Archives de tags | amie

Je serai obéissante

Je serai obéissante Poème de Rolland Jr St-Gelais Dessin par aatheone Source : https://www.deviantart.com/aatheone/art/Sketchbook-Page-4-934461634

Je serai obéissante

 

Bonsoir !

Enfin, c’est le soir.

J’en rêvais depuis si longtemps.

Cela m’avait pris tellement de temps.

 

Devais-je accepter ta proposition ?

En moi résonnait cette question.

J’avais si envie de vivre cette expérience.

Oui, je suis bel et bien sortie de l’adolescence.

 

Devenue femme complète, belle et fraîche telle une rose.

J’ai si souvent, en mon âme, répété : « est-ce que j’ose ? »

Et puis, j’ai finalement pris mon courage à deux mains,

Afin d’être immortalisée sur un noble parchemin.

 

Après tout, nous serons entre femmes.

Tu me verras avec les yeux d’une grande dame.

Je pourrais enfin me dire que j’ai affronté mes craintes.

D’être dans mon plus simple apparat sans pour autant me plaindre.

 

Vas-y ! Prends ton crayon ! Ô, ma belle et tendre amie !

Tu peux réaliser à ta guise tous les dessins et les croquis.

J’ai foi en ton talent extraordinaire pour préserver,

L’intensité inusitée en ce lieu, en cet étrange atelier.

 

J’obtempèrerai à tes ordres, à tes volontés, à tes instructions.

N’oublie pas que ce sera pour moi ma toute première leçon.

S’il te plaît, sois indulgente envers moi, en tes rares exigences.

Je suis tout de même un peu gêné malgré les apparences.

 

Je serai sans cesse obéissante,

Comme le serait une attentive étudiante.

Après tout, c’est toi l’artiste et moi le modèle.

Tu seras la magicienne qui greffera sur mon corps des ailes.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Louisa

Louisa Poème de Rolland Jr St-Gelais Peinture par Noble Roro de la France

Louisa

 

Ô, ma chère Louisa,

Tu as un je ne sais quoi.

Je ne croirais vraiment pas dire.

Quelque chose qui me fait sourire.

 

Femme si généreuse, tant pour les autres, les uns.

Qui console ceux qui reviennent de front de Verdun.

Tu maîtrises avec justesse ton charme, ta féminité.

Pour le plus grand bonheur des multiples éclopés.

 

Originaire de la paisible Provence !

Une des régions de la douce France !

Tu es venu vivre dans la Ville lumière,

Prête à affronter la vie telle une guerrière.

 

Tu en as vu de ces célibataires du présent,

Tout droit sortis de la jupe de leurs mamans.

Tu as écouté leurs récits à en fendre l’âme,

Des mecs repoussés par leurs dames.

 

Des voyageurs de passage,

De ces maris loin d’être sages,

Sans oublier les rares séminaristes.

Étudiants qui regrettent un pareil choix triste.

 

Ô, très précieuse péripatéticienne !

Qui vit parmi ces fraîches Parisiennes.

T’ennuies-tu de ta région, le printemps venu ?

Toi qui sûrement souhaiterais une autre avenue.

 

Sache Louisa, ma très chère et véritable amie !

Que tu as certainement sauvé bien des vies !

Car il n’y a rien de pire en cette existence

Pour un mec, d’une femme, son absence.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

J’ai un secret à te dire

J’ai un secret à te dire Poème de RollandJr St-Gelais Photo de Appetitive-Soul Source : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/Download-10a1-934728197

J’ai un secret à te dire

 

J’ai un secret à te dire,

Qui va peut-être te faire rire.

Tu sais bien que Rolland a des yeux,

Lesquels sont, avouons-le, si merveilleux !

 

Mais je crois qu’il est amoureux de toi

Il te regarde avec un œil langoureux, je crois.

Alors, prends bien garde de tomber dans le panneau.

En effet, il sait si bien utiliser les belles paroles, les bons mots.

 

À vrai dire, je l’ai vu l’autre jour à la cantine.

Il savourait, je doute, lentement une aubergine.

Il paraissait égaré, il me semble, dans ses pensées.

Comme s’il avait eu des rêves que j’imagine être osé.

 

Ma chère amie, sois tout de même rassurée.

Il a toujours respecté celles qu’il a courtisées.

Celle que son cœur a besoin d’enlacer avec soin.

Et de sa bouche, embrasser avec joie et entrain.

 

J’ai quelque chose d’important à t’avouer.

Avec lui, j’ai déjà eu la chance inouïe de baiser.

Il le fait comme un vrai dieu, un professionnel.

Il prend son temps pour faire jouir sa demoiselle.

 

Mais, un grand mystère l’entoure,

 Tu le découvriras sûrement un jour.

Il possède un attribut tout à fait incroyable

Trop peu d’élues ont su de quoi il est capable.

 

D’amener une femme au septième ciel,

Tout en dégustant sa sève d’amour comme du miel.

Voilà bien un homme tellement comblé par la nature.

Preuve indéniable que l’on ne doit pas juger à la parure.

 

Alors, si je peux te faire cette humble proposition

Va le rencontrer en sa demeure sans hésitation

Plus tard, tu m’en donneras des nouvelles

Et, grâce à lui, tu verras comme la vie est belle.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Je ne l’ai pas oublié

Je ne l’ai pas oublié Peinture de Noble Roro de la France Poème de Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Je ne l’ai pas oublié

 

En un samedi pluvieux,

Je me sentais un peu vieux.

Je me berçais bien tranquillement,

En me souvenant certains événements.

 

Certes, je ne suis plus un homme de vingt ans.

Je le sais depuis tellement longtemps.

J’avance en âge, mais toujours alerte.

Et une mémoire sans aucune perte.

 

À ce sujet, je me rappelle d’une amie.

Pour qui dans ma jeunesse j’étais si épris.

Je gardais ma passion en secret, loin des regards vilains.

Que jamais, elle et moi n’aurions vécu de beaux lendemains.

 

Pourtant, elle était au fait de mon aptitude pour la peinture.

Allais-je pour cela en faire mon gagne-pain pour le futur ?

Bonne question à laquelle la réalité a très vite répondu.

Mon talent m’a sans cesse au cours de ma vie soutenu.

 

Une rencontre a eu lieu dans la maison de ses parents.

Mes paroles et mes gestes j’ai usé avec des gants blancs.

Elle était de la noblesse depuis de nombreuses générations.

Mes sentiments prirent rapidement une allure de désillusion.

 

Hélas, l’homme que je suis n’en faisait pas partie.

Toutefois, elle adorait mes œuvres, à ce que l’on dit.

Cela me consolait quelque peu de ma peine d’amour,

Même si je savais bien qu’elle disparaîtrait un jour.

 

Quoiqu’il en soit, je me présentais à l’heure convenue.

Quel plaisir, j’aurais eu de la peindre entièrement nue.

Élevée depuis toujours dans un catholicisme intransigeant.

Alors que je suis né dans un milieu pas très pratiquant.

 

Une fois que je suis arrivé en ces lieux,

Elle m’a accueilli avec un sourire chaleureux,

Nous allâmes vers un salon, les rideaux bien fermés.

Pour y faire mon humble travail pour lequel j’étais payé.

 

Quelques heures de concentration,

Sans oublier le thé servi avec attention.

En effet, toute noblesse jouit de certaines gâteries.

Alors que la plèbe a droit de sa part qu’à de la raillerie.

 

Une fois ma tâche dûment complétée.

Elle invita ses parents fiers à le contempler.

L’œuvre pour laquelle j’étais venu en cette matinée.

Un tableau qui, à première vue, les a tellement impressionnés.

 

Le temps s’est longuement écoulé depuis ce temps-là.

Malgré moi, sa famille a déménagé à un autre endroit.

Une région si inconnue et si loin de notre terre natale.

Où germèrent tant de chansons et de légendes ancestrales.

 

 

Puis un jour que je ne m’y attendais pas.

J’ai reçu un étrange colis déposé en un hiver froid.

C’était mon tableau suivi de cette missive écrite à la main :

« Je voulais te rendre ce souvenir, car je ne serai plus là demain. »

 

 

Une telle lettre a bien suffi pour comprendre quel était son destin.

Finalement, sa maladie avait exprimé son dernier mot si malin.

Avec la tristesse à l’âme, j’ai accroché ma toile sur la cheminée.

À vrai dire, avec ou sans cette peinture, jamais je ne l’ai oublié.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

La soigneuse

« La soigneuse » Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par Samo19 Source : https://www.deviantart.com/samo19/art/The-healer-910480098

La soigneuse

 

Entre, mon amie.

Ne dis pas un mot, je t’en prie.

Ici, ce n’est vraiment pas nécessaire.

Par ta présence, je peux imaginer ton calvaire.

 

Déshabille-toi ! Retire tes vêtements.

Installe-toi sur le divan bien confortablement.

Laisse-moi poser sur ton front, mes doigts guérisseurs.

En moi, fais confiance, car, j’enlèverai à jamais tes peurs.

 

En toi, je vois tant de peines et de souffrance.

Des blessures accumulées depuis ta lointaine enfance.

Des passions assombries par tant d’horribles mensonges.

Des chimères aux visages ignobles hantent tes songes.

 

Ton corps, encore si jeune, sans scrupule, si honteusement abusé.

Ta virginité, par ton désir d’être aimée, violemment dérobée.

Tes rêves d’adolescence à jamais brisés par tant de manipulations.

De tels souvenirs enfouis en ton âme t’ont fait perdre la raison.

 

Cette soirée sera pour toi le début d’un autre départ.

Pour entreprendre une nouvelle vie, il n’est jamais trop tard.

Tu as le droit d’être libérée de tes tourments et d’être heureuse.

Je possède bien des noms, mais j’adore être appelée « la soigneuse ».

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada