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Ce monde n’est pas réel

Ce monde n'est pas réel
Photographer: David Hobbs Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/This-world-is-not-real-821344076

Ce monde n’est pas réel

 

Quelle triste nuit,

Que je viens de passer,

Je n’ai fait que soupirer et rêver,

Rêver de toi toute la nuit seul dans mon lit.

 

Essayant de prononcer ton nom,

Mais de mes lèvres ne sortirent aucun son,

Désespéré, je ne savais que faire pour me sortir de cet enfer.

Je te voyais danser dans les nuages blancs tout là-haut dans les airs.

 

Ce que tu étais belle enveloppée de ce tissu noir,

Tellement magnifique que j’avais de la misère à le croire,

Désirant seulement aller te rejoindre j’étais prêt à m’ouvrir les veines,

Pouvais-je imaginer pouvoir vivre sans toi ma fille, ma déesse, ma reine?

 

Mon âme voulait aller te rejoindre tout là-haut,

Là-haut dans les cieux où tout est pur et où tout est beau.

Pourquoi es-tu partie sans moi ? Pourquoi avoir pris cette route ?

Tant de questions sans réponses ! Voilà ce qui en mon âme le déroute.

 

Jamais plus je ne pourrai te serrer dans bras,

Te serrer dans mes bras pour te rassurer face à tes peurs,

Sécher avec délicatesse tes larmes de peine peu importe l’heure,

De jour et de nuit, tu savais qu’en tout temps tu pouvais compter sur moi.

 

Je me souviens le jour où tu es née,

Dans le creux de mes mains, je t’avais réchauffée.

Pendant que ma tendre épouse recevait les derniers sacrements,

Ta mère que j’avais tant aimée rendit l’âme en m’offrant notre enfant.

 

Je t’ai vue grandir tout en te donnant ce que j’ai pu,

Avec patience, je t’ai enseigné ce qu’est la vie comme je l’ai vue.

Je sais fort bien que j’étais loin d’être riche et encore moins parfait,

Mais de mon amour paternel toujours je t’ai comblée, voilà ce qui en est.

 

Et puis, un jour un charmant jeune homme tu as rencontré.

Dans cette grande ville où faire tes longues études tu y étais allé.

Tu m’avais sollicité la permission d’aller passer les fêtes en sa compagnie,

Voyant briller un tel éclat de bonheur dans tes yeux : Bien sûr! Je t’ai dit.

 

Il n’y a pas plus noble bonheur pour un père de voir sa fille enchantée,

D’avoir enfin trouvé l’être cher avec qui elle pourra fonder un foyer,

Je sais bien que tu as tenu ta promesse de faire toujours attention,

Et que tu prendras sur le chemin du retour tes précautions.

 

Chaussée glissante, pluie trop abondante !

Ta joie était peut-être, dans tes pensées, trop présente.

Celle de passer les vacances avec ton amoureux, ton chéri.

Tout comme moi qui, devant ta joie, avait si rarement souri.

 

Mais peu après minuit, le téléphone sonna.

Une voix d’un gendarme triste nouvelle m’annonça,

Votre fille a raté la courbe au bout de la route en cet nuit sombre,

C’est alors que tout autour de moi devint qu’une lourde pénombre.

 

Maintenant que tu es parti pour toujours loin de ce monde irréel,

Depuis ce jour fatidique tout autour de moi semble si cruel mais si réel,

Mes amis, sachez qu’il n’y a pas pire douleur dans le cœur d’un père,

Ni pire souffrance que celle de perdre sa fille unique, ô quel goût amer!

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Les yeux clos

Yeux clos
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Les yeux clos

 

Voilà déjà quelques jours que tu es parti,
Dans un lieu que l’on appelle le Paradis,
Tu es parti avec le calme et le sourire,
Tel que tu m’enseignas à bien vivre.

 

J’étais chez-moi lorsque le téléphone sonna,
Une voix féminine ton départ, elle m’annonça.
Retenant mes larmes autant que mon pauvre coeur,
Je sortis avec peine tant de ma demeure que de ma torpeur.

 

Prenant avec moi le stricte nécessaire,
Car dans le fond que pouvais-je de plus faire ?
Je pris le premier bus qui passa sur ma rue de nuit,
Que le temps défile lorsque du ciel tombent des gouttes de pluie.

 

Arrivée subitement devant ta dernière maison,
La même où ton épouse, ma mère, autrefois y vivait,
Ce lieu où des jours durant, avec joie elle nous recevait.
Maintenant c’est à mon tour d’aller te dire adieu avec raison.

 

Entrant par la porte tournante et coulissante,
Je sentais mes pieds fragiles glisser sur une pente,
Celle du désespoir malgré la foi précieuse que tu m’as inculquée,
De cette foi timide que tu t’efforças de faire grandir dès que je fus baptisée.

 

C’est alors que je me suis rappelé cette ultime promesse,
Que tu m’avais déjà faite et qui me fut douce telle une caresse,
Que le jour où ton corps en aura assez de souffrir et que ton âme vers les cieux partira,
Qu’en compagnie de ton épouse et de ma mère adorée, ensemble votre fille, tu veilleras.

 

Ayant décidé librement d’emprunter les escaliers,
Ce calvaire qui était le mien à pieds je l’ai monté sans rechigner,
Car je souhaitais que tu sois digne de ta fille en cet instant si crucial,
En cet instant où je voulais te manifester tout mon amour malgré en moi ce mal.

 

Devant cette porte signe de croix j’ai faite pieusement,
Afin de faire fuir à jamais de mon âme ces démons envahissants.
Avec légèreté en ce lieu je suis entrée, avec tes yeux bleus tu m’as saluée.
Nos présences furent suffisantes voilà pourquoi aucun mot en cette nuit furent prononcés.

 

Ayant senti en moi depuis longtemps le moment fatidique venir,
J’ai tenu ta main usée par l’âge et la vie témoignant de précieux souvenirs,
Ouvrant tes lèvres tu prononças le tendre prénom de ton épouse venue te chercher,
Le prénom de celle qui, vers en un jardin magnifique, t’a avec tout son amour amené.

 

Enfin, maintenant que tout est terminé que tout est bel et bien fini,
Que vos corps reposent pour toujours et à jamais en cette terre bénie,
Je prends le temps de revoir les moments passés ensemble où tout était si beau,
Une paix qui m’était inconnue jusqu’alors s’installe en moi dès que j’ai les yeux clos.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Précision du 26 juillet 2019

Précision du 26 juillet
Précision du 26 juillet 2019

Précision du 26 juillet 2019

Bonjour tout le monde

J’espère que vous allez bien et que vous profitez pleinement de votre été. De mon côté, la vie est belle et douce. Une vie remplie de joie et de peine et de tout ce qui fait qu’elle soit si précieuse.

Certaines personnes ont manifesté leur désir que je rédige plus de textes de nature philosophique au sein de mes publications lesquels se retrouvent sur mon blogue artistique concernant ma passion pour la nudité artistique, la poésie et la photographie. Je peux comprendre leur désir mais je me dois de donner quelques éléments pouvant expliquer une telle rareté de textes ayant une saveur plutôt philosophique au sein de mes publications.

Tout d’abord, la poésie est pour votre humble serviteur la manière privilégiée à ses yeux pour exprimer ce que je ressens à l’égard de la beauté féminine. Une beauté qui me fascine de plus en plus au fil du temps.

Ensuite, il est loin d’être évident pour le commun des mortels dont moi le premier entre tous de trouver les bons mots pour un sujet qui plus souvent qu’autrement relèvera de son vécu et, par conséquent, de son intimité la plus profonde.

Enfin, réfléchir sur des aspects de la vie incite à une rétrospection sur soi-même. Chose qui est loin d’être évidente à accomplir. Non pas que j’en sois incapable de le faire mais plutôt que la vie est trop courte pour passer son temps à essayer de comprendre ce qui s’est passé alors qu’il y a une multitude d’activités à faire autrement mieux,qu’à ressasser le passé si ce n’est que de se positionner dans le temps présent.

Toutefois, il n’y a rien qui m’empêche de rédiger des textes à portée philosophique. Je le fais et le ferai de manière occasionnelle. Pourquoi donc! Tout simplement parce que la meilleure façon de philosopher sur la vie, c’est d’essayer de la vivre au meilleur de mes capacités.

Merci beaucoup de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Remise en question de juillet 2019

Remise en question
Photo par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Remise en question de juillet 2019

Parfois il est nécessaire pour notre bien-être de faire des remises en question sur le parcours de notre vie. Cela fait maintenant plus de 21 ans que je vis dans la belle vie de Québec. J’ai, vous devez vous en douter, vécu une multitude d’activités et d’expériences en tout genre. Des expériences qui me feraient plaisir de vous raconter et d’autres que je préfère, pour une question bien personnelle, garder pour moi.

J’ai rencontré des gens super sympas et d’autres moins. J’ai vécu des hauts et des bas comme chaque être humain qui vit en ce monde imparfait mais parfait dans ses imperfections. J’ai eu de la peine comme d’autres en ont eu à cause de moi. Je ne peux hélas revenir dans le passé. Pourquoi le ferais je puisque c’est ainsi que l’on apprend de la vie? Ne dit-on pas que l’on apprend davantage de nos erreurs et de nos échecs que de nos bons coups et de nos succès?

Aurais-je pu faire mieux depuis que je vis à Québec? C’est fort possible. Aurais-je pu avoir d’autres objectifs que d’être modèle nu pour des écoles d’art et des ateliers en art? C’est possible. Aurais-je pu faire autre chose que d’enrichir mon blog artistique ? C’est aussi fort possible. Aurais-je pu faire ceci au lieu de cela? Tout est possible également.

Mais une chose est sûre. Ce que je suis et ce que j’ai fait, je l’assume pleinement. Pourquoi donc me diriez-vous? Tout simplement parce que cela a fait en sorte d’être le RollandJr St-Gelais qui vit en ce moment même.

C’est vrai. J’aurais pu être meilleur et faire mieux. Cependant j’aurais pu faire pire et être moins bon.

Merci infiniment de m’avoir lu.

Rolland St-Gelais de Québec

J’aime le riz

J'aime le riz

Photo réalisée par Joël Pèlerin et poème composé par RollandJr St-Gelais

J’aime le riz

 

J’aime le riz,
Source de la vie,
Dans bien des contrées et des pays,
Qui a de toute l’histoire de nombreuses nations nourries.

 

Je me souviens de ce que me racontait mère,
À l’époque heureuse où elle vivait avec mon père,
Il y a de cela bien longtemps avant que n’éclate la guerre,
Dans laquelle les hommes valides dans les armées s’enrôlèrent.

 

Ma mère me raconta qu’elle lui avait offert un simple bol,
Un bol de riz préparé avec amour tel aux dieux une obole,
Car la crainte de le perdre la faisait rendre folle,
Pour se rassurer, elle dansait une farandole.

 

C’est en voyant ce riz de mes doigts couler,
Que je me remémore les yeux de ma mère leur beauté.
Malgré toutes les larmes lorsque cette histoire elle m’a racontée,
Elle espérait tant le revoir dès que la guerre serait terminée.

 

Les saisons ont sans cesse passé,
Le soleil s’est maintes fois levé et couché.
La lune a en bien des occasions le ciel de sa splendeur éclairé,
Des dates de son calendrier, elle en a bien souligné.

 

Puis, un jour elle a reçu une lettre officielle,
Lui annonçant une bien triste nouvelle,
Celui qu’elle aimait depuis toujours,
Fut tué un de ces derniers jours.

 

Pour se consoler de sa peine,
Que je lui ai offert telle une reine,
Un simple bol de riz sauvage à mon tour,
Afin qu’elle sache qu’elle aura à jamais tout mon amour.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada