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Si je le pouvais

Si je le pouvais par RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/Why-do-they-call-me-a-nerd-854765921

Si je le pouvais,

 

Si je le pouvais, je prendrais ta place.

Si je le pouvais, j’essuierais tes larmes.

Si je le pouvais, je ferais pour toi un miracle.

Si je le pouvais, je te serrerais dans mes bras.

 

J’espère que tu te reconnaitras …

 

De RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Je suis la femme du fermier

Je suis la femme du fermier
Je suis la femme du fermier de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/The-farmers-wife-852205731

Je suis la femme du fermier

 

Je suis la femme du fermier,

Celui hier qui a été enterré,

Revenu du front si blessé,

Je n’ai pas pu le sauver.

 

Il était parti rejoindre ses amis,

Défendre familles et patrie,

Nous étions tellement épris,

Mais je n’avais rien compris.

 

Combien de nuits j’ai pensé à lui,

Me demandant s’il avait été pris,

Était-il en sécurité et bien nourri,

Était-il fait prisonnier par l’ennemi?

 

J’espérais tant son retour,

En m’occupant de notre enfant avec amour,

Lui parlant de son père avec tendresse,

En la serrant dans mes bras avec délicatesse.

 

Certes nous ne manquions de rien,

Car cette terre je la travaillais de mes mains,

Avec le cœur au ventre et la fierté à l’âme,

Pendant que mon époux entre ses mains serrait son arme.

 

Puis, sans crier gare,

L’esprit de la guerre fit son art,

Un coup de canon retentit au loin,

Lui fit perdre son arme la rage aux poings.

 

Bruit sourd retentit dans sa tête et lui fit perdre l’esprit,

S’évanouissant en étant entouré d’ennemis ébahis,

De le voir encore vivant après une telle violence,

Était-il protégé par la divine Providence?

 

Fait prisonnier il fut interné dans un camp,

Où il s’ennuya de sa famille longuement,

Conflit terminé il fut bien libéré de corps,

Avec son âme brisée par tous ces tors.

 

J’ai ouvert grand les portes de mon cœur,

À cet homme devenu étranger face à mes peurs,

Semblable au dehors mais si différent en dedans,

Quelle souffrance a-t-il vécu pour l’amener vers le néant?

 

Aucun mot de sa bouche ne sortir évidemment,

Malgré mes questions posées bien gentiment,

Seules quelques larmes sur les joues coulèrent lentement,

Me laissant craindre le pire malheureusement.

 

Par une nuit de clair de lune et un ciel étoilé,

Dans le silence de cette chaude nuit d’été,

Sous un arbre feuillu il mit fin à ses souffrances,

Ignorant nos années d’amour et de romance.

 

Je suis la femme de ce cet homme que vous m’avez volé,

De cet homme qui depuis tout le temps j’ai tant aimé,

Comment vais-je faire pour expliquer à notre enfant chéri,

Que son père a connu l’enfer sur terre avant d’aller vers le Paradis?

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Le sacrifice

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Le sacrifice

(Version officielle)

Prologue

Ne pouvant pas aller voir mon père en cette période de restriction dans nos déplacements, restriction imposée par les autorités gouvernementales face à la pandémie du coronavirus, j’ai décidé d’aller passer une semaine dans un chalet situé dans la belle région de Portneuf. Région située tout près de la belle ville de Québec où je vis depuis plus de 22 ans.

Je m’étais arrangé avec quelques copains pour faire un aller-retour de Québec au chalet où j’allais passer la semaine en vacances. Des vacances bien méritées vu le début d’année difficile par lequel bon nombre de Québécois durent traverser. Être confinés dans nos demeures en plein hiver est loin d’être drôle pour le commun des mortels. Bref, je m’étais préparé pour une semaine qui se devait d’être agréable. Or, contre toute attente, cela n’allait pas être le cas.

Dès mon arrivée, mes copains eurent la gentillesse d’installer tout ce dont j’allais utiliser pour mon séjour dans les pièces mises à ma disposition tel que, à titre d’exemples, mes valises dans ma chambre et mes victuailles dans le garde-manger et la nourriture dans le réfrigérateur. Nourriture préparée à l’avance, vêtements de rechange propres et tout le nécessaire était au rendez-vous.

La première journée se passa sans incident. La piscine et le spa étaient à ma disposition et le soleil me réchauffait allègrement. Que pouvais-je demander de plus? Un bon vin? Être près d’un feu ou bien la présence de deux jolies femmes? Pourquoi pas! Mais, comme l’affirme le dicton : Il faut faire attention à ce que l’on désire car cela peut très bien se réaliser. Ce que j’allais découvrir dans les heures qui suivirent le soir venu.

Ayant pris mon repas du soir peu après le crépuscule, je me détendis auprès d’un bon feu. Buvant avec délice un vin rouge capiteux tout en fumant un joint, chose rarissime dans ma vie, je profita de ce moment de pur bonheur. Ne me doutant point que tout allait basculer de manière inattendue dans les heures qui allaient suivre.

Les douces brebis

Screenshot_20200806-220202M’étant assoupi devant le feu, deux belles jeunes dames vinrent à ma rencontre et me réveillèrent en s’excusant de me déranger. Elles se présentèrent chacune avec un sourire radieux qui illuminèrent leurs visages angéliques. Comment pouvais-je leur en vouloir de m’avoir réveillé en cette première soirée de vacances? Et puis, ma passion pour la beauté féminine était plus que comblée par leur présence. Peut-on me le reprocher?

La première se prénommait Victoria. Une belle grande blonde avec des yeux d’une douceur que je qualifierais de mystérieuse. Son accent particulier me fit comprendre qu’elle était d’origine slave. Fait étonnant puisque les gens d’une telle origine sont loin d’être légion en cette région du Québec. Pour ce qui est de la seconde, elle se présenta sous le prénom d’Eider et semblait, pour sa part, d’origine germanique puisque son accent ressemblait quelque peu à de l’allemand ou à du néerlandais. Il est possible que je me trompe, mais bon.  Un peu moins grande que la première, noiraude mais possédant un regard d’une vivacité fort étonnante tout en ayant un physique trahissant une vie de travail sur les terres. Deux femmes à la fois aux styles différents et complémentaires. Différents mais tout aussi jolis et agréables à regarder. Et, je l’avoue d’emblée, un petit quelque chose me plaisait chez chacun d’elles.

Quoi de mieux qu’une belle discussion sous le ciel étoilé117195660_10157732357622523_7571057464347432306_n (2) en dégustant quelques verres de vin autour d’un foyer pour nouer une relation somme toute amicale, sinon courtoise? Une discussion qui alla prendre un chemin auquel je ne m’y attendais vraiment pas. Un chemin qui alla me précipiter dans un rituel que je croyais faire partie du folklore ou du mythe en cette période où la science, du moins à première vue, a la prédominance sur la superstition. Deux femmes sachant user de leurs charmes pour mieux attendrir un homme en manque d’affection, et ce par un doux baiser accompagné d’un verre de vin dans lequel l’une des deux comparses aurait versé un somnifère. Comme quoi, l’homme est en soi un être bien faible devant l’élégance féminin.

Quelques gorgées de cet élixir suffirent pour amenerScreenshot_20200806-220202 (2) votre humble serviteur dans les bras tendres et réconfortants de Morphée. Dans quel état serais-je réveillé? Que m’arrivera-t-il? Et, le plus important, me réveillerais-je? Et, surtout, qui sont véritablement ses femmes? Étaient-elles si innocentes que je pouvais le croire au début de notre rencontre? Oui, sous une peau de brebis se cache parfois une louve aux dents acérés et à l’imagination pour infliger les pires des souffrances à ses victimes.  C’est ce que j’ai appris à mes dépends à mon réveil.

Les louves se dévoilent

Ne sachant ni où je me trouvais, ni avec qui et, le pire des questions qui venaient en mon esprit, qui j’étais, j’ouvris les yeux avec grande difficulté. Ne distinguant que des ombres qui allèrent et vinrent en tous lieux, je m’aperçois de ma nudité que de manière graduelle au fil du temps où l’élixir perdit de son efficacité.

À vrai dire, j’avais pour seuls vêtements qu’un ensemble de je-ne-sais-quoi. En effet, j’étais entrelacé à la fois par des cordes et un costume sorti tout droit de l’imagination d’un être que l’on pourrait qualifier de totalement pervers. Bref, je ne pouvais à peine bouger et respirer.

Une voix retentit derrière moi. J’ai deviné par l’accent germanique qu’il s’agissait de la grande femme aux cheveux blonds. « Nous sommes ma copine et moi les protectrices de la nature et ce, peu importe l’endroit où nous voyageons. Nous punissons les hommes qui osent, à nos yeux, maltraiter la terre-mère depuis maintenant bon nombre d’années. Mais, jamais, nous ne nous en prenons ni aux femmes, ni aux enfants. Ces premières étant nos sœurs et ces derniers ayant encore l’âme pure de l’innocence. Toutefois, nous ne nous gênons pas pour corriger l’homme qui par hasard se trouve sur notre chemin surtout si ce dernier tire sa fortune de l’exploitation de la forêt. »

« Moi? Tirer fortune de l’exploitation de la forêt? Vous faites une grave erreur. » J’ai eu droit pour seule réponse qu’une série de baffes que je me rappellerai toute ma vie. Si je parviens à me tirer de cette posture, bien entendu.

« Nous allons t’apprendre ce qu’est que de souffrir à en mourir tel que tes semblables et toi faites à mère-nature depuis toujours. Tu serviras d’exemple aux hommes de ce pays. De cette terre que tes ancêtres ont volée aux premières nations. À celles qui, pour une fois, vivaient avec la nature en parfaite communion. » Murmura à mon oreille celle qui, semblait-il, étaient l’instigatrice de ce jeu sordide et cruel.

117242481_304324773976265_7023739626019018469_n (2)C’est alors que dans un geste inattendu, elles me prirent et m’installèrent face à un mur situé près de l’une des portes d’entrée du chalet. Sans dire un mot de plus, un mot de trop, sous l’ordre de l’instigatrice, la cadette empoigna son fouet et me lacéra le haut de mon dos. Un dos qui était à leur merci pour combler leur besoin de me châtier pour un crime que, selon elles, j’ai commis par le simple fait d’être un homme. Un vulgaire homme, de surcroit blanc et chrétien. Coupable de tous les maux de la terre.

Me sachant être à la merci de ces dames à la fois si116587558_2839047452992286_1068193292499587332_n (3) splendides et si féroces, j’en éprouvais de manière assez curieuse et à ma grande surprise un certain plaisir, une certaine jouissance. Était-ce un fantasme inavoué longtemps enfoui au profond de mon subconscient? Étais-je en mon fort intérieur un masochiste qui s’ignorait? Chaque coup de fouet exorcisait-il en moi toute la souffrance accumulée au fil des ans? Comme dit si bien le proverbe : « Dieu seul le sait et le diable s’en doute. » Et puis? L’âme ne cache pas en elle tous les secrets de l’être qu’elle anime? Des secrets qui seraient souvent bien de ne jamais être dévoilés au grand jour.

Encore, encore et encore! Chaque coup me fit prendre conscience de ma fragilité, de mon humanité et du caractère éphémère de mon existence. Une existence qui était tenue entre les mains de mes tortionnaires. Tel un animal devant l’abattoir, je me suis résolu à mon sort. Un sort qui ne dépendait en aucune façon de ma volonté. Une volonté qui allait être mise à rude épreuve dans les heures qui allèrent se poursuivre au sein de ce rituel expiatoire.  Mais d’ici là, advienne que pourra.

Entre les mains de mes tortionnaires

La nuit arrivée à son apogée, mes tortionnaires allumèrent un feu de foyer près de mon chalet. Un feu de foyer paraissant à première vue bien banal n’eut été la présence de signes étranges gravés sur quelques-uns des arbres entourant ce lieu. Un lieu qui devait être au départ un endroit de repos, de quiétude et de pur bonheur. Des signes qui me firent penser à ces époques où les légendes de sorcières pullulèrent sur le vieux-Continent.

Par trois fois, ces mots résonnèrent à travers bois et forêt : “ Mutter Natur! Mutter Erde! Wir stehen vor dir. Nimm diese Opfergabe an, die wir dir als Sühne für unsere Sünden anbieten.

117037698_311716220185671_2894995238239918260_n (3)Laissant entrevoir le pire des cauchemars chez votre humble serviteur. Des mots répétés par les voix à la fois enchanteresses et diaboliques de ces femmes revêtues d’habits d’un autre âge. Rouge et noir pour celle qui allait m’offrir tel un holocauste. Marron et pourpre pour sa servante.  Deux comparses qui savaient si bien manipuler le fouet et le couteau. Instruments de souffrance et de libération. Souffrance pour la chair. Libération pour l’âme.

La servante se dirigea vers moi et me tendit une coupe de vin en m’ordonnant de la boire jusqu’à la dernière goutte. Une coupe de vin dans laquelle elle eut versé au préalable une mixture ayant pour but de rendre chez-moi impossible toute volonté de révolte. Tel un esclave résigné face à son destin, j’avala d’un trait cette potion au goût amer.

« Bien mon esclave ! Tu as obéi à moi grande prêtresse de cette terre et à sa fidèle compagne gardienne des secrets anciens. Tu auras ta récompense le moment venu. Une fois que tu auras de plein gré avoué tes crimes à l’égard de mère-nature, de notre mère sacrée. » Me dit-elle avec un calme déconcertant.

Que devais-je avouer? Lui répondis-je cherchant ma115950034_10157718913677523_6827048223825567104_o respiration avec peine et misère. Qu’à l’instar de l’humanité, j’ai abusé, exploité et détruit les richesses dont mère nature était la seule tributaire? Qu’à la suite de mes semblables j’ai tellement pollué la terre que j’en ai hypothéqué les générations à venir? Que par les guerres et les conflits mondiaux, une quantité incroyable de produits chimiques a été déversée dans des contrées les rendant ainsi invivables pour les populations? Que l’avidité de l’homme a détruit la terre dans ses moindres recoins?

Mais, à bien y penser, elle n’avait pas tout à fait tort. De tous les êtres vivants sur la terre, aucun d’entre eux n’a posé de gestes aussi destructeurs que l’homme. En effet, il sème tôt ou tard la destruction partout où il passe et ce, au détriment de mère nature. L’histoire est remplie d’exemples qui prouvent une telle affirmation.

Étais-je atteint du syndrome de Stockholm? Voilà maintenant que je commençais à raisonner comme mes agresseurs. Jusqu’où mon adhésion à leur philosophie allait m’amener? Étais-je prêt à sacrifier mon corps en guise d’holocauste pour le pardon des péchés de l’homme? Une sensation de folie envahit alors mon esprit.

Le rituel

117037698_311716220185671_2894995238239918260_nLa grande prêtresse s’avança vers moi et me dit : « Tu as enfin compris combien grandes sont tes fautes par le simple fait que tu sois un homme. » Chose étonnante, elle me parla ainsi d’une voix tellement douce que je n’ai pas su comment réagir. De toute façon, je dois reconnaître qu’il m’était impossible de faire quoique ce soit vu la position peu enviable dans laquelle je me trouvais. Ligoté, nu, battu et fouetté tel un supplicié d’une époque que je croyais être révolue depuis longtemps.

Elle tendit à sa comparse un long couteau en lui117037698_311716220185671_2894995238239918260_n (4) ordonnant de faire son devoir. Le saisissant sans discuter, elle vint en ma direction. Son visage caché par un masque que je qualifierais de loufoque dans les circonstances, je vis ses yeux me regardant des pieds à la tête tout en s’arrêtant prestement sur mes parties intimes. Aurais-je été accusé de tous les maux de l’humanité sans celles-ci? Sûrement pas!

Puis sans crier gare, elle se pencha vers mon pied gauche et le sectionna d’un coup sec. Quelle douleur atroce je ressentis dès l’instant où la lame pénétra la chair. Le froid de la lame fit place à la brulure de la chair lacérée de part en part. Toutefois, et à mon plus grand regret, je ne perdis point conscience.

J’ai compris en voyant le sourire machiavélique de la grande prêtresse qu’il ne peut y avoir d’expiation absolue sans une souffrance à la hauteur de mes crimes. Des mes crimes commis par le seul fait que je suis un homme et, de surcroît, blanc, occidental et, comble de l’horreur, chrétien. Me vidant de mon sang, je sentais le peu de mes forces fondre comme la neige au printemps. Voyant mon heure venir, je tendis mon cou à celle qui allait me donner le coup de grâce et qui alla mettre fin à mon agonie.

VictoriaDuhaime 6.pngMon souhait, aussi abominable puisse-t-il être, a été réalisé de manière somme toute rapide. Deux pas vers l’arbre où j’étais attaché suffirent à l’exécutrice pour être près de mon torse. Se penchant avec réserve sur celui-ci, elle saisit mon cou, y appuya avec force la lame et d’un geste rapide comme l’éclair, elle le fit glisser en permettant au peu de sang qui se trouvait encore dans mon corps de gicler au rythme du battement de mon cœur. Un rythme qui alla en diminuant jusqu’à disparaître dans un silence. Un silence issu de la profondeur du néant.

Constatant avec stupeur la rapidité de mon décès, les116916291_298902014502757_8629429313539979300_n deux comparses mirent mon corps, du moins ce qu’il en restait, dans un sac de plastique afin de l’enterrer avant l’aube. L’enterrer aussi profondément que possible afin de pouvoir être au loin lorsque l’on alla remarquer ma disparition. Après tout, cela paraitra étrange pour mes amis et mes connaissances de ne pas recevoir de mes nouvelles de ma part. Moi qui aime bien dire quelques mots sur les réseaux sociaux. Un tel comportement finira bien par alerter quelques-uns d’entre eux.

Cependant, il m’est impossible d’où je suis de savoir ce qui adviendra de la suite des choses. Il fait d’ailleurs si noir et si froid là où je suis. Comment puis-je même affirmer que je suis alors que je ne suis tout simplement plus. Mon âme vague ici et là cherchant un lieu sacré où dormir, entendre une prière pour son repos éternel. Oui, elle sait que ses désirs, les seuls qui lui restent, se concrétiseront un jour ou l’autre. Mais d’ici là, elle a que ce noir et ce froid pour compagnons.

Épilogue

Entouré par cette noirceur glaciale, je vois défiler devant mes yeux le déroulement de ma vie, de mes insouciances et de mes illusions. Une vie en apparence qui était tout à fait ordinaire comme bien des hommes qui vivent sur cette terre.

Vivre? Ce que je donnerai pour sortir de ce lieu et pouvoir vivre, oui j’ai bien écrit vivre, de nouveau. Vivre avec moins d’indifférence à l’égard de tout ce que me donnera mère nature en évitant l’erreur de croire que tout m’est dû par l’idée trompeuse que je suis un homme.

Combien de fois ai-je haussé les épaules en regardant les nouvelles télévisées lorsque l’on y annonça tel ou tel cataclysme écologique en me répétant que cela ne me concernait guère? Oui, cela me concernait et concerne encore plus de nos jours tous les êtres qui liront ce témoignage venu d’outre-tombe.

117305767_1091071384641629_1246651039427814578_n (2)La terre nous en offre tant et nous oublions souvent, trop souvent hélas, comme il est bon d’y vivre. Cessons d’être dupes ! Jamais, nous découvrirons une planète semblable à la nôtre dans tout l’univers. Aucune n’offre autant que celle-ci pour notre bonheur et ce, en demandant en retour qu’un simple respect de notre part.

C’est sur cette terre et seulement sur celle-ci que nos ancêtres y ont vécu et que nos descendants pourront à leur tour y vivre. Or, c’est aux hommes de notre temps que revient la tâche de prendre les choses en mains afin d’en inverser l’ordre. Demain, il sera trop tard. Peut-être l’est-il maintenant?.

Mais en terminant cette missive, je vous exhorte mes amis de prier pour mon âme. J’ai tellement froid dans cette noirceur qui m’entoure. Prier pour moi, je vous le demande. Que je vois enfin la lumière et sa chaleur bienfaisante.

Feu RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Me détendre sur un banc

Me détendre sur un banc
Me détendre sur un banc Poème de RollandJr St-Gelais Photo par G.B. d’Allemagne Modèle est Quinn Linden Source : https://www.deviantart.com/gb62da/art/I-love-this-bench-849517485

Me détendre sur un banc

 

Me promenant nue en ce début de matinée,

Alors que le soleil venait tout juste de se lever,

Je ressentais ce besoin irrésistible de m’étendre,

Afin de leurs gazouillis de ces oiseaux sauvages les entendre.

 

Matin de ce beau mois de juillet,

J’étais bien évidemment aux aguets,

Afin d’éviter d’être surprise par des inconnus,

Avides de découvrir la beauté de mon corps de femme nue.

 

Là tout près de moi se trouvait sous les feuilles vertes,

Un bien qui alla me faire plaisir j’en suis convaincue certes.

Un bien fait de bois d’un arbre dont j’ignore l’espèce et la variété,

Mais, est-ce si important de le savoir en cette journée de ce mois d’été?

 

Vérifiant tout autour de moi si tout était parfait,

Si je pouvais y aller et me mettre à mon aise sans regret,

Je m’y suis installée à ma guise et bien confortablement en silence

Un bras accoté, l’autre sur ma tête et mes jambes telles des pas de danse.

 

Tout simplement me détendre sur un banc,

Voilà le secret de mon bonheur en cet instant,

En cette matinée où tout m’est encore possible d’en jouir,

En jouir en ce moment à ma satisfaction et pour mon plus grand plaisir.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Ce lit où tu dormais

Et tu dormais
Ce lit où tu dormais Poème de RollandJr St-Gelais Source la photo : https://www.deviantart.com/appetitive-soul/art/Img-8-830407252

Ce lit où tu dormais

 

De retour de mon travail, je voulais te dire comme je t’aimais,

Te dire qu’à mes yeux la plus belle femme tu étais,

Celle que la vie m’a permis de rencontrer,

Celle que la vie m’a permis d’épouser.

 

Je t’ai rencontrée près du pont des soupirs,

Dans le pays de mes origines, de chaleur et de rires.

Là où nous sommes nés où nous avons grandi avant de le quitter,

Pour un avenir meilleur dans ce pays de nos terres tellement éloignées.

 

Tu m’as demandé de t’épouser malgré ma précarité,

Tu savais que la lune jamais je ne pourrais te l’apporter,

Mais que maintenant et pour toujours je te serai fidèle.

Car à mes yeux, tu resteras à jamais la plus belle.

 

Voyant les incertitudes en ce pays ravagé par la guerre,

Nous sommes partis pour ce pays au nord du nouveau continent.

Pour y fonder famille avec une marmaille qui t’appellerait maman,

Nous y sommes partis la vague à l’âme et le cœur gros sans regarder en arrière.

 

Aussitôt arrivés, nous avons déniché un toit pour nous y loger.

Un boulot qui pour un homme si étranger n’était pas si mal payé,

Se contentant de peu, tu veillas à ce que nous ne manquions de rien.

Alors de moi je travaillais du crépuscule jusqu’au petit matin.

 

C’est en revenant de mon travail que je suis passé prendre quelques fleurs,

Quelques fleurs pour te manifester grâce à toi tout mon bonheur,

J’avais si hâte de pouvoir te les offrir et de voir ton beau sourire,

Car en ce pays je trouve comme il fait bon d’y vivre.

 

Je suis entré sur la pointe des pieds,

Car je craignais nos voisins les déranger.

Je suis allé les déposer sur la table du salon,

Faisant attention de ne point faire de bruit comme de raison.

 

Ressentant la quiétude angélique de ce matin d’été,

Dans la chaleur de notre lit, j’ai décidé d’aller te retrouver.

Te retrouver dans le confort de tes bras qu’à chaque instant je savourais,

Dans ce lit que je te regardais avec tant d’amour, ce lit où tu dormais.

 

De

 

RollandJr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada