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À demi nue

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

À demi nue

 

Bonjour chérie,

As-tu bien dormi ?

Toute la nuit, tu étais si secouée.

Des mots étranges, tu as sans cesse répété.

 

Étais-tu sous l’emprise d’un envoûtement ?

Je voulais te serrer dans mes bras tendrement.

Mais, tu me repoussas avec grande violence.

Quelqu’un a-t-il volé ta douce innocence ?

 

Ne sachant que dire, que faire.

J’ai pu que te laisser dans cet enfer.

Tout en veillant sur toi tel un amant prévenant.

Épiant tes moindres faits et gestes prudemment.

 

Écoutant le son constant de la sonnerie.

De la pendule qui, par ses tictacs, me gardait en vie.

Jusqu’à l’aube annonçant en silence une nouvelle journée.

Où tu as ouvert les yeux et de mes craintes enfin terminées.

 

Comme tu es belle malgré cette nuit blanche,

Tu es recouverte d’un drap de satin jusqu’aux hanches.

Me laissant admirer l’auréole de tes seins,

Une véritable bénédiction, gracieuseté des saints.

 

Cela fait maintenant plusieurs années que nous sommes ensemble.

Je n’ai jamais eu la chance de te voir ainsi, il semble.

Comme tu es magnifique à demi nue.

Un être angélique tombé des nues.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Que ce bonheur puisse éternellement te combler

Que ce bonheur puisse éternellement te combler (Bonne fête des pères) Poème de Rolland Jr St-Gelais

Que ce bonheur puisse éternellement te combler

 

 

 

Cela fera sous peu un mois que tu nous as quittés.

Vers un monde où tu verras toutes les personnes qui t’ont aimé.

Tu es maintenant avec ma tendre mère et mon défunt frère qui t’ont attendu.

Avec joie indescriptible, et dans un lieu de béatitudes, le moment venu.

 

Les bras tendus vers celui qui allait bientôt les rencontrer.

Tandis que dans le silence de mon cœur, j’ai simplement récité.

J’ai prononcé cette prière alors que tu écoutais ces doux mystères,

Que nous a enseigné depuis l’aube de notre foi, la sainte Église, notre Mère.

 

Quel mystère magnifique est celui de la résurrection !

Qui répond à la perfection celui de la divine incarnation.

Du Fils de Dieu qui est venu comme un être à la fois humain et divin.

Qui mettra un terme à nos craintes en établissant un règne d’amour sans fin.

 

Quel mystère incroyable est celui de l’ascension !

Qui nous fait découvrir la foi comme ultime raison.

« L’essentiel est invisible pour les yeux », disait Antoine de Saint-Exupéry.

C’est en toi Seigneur Jésus que se trouve la source infinie de la vie.

 

Quel mystère mystique est celui de la descente de l’Esprit saint !

Qui renouvelle notre foi, notre espérance et notre amour pour le prochain.

Du fait de sa présence silencieuse, il nous rafraîchit telle une brise légère.

Et nous rappellent tes sages paroles lorsque le Christ était sur cette terre.

 

Quel mystère vaste qu’est celui de l’assomption !

Qui unit Marie à son Fils qui nous a apporté la rédemption.

Puisses-tu, ô, papa adoré, être à jamais à leurs côtés.

Et pour tes nombreux descendants, sans cesse, intercéder.

 

Quel mystère unique est celui du couronnement de Marie !

C’est à toi, cher papa, que je pense lorsque je la prie.

Comme tu aimais réciter le rosaire après l’heure du souper.

Quelle chance incroyable que j’eusse de pouvoir t’accompagner.

 

Est-ce un miracle ou une pure coïncidence ?

Ne dit-on pas que la foi est à l’image de l’enfance ?

Tu avais décidé de partir une fois le rosaire récité.

Que ce bonheur puisse éternellement te combler.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Quelle femme !

Quelle femme ! Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par Joel Pèlerin Source : https://www.deviantart.com/charmeurindien/art/What-a-woman-776255972

Quelle femme !

 

Ce soir, j’ai rencontré.

Une dame belle à croquer.

Elle avait tellement de charmes.

Que devant son talent, j’ai rendu les armes.

 

Que pouvais-je faire devant une femme si experte ?

Face à ses courbes découpées, je courais à ma perte.

Dans sa chambre de pécheresse brillait une lampe tamisée.

Un fanal rouge à la porte de sa demeure me rappelait ma destinée.

 

Elle savait si bien raviver en mon être ma fière masculinité.

Par le fait de ma bonne santé et d’une telle beauté, ma virilité.

Dites-moi ! Est-ce un crime de succomber aux plaisirs de la chair ?

Si c’est le cas, je plaide coupable au risque de vous déplaire.

 

Que voulez-vous ? Gens, d’ici, et d’ailleurs.

Il fallait savoir me défaire de la moralité et de mes peurs.

Au risque même de me retrouver en enfer et dans ses flammes !

Après cette nuit de volupté, je me suis exclamé : « Quelle femme ! »

 

J’en ai rencontré de ces femmes aux mœurs légères.

Elles savaient, par leurs sourires et leurs gestes choisis, me plaire.

Une belle rousse qui connaissait à la perfection les poses du Kâmasûtra.

Elle maîtrisait l’art de m’amener en des zones interdites jusqu’à ce moment-là.

 

Une jolie blonde aux yeux d’un bleu d’azur m’attendait.

Car, chacune de nos rencontres, un bouquet de fleurs, je lui offrais.

Hé oui, mes amis ! L’homme que je suis est avant un cœur épris.

Un être sensible à toutes celles qui partagent avec lui leurs lits.

 

Que puis-je dire de cette brunette connue un samedi soir ?

Alors que la nuit était déjà tombée et qu’il était tard.

Une dame qui, par son expérience, m’avait beaucoup plu.

Femme fidèle à son époux chéri. Si seulement je l’avais su.

 

Il y a aussi cette dame d’origine africaine.

Qui paraissait, aux yeux de tous, bien loin d’être vilaine.

Et à qui, on lui donnerait la sainte communion sans confession.

Mais, avouons-le avec sincérité, la luxure est le cadet de tous les péchés.

Tout débute par une belle pensée, prélude d’une passion déchaînée.

 

Oui, je sais bien. Ces mots peuvent vous offusquer.

Mais, dites-vous bien. Une seule chose peut me choquer.

C’est de voir en ce monde tant de malheur et si peu de joie.

J’éprouve tant de plaisir d’être dans les bras d’une femme sous son toit.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

 

 

En ne sachant que faire

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

En ne sachant que faire

 

Perdu dans la brume de mes pensées.

Dans l’aurore dorée, j’ignorais où mes pas, diriger.

Que de questions marquèrent de leurs empreintes mes idées.

Idées confuses qui sont apparues en ce jour où j’ai été damné.

 

Étais-je une si mauvaise personne?

Voilà au fond de mon être ce qui sans cesse résonne.

Dans ma tête, une telle question est telle une cloche qui sonne.

Qui pourra me dire la vérité afin que je me pardonne?

 

Comme dit si bien l’adage, une vérité avouée est à moitié pardonnée.

Ce que mon cœur languit de ne pas pouvoir revenir dans le passé.

Et, de mes erreurs, pouvoir un tant soit peu, les effacer.

Est-ce là, à la vie ou à Dieu, trop demander?

 

Je suis qu’un être de chair.

Une âme qui jadis voguait sur les airs.

Un être immatériel qui devait apprendre afin de se parfaire.

S’incarner dans un corps malgré le risque de l’amour et de la guerre.

 

C’est ainsi que je naquis dans un village.

Peuplé de gens aux coutumes et à la langue slaves.

Nous vivions modestement sans pour autant être des esclaves.

Dans un village entouré de montagnes enneigées lui servant d’enclave.

 

Ma bien-aimée et moi sommes nés dans des familles où la paix régnait.

Avec des gens modestes qui, malgré les soubresauts de la vie, s’aimaient.

Nous nous sommes connus à l’école du village où l’institutrice enseignait.

La grammaire, les tables de multiplication et autres choses, elle nous expliquait.

 

 Nous avons grandi dans ce village paisible béni des cieux.

Combien de jours sont passés en ce temps où nous y étions si heureux?

Un bonheur qui culmina à l’instant où je me sentis tel un bienheureux.

Ce moment où elle réalisa, par sa réponse, mon souhait le plus précieux.

 

Le jour de nos noces était si extraordinaire !

Elle était si belle au pied de l’autel à côté de son père.

Devant le prêtre, nous avons juré fidélité et amour sous une belle lumière.

Une aura multicolore qui provenait des vitraux qu’avait réalisés mon grand-père.

 

Un banquet avait été offert par les membres de notre parenté.

Ce fut de leur part, un geste rempli d’amour, un geste de pure bonté.

Mon vieux père m’avait donné sa boutique afin que je puisse travailler.

Et que ma famille soit, par mon travail, en tout temps, comblée.

 

Quelle nuit de noces avons-nous eue!

Dans le lit conjugal, nous étions entièrement nus.

Elle était belle comme le premier jour que je l’avais vue.

En mon cœur, je bénissais le ciel de ce présent que j’ai reçu.

 

Tout passe tellement vite dans le livre de la vie.

Voilà pourquoi, il faut faire attention à nos rêves, à nos envies.

Le coq avait chanté trois fois avant la trahison de Saint-Pierre à ce que l’on dit.

Pour avoir mis fin à mon bonheur, une seule fois avait amplement suffi.

 

Une balle perdue traversa la faitière.

Amenant tout mon être dans les flammes de l’enfer.

Sans crier gare ! Mon pays se trouvait désormais en guerre.

J’ai alors pris le corps de mon épouse dans mes bras en ne sachant que faire.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

En ce temps de carême

En ce temps de carême poème de Rolland Jr St-Gelais Photo par rasmus-art Source : https://www.deviantart.com/rasmus-art/art/The-Nun-and-I-905809079

En ce temps de carême

 

En ce temps de privation, de carême,

Avec allégresse, je fais le péché que j’aime.

Celui du bien-être que me donne celui de la luxure.

Auprès de ces dames fort jolies aux idées impures.

 

Tous les péchés sont mortels, même les véniels.

Depuis la chute d’Adam et d’Ève, nous ne sommes pas éternels.

Ô, quelle désolation, quel chagrin, pour chaque être vivant !

Que, par un coup du destin, leurs âmes voleront au vent !

 

Ainsi en a voulu la vie depuis l’aube des jours jusqu’à aujourd’hui.

Que nous naissions par un chaste désir ou une honteuse envie.

Souvent par un noble geste d’amour ou par une libertine passion.

Pour mourir, au crépuscule de notre existence, malgré nos aspirations.

 

En ce temps de carême qui porte à tant de réflexion.

Trouvant nos réponses chez Platon ou dans les livres de Sion.

Quoiqu’il en soit, nulle sagesse n’est née sans une véritable expérience.

Voilà pourquoi, savoir-faire l’amour, est la plus exaltante des sciences.

 

Quoi que l’on vous ait dit, ne vous y trompez pas, chers amis.

C’est d’abord dans le péché de la luxure qu’est l’origine de la vie.

Bien que ce soit par la guerre qu’aient émergé les nations.

C’est dans les aventures pécheresses que sont nées les populations.

 

C’est dans les livres d’histoire que l’on raconte le glorieux passé.

Mais, c’est dans les plaisirs de la chair que nous apprenons à aimer.

Pensez-vous que je suis un malotru, un être immoral, un pervers ?

Pourtant, ce que j’en ai aimé de ces femmes aux yeux bleus ou verts.

 

Des femmes si sensuelles pour lesquelles je ferai n’importe quoi.

Car, elles ont su rejoindre mon âme au plus profond de moi.

Et puis ? Comment pouvons-nous faire une bonne confession ?

Si, de la luxure, nous n’avons pas su tirer du plaisir à profusion.

 

Raspoutine ! Cher Raspoutine ! Apprends-moi dès maintenant à danser.

Ô, moine venu de la steppe, de la Sibérie ! Apprends-moi à chanter.

Toutefois, que je ne meurs point, comme toi, dans une eau glacée.

Mais, que mon corps repose dans les bras de mes amantes adorées.

 

En ce temps de carême, il faut savoir choisir son péché favori.

Pour ma part, j’ai pris la luxure puisqu’à mon humble avis.

Le plaisir est autant à celui qui le donne qu’à celui qui reçoit.

Avant de mourir, l’accomplir une seule nuit, permettez-le-moi.

 

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada