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Je ne peux pas prendre ta place

Je ne peux pas prendre ta place
Je ne peux pas prendre ta place Poème de RollandJr St-Gelais Réalisation par Francisco Vazquez Modèle : JenovaxLilith & Noel Malhoi Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/burning-indigo-829192243

Je ne peux pas prendre ta place

 

Je ne peux pas être dans peau,

Même si le monde est loin d’être beau,

Je ne peux pas vivre ce que tu vis,

Mais, toujours je serai ton amie.

 

Je ne peux soulever des montagnes,

Ni faire vibrer des eaux stagnes,

Je ne peux pas refaire le passé,

Mais, ce que je t’ai aimée.

 

Mais je peux être présente à tes côtés,

Et, dans le secret de mon silence, t’aimer.

Être là près de toi et toi dans mon coeur,

Te protéger de ce qui te fait peur.

 

Je ne peux pas prendre ta place,

Mais t’écouter, ça maintenant je le peux.

Te tendre la main, pour des jours heureux,

Te faire la bise, pour te rafraîchir telle une glace.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Dansons jusqu’à la fin de la nuit

Dansons jusqu’à la fin de la nuit
Dansons jusqu’à la fin de la nuit Poème de RollandJr St-Gelais Réalisation par Craig Gum Photography Modèle : JenovaxLilith & alii Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/Coven-593201186

Dansons jusqu’à la fin de la nuit

 

Allez mes sœurs,

Cessez d’avoir peur,

Nous rassembler c’est l’heure,

Cessez de craindre ces tous ces menteurs.

 

Le soleil est depuis longtemps couché,

Tout là-haut, la lune est dans le firmament levée.

La nuit est fraîche mais sous les flambeaux, vous serez réchauffées,

 Maintenant vous pouvez vivre sans devoir aux yeux de tous vous cacher.

 

Allez ! Venez près de ce feu.

Dansez et chantez sous un air joyeux.

Débarrassez-vous de vos vêtements si encombrants,

Savourez tout ce temps comme le feraient de vilains garnements.

 

Mais sachez que je vous ai invitées mes amours,

Pour vous dire un secret que vous devrez garder pour toujours,

Dame nature, devant tant d’abus, a décidé qu’elle en avait assez

 Pour corriger les hommes de leurs avidités un malheur elle leur a envoyé.

 

Mais soyez rassurées mes tendres chéries,

À vous et à vos êtres chers, elle vous préserve de tous les ennuis.

Car depuis la nuit des temps, elle vous a tant nourries et tant éduquées,

Devant le danger des hommes, vous avez toujours été là pour la protéger.

 

Réjouissez-vous chères sorcières,

C’est maintenant que débute une grande guerre,

Un combat où vous êtes enlevées au rang de nobles guerrières,

 

Sors mortels, poisons inodores et subtils charmes,

Deviendront par votre expérience d’incroyables et efficaces armes,

Mais, je vous ai préparé une potion qui fera trembler l’humanité entière,

Pour lui apprendre une bonne leçon qui le jettera pour longtemps à terre.

 

Trop souvent de Mère nature, il en a abusée.

Abusée, surexploitée pour assouvir son insatiable avidité.

Oui, les hommes auront la leçon qu’ils méritent depuis tout ce temps,

Car par leurs fautes, nos frères les animaux sont disparus dans le néant.

 

Dansons et célébrons jusqu’à la fin de la nuit,

Échangeons nos élixirs sous le regard de sœur lune notre amie

Car dès que l’aube arrivera sur notre clairière vous devrez ce lieu quitter,

Afin de rendre aux hommes la justice qui leur est due jusqu’au dernier.

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Ne cachez point ces seins

Sein de Bérangère 2
Ne cachez point ces seins Photo gracieusement offerte par une amie de la France

Ne cachez point ces seins

 

En ces jours sombres,

Où je ne vois que mon ombre,

Où les journées ensoleillées sont terminées,

Où me promener dans la nature est chose du passé.

 

Que me reste-t-il à admirer ?

Que me reste-t-il à gentiment cajoler ?

Que me reste-t-il pour ma tête y appuyer ?

Que me reste-t-il en mes nuits contre moi serrer ?

 

Tout ce que l’on voit aux nouvelles télévisées,

Ce n’est que des gens si attristés, si chagrinés et si accablés.

Que puis-je accomplir pour redonner enfin un sens à ma vie ?

Dites-le-moi, mes amours, mes maîtresses, mes tendres chéries.

 

Mais, j’ai devant moi ce doux souvenir d’une amie.

Un souvenir de ce temps où il faisait vraiment bon de vivre,

Loin de cette époque dans laquelle je tente seulement de survivre,

Ne cachez point ces seins qui me font par leurs souvenirs tellement sourire.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Poussière d’étoiles

Poussière d'étoiles
« Poussière d’étoiles » Réalisation photographique par Betanie Hope Modèles ? JenovaxLillith et LainaBearrKnee Avec la permission de JenovaxLillith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/mother-earth-stars-833667794

Poussière d’étoiles

 

Écoutes-moi ma tendre chérie,

Entends ma voix ma chère amie,

Je suis comme toi en ces temps d’incertitude,

Je crois en avoir perdu la raison celle qui me rendait si prude.

 

Je peux ressentir la crainte parcourir tes veines,

Moi aussi quand je vois ce qui se passe je me déveine,

Mais je garde espoir de jours meilleurs et de nuits si calmes,

De ces jours d’autrefois où j’admirais ta beauté vivace telle une flamme.

 

N’écoute pas ces voix annonciatrices de tant de désastres,

Car tôt ou tard la vérité sera là et tomberont tous ces masques,

Mais en attendant reste-là, ne bouge surtout pas, je te rejoins de ce pas,

Je te le jure mon amie, maintenant je serai toujours là.

 

Me coller contre toi avec douceur,

Pour éloigner de toi toutes tes craintes et tes peurs,

Voir tomber lentement sur nous cette poussière d’étoiles,

Recouvrir nos visages endormis avec la précaution d’un voile.

 

Tout ce que l’on voit n’est que passager,

Dès demain, je te le promet tout va changer.

Et nous vivrons ensemble bien des jours heureux,

Sur le chemin du destin nous marcherons toutes les deux.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Tu m’entends !?

Je t'entends
Réalisation photographique par Spicy Peach Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/hear-you-833226954

Tu m’entends !?

 

En ce début d’été,

Toi mon amie, je t’ai rencontrée.

Seule je cherchais avec qui je pouvais jouer,

Jouer à la marelle à la corde à sauter simplement m’amuser.

 

C’est alors que tu es venue me trouver,

Ton prénom si joli que je ne pourrai jamais oublier,

Tu l’a prononcé une seule fois et cela a suffi pour devenir des compères.

Des amies à la vie, à la mort, en temps de paix ou bien de guerre.

 

Puis vint l’automne et le rouge de ses arbres,

Annonçant le retour à l’école, ses leçons et ses palabres.

De ces professeurs désillusionnés par les années d’enseignement,

Qui avaient pourtant rêvé de faire la différence chez certains enfants.

 

Merci la vie de t’avoir mise à côté de moi,

Car si j’ai eu moins peur c’est bien grâce à toi,

Tu me donnas confiance comme jamais à mes yeux,

Restant après l’école me montrant faire toujours mieux.

 

Soirées d’automne soirées d’hiver,

Souvent nous les passions ensemble chez ta mère,

Qui nous a appris à jouer de cet instrument merveilleux,

Jouant avec plaisir en se regardant tendrement dans les yeux.

 

Près de la cheminée,

En cet hiver, en ces froides soirées,

Mélodies tristes ou gaies nous avons découvertes,

De ces contrés si lointaines si étrangères aux herbes vertes.

 

Le temps passa inexorablement,

Nous amenant vers d’autres cieux inévitablement,

Mais cette passion pour cette musique resta en moi assurément,

De cet hiver et bien d’autres sans oublier les nombreux printemps.

 

De mon existence, ce fut mon plus beau présent.

Tellement que je suis partie en d’autres lieux pour devenir,

Autrement ce que j’étais afin de me bâtir un meilleur avenir,

En souhaitant revenir près de toi je t’en avais fait un serment.

 

Après quelques années, j’ai tenue parole.

Parole d’honneur et loin d’être une simple obole,

Sur le chemin du retour la vie m’a prise sur le détour,

Ce que parfois le destin peut être cruel avec ses mauvais tours.

 

On m’annonça à mon arrivé,

Que déjà tu étais partie, tu m’avais quittée.

Emportée par une maladie, une je-ne-sais-quoi.

J’ai tellement crié de douleur que j’en avais perdu la voix.

 

Assise seule dans le salon,

Où toi et moi avions appris nos leçons,

J’ai avec délicatesse pris dans mes mains ton violoncelle,

Me rappelant de ces souvenirs de ce temps comme tu étais belle.

 

J’ai alors joué cette plainte,

Laissant tomber mes larmes à mes pieds,

Qui se transformèrent en des notes de musique sur du papier,

Tu m’entends !? Comme ma vie sans toi est devenue une complainte.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada