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Pour terminer le mois de novembre en beauté

Réalisations photographiques Phylactère

Pour terminer le mois de novembre en beauté

Bonjour tout le monde,

Il est vrai que l’année 2020 a été digne des pires montagnes russes pour bon nombre d’entre nous. En effet, l’arrivée surprise de la pandémie laquelle a amené les instances gouvernementales à instaurer des mesures sanitaires inhabituelles et à imposer des périodes de confinement jusqu’alors inconnu pour la grande majorité d’entre nous. Va pour les mesures sanitaires puisque des vies en dépendent, mais pour ce qui est du confinement cela est une autre paire de manches. En effet, ce dernier a très certainement eu un impact négatif chez plusieurs personnes d’avantage sensibles à la solitude et à l’isolement que d’autres.  Il va sans dire que nous agissons différemment face aux événements inhabituels. Certains vont y voir une période de reprise en mains tandis que d’autres vont plutôt ressasser des idées lesquelles sont loin d’être réjouissantes.

Il y en a même qui découvriront des souvenirs enfouis quelque part et qui leur feront vivre une certaine nostalgie. Mais, attention! La nostalgie, comme dit si bien la philosophe Fara, ‘’ … c’est se souvenir qu’hier on a vécu.’’ Et, effectivement, nous nous rendons compte que la vie a pris un temps d’arrêt, un moment de répit, pour se distancer des futilités du monde moderne tout en nous faisant découvrir les événements les plus importants de nos vies, ceux qui nous ont permis de grandir, d’évoluer et devenir un être tout autre.

Parfois, c’est l’une de nos connaissances qui découvre un souvenir d’un événement que l’on a vécu ensemble et qui décide, par gentillesse, de le partager avec nous. Rien de plus facile à l’ère de l’Internet et des services de courriels accessibles à presque tout le monde. C’est un fait que nous vivons pour le meilleur et pour le pire au sein d’un village global.

Voilà donc que j’ai reçu par courriel deux belles photos prises à l’occasion d’une séance réalisée par la photographe Phylactère et votre humble serviteur. Une séance de nudité artistique a eu lieu dans son studio situé à Montréal Vous vous doutez bien toute la joie qui m’a envahi dès que je les ai reçues. Et pour cause puisque d’une part, c’est à la fois un honneur et un plaisir d’avoir pu travailler avec ce photographe reconnu mondialement nos seulement dans ce domaine mais également dans celui du yoga cachemirien, dont elle est une véritable experte, et dans celui du modèle vivant dont elle est assidue depuis plusieurs années.

Passionnée par ces domaines, elle écrit des articles au sein d’un webmagazine régulièrement. Des articles dans lesquels elle partage sa vision de ces réalités de manière approfondie en y apportant des éléments propres à ses expériences. D’ailleurs, j’ai eu l’idée de mettre un lien en annexe afin de vous amener vers un de ses articles publiés dans ce webmagazine. Il va sans dire que j’ai obtenu son accord au préalable, et ce pour une question de respect tant personnel qu’intellectuel.

En résumé, il est vrai que l’année 2020 a été vécu en dents-de-scie par plusieurs d’entre nous. Mais, parfois, il arrive que de belles surprises nous arrivent et qui nous permettent de croire que l’avenir pourra être tout aussi beau qu’a été le passé. Après tout, comme disent les britanniques, demain est un autre jour.

Je vous remercie de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Lien à suivre : In Spirit: The Body in Art : Never Apart

Une journée dans ma vie

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Une journée dans ma vie

 

Il est trop tôt pour me réveiller,

Le soleil vient à peine de se lever,

Que déjà je ne sais que faire de ma journée,

Que faire de mains avant qu’elle soit terminée.

 

De mes mains devenues fragiles avec le temps,

Usées à force d’avoir travaillé tellement longtemps,

Dans des usines où patrons profitèrent de leurs situations,

Car, que pouvions-nous faire, par la pauvreté de notre instruction?

 

Je me rappelle si tôt la journée de labeur terminée,

Nous allions toutes prendre un verre pour tout oublier,

Dans le petit bar qui se trouvait dans notre modeste quartier,

Ce quartier d’ouvriers où plusieurs d’entre nous y étions nées.

 

C’est-là où en faisant mon marché mon défunt conjoint j’ai rencontré,

Sa grande simplicité tout comme sa beauté m’avait impressionnée,

Souvent il me disait qu’il m’aurait donné la lune s’il le pouvait,

Mais, sa belle humeur au quotidien amplement me suffisait.

 

Jour après jour, avec respect nous nous fréquentions.

Main dans la main, dès que possible, nous nous promenions.

De tendres baisers avec passion lentement nous nous échangions,

Attendre la nuit des noces pour faire l’amour, nous nous promettions.

 

Puis vint enfin le jour béni tant attendu, le grand jour!

Celui où nous avons juré fidélité et de nous aimer pour toujours,

Au pied de l’autel de l’église où nous avons été baptisés et confirmés,

De cette église où de nos gens vers leurs dernières demeures ont été amenés.

 

Quelles belles noces avons-nous eu en cette journée!

Tout le monde souriait lorsque nous nous sommes embrassés,

Et que dire lorsque d’une chanson populaire tous fredonnèrent avec entrain,

Que tout ce dont l’on avait vraiment besoin c’était l’amour avec un si beau refrain.

 

Le temps a passé si vite en fondant un heureux foyer,

Nous n’étions pas riches mais sur toi toujours je pouvais compter,

Deux beaux garçons et une magnifique fille, avec grand plaisir je t’ai donnés.

Fier de tes garçons, mais avec peine tu cachais que ta fille était de loin ta préférée.

 

Car souvent tu répétais avec bonheur qu’elle me ressemblait,

Mon Dieu pour revivre ces jours heureux d’autrefois ce que je donnerais,

Autour de la table, nous avions de quoi bien nous nourrir et aussi aux indigents,

Car une leçon de pure bonté n’est jamais oubliée dans le cœur de tous les enfants.

 

Le temps a fini par faire son œuvre inévitablement,

Nos enfants ont grandi et ont fait leurs vies évidemment,

Alors que toi par cette maladie tu as été vers les cieux amené,

Depuis quelques jours, je me demande quand viendras-tu me chercher.

 

Je me rappelle que tu me répétais souvent comme tu me trouvais belle,

Et par un beau matin où nos enfants dormaient tu voulais me rendre éternelle,

En prenant bien maladroitement tel un novice une photo de moi en noir et blanc,

Cette photo que je tiens avec mes mains chancelantes car j’ai vieilli malheureusement.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

Requiem in Pacem

Requiem in Pacem Votre humble serviteur en compagnie de Hanchi Marc Asselin

Requiem in Pacem

Je viens d’apprendre, comme bien d’autres personnes, le départ vers un autre monde de mon ancien professeur de karaté Hanchi Marc Asselin.

En ce qui me concerne, j’ai eu la chance de connaître cet homme extraordinaire et d’avoir été l’élève de ce maître exceptionnel. Je pourrais tant écrire sur tout ce qu’il m’a permis de vivre de magnifique. Toutefois, il y en a deux qui ressortent du lot.

Le premier est qu’il avait demandé à l’un de ses amis journaliste du Journal de Québec, du nom de Dorick Moisan, de réaliser un article sur votre humble serviteur au sein de ce journal. Je dois avouer que je ne m’attendais pas à un tel article lequel est semble-t-il l’un des plus beaux réalisés sur une personne n’appartenant ni au monde politique, ni au milieu artistique ou sportif.

Le deuxième est d’avoir été là lorsque les premières démarches pour aider les survivants de la thalidomide à obtenir gain de cause contre le gouvernement canadien en 1990. Tu avais dit devant toutes les personnes venues assister au cours où des reporters étaient venus dans cette optique ceci :  »Rolland a besoin de notre aide. Nous allons lui donner tout ce que nous pouvons. » Cela m’avait énormément touché.

Mais, par-dessus tout, Hanchi Marc Asselin m’a enseigné la plus grande leçon de toute ma vie. Celui de croire en moi et de ne jamais écouter ceux et celles qui oseront dire le contraire.

Hanchi Marc Asselin est parmi ceux et celles qui ont mis beaucoup de couleurs magnifiques dans ma vie.

Merci Marc pour tout ce que tu m’as permis de vivre.

Puisse ton âme reposer en paix !

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Soleil d’automne

Soleil d’automne Photo et poème par RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Soleil d’automne

 

Derrière les arbres, je me suis caché,

Afin de cette rivière si calme l’admirer.

Écouter les rares oiseaux gazouiller avant de quitter,

Cet endroit où bien des gens se promenèrent tout l’été.

 

À l’ombre des arbres aux couleurs variées,

Inlassablement quelque chose allait piquer ma curiosité.

En ce temps ensoleillé, un air caressait mes joues devenues rouges.

Rouges comme les feuilles au gré du vent qui doucement bougent.

 

Me rappelant alors ce secret de ma défunte mère,

Qui quitta ce monde rempli d’amour malgré toutes les guerres,

Qui me disait que de toutes les saisons l’automne était la plus étrange,

Car c’est dans le ciel automnal que l’on peut voir les cheveux des anges.

 

Dansant dans le vent pour annoncer l’arrivé de l’hiver,

De cet hiver avec sa blanche neige et ses glaçons argentés,

Recouvrant maisons où jadis on offrait aux inconnus l’hospitalité,

Car pour bien des indigents période de joie devenait leur calvaire.

 

Elle me répéta souvent cette grande leçon,

Une sage pensée qu’elle me disait à répétition,

Afin de m’en souvenir aux instants de questions,

Au plus profond de moi j’entends alors sa lucide réflexion.

 

Souviens-toi mon fils que tu es un être éphémère,

Comme chaque être humain vivant sur cette terre,

Face aux normes tu naquis dans l’incertitude la plus totale,

Et pourtant tu relevas bien des défis à première vue fatals.

 

Il faut croire qu’un être dans le ciel veillait sur tes pas,

Car depuis longtemps on croyait que tu allais passer de vie à trépas.

Malgré cela, je suis en ce lieu où je contemple la beauté de la nature,

De tous ces êtres fragiles faits de plumes ou de fourrures.

 

Ô doux et précieux soleil d’automne,

Reste encore quelques jours parmi les hommes,

Ô doux soleil qui me regarde à travers ces branchages,

Réchauffe-moi car je vois bien que malgré tout j’avance en âge.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Enchaînés

Enchaînés. Texte de RollandJr St-Gelais Photo par (et avec la permission de) Intravenusproject Source : https://www.deviantart.com/louisdemirabert/art/Kelly-enchainee-858061081

Enchaînés

Bonjour tout le monde,

J’ai longuement hésité avant de rédiger un tel article au sein de mon blog artistique. En effet, j’y aborde un sujet d’une complexité rarissime. Un sujet qui touche d’une manière ou d’une autre toutes personnes qui sont confrontées à cette période de pandémie et de confinement. Une période propice à broyer du noir et à voir la vie exclusivement de manière négative.

Plus le temps passe et plus nos pensées tendent à la négativité de l’existence. À cela viennent s’ajouter dans certains cas l’émergence de souvenirs douloureux qui ont façonné des chaînes souvent lourdes à supporter.  Qu’on le veuille ou non, nous avons tous des chaînes avec lesquelles nous devons vivre. Parfois, il s’agit de chaînes bien visibles tandis d’autres sont loin d’être évidentes au premier coup d’œil.

Or, pourquoi vouloir rédiger un tel article? Me demandez-vous. Excellente question à laquelle je vous réponds qu’une telle rédaction est tout à fait appropriée dans la situation actuelle. Nous sommes confrontés à vivre dans un confinement quasi généralisé. Une telle situation peut affecter un bon nombre d’entre nous.

Toutefois, une telle période est aussi le moment idéal pour faire le point sur bien des aspects de notre vie. Je dirais même qu’il s’agit du meilleur moment car tout est au ralenti dans la plupart des pays occidentaux. Faire le point sur ce qui nous convient réellement, sur ce dont nous avons besoin pour vivre et vivre en conformité avec nos valeurs les plus profondes. Celles qui nous motivent à avancer sur le chemin de la lumière, de notre lumière intérieure, qui nous poussent vers l’avant, qui nous éclairent dans nos choix lesquels façonneront notre destin.

Oui, je me répète, le destin est le résultat de nos choix passés qui nous ont amenés à poser nos actions d’où notre présent tire son origine. Jamais l’inverse puisque rien n’est écrit à l’avance.

Ceci écrit, nous avons tous des chaînes à supporter. Quelques-unes sont plus lourdes que d’autres. Ces chaînes sont parfois liées à des dépendances diverses. Je prends à titre d’exemples l’alcool, les drogues, le sexe, le travail, la dépendance affective et j’en passe. À vrai dire, je n’aurais pas assez de place pour toutes les nommer tellement elles sont variées et que leurs pouvoirs peuvent interférer dans nos vies.

Ici, deux réalités doivent être retenues. La première est que nous avons tous sans exception aucune des chaînes à supporter. Pour certaines d’entre elles, nous avons développé une résilience tout à fait remarquable. Cela me fait d’ailleurs penser à un article que j’ai lu aujourd’hui même dans un quotidien de Québec dans lequel on relatait la force de résilience d’une dame lourdement handicapée des suites du spina bifida face à son parcours de vie. Drôle de coïncidence, n’est-ce pas ?! La seconde est que nous avons plus souvent qu’autrement cette tendance à occulter les chaînes les plus insidieuses, celles qui se sont incrustées dans notre subconscient, et qui ont réussi à cacher notre réalité intérieure.

Rien n’est plus ardu que de se retrouver seul face à soi-même. Être seul face à nos démons intérieurs, parfois imaginaires mais qui peuvent être aussi bien réels, qui grugent notre âme en y insérant des pensées destructrices. Être seul, c’est aussi être avec cet autre que nous pensions bien connaître, c’est-à-dire soi-même. Certes, nous devons être un ami pour nous mais nous pouvons devenir également notre pire ennemi.

Oui, les chaînes peuvent avoir été imposées par la société à une époque où tout devait être conforme aux normes sociales et aux valeurs véhiculées par des instances ayant un poids démesuré par rapport à leur raison première. Je pense, entre autres, aux religions qui, encore à l’heure actuelle dans bon nombre de pays, exigent le respect de règles que l’on jugerait archaïques dans nos sociétés occidentales.

Je termine ce présent article en vous posant ces questions : Tout d’abord, quelles sont les chaînes qui vous empêchent d’être vous-mêmes ? Les découvrir est chose beaucoup plus facile à dire qu’à faire. Ensuite, quelles sont les chaînes que vous chérissez le plus? Cela peut vous paraître étonnant, mais c’est une théorie de plus en plus admise en psychologie, que nous avons tendance à chérir, de manière plus ou moins importante, certaines chaînes qui sont ancrées dans le plus profond de notre être. Certaines ont un impact négatif pas trop important tandis que d’autres ont une force destructrice digne d’une bombe H.

Je vous souhaite de pouvoir profiter du confinement imposé par les autorités gouvernementales pour dénicher les chaînes qui entravent votre bonheur tout en faisant le point sur celles avec lesquelles vous avez été capables de vivre. Une telle découverte vous incitera à gravir la montagne qui vous mènera sur le sommet de la sérénité.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada