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Cette tristesse

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Cette tristesse

 

Il y a des jours,

Il y a aussi des nuits,

Où j’aimerais te donner ma vie,

À impossible nul n’est tenu, m’a-t-on dit.

 

Je me souviens de ce temps,

Comme j’étais heureux tel un enfant,

Jouant gaiement sous le soleil si chaud si beau,

Ce temps est révolu laissant en moi bien des maux.

 

À quoi bon cette nostalgie,

Si ce n’est que pour nous pourrir la vie,

Je ferme les yeux pour revoir ton tendre visage,

Ce que je t’aurais donnée parole d’un vieux sage.

 

Aujourd’hui tout a changé,

Même si dans le secret de mon cœur,

J’ai respecté ton choix en m’éloignant dès cette heure,

Et pourtant, je continuerai pour toujours de t’aimer.

 

Le sablier du temps a depuis tourné,

Me faisant comprendre toute la peine qui m’envahit,

Suis-je un être immoral ? Un bête animal ? Dites-le moi je vous en pries.

Et puis non, car je sais qu’au plus profond de moi mon âme languit.

 

J’ai respecté, crois-moi, ton choix,

Malgré mon crie de désespoir et notre peine,

Depuis tout ce temps coule un nouveau sang dans mes veines,

Celui de mes ancêtres preux chevaliers et nobles comtes et ces rois.

 

C’est le lot de la sagesse,

La somme de cette expérience,

Qui m’amena sur la route de la démence,

Aujourd’hui je désire ne plus revivre cette tristesse.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Douces mélodies

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Douces mélodies

 

Sur un tabouret pas haut,

Bien assis sans dire mot,

Sans dévoiler moindre de mes maux,

J’ai pensé à toi en composant ce morceau.

 

Prenant doucement,

Telle le ferait une maman,

Avec fébrilité cet instrument de bois,

Cherchant un air de gaieté au plus profond moi.

 

Déposant avec attention mon archer

Sur mon violon à mes yeux si précieux et si cher,

Ensorcelé par le désir de te plaire et de te faire danser

Possédé par Apollon, je me suis mis à l’œuvre de sans cesse jouer.

 

Sur un air de grandes festivités,

Fredonnant avec entrain des notes de gaieté,

Sachez jolie dame, je vous ai aimée en vous regardant valser,

Et de ses douces mélodies, la plus belle est pour vous qui m’avez embrassé.

 

Dansez ! Ô belle jeunesse,

Car loin de vous est maintenant cette vieillesse,

Que vos pas de danse éloignent de moi peine et tristesse,

Et de vos belles et tendres mains daigner me faire quelques caresses.

 

De bien chaleureux sourires,

Sur vos rouges lèvres, y déposer je le désire,

De par le son harmonieux de mon ami fidèle le violon,

Y abandonner les rêves et les folies de ma vie qui en disent long.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Fondre comme neige au soleil

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Fondre comme neige au soleil

 

Une vérité de vieillesse,

Guère mûrie durant notre jeunesse,

Vie insouciante de nos erreurs passagères,

De nos folles expériences d’un temps bien éphémère.

 

Petit homme deviendra grand,

Petite femme deviendra belle dame,

Leurs cœurs de l’amour en connaîtront la flamme,

De ne craindre sur le chemin affronter une multitude de géants.

 

Renommée pour certains types,

Ignorance pour d’autres du grand public,

De ces mains serrées des gens aux allures épiques,

Que reste-t-il de ces souvenirs parfois drôles, parfois tragiques ?

 

De nos familles fondées,

De nos longues études réalisées,

De ces sourires rencontrés sur nos routes,

Et de nos larmes versées face à tant de peine et de doutes.

 

De notre célibat vécu,

De nos choix et de nos obligations,

Sans oublier nos journées sans aucune émotion,

Et de ces moments de tendresse et d’un amour parfois déçu.

 

Écoute mon frère,

Entends-moi ma sœur,

Regarde-moi petit enfant sans peur,

J’ai une chose à te dire lourde telle une pierre.

 

Profite du bon temps qui passe,

Avant qu’un jour et malgré toi tu ne trépasse,

Car santé et force quels dons de Dieu et quelles merveilles,

Deviendront mémoires de jadis avant de fondre comme neige au soleil.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

P.S. J’ai composé ce poème suite à la visite d’un grand ami qui est maintenant hébergé dans un centre pour les personnes âgées en perte d’autonomie.

 

Réflexions sur mon corps

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Réflexions sur mon corps

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, je vais vraiment très bien. Croyez-moi sur parole, je vous écrit cet article non pas chez-moi au Québec, mais bien dans le pays des Helvètes. Quel beau pays et quels paysages magnifiques lesquels se prêtent bien à la réflexion sur le sens de la vie et sur la vision des choses qui nous animent au plus profond de soi.

Aujourd’hui, je désire vous parler sur ma réflexion concernant ma vision sur mon corps. Mon principal, mais pas le seul, outil de travail au sein de ce blogue dédié à ma passion en tant que modèle nu, la photographie et la poésie. Être modèle nu incite les artistes qui participent aux nombreux ateliers à voir, à découvrir et même à apprivoiser l’image de mon corps que l’on peut qualifier dans une certaine mesure de différent. Là encore, nous sommes tous différents les uns des autres. Comment je perçois mon corps et que puis-je y trouver de particulièrement beau? Voilà les questions auxquelles il m’est important de répondre.

Une chose doit être clarifiée: Je ne me perçois en aucun moment comme une victimenew-image8 de la vie. Ma vie? Je la trouve extraordinaire avec ses hauts et ses bas, mes joies et mes peines, mes réalisations et mes déceptions sans oublier mes réussites et mes échecs. Un peu comme tout le monde quoi! Toutefois, ma vie m’a amené à voir mon corps d’une manière que je qualifierais à la fois de plus masculin, de plus viril, voire d’être un véritable pugiliste. Mon corps m’a amené à vouloir l’apprivoiser afin de me surpasser au plan physique et ce, par la pratique de sports et même d’arts martiaux. Ceci m’a permis de ressentir toute la puissance qui ne demandait somme toute qu’à ressortir à travers de chacun de mes muscles, à aller au-delà des images préconçues au sein de la société de ce qu’un homme vivant avec une situation physique peu commune devait se contenter et même à la limite de faire mentir la conception dite « non masculine » de ce corps qui est le mien. Souvenons-nous que l’image angélique des hommes et des femmes vivant avec un handicap physique a longtemps été galvaudée au fil des siècles.

new-image6Oui, je perçois mon corps entièrement beau. Il est beau parce qu’il est fort dans chacune des parcelles qui le composent. Il est beau parce qu’il témoigne d’une volonté de vivre indéniable. Il est beau parce qu’il est tout simplement extraordinaire tant dans sa masculinité que dans sa virilité, témoignant ainsi que je suis d’abord et avant tout un homme avant d’être … handicapé. Il est beau parce que j’en suis tout simplement fier. Une fierté compréhensible puisque, Dieu merci!, j’ai fait mentir les pires pronostics que certains médecins firent à mes parents à ma naissance. Il est enfin beau puisqu’il me fait un plaisir quasi jouissif d’en prendre soin, voire de le dorloter. Un tel plaisir se manifeste d’ailleurs à chacune de séances de nudité artistique auxquelles j’ai la chance de participer, et ce à la satisfaction des artistes-peintes ou dessinateurs qui y sont présents.

En terminant, je souhaite à toutes les personnes qui liront ce présent article de pouvoir trouver leurs corps tout simplement beaux. Beaux parce qu’ils leurs appartiennent en propre. Beaux parce qu’ils sont uniques. Beaux parce qu’il y a toujours le potentiel d’amélioration afin de les rendre non pas conformes aux critères sociaux de beauté mais selon ce dont elles sont en droit d’attendre. Il va de soi qu’un peu d’effort est de mise si l’on désire améliorer notre apparence. Mais si, on doit le faire, cela doit être sous deux conditions sine qua none: En premier lieu, c’est d’accepter qui nous sommes et non pas ce que la société veut que l’on soit. Et en second lieu, d’être en harmonie avec notre meilleur compagnon de vie, c’est-à-dire soi-même.

Merci infiniment de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je ne sais…

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Je ne sais…

 

Ce matin malgré le soleil et le doux vent,
Rien enlève en moi mon tourment,
Je voudrais tant vous serrer dans mes bras,
Parcourir cet océan à grand pas.

 

Que puis-je écrire pour exprimer ma douleur?
Que puis-je faire pour enlever vos peurs?
Essuyer vos larmes, vous donner un sourire,
Arrêter vos cœurs meurtris de souffrir.

 

Que puis-je dire pour éloigner votre peine?
Votre douleur? Je la sens dans mes veines.
Votre désespoir? Elle est mienne aussi.
Que puis-je répondre à vos nombreux « Si »?

 

Pour une fois, malgré moi, en ce moment,
Ce que j’aimerais trouver le mot à cet instant,
Consoler la perte de vos êtres chers?
Je ne sais quoi dire, je ne sais quoi faire!

 

De

 

Rollandjr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada