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Une accolade

Une accolade Poème de Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/00-1665-899112652

Une accolade

 

Quoi de mieux, en ce monde, qu’une accolade?

Donnée par notre mère lorsque l’on était malade,

Donnée par un être cher qui nous console d’une peine,

D’un chagrin d’amour qui parcourt notre corps et nos veines.

 

Sentir la chaleur si réconfortante,

Alors que la mélancolie en notre âme la hante.

Un geste si riche en générosité pour qui le reçoit,

Qu’il soit fils de paysans ou bien descendant d’un roi.

 

Une action qui peut être faite spontanément,

Un acte de noblesse qui peut être effectué lentement.

Une démarche qui nous ramène à notre humanité,

Qui nous rappelle que nous sommes des êtres de sensibilité.

 

Elle est souvent le meilleur remède face à la douleur.

Le traitement le plus efficace pour faire face à nos peurs.

Je vous fais une accolade à vous qui en avez tant besoin.

Que vous soyez riches ou pauvres, de vous prenez bien soin.

 

Car, peu importe qui nous sommes, une présence fait tellement de bien.

Avouons-le! Que serait l’amour, voire l’amitié, sans cette flamme au quotidien?

Que serait notre existence sans une accolade, un geste de réconfort, un mot gentil?

Quelle serait la signification de nos vies avant même que nous soyons partis?

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ce collier de perles

Ce collier de perles Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo : Auteur inconnu Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/1003b-853055240

Ce collier de perles

 

Assis sur le divan de mon salon,

J’ai ouvert une de mes boîtes de savon,

Qui me servait à entreposer de vieilles photos,

À une époque où tout me semblait tellement beau.

 

De ces photos qui immortalisèrent des jours heureux,

De ces moments de pur plaisir et de ces instants si joyeux.

De ces femmes si belles que j’ai croisées pour des séances,

Avec lesquelles, parfois, j’ai eu des nuits de passion et de romance.

 

Parmi elles, l’une m’avait tellement impressionné,

Par sa simplicité et par son authentique féminité,

Que je lui avais offert un présent soigneusement choisi,

Une offrande en gage d’admiration à ce modèle chéri.

 

En début de séance alors que je préparais le lieu,

Lui expliquant les différents styles de poses si précieux,

Ma réputation se basait, avant toute chose, sur mon savoir-faire.

Et d’autres qualités que m’avait enseignées feu mon père.

 

Les heures passèrent aussi vite que des secondes,

Car, il y avait en cet endroit, une céleste onde.

Une atmosphère de travail tellement agréable,

Vous la décrire, désolé, j’en suis incapable.

 

Je lui ai alors demandé une faveur,

Afin de terminer en beauté la dernière heure,

De porter ce collier de perles à son cou,

Elle m’avoua alors qu’elle adorait ce bijou.

 

Disposant à son gré de ce collier,

Elle le mit à son cou délicatement parfumé.

Immortalisant cet instant par quelques photos,

Ces témoins d’une autre époque révolue trop tôt.

 

Appuyée avec douceur sur le dossier du fauteuil,

Me présentant ses fesses douces comme des feuilles,

Elle avait un regard à la fois mystérieux et coquin,

Je manipulais tout de même mon appareil avec grand soin.

 

La séance est hélas ! Déjà achevée!

C’est maintenant le temps de vous lever,

Je voudrais, avant que vous partiez, vous dire un secret

Vous êtes de loin ma préférée. Voilà ce qu’il en est!

 

Garder ce modeste collier de perles, je vous prie.

Cette séance est à mon grand regret la dernière de ma vie.

Mes mains fatiguées ne pourront plus suivre ma passion,

Une grave maladie a entravé ma vie sans contrefaçon.

 

Elle s’approcha de moi pour déposer sur ma joue,

Croyez-moi ! Le plus précieux de tous les bijoux,

Un tendre baiser qui a fait couler une larme,

Un sanglot venu du plus profond de mon âme.

 

 C’est en regardant avec le sourire cette vieille image,

Que je me rende compte que la vie est plutôt sage.

Il y a en effet pour mon plaisir une surprise inattendue,

Une photo qui me rappelle que la vie vaut la peine d’être vécue.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Quelquefois

Quelquefois ! 

 

Quelquefois !

C’est la vie, ma foi.

Rien ne va comme on veut,

Alors, on fait tout ce que l’on peut.

 

Hier était fait ainsi,

Mais, on est aujourd’hui.

Demain on verra bien ce qui arrivera,

Qu’on le veuille ou non, c’est toujours ça.

 

Pas la peine de s’en faire,

Parfois, c’est le ciel ou l’enfer.

Mais, on arrive toujours à survivre,

Puisque l’essentiel, c’est de continuer à vivre.

 

Quelque fois, on fait de bons coups.

Parfois, on se casse la gueule ou le cou.

On tombe trois fois comme un grand sage,

Celui dont le nom a traversé le temps et les âges.

 

Alors, pourquoi se préoccuper de l’impossible?

Faisons simplement tout ce qui nous est possible.

À la grâce de Dieu pour tout qui, malgré nous adviendra,

Qu’on le veuille ou non, avec ou sans nous, le ciel passera.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Elle vient vers moi

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Elle vient vers moi

 

Minuit moins le quart,

Je n’arrive toujours pas dormir,

Tout ce qui sort de moi sont que des soupirs,

Des idées envahissent mon esprit même s’il est tard.

 

Cela fait des heures que je suis couché,

Dans mon lit de draps noirs et d’un édredon rouge,

Étendu en silence alors que dans ma chambre rien ne bouge,

Surgit telles des laves en mon être un besoin irrésistible de pleurer.

 

Comment pourrais-je lui dire que je l’aime?

Comment pourrais-je survivre à une possible peine?

Comment calmer l’ardeur de ma passion qui parcourt mes veines?

Comment garder devant elle tout mon calme et tout mon flegme?

 

Que de questions sans réponse en cette nuit sombre!

Que de questions qui traversent mon âme telle une autoroute!

Que de questions qui au plus profond de mon cœur me déroutent!

Que de questions qui me reviennent encore et encore en surnombre!

 

Viendra-t-elle vers moi un de ces jours?

Viendra-t-elle vers moi me libérer de ce désert?

Viendra-t-elle vers moi extirper mon âme de cet enfer?

Elle vient vers moi afin d’être ensemble maintenant et toujours.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

À la fenêtre

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

À la fenêtre

 

À la fenêtre,

Je ressens un mal-être,

Une peine qui m’envahit,

Qui extirpe en moi mon envie.

 

Mon envie de vivre,

Un amour qui veut poursuivre,

La route du destin et de ses chemins,

Que j’aurais aimé découvrir avec joie, avec entrain.

 

Je vois les champs de fleurs,

De là où je suis alors que je pleure,

Où sont passées toutes ces promesses,

Toutes ces paroles douces comme des caresses?

 

Je vois la pluie froide tomber sur le trottoir,

Annonçant tel un messager comment sera le soir,

Un soir différent des autres car tu m’as pour toujours quittée,

Un soir qui me rappelle qu’à nos projets d’amour, jamais il ne faut se fier.

 

À la fenêtre de ma demeure,

Je sens que de plus en plus je meurs,

Car tu étais tellement précieux à mes yeux,

Qu’ai-je donc fait à Dieu pour qu’il te rappelle vers les cieux?

 

Je me doutais bien qu’un grand malheur allait se passer,

Un événement qui allait à jamais bouleverser ma destinée,

Nos baisers, nos gestes de tendresse et de passion étaient trop beaux.

Que des anges jaloux de notre amour allèrent t’amener vers là-haut.

 

J’avais passé la journée à préparer de somptueux repas,

Des plats faits avec attention que nous allions déguster toi et moi,

Puis, sans crier gare, vers le coup des trois heures de l’après-midi,

Une sonnerie dans le portique subrepticement retentit.

 

Deux hommes, deux policiers, se tinrent avec un air sérieux.

Avec quelques mots s’écroula mon monde jusque-là merveilleux.

À un tournant de la route trempée, tu avais, semble-t-il, perdu le volant.

En un éclair, tous nos rêves et nos projets de vie s’engouffrèrent dans le néant.

 

Machinalement, et par politesse, je les ai remerciés de leur présence,

Alors qu’au plus profond de mon cœur s’installait le vide de ton absence,

Vraiment que pouvais-je faire de plus? Vraiment que pouvais-je faire de moins?

Quand frappe de manière inlassable, et bien malgré moi, le coup terrible du destin.

 

Dans le silence de notre maison, je m’y suis réfugiée.

En écoutant le crépitement du foyer, ma tristesse, j’ai assumé.

À la fenêtre, j’ai compris que tout était, malgré toi et moi, à jamais fini.

Comme disait jadis ma défunte mère : ainsi va le destin et la vie.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada