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Pourquoi le mal existe-t-il ?

Sacré-coeur 8

 

Photo: Jérôme Bertrand

 

Bonjour tout le monde,

Comment allez-vous ? Qu’avez-vous fait de bon aujourd’hui ? Que se passe-t-il d’intéressant dans votre vie ? Avez-vous pu profiter du beau temps ensoleillé ou bien faire des activités que ce soit en famille ou entre amis ? De mon côté, je vais vraiment très bien avec les hauts et les bas de la vie. Rien n’est parfait en ce monde. L’essentiel est de garder foi en la vie et de croire au Bien malgré tout le mal qui semble régner en force dans le monde actuel.

Pourquoi le mal existe-t-il ?

J’ai décidé d’écrire un texte sur cette problématique fondamentale : Pourquoi le mal existe-t-il ? C’est là une question que bon nombre de philosophes et de théologiens ont tenté d’y répondre au meilleur de leurs connaissances. Soyez rassurés ! Nul n’est mon intention de me situer au même rang de ces gens de hauts savoirs. Toutefois, il me paraît utile dans le cadre de cette exposition de donner mon humble avis sur la raison d’être du mal. Autrement dit, pourquoi le mal existe-t-il ?

Nous sommes tous témoins de scènes d’horreur, d’injustice, d’exploitation, de crimes et d’actes répréhensibles notamment commis à l’endroit des plus faibles de la société. Regarder, lire ou bien écouter les nouvelles peut devenir une véritable torture psychologique lorsqu’il y est présenté des cas de ce genre. Oui, je l’avoue d’emblée. Nul ne peut rester insensible. C’est un fait.

J’ose donner trois explications plausibles à l’origine du Mal. N’ayez crainte, loin de moi l’idée d’attribuer la cause originelle en une entité précise même si je crois fermement qu’une telle entité existe bel et bien. Cependant, les trois explications résideraient davantage à ce qu’est l’être humain. Un être qui agit souvent plus par le côté irrationnel, voire ici les émotions à l’état brut que par le côté de la raison pure. En effet, cette irrationalité a amené les hommes à suivre des voies les menant vers, pour reprendre le concept de la « guerre des étoiles », le côté obscur de la spiritualité. Oui, c’est démontré que la spiritualité possède un côté lumineux et un côté obscur. Le premier l’amenant vers le bonheur et la paix tandis que le second le précipite vers le malheur et la crainte. Le bonheur qui est une conséquence directe de voir le monde, non pas comme il est, mais comme il pourrait être. Il va de soi que la paix intérieure accompagne chacun des pas de tous les hommes de bonne volonté. 

Outre le facteur psychologique propre à l’Homme, il y a celui la volonté mal dirigée de la survie. L’Homme souhaite survivre, et c’est son droit le plus stricte, en dépit des nombreuses menaces qui l’entourent. Bien évidemment, il devra y faire face tôt ou tard. Son désir de survie peut l’amener à poser des actes peu louables et même dans certains cas immoraux. Qui d’entre vous se souvient de la notion d’espace vitale, des politiques d’exterminations des indésirables allant jusqu’à celles des « indignes de vivre » et de bien d’autres actions perpétrées au nom du bien commun, et ce sous différents régimes politiques qu’ils soient dictatoriaux et même, bien que dans une moindre mesure, des sociétés dites « démocratiques » ? La survie est tout à fait légitime mais elle doit se faire avec celui qui nous tend la main car, qui sait ? il sera peut-être celui qui nous sauvera à son tour.

La dernière explication se rapporte à la perte d’estime de soi. Une telle perte nous fait perdre le sens même de la dignité inhérente à chacun d’entre nous. Perdre foi en ses capacités, en ses moyens, en son potentiel de devenir ce que l’on a toujours été, amène de manière inexorable à agir contre l’autre. Cet autre qui ne demande que la même chose que tout le monde. C’est-à-dire aimer et … être aimé. Oui, aimer et être aimé sont la base où réside le remède face au Mal. Le Mal qui ronge l’humanité depuis bien des siècles. Fort heureusement, certains personnages ont donné à l’Homme des armes pour le combattre. C’est à nous à les découvrir, et parfois à les redécouvrir, afin d’être paré comme il se doit.

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Sacré cœur : Source de vie et d’espoir en chacun de nous ; un hommage à mon père ( Une analyse théologique )

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Sacré cœur :

Source de vie et d’espoir en chacun de nous ;

Un hommage à mon père

( Une analyse théologique )

 

Depuis la nuit des temps les hommes se sont questionnés sur les multiples facettes qui composent la vie. D’ailleurs, les expériences de l’existence humaine auxquelles nous sommes tous confrontés sont si nombreuses qu’il me paraît illusoire de tenter de les énumérer même si certaines d’entre elles peuvent sembler être d’une injustice flagrante à notre endroit. Je pense notamment à la maladie, à la pauvreté et à la perte de personnes chères à nos yeux. Qui d’entre nous n’a pas vécu à un moment donné de sa vie des situations où tout lui paraissait injuste, voire absurde, tellement sa souffrance l’accablait ? C’est un fait, aucun d’entre nous n’y échappe. C’est là le lot de l’humanité, et ce peu importe les époques.

Plusieurs questions apparaissent au fil des événements auxquels nous sommes confrontés. Parmi celles-ci ; devrions-nous nous révolter ou tout simplement abdiquer ? Serait-il plutôt à notre avantage de se relever et de porter sa croix de manière libre et pleinement conscients vis-à-vis à son propre destin ? C’est un fait indéniable ! Oui, nous avons le choix de parcourir ou non la route plus ou moins sinueuse qui se dresse devant nous. Oui, nous avons également l’option de se fermer les yeux et de faire comme si rien était. Or, dans ce cas-ci, le seul résultat possible est un appauvrissement au sein de son être, voire ici de son âme, qui l’amènera inexorablement dans les profondeurs de l’Enfer. Un Enfer où il nous sera impossible d’en sortir étant donné le vide qui nous entourera et qui nous étouffera sans ménagement. Est-il utile de vous rappeler qu’il n’y a pas pire vide que celui provoqué par l’absence d’amour ? Et où se trouve la véritable source d’Amour, basé sur une pureté sans égale et à peine concevable pour le commun des mortels, sinon en Dieu seul ?

Voilà pourquoi l’image dite « du Sacré-Cœur », une des images qui possèdent une sacralité hors du commun au sein même des grandes églises chrétiennes telles que l’église catholique, anglicane et les églises orthodoxes, revêt une importance indispensable auprès de votre humble serviteur. Et pour causes ! Prendre la position du Christ sur la croix, et de surcroit entièrement nu, ne se fait pas sans raison.

En effet, cela embrasse un symbolisme qui unit à la perfection l’être humain au caractère divin qui l’habite, lui octroyant ainsi un aspect sacré. Une sacralité qui nous rappelle que nous sommes tous et toutes sensibles face à la souffrance, la nôtre et celle que l’on éprouve par la compassion ou l’empathie à l’égard des gens que nous pouvons rencontrer dans nos vies. Est-il utile de vous dire que nos souffrances et nos limites peuvent en maintes occasions nous rapprocher de nos frères et de nos sœurs en cette humanité ? D’ailleurs, une telle photo renferme plusieurs caractères liés à la sacralité.

En premier lieu, la posture reflète en elle-même tout le respect dû à la fois à la nudité totale de mon corps, voire ici la partie dite « profane », et l’allusion directe du Christ mourant sur la croix afin de racheter, voire ici la partie « sacrée », l’humanité de ses péchés tel qu’enseigné selon la théologie chrétienne toutes dénominations confondues. Croyez-moi sur parole ! La décision de prendre une telle position est apparue en mon esprit aussi subitement, je dirais même un peu à la blague de manière presque miraculeuse, que la voix du Christ qui interpela l’apôtre Paul sur le chemin de Damas lors de ses démarches de persécutions contre les premiers chrétiens.

En deuxième lieu, une telle photo contient plusieurs éléments qui se rapportent au Christ souffrant sur la croix. Je pense, entre autres, aux quelques cicatrices qui se démarquent sur mon thorax. Cela ne vous rappelle-t-il pas cette grande et noble vérité : Qui d’entre nous n’a pas ses propres cicatrices, visibles ou non à l’œil nu, que l’existence lui a infligées suite à des expériences plus ou moins douloureuses lesquelles laissèrent des blessures au cours de la vie ? D’ailleurs, une de mes cicatrices se situe exactement au niveau de mon … cœur. Fait étonnant quand je pense au titre même de l’exposition tirée de cette photo : Sacré-Cœur.

