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Un, deux, trois, quatre

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Un, deux, trois, quatre

 

Je me souviens d’un autre temps,

Où l’on pouvait chanter et aimer et vivre.

Vivre comme bon nous semblait et non survivre,

Un temps où la liberté existait il n’y a pas si longtemps.

 

Un temps où l’on goûtait à l’amour,

Deux temps où l’on partageait nos espoirs,

Deux temps et trois mouvements avant qu’arrive le désespoir,

Et puis quatre temps avant que disparaissent nos rêves pour toujours.

 

Mais, quel plaisir de me souvenir.

De cette époque où la jeunesse et sa beauté,

Avaient encore le plein droit de simplement exister,

Sans les moqueries de nos jours qui nous ne font point rire.

 

Je me rappelle une certaine chambre d’hôtel,

D’une chanson où l’on donnait à la paix une chance,

Une chanson, un refrain, des paroles et d’un rythme qui encensent,

Qui résume à elle seule cette période lointaine et qui me parait si belle.

 

Un, deux, trois et quatre pour la postérité,

Que cette chanson vienne jusqu’à nos cœurs,

Qu’elle éloigne de nous toutes nos craintes et nos peurs,

Et qu’elle nous enseigne que la seule valeur noble qui soit c’est celle d’aimer.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Sous les couleurs

Sous les couleurs Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Pajunen Source : https://www.deviantart.com/pajunen/art/Lazarus-Tree-849876865

Sous les couleurs

 

En cette belle journée,

En un lieu calme, je suis allé.

Pour me souvenir, me rappeler,

De ces gens qui sont venus en ma vie essaimer.

 

Des souvenirs tendres, des souvenirs éternels,

Qui me fait prendre conscience comme la vie est belle.

Qui me fait apprécier chaque journée qui passe sous le soleil,

Jouir tout autant de celle sous la pluie telle une merveille.

 

Sur des pierres grises,

J’y ai découvert quelques surprises,

Des mots et des écrits soufflés par la brise,

Des paroles qui me revinrent en mon âme éprise.

 

Ne jamais revivre dans le passé,

Ce qui n’interdit pas de se rappeler,

De tous ces gens qui à jamais nous ont quittée,

En espérant qu’un jour, nous les rejoindrons pour l’éternité.

 

Vivre l’instant présent,

C’est aussi en nos vie penser à ces gens,

De nos aïeux, qu’ils étaient chevaliers ou paysans.

Une journée en leurs noms n’est-elle pas consacrée une fois l’an?

 

C’est dans la quiétude de ce lieu,

Que j’ai compris qu’il ne faut jamais dire adieu,

Car, de toutes les richesses en ce monde, la vie est un don de Dieu.

En cette journée, c’est avec mon cœur que j’ai pu contempler les cieux.

 

Sous les couleurs d’automne,

Qui, ma foi, sont loin d’être monotones.

Et que le vent à travers les branches ronronne,

Qu’en chaque endroit une certaine beauté m’étonne.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Vers demain

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Vers demain

 

Vers demain,

Vers le lointain,

Y a-t-il un lendemain?

Voilà une question que je crains.

 

Mais, t’importe la réponse à cette question.

L’essentiel est que toi et moi en mon cœur nous vivrons,

Par ta belle présence, mes incertitudes, ensemble nous vaincrons.

Car dans le jardin magnifique de mes souvenirs nous marcherons.

 

Ne crains jamais l’avenir

Tu me disais cher père avant de m’endormir,

En me racontant bien des anecdotes qui m’ont fait rire,

De tes péripéties qui près de ton cœur m’ont fait dormir.

 

Souviens-toi ma fille de ces paroles,

Que tu me répétais doucement telle une parabole,

Pour certains, tu paraitras sage pour d’autres un peu folle,

Mais, en tout temps reste toi-même, telle une hirondelle qui vole.

 

Tu rencontreras des gens,

Des petits qui voudront être grands,

Des géants qui seront bien petits en dedans,

Des inconnus qui deviendront à tes yeux étonnants.

 

Vers ces lendemains ! Vers le futur !

Gardes toujours quoiqu’il arrive un cœur pur.

Car il n’y a rien de plus noble en ce monde parfois dur,

Qu’une âme belle qui sait se tenir droite devant bien des murs.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Otohimé

Otohimé Poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par Alain Modèle par Atsuko Poème inspiré de la mythologie nippone

Otohimé

 

Lorsque j’étais enfant,

J’adorais lire des histoires,

De ces récits jusqu’à tard le soir,

De ces légendes sur les mers et sur les océans.

 

Il y en a une parmi celles-ci,

Qui est restée en ma mémoire,

Et qui, parfois, reflète en moi, tel un miroir.

Qui en des temps de solitude me vient à l’esprit.

 

Une déesse vivait jadis dans les profondeurs des eaux,

Ayant pour compagnes de nobles créatures remplies de bonté,

Une d’entre elles fut, par un pêcheur, de son filet, libérée.

Elle s’en alla raconter à Otohimé à propos de ce geste si beau.

 

Sachant cela, Otohimé invita celui-ci dans son palais.

Où il pourrait rester aussi longtemps qu’il le voudra,

Homme modeste, y être pour quelque temps, il accepta.

Car sa femme et ses enfants seuls à ses yeux comptaient.

 

D’une âme si belle en un être humain, Otohimé s’étonna.

Après avoir vécu dans son palais sept jours et sept nuits,

Il demanda à la déesse l’autorisation de retourner chez lui.

Elle lui offrit un cadeau avant qu’en sa maison il retournât

 

« Prends cette boîte mon ami,

Ouvre-là seulement lorsque ton cœur,

Lorsque ton âme sera envahie par la tristesse et la peur,

Dès l’instant que tu l’auras ouverte, loin de toi seront tes soucis. »

 

Après avoir fait ses adieux,

Il monta à bord de son embarcation,

Il navigua vers une ancienne destination,

Une terre qui lui sera étrangère et sous de nouveaux cieux.

 

Aussitôt qu’il a mis les pieds à terre,

Tout lui était étrange, tant les êtres et les lieux.

Qu’était-il donc arrivé à ses amis, les jeunes et les vieux?

Point de quai de pêcheurs en son village devenu maintenant un enfer.

 

Il se demanda où était sa famille,

Qu’étaient devenus son épouse et ses enfants?

Tous le fuyaient en le dévisageant sans ménagement,

Ne savaient-ils pas qu’il avait navigué sans arrêt des milles?

 

Rempli d’une grande tristesse,

Il s’assit avec prudence sur le bord de la grève,

Se souvenant des paroles d’Otohimé comme dans un rêve,

Sortant alors la boîte de son sac avec une minutieuse délicatesse.

 

Il se rappela alors ces belles paroles,

Ouvrir cette boîte lorsque son âme et son cœur,

Tous les deux feront face à la désolation et à la frayeur,

Une fois ouverte, une nuée entoura l’homme telle une auréole.

 

Aux nouvelles télévisées,

On annonça la découverte d’un corps,

Un inconnu qui était depuis longtemps mort,

Fait étrange ! Il portait des vêtements de sept siècles passés.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Elle doit partir

Elle doit partir Photo par Gb62da Poème par Rolland Jr St-Gelais Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/She-has-to-go-884104508

Elle doit partir

 

Elle doit partir,

Pour éviter de souffrir,

Malgré tous ses espoirs envolés,

Avançant silencieusement sur le chemin tapissé.

 

Sur le chemin de cette terre battue,

En revoyant les promesses jamais tenues,

De ces paroles qui l’ont rendue presque folle,

De ces menaces qui l’ont empêché de prendre son envol.

 

Elle poursuit avec calme sa route,

Car elle ne veut plus subir une telle déroute,

En finir avec ses craintes et ses peurs, les menaces et les pleurs.

C’est le temps de prendre une nouvelle vie en cet instant en cette heure.

 

Laissant, derrière elle, ces sombres nuages,

Pour se diriger vers la lumière qui existe de tous les âges,

Ayant pour seule couverture sa peau douce comme le satin,

Et sa magnifique chevelure illuminée par le soleil au petit matin.

 

Partir au loin et ne jamais se retourner,

Aller toujours de l’avant et se faire une belle destinée,

Quitter à jamais ce lieu abandonné pour enfin se reconstruire,

Surgir de ce néant en un être nouveau afin de vraiment vivre.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada