle est tout à

Une affaire de toute une vie

Une affaire de toute une vie

fait vérifiable. Reconnaître nos limites est chose plus ou moins facile à faire pour la majorité d’entre nous, mais vouloir les surpasser est beaucoup plus ardue. La pratique des arts martiaux m’a été plus que salutaire. En effet, mon sensei de l’époque et moi-même étions conscients de mes limites dans les prises de contacts durant mes exercices de combat. Ce qui nous a incité à trouver des solutions afin de rendre réalisable de tels exercices. Et, à notre grand étonnement, cela a très bien fonctionné.

Ceci écrit, ces quelques exemples ont pour objectifs de démontrer dans la mesure du possible que nous sommes tous et toutes responsables de l’amour de nous envers nous-mêmes. Ce faisant, il nous est plus facile de nous réaliser pleinement et par le fait même de se trouver beaux et belles. D’ailleurs, la vidéo résume bien la teneur de mes propos puisque, et je reprends ce que mon amie et collaboratrice Marlène m’a confié; « … au delà du corps il y a un esprit fort et saint ,dénudé de toutes pensées négatives, la pureté du mouvement du corps et de la concentration pour atteindre un état ultime et divin. » Or, pour en arriver-là, c’est l’affaire de toute une vie.

Merci de m’avoir lu.

Rolland de Québec