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J’ai besoin d’un câlin

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

J’ai besoin d’un câlin

 

Déjà nous sommes le lendemain de Noël

Mais, curieusement, je n’ai pas eu de tes nouvelles

J’attendais ton appel avec le cœur léger tout au long de la soirée

Pas d’appel téléphonique, cela m’a tellement attristé.

 

J’avais préparé pour nous deux un repas copieux

Afin de fêter avec toi cet instant merveilleux

Être tête à tête loin de tout pour s’aimer

Boire un vin sous le sapin illuminé.

 

Mais, en cette veille de Noël, tu n’es pas venu

Moi qui avec des idées coquines m’étais mise nue

Sous la chemise blanche de satin que j’avais portée

Que j’avais enfilée en pensant à toi mon amour adoré.

 

Mais, tu n’es point venu me trouver

Moi qui m’étais minutieusement parfumée

À imaginer sentir sur ma peau laiteuse la chaleur de tes mains

Être seule en ce matin me fait comprendre comme j’ai besoin d’un câlin.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Que cet hiver soit clément à partir de cette heure

Que cet hiver soit clément à partir de cette heure Poème par RollandJr St-Gelais Photo par Jenovaxlilith Assistée par Graham Dowdy Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/winter-862234062

Que cet hiver soit clément à partir de cette heure

 

Hiver! Hiver! Ô glacial hiver!

Où les flocons blancs voguent dans l’air,

Où règne un silence mystérieux dans la laiteuse forêt,

Recouverte de cette neige cachant la vie qui s’y trouvait.

 

Voyant que j’étais seule dans ma demeure,

Située à l’orée des bois en cette morne heure,

Revêtue en toute simplicité et de mes cheveux de feu,

J’ai parcouru un étrange sentier avec un cœur léger et l’esprit joyeux.

 

Pieds nus dans la soyeuse neige,

Car de quel animal craindre devais-je?

Ayant pour couverture les nuages gorgés de leurs flocons,

Qui bientôt tomberont avec le vent du nord pour compagnon.

 

Entourée par les arbres givrés,

Qui de ma beauté semblent admirer,

Branches fixées par la glace venue du néant,

De ce néant qui fera place à la vie une fois arrivé le printemps.

 

J’ai offert mon visage de satin,

Telle une prière récitée au petit matin,

De ces cantiques que l’on chantait autrefois,

De ces laudes psalmodiées dans les couvents tant de fois.

 

Ô toi là-haut, écoute-moi.

Entends mes paroles, qui que tu sois.

Sois indulgent pour ceux qui à toi se confieront,

Car la vie est tellement triste pour ceux qui me suivront.

 

Protège le pèlerin qui voyage sur les chemins,

Bénis l’âme de ceux qui ne cessent de tendre la main,

Soutiens les gens de bonne volonté de construire un monde meilleur,

Mais avant, fais que cet hiver soit clément à partir de cette heure.

 

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Nous vieillissons

Nous vieillissons
Nous vieillissons Texte de réflexion par RollandJr St-Gelais Dessin par CapitaPerdu. Source : https://www.deviantart.com/capitaperdu/art/SilverHair-Woman-829072654

Nous vieillissons

Que nous le voulions ou non, nous vieillissons. Les années deviennent des mois, les mois des semaines, des semaines des jours et les jours des heures. Parfois, nous sommes fiers de nos bons coups mais plus souvent qu’autrement émergent en nous des regrets. Des regrets qui se rapportent davantage à ce que nous n’avons pas fait qu’à ce que nous avons fait.

Puis viennent les souvenirs de ceux que nous avons aimés et qui nous ont quittés. Quelques fois des prières pour le repos de leurs âmes aux cieux sont adressées. D’autres fois, une simple pensée pour les incroyants amplement leur suffit. À chacun leur foi, leurs espérances et leurs illusions. Car nul ne le sait ce qu’il y a de l’autre côté du pont comme de raison.

Les cheveux blancs sont la richesse accumulée au fil des années. Des années tricotées au fil des expériences du passé et des jours comptés. Des cheveux blancs qui embellissent telle une couronne d’argent le doux visage d’une mère et d’un père souvent oubliés par leurs enfants trop occupés goûter à la saveur insipide du numérique. De cette saveur imposée par conglomérats situés dans une vallée de silicone.

Oui, nous vieillissons. C’est la loi ultime pour tous. Que nous soyons riches ou pauvres, nous vieillissons. Nul ne peut y échapper. Mais, tant qu’à vieillir, vieillissons en chantant. Une chanson d’amour, une chanson d’antan, une chanson pour agrémenter le temps. Le temps que l’on a pour vaquer à nos occupations. Vieillissons avec le cœur léger car c’est la source du bonheur véritable.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

L’abandon

Abandon
L’abandon Texte de réflexion par RollandJr St-Gelais Dessin par CapitaPerdu Source : https://www.deviantart.com/capitaperdu/art/Abandonment-842132367

L’abandon

Il faut parfois savoir abandonner pour se ressourcer, se retrouver et surtout apprendre à s’aimer. Laisser derrière soi les pierres lourds qui nuisent à notre épanouissement, à notre liberté et notre devenir. Tel le papillon qui sort de son cocon, quelques instants peuvent suffire pour sécher nos larmes accumulées par tant de désillusion. Tel l’être seul et nu sur le bord d’une rivière, quelques rayons de soleil suffisent pour le consoler, le réconforter et le réchauffer.

L’abandon n’est point une honte que l’on transporte avec soi, une tare qui s’inscrit inexorablement dans nos gènes et, encore moins, une démonstration de lâcheté. C’est le don que l’on dépose aux pieds de la vie. La preuve ultime d’humilité que l’on fait avec soi et avec l’univers. C’est reconnaître à la fois notre faiblesse et, d’une manière étrange, de notre force. Notre faiblesse face à ce qui est, mais aussi notre force face à ce qui pourrait être. Un devenir où tout est possible et qui pourra sans cesse être renouvelé.

Je dépose ce qui me nuit, ce qui m’empêche d’aller vers les autres et vers moi-même. Je donne sur l’un des bancs du chemin de ma vie, de ma destinée afin de mieux avancer. Avancer avec un coeur léger, avec une âme libérée, avec un esprit en paix avec l’univers. Pouvoir me dire : En quoi cette pierre m’a-t-elle été utile pour mon bonheur ? Et par un moment de lucidité, décider sans regret, ni hésitation, la déposer sans violence mais avec calme et sérénité.

RollandJr St-Gelais de Québec Canada

 

 

De tes ombres

De tes ombres
De tes ombres Poème de RollandJr St-Gelais Réalisation photographie par David Hobbs Modèle : JenovaxLilith

De tes ombres

 

Étendu sur les draps,

J’entends ta douce voix,

Qui me tire de mon sommeil,

Qui m’invite à voir une merveille.

 

En pleine nuit, sous la lune blanche.

Tu viens lentement vers moi et tu te déhanches,

Que de larmes mes yeux versent tels des torrents,

Des torrents qui apaisent mon attente depuis si longtemps.

 

Si longtemps, j’ai rêvé de te rencontrer.

Au fil du temps, j’avais même cessé d’espérer.

À quoi bon penser que tu voudrais venir me réconforter?

Moi, un simple homme, un pur inconnu, ce mal-aimé.

 

De tes ombres qui m’entourent langoureusement,

De tes ombres qui m’enveloppent tout doucement,

De tes ombres qui m’enferment bien lentement,

De tes ombres qui m’encerclent chaleureusement,

 

Étrangement, je ne les craignais point.

Si bien qu’avec joie, j’ai desserré mes poings,

Poings relâchés et cœur léger par la joie de te retrouver,

Tu étais là au milieu de ces ombres en train de me regarder.

 

Tu me regardais sans dire une parole,

La douceur de tes yeux valait mille paraboles,

Était-il utile de dire un seul mot pour comprendre?

Que tu étais là pour m’amener avec toi pour me prendre?

 

Ô mon amour, amène-moi.

Avec tes ombres, je veux être avec toi.

Avec tes ombres, vers l’éternité, je t’accompagnerai.

Ô mon amour, sur le chemin des damnés, avec toi je marcherai.

 

De tes ombres, je veux y pénétrer.

De tes ombres, je veux m’y engouffrer.

De tes ombres, avec toi pour toujours j’y serai.

Car sans toi, en cette misérable vie, jamais je n’y survivrai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada