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Un peu penchée

Un peu penché
Superbe dessin réalisé par mon ami Eri Kel de la France

Un peu penchée

 

Un peu penchée,

Je ne fais que penser,

À ce qu’il m’est arrivée,

Au courant de la journée.

 

En effet, je suis allé déjeuner,

Dans un charmant café,

Près de chez moi situé,

Avec plaisir et gaîté.

 

Un jeune homme s’y trouvait,

Il était vraiment loin d’être laid,

À vrai dire, je le trouvais assez joli,

Il me semblait être bien éduqué et poli.

 

Je l’ai invité à ma table,

Car il me paraissait bien affable,

Je l’ai avoué que je le trouvais beau garçon,

Étonné par mon aveu, il a rougi comme de raison.

 

Je l’ai rassuré avec ardeur,

Car je ne voulais pas qu’il ait peur,

Moi une femme dans la fleur-de-l’âge,

Et lui qui était encore peut être si sage.

 

Ah ce que je regrette le temps de ma jeunesse,

Alors que je sens venir le temps de la vieillesse,

Oui je sais bien qu’il me reste du temps devant moi,

Avant ces jours et d’en être jusque-là.

 

Mais quand une telle beauté apparaît

Je me rends compte que la mienne disparaît

Je n’en veux point à la destinée ni à la vie

Car de tous temps, cela en est ainsi.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Temps de solitude

Temps de solitude

Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Temps de solitude

 

Sous un air d’allegro,

Je contemple la neige pure,

Tomber sur le lac au couleur d’azur,

Comme tout est calme et tout est beau.

 

Je revois en pensées,

Cette nuit que nous avons passée,

À nous écouter, à nous explorer et à nous aimer,

Avec des mots d’amour que je t’ai dit ma toute beauté.

 

Déjà nous sommes à quelques jours de ce magnifique Noël,

Un temps de paix, un temps de joie, de chansons et de ribambelles.

Paix aux hommes de bonne volonté ! Dit-on en cette occasion.

Échanges de bons vœux et accolades données à profusion.

 

Mais, comment pourrais-je être réellement heureux?

Comme pourrais-je en ce temps de réjouissance être joyeux?

Alors que je devrais me retirer loin de ton regard et toi du mien,

Ne crois pas que cela me fait plaisir car il en n’est vraiment rien.

 

Qu’il est difficile d’être des amants de nos jours,

De pouvoir avec grande liberté manifester notre amour,

De pouvoir vivre sous les cieux ce que nous sommes en vérité,

Mais voilà pour deux adultères le prix qu’ils doivent hélas payer.

 

Ô solitude ! Triste et lourde solitude !

Que tu es si lourde à supporter et ta main si rude,

De cette liaison immorale, j’en subis toute la servitude.

Immoral, je le suis! Et d’’autant plus grave que jadis j’étais garçon si prude.

 

Mais, je suis entré dans ta vie de femme tel un fantôme.

Et toi dans ma vie d’homme tant par ton charme que ton arôme.

Que je devinais en humant avec prudence ton léger parfum de rose,

Alors que nous prenions l’un à côté de l’autre quelques instants de répit à la pause.

 

En plein été et entre deux cours de dessin au fusain,

De mes dessins, de mes croquis réalisés avec mes mains,

Qui tremblèrent par la crainte indescriptible de ne pas rendre justice,

À la grâce de ton corps témoignant de tes origines aux mille épices.

 

En cette journée de fin d’année

Très loin est de moi l’envie de fêter

Même si je ne sais pas comment ni le dire, ni l’avouer,

Je désire te serrer dans mes bras et de mon amour t’exprimer.

 

De

 

RollandJr St Gelais

Québec (Québec)

Canada

J’ai comme l’impression

J'ai comme une sensation
Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

J’ai comme l’impression

 

Ce soir sera bien spécial,
Rien ne sera tout à fait normal,
Un soir qui sera vraiment bien différent,
J’attendais ce moment depuis tellement longtemps.

 

Déjà j’imagine entendre tes longs soupirs,
Que tu feras à chaque fois que je te ferai plaisir,
Et, crois-moi, ô mon amour, je ne te ferai point languir.
Car pour moi tout ce qui compte est d’admirer ton sourire.

 

Ce soir, c’est bel et bien décidé.
À toi et à toi seule, mon cœur je t’offrirai.
Et plus à aucune autre que toi pour le reste de ma vie,
Car je te le jure, désormais il n’y a que toi à mes yeux, ô ma chérie.

 

Sois rassurée, je saurai te respecter.
Car pour toujours, il n’a que toi que je veux aimer.
Mes pensées d’amour sont vers toi sans cesse dirigées,
Mon cœur bat que pour toi à chaque nuit à chaque journée.

 

Je ferai enfin confiance à mon intuition,
Ce soir après un savoureux repas je te serrerai dans mes bras,
Je demanderai ta main car vivre sans toi, l’imaginer je ne le peux pas.
Oui, vraiment je crois que c’est le bon temps car j’ai comme l’impression.

 

J’ai comme l’impression que depuis quelques temps,
Tes yeux brillent telles des étoiles dans le clair firmament,
À chaque fois que je te dis que tu es aussi précieuse qu’un diamant,
Ce soir, après t’avoir fait l’amour avec douceur, ce sera le bon moment.

 

Ta main délicate, avec sincérité, je te demanderai.
Ma main d’homme, avec grand amour, je te la tendrai.
Vivre avec toi pour le reste de mes jours, je le désire assurément.
Être à tes côtés quoiqu’il arrive, voilà ce que je souhaite réellement.

 

Je ressens comme un étrange sentiment.
Comme quoi tu n’attends que cet heureux événement.
Après t’avoir montré mon savoir-faire et fais monter au septième ciel,
Et par mes gestes de toute tendresse à mes yeux comme tu es belle.

 

Je te ferai la grande demande ce soir,
Avant que la vie m’enseigne qu’il est trop tard,
Après t’avoir comblé de mille baisers je ferai comme il se doit,
Je te poserai cette ultime question : Veux-tu vivre avec moi?

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Moments sentimentaux de bien des maux

Moments sentimentaux de bien des maux
Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Moments sentimentaux de bien des maux

 

Nous sommes le 25 décembre,
Et en moi, tout mon être tremble.
J’avais tout préparé pour te recevoir,
Ensemble, nous aurions passé douce nuit noire.

 

Table de festin était préparée avec grand soin,
Tant avec mon cœur, mon âme et mes fragiles mains.
Je désirais tant à tes côtés poursuivre mon chemin, vivre notre destin.
J’imaginais parcourir le monde jusqu’à cet appel reçu en ce glacial matin.

 

Le téléphone blanc sonna trois fois,
Tel un clocher d’église qui sonna le glas,
Mon intuition féminine ne m’a jamais hélas trompé,
Une voix d’un agent de police triste nouvelle m’a alors annoncée.

 

Vent d’hiver et route enneigée font mauvais mélange,
Même pour celui qui à mes yeux était beau comme un ange,
Au tournant de la route, courbe fatale allait mortellement s’annoncer,
Freins trop tard appliqués, quelques tonneaux suffirent pour de ma vie t’enlever.

 

Cet homme, ce simple policier, avec des trémolos dans la voix s’était excusé.
Me demanda mon pardon de m’avoir avisé de cette nouvelle en pareille journée,
En me disant qu’il avait trouvé dans la poche du manteau de mon tendre bien-aimé,
Un bijou de grande valeur qui devait m’être adressé : une bague pour une fiancée.

 

Doucement avant de raccrocher le combiné,
Je l’ai remercié d’avoir été malgré tout avec moi délicat,
Me retournant vers les roses qu’il m’avait offert j’ai fait quelques pas,
Humant leur parfum je ne savais que faire sinon que de pleurer en ce jour de festivités.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Le retour

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Photo réalisée par Phylactère à l’occasion de la séance photo du 2 décembre 2019

Le retour

(Poème dédié à Victoria)

 

 

Bonsoir ! Bonsoir mon trésor,

Je suis vraiment désolé pour mon retard,

Je t’avais promis de partir pour quelques temps,

Mais la guerre si lointaine en a voulu autrement.

 

Aussitôt arrivé au camp,

On nous a mis à l’entraînement,

Mis aux ordres des pas cadencés donnés,

Plutôt criés par des généraux face à leurs vies désabusés.

 

Une fois rendus obéissants comme il se doit,

Armés jusqu’aux dents et prêts au grand combat,

Nous traversâmes mer houleuse évitant les sous-marins ennemis,

Ces sous-marins tant redoutés par tous les convois amis.

 

Arrivés sur la terre de la divine Albion,

On nous rappela que la force est celle où réside l’union,

Mais pour trouver en moi la vraie flamme du courage,

J’ai pensée à celle que j’aime depuis mon jeune âge.

 

Et par un bon matin d’une journée qu’on ne s’y attendais pas,

On nous ordonna de monter à bord de ces navires de guerre,

Crois-moi ! Je m’en souviens comme si c’était hier.

Ces navires nous amenèrent tout près là-bas.

 

Débarqués sur la plage d’une mer abreuvée de sang,

J’ai vu bien de mes frères d’armes tombés rapidement,

Avançant avec tête baissée tout en maintenant ma fierté,

Car il en allait tant de mon honneur ainsi que de ma loyauté.

 

Aux champs d’honneur, je suis allé sans jamais tomber.

Dans mon foyer, c’est là où je voulais y retourner.

Tu me trouves courageux ? Tu le penses vraiment ?

Devant cette souffrance je devais l’être sûrement.

 

J’ai avec mes confrères libéré bien des pays occupés,

Mais, toi seule occupa toutes mes belles pensées.

La noblesse qui réside dans le coeur du soldat,

Est celle vers qui sa bien-aimée l’emmènera.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada