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L’abandon

Abandon
L’abandon Texte de réflexion par RollandJr St-Gelais Dessin par CapitaPerdu Source : https://www.deviantart.com/capitaperdu/art/Abandonment-842132367

L’abandon

Il faut parfois savoir abandonner pour se ressourcer, se retrouver et surtout apprendre à s’aimer. Laisser derrière soi les pierres lourds qui nuisent à notre épanouissement, à notre liberté et notre devenir. Tel le papillon qui sort de son cocon, quelques instants peuvent suffire pour sécher nos larmes accumulées par tant de désillusion. Tel l’être seul et nu sur le bord d’une rivière, quelques rayons de soleil suffisent pour le consoler, le réconforter et le réchauffer.

L’abandon n’est point une honte que l’on transporte avec soi, une tare qui s’inscrit inexorablement dans nos gènes et, encore moins, une démonstration de lâcheté. C’est le don que l’on dépose aux pieds de la vie. La preuve ultime d’humilité que l’on fait avec soi et avec l’univers. C’est reconnaître à la fois notre faiblesse et, d’une manière étrange, de notre force. Notre faiblesse face à ce qui est, mais aussi notre force face à ce qui pourrait être. Un devenir où tout est possible et qui pourra sans cesse être renouvelé.

Je dépose ce qui me nuit, ce qui m’empêche d’aller vers les autres et vers moi-même. Je donne sur l’un des bancs du chemin de ma vie, de ma destinée afin de mieux avancer. Avancer avec un coeur léger, avec une âme libérée, avec un esprit en paix avec l’univers. Pouvoir me dire : En quoi cette pierre m’a-t-elle été utile pour mon bonheur ? Et par un moment de lucidité, décider sans regret, ni hésitation, la déposer sans violence mais avec calme et sérénité.

RollandJr St-Gelais de Québec Canada

 

 

De tes ombres

De tes ombres
De tes ombres Poème de RollandJr St-Gelais Réalisation photographie par David Hobbs Modèle : JenovaxLilith

De tes ombres

 

Étendu sur les draps,

J’entends ta douce voix,

Qui me tire de mon sommeil,

Qui m’invite à voir une merveille.

 

En pleine nuit, sous la lune blanche.

Tu viens lentement vers moi et tu te déhanches,

Que de larmes mes yeux versent tels des torrents,

Des torrents qui apaisent mon attente depuis si longtemps.

 

Si longtemps, j’ai rêvé de te rencontrer.

Au fil du temps, j’avais même cessé d’espérer.

À quoi bon penser que tu voudrais venir me réconforter?

Moi, un simple homme, un pur inconnu, ce mal-aimé.

 

De tes ombres qui m’entourent langoureusement,

De tes ombres qui m’enveloppent tout doucement,

De tes ombres qui m’enferment bien lentement,

De tes ombres qui m’encerclent chaleureusement,

 

Étrangement, je ne les craignais point.

Si bien qu’avec joie, j’ai desserré mes poings,

Poings relâchés et cœur léger par la joie de te retrouver,

Tu étais là au milieu de ces ombres en train de me regarder.

 

Tu me regardais sans dire une parole,

La douceur de tes yeux valait mille paraboles,

Était-il utile de dire un seul mot pour comprendre?

Que tu étais là pour m’amener avec toi pour me prendre?

 

Ô mon amour, amène-moi.

Avec tes ombres, je veux être avec toi.

Avec tes ombres, vers l’éternité, je t’accompagnerai.

Ô mon amour, sur le chemin des damnés, avec toi je marcherai.

 

De tes ombres, je veux y pénétrer.

De tes ombres, je veux m’y engouffrer.

De tes ombres, avec toi pour toujours j’y serai.

Car sans toi, en cette misérable vie, jamais je n’y survivrai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

Je marche dans la nuit

Je marche dans la nuit

« Je marche dans la nuit » Photo par G.B. d’Allemagne

Je marche dans la nuit

 

Je marche dans la nuit,
J’y vois tout ce qui y vit,
Des êtres des plus étranges,
Parfois démons, parfois des anges.

 

Dans la fraîcheur de cette belle nuit d’été,
J’aperçois comme les hommes sont désespérés,
Cherchant un amour illusoire dans les bras d’inconnues,
Pour un peu d’argent en échange de bon temps très vite perdu.

 

D’autrefois, j’y découvres des femmes égarées dans leurs rêves brisés.
Des rêves de jeunes filles par la vie maintes fois désabusées,
Des rêves d’adolescentes aux corps et à l’esprit fragilisés,
Par des promesses aussi vite dites, aussi vite oubliées.

 

Je marche en silence pour ne point déranger,
Ces amants qui pour instant font semblant de s’aimer.
Pour ceux qui croient en l’amour même pour les désillusionés,
Pour ceux qui dans le confort de leurs lits dorment à poings fermés.

 

Je marche pieds nus et le coeur léger,
Je marche avec grâce et les épaules dénudés,
Je marche en regardant droit devant moi jambes croisées,
Je marche vers celui qui saura d’un coeur sincère ma beauté apprécier.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Tout me sera possible tant que je vivrai.

Témoins disparus
Magnifique photo par mon amie Elisa R.

Tout me sera possible tant que je vivrai.

 

Sur une terre étrangère,

Où j’y suis allé en une période passagère,

Pendant que je me questionnais sur le sens de ma vie,

Car un jour, bien malgré moi, la vie ne peut être infinie.

 

Je me suis promené dans un cimetière,

Drôle d’idée ! Vous me direz de bonne guerre.

Pourtant, c’est là où j’ai le plus réfléchi sur ma vie, ma destiné,

La destiné de chaque homme, de chaque femme depuis les temps reculés.

 

Nous sommes tous à la recherche du bonheur,

Avant que vienne, tôt ou tard, notre départ son heure.

Certains ont tant aimé, ont tant donné qu’ils se sont oubliés.

Tandis que d’autres ont poursuivis leurs chemins dans la clandestinité.

 

Ce que j’aurais aimé pouvoir avec tous ces gens, tous ces disparus discuter,

Apprendre de leurs expériences, de leurs erreurs, et surtout à quoi ils ont tant rêvé.

Quels enseignements secrets m’auraient-ils transmis ? Quelles leçons aurais-je eu ?

À moi, un simple homme parmi tant d’autres cherchant sa propre place sous les nues.

 

J’ai parcouru en ce lieu parsemé de milliers croix de bois, de de centaines de croix de fer.

Sans me poser une seule fois cette question théologique ; s’il y avait vraiment un Enfer.

Car bien des gens, tant riches que pauvres, le vivent depuis toujours sur cette terre.

J’ai alors entendu une voix qui me rappela que la vie est fragile comme le verre.

 

Ne reste pas là mon ami ! Va-t’en loin d’ici ! M’a dit cette voix.

Poursuis ton chemin, ne t’arrête jamais, et c’est alors que tu verras.

Que seul compte l’amour véritable que tu vivras au plus profond de toi,

C’est cet amour qui sans cesse te fera vivre quoiqu’il t’arrivera et comme il se doit.

 

De ce lieu saint je suis sorti le coeur léger,

Désormais, à jamais et pour toujours, déterminé.

À faire mon petit chemin quoiqu’il advienne et comme je le pourrai,

Car en cette parole de sagesse j’ai compris que tout me sera possible tant que je vivrai.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Je m’en vais vers les chemins

Je m'en vais sur les chemins

 

 » Je m’en vais vers les chemins  » par RollandJr St-Gelais de Québec

 

Je m’en vais vers les chemins

 

Hier comme demain,

En ce jour tel que sera mon destin,

Ne tournant point mon regard sur le passé,

Puisque rien ne pourra guérir celle que j’ai aimée.

 

Hier deviendra souvenir,

Parfois de pleurs ! Parfois de rires !

De ces vagues frappant les chauds rivages,

Où j’admirais en secret la beauté de son visage.

 

Aujourd’hui vint la quiétude boréale,

Étendant son manteau blanc de l’hermine hivernale,

Le temps de mes amours insoupçonnés

Où j’en suis sortis tellement blessé.

 

Blessé dans ma fierté,

En affrontant cette triste vérité,

Mais sachant la pureté de cet illustre empereur,

Qui anime tout mon être en son fort intérieur.

 

Symbole du saint empire romain-germanique,

Combattant avec courage les épopées épiques,

Me relevant avec foi en Dieu et avec résilience,

Mieux valait prendre ce mal en patience.

 

Demain est devenu temps présent,

Avec détermination mais sans amertume pour autant,

Prenant mon baluchon avec cœur léger et gaiement,

Je m’en vais vers les chemins avec espoir assurément.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada