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Être seul

Être seul
Superbe photo réalisée par James Fraser Voir son site sur https://www.deviantart.com/mtl3

Être seul

Être seul est parfois lourd à supporter et parfois un poids léger à porter en nos mains. Être seul n’est point un crime, ni une tare et encore moins un défaut. C’est un état de fait.

Certaines personnes sont incapables de vivre seules. Pourquoi donc? Serait-ce la peur d’elles-mêmes, la crainte de se juger ou bien l’appréhension face à la réalité qui leur échappe? D’autres personnes ont de plein gré épousé la solitude comme on prend un conjoint pour la vie, avec les hauts et les bas que cela comporte, sans regret ni amertume. Et pour finir, il y a celles qui tenteront le tout pour le tout afin d’échapper à son emprise. Quitte à accepter ce qui n’est pas acceptable.

Pourtant, on peut être seul même dans une foule et être nombreux au plus profond de soi. Par les doux souvenirs de notre enfance, les folies de l’âge de la jeunesse et les amours trop souvent imaginés ou bien éphémères. Par les rires et les larmes de jadis qui peuplent les rêves de nos nuits et qui, une fois réveillés, nous font comprendre que l’existence propre à soi-même est la route que l’on doit suivre au quotidien.

Et, entre vous et moi, mieux vaut vivre dans la lumière de la solitude que de tenter d’exister dans la noirceur absolue de la complaisance. C’est une vérité difficile à saisir et à comprendre. Mais, le temps en bon enseignant qu’il est finit toujours par faire comprendre qu’il s’agit très souvent du moindre des maux et du plus grand bien.

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Vraiment dommage

Vraiment dommage
Low and behind Par un auteur inconnu

Vraiment dommage

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez bien et que la semaine ne s’annonce pas trop éprouvante pour vous en cette saison hivernale. Pour ma part, je dois avouer qu’elle s’annonce ardue étant donné les précipitations de neige et de verglas qui sont tombées dans la région de Québec. Qu’à cela ne tienne, c’est l’hiver avec ses plaisirs et ses désagréments. La seule chose que je regrette c’est de ne pas toujours pouvoir apprécier l’hiver autant qu’il le faudrait, non pas à cause du froid et de la neige, mais bien à cause de la glace qui rend mon parcours périlleux.

Ce qui m’amène à développer un autre point sur lequel j’éprouve une certaine tristesse face à une réalité quasi inhérente à la nudité artistique. Une réalité qui, vous conviendrez avec moi, touche exclusivement le modèle masculin. À vrai dire, je fais référence au sexe masculin proprement dit. Appelez-le comme vous le voulez : pénis, verge, phallus ou bien même hampe, il s’agit bel et bien d’une partie de l’anatomie de l’homme qui mérite autant de respect que les seins chez la femme. Élément qui, à ma grande surprise, semble passer sous silence dans le milieu artistique, et ce peu importe les médias visuels utilisés.

Bon! Je reconnais que la pornographie a apporté une contribution plus que malsaine de l’image de ce membre auprès de la population en général. À vrai dire, tout est fait dans le seul optique de rabaisser celui-ci comme un simple outil de performance sans égard à l’être humain qui le possède. Vous pouvez me répondre qu’il en est ainsi envers l’autre être humain qui est la femme et je vous donnerais entièrement raison. Or, ce n’est pas du tout le sujet de cet article.

En ce qui me concerne, j’ai eu la chance de participer à une séance photo où une charmante dame de la région de St-Jérôme cherchait des modèles tant féminins que masculins afin de réaliser une série de photos tout à fait originales. Pour vous décrire en quelques mots ce qu’elle désirait accomplir, cela consistait tout simplement à prendre des clichés sur le corps nu où l’absence maquillage, de fard, d’ornement et de peinture serait de mise. Qui plus est! Un second objectif, abordé de manière subtile par la photographe en question, était de monter ultérieurement une exposition sur la présence de cicatrices sur le corps. Des cicatrices qui, comme l’affirme si bien dicton selon lequel une image vaut mille mots, témoignent souvent des parcours de vie quasi indescriptibles, voir incroyables.

C’est ainsi que de fil en aiguille, et par l’ambiance somme toute bien cordiale entre elle et moi, le second objectif est venu sur le tapis. Et, entre vous et moi, je vis avec des cicatrices bien visibles depuis mon tout jeune âge. C’est ainsi que j’accepta qu’elle puisse photographier les endroits de mon corps où la présence de mes cicatrices étaient visibles. La seule condition sine qua none était de respecter une vision artistique de la prise de photos. Une énigme philosophique me vient ici à l’esprit : Pourquoi existe-t-il une certaine gêne, pour ne pas dire une gêne certaine, lorsqu’il est question de présenter cette partie de l’anatomie de l’homme? Éprouve-t-on une telle gêne à l’égard de son équivalent, manière de parler dans le cas présent, chez l’anatomie de la femme? À la vue de mon expérience personnelle, il semblerait que ce ne soit pas le cas.

Alors pourquoi donc un tel phénomène? Comme je l’ai expliqué plus haut dans ce présent article, la pornographie y est sûrement pour quelque chose. À mon humble avis, c’est vraiment dommage puisque le caractère sacré du corps humain tel que défini dans l’antiquité fit place à son instrumentalisation et, par ricochet, à sa dégradation. C’est notamment le cas où l’érection y est présente.

Serait-il possible d’inverser la réalité, c’est-à-dire, de découvrir une noblesse chez le phallus en état de grâce ultime? Serait-il aussi possible de passer d’une image plus que négative à celle où la beauté y est réellement dévoilée? Serait-il tout aussi possible d’outrepasser, je m’inspire ici d’une discussion que j’ai jadis eu avec l’une des femmes présentes à la séance photo du début décembre sous la supervision de Phylactère, l’appréhension du sexe masculin en état d’érection non seulement à son acceptation mais presque à une confiance qu’une telle situation se réalise lors d’une séance de nudité artistique. Après tout, l’art renferme toutes les évidences en ce monde. N’est-ce pas?

Merci de m’avoir lu

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le rejet

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Votre humble serviteur : RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Le rejet

(Merci à Victoria pour sa suggestion)

Bonjour tout le monde,

J’avais demandé à mes amis et amies sur le réseau social Facebook de me suggérer des sujets qui pourraient potentiellement les intéresser afin d’enrichir mon blogue artistique dédié à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie ainsi qu’à des réflexions personnelles. En effet, il me semble être important de prendre connaissance de ce qui pourrait susciter chez bon nombre d’entre eux à poursuivre leur lecture de mon blogue. Après tout, il faut bien avoir des sujets intéressants afin d’avoir des lecteurs intéressés à les lire. N’est-ce pas?

Parmi mes connaissances, l’une d’entre elles m’a suggéré de développer sur un sujet qui en cette période de l’année m’interpelle beaucoup. En effet, en ce temps de réjouissances, plusieurs personnes passeront un réveillon du Jour de l’An dans la solitude la plus complète. Une solitude qui fut leur compagne de vie tout au long de l’année dernière et qui le sera fort probablement pour les douze prochains mois. Des personnes qui pour des causes souvent hors de leur contrôle ont connu que le rejet. Qui plus est! Un tel mot peut est synonyme d’une mort lente tant sur le plan émotionnel que spirituel sans oublier celui de l’être physique dans son entier.

Ce qui à la fois me rend triste et me fascine, c’est de lire dans les différents médias écrits à tel point le nombre de personnes qui passeront le jour de l’An seules et rejetées de tous est astronomique. Mais à cela s’ajoute le rejet qui a pour cause une apparence physique non conforme aux critères de beauté prévalant au sein de la société. N’allez pas croire que je n’aime pas admirer la beauté féminine lorsque ses attributs lui sont favorables. Après tout, je suis un homme comme bien d’autres et je n’en éprouve aucune honte à cela. Cependant, il est bon de voir un peu plus loin que les apparences. Et, je sais très bien de quoi je parle.

En effet, je me souviens d’une anecdote dont j’ai été témoin en 1993 lorsque j’étais resté à Québec pour une session d’été afin d’une part, d’avancer dans mes études et, d’autre part, de me familiariser à la belle ville où je vis actuellement. J’avais profité de mon weekend pour visiter la terrasse Dufferin tout en admirant le magnifique Château Frontenac. Au fil de mon parcours pédestre, je fis la rencontre de deux dames d’un âge assez avancé. Et comme j’aime beaucoup discuter avec les gens, j’en ai profité pour m’entretenir avec elles. Cette discussion m’a marqué au fer rouge pour le restant de mes jours.

Et pour cause, puisque l’une d’entre elles était atteint de la neurofibromatose. Une maladie qui déforme le corps de la personne qui en est atteinte au point de rendre celle-ci méconnaissable. Un seul mot peut décrire l’expression de son visage : tristesse. Une tristesse qui, il ne faut pas être le plus intelligent en ce monde pour le comprendre, est causé par une vie de misère et de rejet. N’allez pas croire que j’invente ce que j’écris puisque la dame qui l’accompagnait m’avait expliqué que cette dernière lui avait demandé d’être son amie lorsqu’elles étaient à bord du bus venant de Montréal pour une visite-éclaire à Québec.

Personnellement, j’avais beau essayé de trouver un quelconque sujet de conversation avec ladite dame en question, mais devant la tristesse qui émanait de son regard, j’en perdis tous les moyens. Vous savez, quand nous demandons à la personne si ça va bien et qu’elle répond avec la tête que ça va bien mais que nous voyons que son cœur répond tout le contraire, il est difficile de trouver les mots qui pourraient calmer les maux. Si je me souviens bien, j’ai allumé un cierge à l’office du dimanche qui a suivi notre rencontre en ayant une pensée spéciale pour elle et pour son « amie d’un instant ».

En résumé, nul d’entre nous est dans l’obligation d’ouvrir les portes de sa demeure pour recevoir les rejetés. Cependant avoir une pensée envers eux, leur faire un petit bonjour lorsque l’occasion se présente et avoir une simple oreille pour les écouter, tout cela peut faire une différence dans leurs vies. Certes, cela n’est peut-être pas grand-chose, mais pour ces derniers c’est énorme.

Merci de m’avoir lu.

Bonne et heureuse année 2020.

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Douce mélodie

Douce mélodie
Photo par G.B. d’Allemagne Instagram gb62da et DeviantArt https://www.deviantart.com/gb62da

Douce mélodie

 

Douce mélodie,
Dans la fraîcheur de la nuit,
Des notes de guitare jouées par toi,
Ô ma chérie, ce que tu es belle quand je te vois.

 

Ce que tu es belle quand je t’entends
Me raconter nos tendres souvenirs d’antan,
Ce que tu me rends heureux en ce doux instant,
Ce que ta beauté me fait penser au renouveau du printemps.

 

Toute la nuit, avec toi je passerai.
Toute la nuit, toi et toi seule j’écouterai.
Je t’écouterai chanter jusqu’au petit matin,
Et pour être franc, même plus si tu le veux bien.

 

Ce que j’aimerais tant être dans tes bras,
Comme cette guitare de luxe que tu sais si bien jouer,
Ce que j’aimerais être les cordes qu’effleurent tes doigts amusés,
Comme tu sais si bien le faire dans cette chambre où nous sommes toi et moi.

 

Fais-moi rire ! Fais-moi pleurer ! Fais-moi vivre !
Que tes notes me fassent connaître autre chose que survivre.
Fais-moi découvrir ce que peut être l’amour sur des notes jouées,
Fais-moi trouver ce que la vie a tant à offrir en richesse et en beauté.

 

Joue-moi un air des Beatles ou de Frank Sinatra,
Joue-moi un air tel que tu veux, comme bon te semblera.
Tout ce que mon cœur désire c’est d’être pour cette nuit en ta compagnie,
Malgré mon amour que je ne peux te dévoiler, sache que tu es ma chérie pour la vie.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

On vieillit

On vieillit
Magnifique dessin réalisé par mon ami et collaborateur Eri Kel de la France

On vieillit

 

On vieillit
Ainsi est la vie
Qu’on le veuille ou non
Il faut s’en faire une raison

 

Et puis, avouons-le, vieillir
C’est le seul moyen de vivre
Vérité dure à avaler quand même
À en perdre parfois notre flegme

 

Toutefois on peut vieillir en beauté
Beauté du cœur et de l’âme vit dans l’éternité
Point de maquillage nécessaire
Quand la douceur des yeux est sincère

 

Vieillir c’est prendre de l’âge
On devient croit-on plus sage
Dans certains cas, on peut en douter
Car la vie n’en finit jamais de nous enseigner

 

Vieillir c’est encore et toujours vivre
Seule est à craindre de vivre dans nos souvenirs
Souvenirs d’époques sans cesse révolues
En croyant souvent à tord que l’on a tout vu

 

Vieillir n’est point un péché
Car nous avons tous cette destiné
Vieillir ! Vieillir ! Vieillir et encore vieillir !
Vieillissons avec le sourire avant de mourir

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada