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Une fois que je fus sauvée je souhaitais être damnée

Une fois que je fus sauvée je souhaitais être damnée
Réalisation photographique par David Hobbs Model is JenovaxLilith on DeviantArt Avec la permission de JenovaxLilith. https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/once-I-was-saved-I-wished-I-was-damned-793007073

Une fois que je fus sauvée je souhaitais être damnée

 

Illusion ! Illusion ! Illusion ! Tout n’est qu’illusion.

Illusion démasquée à la recherche du pardon,

Cette vérité enfouie sous les dunes de sable,

Du sable de ces mensonges si coupables.

 

Fautifs de leurs existences éphémères,

Condamnables de leurs destinées si amères,

À la saveur insipide les incitant à se jeter à la mer,

De cette mer aux vagues déferlantes tels les cris de leurs mères.

 

De leurs cris de douleur ou de joie,

À en perdre leurs âmes, à en perdre leurs voix.

Voix guidant leurs progénitures à travers cette immuable voie,

Voie faite de chair, faite de sang ! Leurs ordonnant d’aller tout droit.

 

Que pouvais-je faire pour remédier cette situation?

Mendier les gens tel le ferait le dernier des vagabonds?

Ayant décidé de trouver remède à mes troubles à mes doutes,

De cette sagesse salvatrice j’atteindrai assurément coûte que coûte.

 

Mais alors comment pourrais-je être sauvée?

Comment pourrais-je un seul instant même le souhaiter?

Désirer être sauvée alors que tout me semblait définitivement perdu?

Que tout me paraissait être à jamais condamné, simplement foutu?

 

Après avoir tant cheminé sur la voie de la raison,

Avoir sans cesse appris mes leçons à force de répétitions,

Répéter encore et encore et toujours jusqu’à suffocation,

Les réciter telles des mantras ou des pieuses supplications.

 

Libérant enfin mon esprit de cette inutilité,

Comprenant de ces formules et prières leur futilité,

J’entrevois malgré moi tant de lendemains incertains,

Comprenant bien que malgré ma volonté je n’y peux rien.

 

C’est-là où en un éclair j’ai tout compris,

C’est le jour fatidique où mon esprit fut envahi,

Je me rappelle si bien le jour où l’on m’a sauvée,

Qu’une fois je fus sauvée je souhaitais être damnée.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Une oeuvre remarquable : La femme nourrissant son père

Le sein
« La charité romaine » par Jules Lefebvre (1836-1911)

Une oeuvre remarquable : La femme nourrissant son père

L’image ci-jointe pourrait faire rire certains et en amuser même d’autres. En fait, il s’agit d’un tableau vendu à plus de 30.000.000 d’euros à un collectionneur qui en connaît toute la valeur. Il s’agit d’un pauvre vieil homme du temps de Louis XIV qui a été reconnu coupable d’avoir volé un pain et condamné à la peine de mort. Mais une mort tragique qui était de mourir de faim.

Sa fille ayant su sa peine demanda l’autorisation d’aller le visiter. À chacune des ses visites, les gardiens fouillaient minutieusement la jeune dame ainsi que le bébé de 6 mois qu’elle portait. Puis la laissait entrer, et ce une fois par jour! Au bout du quatrième mois, ayant constaté que le condamné n’est pas mort, ni n’avait maigri, les autorités décidèrent de le faire surveiller minutieusement et le constat fut fait. La fille est la seule visiteuse de son père.

Or, à chacune de ses visites quotidiennes, elle nourrissait son père au lait maternel destiné à son nourrisson. Informés, les juges au lieu de se fâcher et de la condamner furent pris de compassion pour cette femme devant l’amour qu’elle a porté à l’égard de son père mais également devant les émotions D.M.,Maroc, d’une femme face à la vie. En effet, d’une part, elle donnait la vie malgré sa propre souffrance et, d’autre part, elle désirait plus que tout la protéger au détriment de sa propre vie. Par conséquent, les juges ordonnèrent la libération à la fois du père et de sa fille.

C’est ainsi que ce fait hors du commun  arriva aux oreilles du grand et célèbre peintre qui, par un souci d’immortaliser cette fabuleuse histoire, décidera de réaliser cette peinture magnifique.

Cette histoire nous amène aujourd’hui à nous poser ces deux questions fondamentales de l’image de la femme : En premier lieu, est-elle seulement l’être frêle et fragile que nous utilisons selon notre bon vouloir ? Et, en second lieu, lui reconnaissons-nous toujours ses nombreux sacrifices pour sauvegarder la vie des êtres qui lui sont chers ?

Texte tiré de D.M. du Maroc

Point de honte !

Point de honte !

Inlassablement, je marche devant moi sans chercher à savoir où je vais.

Tel un condamné allant contre son gré vers l’échafaud,

J’avance la tête baissée et les yeux pleins d’eau.

Espérant un signe de ma bien-aimée.

Pourquoi sers-tu les dents alors que je t’offre tout mon amour?

T’ai-je déshonorée au point que tu renonces à partager notre lit?

Ma passion pour toi, je te l’ai manifestée sans détour.

Contre vents et marée, je t’ai toujours sourie.

Ta main semble m’inviter à venir à tes côtés,

Sachant à tout jamais la froidure qui était dans tout mon être.

Je m’avance à pas feutrés,

Retenant mes larmes de joie et de fêtes.

Tu me veux avec toi?

Oui, toi! L’élue de mes amours de jeunesse.

La reine de ma vieillesse,

Devant l’autel, nous avons juré de nous aimer sous notre toit.

Je ne peux t’offrir les royaumes de ce monde,

Je n’ai ni encens, ni or, ni pierres précieuses dans ces mains.

Tout ce que j’ai, c’est ma fidélité malgré nos lendemains incertains.

Et ce, je n’en ai point de honte.

De

Rolland St-Gelais

Québec (Québec)

Canada