En troisième lieu, la nudité qui y est présentée l’est tout de même de manière tout à fait sereine et dépourvue, Dieu merci, de fausse pudeur. Particularités que je qualifierais de rarissimes où la nudité est malheureusement exhibée sous forme de marchandise au sein de la grande majorité des médias de masse, en particuliers les sites pornographiques mais pas seulement. Une telle sérénité démontre une fois de plus qu’il ne peut y avoir, en aucun temps et en aucune façon, de honte à l’égard de ce que nous sommes au plus profond de soi. Voilà pourquoi, et c’est là mon opinion et rien d’autre, nous avons tous nos limites, nos barrières et nos infirmités parfois psychologiques et parfois physiques, qui peuvent se transformer en un catalyseur de force incroyable à la condition sine qua none que le désir de se surpasser est présent en soi. Quoi de plus fort que de voir au-delà de nos premiers regards sur soi ? Quoi de plus magnifique, voire extraordinaire et même parfois mystique, de faire la découverte d’une puissance insoupçonnée cachée au plus profond de nous ? C’est ainsi, prenez-le à titre d’un simple exemple, que l’absence de mes mains n’empêche pas de les imaginer clouées sur une croix. Il y en va de même pour le commun des mortels puisque voir au-delà du premier coup d’œil peut être le début d’une nouvelle vie, voire même d’une résurrection.

L’absence de fausse pudeur démontre aussi de manière claire et sans ambiguïté que la nudité possède également une sacralité qui lui est propre. Ma masculinité, admettons-le bien visible, nous rappelle que le Christ était avant toute chose un homme vivant dans un corps mortel au sein d’une communauté ayant ses règles et ses codes de conduites sans oublier sa foi en un livre où le récit d’Adam et d’Ève qui ont été créés nus occupe une place prépondérante dans le récit, avouons-le modestement, hautement symbolique du début de l’histoire de l’humanité. Là encore, la nudité des deux protagonistes est empreinte d’une grande pureté tout en reconnaissant de manière subtile, par le désir du Créateur de les voir féconds et prospères, que la sexualité leur est un droit inaliénable.

Enfin, le dernier point que je souhaite aborder dans ce texte concerne l’élément le plus crucial sur cette photo. Il s’agit de ne jamais craindre de tomber puisque cela est propre à chacun d’entre nous. Un vieil adage affirme avec raison que ce n’est pas le nombre de fois que nous tombons qui importe le plus mais bien celui où nous nous relevons afin de poursuivre notre route jour après jour jusqu’à la victoire finale, celle où nous allons découvrir le sens véritable de notre existence. Rien de plus facile que de tomber, mais rien de plus ardu de prendre sa croix et se relever !

Mon père m’a déjà raconté qu’il avait décidé de me montrer à marcher afin de faire mentir les plus sombres pronostics de certains médecins à mon endroit. C’est ainsi qu’il m’avait placé à l’extrémité du couloir de la maison familiale alors qu’il se tenait à l’autre extrémité. Il m’ordonna de venir vers lui debout et non pas à genoux comme j’étais habitué de le faire. C’est après ma troisième chute que j’ai eu assez de force pour me tenir debout et d’aller ainsi vers mon père et, fait intéressant, de n’avoir plus jamais rampé du reste de ma tendre enfance. Cela ne vous rappelle-t-il pas un certain récit des évangiles ? Le Christ a tombé trois fois avant d’être cloué sur la croix afin de revenir sous une forme totalement différente après sa résurrection. J’ai aussi tombé trois fois mais en bout de ligne cela a permis à mon père de m’aider à découvrir le monde qui s’ouvrait désormais devant moi. Or, un tel événement a eu lieu à la même heure où la célébration eucharistique était célébrée en ce dimanche. Comme quoi la foi transporte des montagnes. Merci papa ! Merci mon Dieu !

Merci de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada