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La poitrine : Un travail artistique indéniable

Poitrine

« La poitrine » par mon ami Joël Pèlerin

La poitrine : Un travail artistique indéniable

Bonjour tout le monde,

J’entre dans le vif du sujet : la poitrine. Quel sujetNaturel délicat qu’est l’image de la poitrine non seulement dans le domaine du nu artistique mais à plus forte raison au sein même de la société actuelle. Une société, du moins dans le monde occidental, où la pornographie agit comme un agent de propagande auprès d’une population de plus en plus jeune et, par conséquent, davantage inapte à tracer une limite claire et précise entre ce qui est moral et entre ce qui est immoral. Ceci se traduit par une double déformation d’aspects bien précis du genre humain. En premier lieu, le concept même de la sexualité y est présentée comme une vulgaire marchandise à jeter après usage. En second lieu, la relation égalitaire entre l’homme et la femme semble être non seulement remise en question au sein même de la société actuelle mais elle est aussi jetée littéralement aux oubliettes par l’entremise de divers moyens artistiques. L’on a qu’à penser à certaines chansons, si on peut appeler cette cacophonie de « chansons », où la femme est rabaissée en un simple jouet sexuel.

Poitrine 2Je me suis longuement questionné à savoir s’il existe des photographes masculins qui ont relevé le défi de présenter sans fards ni artifices la beauté inhérente aux seins féminines. Une beauté naturelle où le regard portera tant sur la luminosité que sur la pureté du résultat final. N’oublions pas que la luminosité joue un rôle primordial dans toute photo artistique digne de mention. En ce qui concerne la pureté dudit résultat, le professionnalisme du photographe est sans contredit un élément essentiel. Or, qui dit professionnalisme dit aussi patience, amour et aptitudes indéniables dans ce domaine chez le photographe concerné. Beaucoup ont essayé de rendre hommage aux seins et uniquement aux seins en faisant abstraction du reste du corps de la femme. Chose très difficile à faire si on tient compte que bien souvent les seins et le corps forment un tout indissociable. Chose étrange ! Il est plus facilement acceptable de camoufler un sexe masculin qu’une poitrine de femme dans les cours de dessin. Allez savoir pourquoi ?!

En ce qui concerne la réalisation de cette photographiePoitrine d’une poitrine de femme, je peux dire avec une certitude absolue qu’il s’agit là d’une oeuvre tout à fait remarquable. En effet, la présentation sans fards ni artifices non seulement n’enlève rien à sa beauté naturelle. Bien au contraire ! La subtilité des détails y est présentée de manière tout à fait appropriée. C’est ainsi que les légères différences de teintes sur la peau de la poitrine, allant aux mamelons jusqu’aux taches du plus claires aux plus sombres, sont perceptibles dès l’instant où un œil averti prend le temps d’admirer un telle oeuvre. Il y a aussi la pureté du résultat final. Chose rarissime de nos jours où il est impératif d’ajouter encore et encore et presque indéfiniment des éléments inutiles à une photo de nu, à plus forte raison s’il s’agit de seins de femme, pour qu’on puisse espérer qu’elle soit perçue, vue et découverte par un public averti.

En résumé, je dis bravo à mon ami et fidèle collaborateur Joël Pèlerin pour la réussite d’une telle photo. Une photo qui prouve sans aucun doute ton sens professionnel dans un domaine qui nous unit toi et moi, c’est à dire le nu artistique.

Merci infiniment de m’avoir lu !

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Regard perdu

Regard perdu
Dessin par mon ami Eri Kel de la France

Regard perdu

 

Plus j’écoute et moins je comprends,
Plus je ressens et je crois être dans le néant.
Plus je suis en ce monde et plus je crois être ailleurs
Tellement ce monde est sournois et menteur.

 

Qu’est-il devenu du temps de l’innocence?
Qu’est-il devenu des jeux de mon enfance?
Qu’est-il devenu de la recherche de la vérité?
Qu’est-il devenu du droit de s’aimer?

 

Pouvons-nous encore faire confiance?
Ou bien est-ce là un rêve d’une lointaine démence?
Confiance à jamais évaporée dans ce monde hypocrite,
Où l’amour et l’amitié véritables au fil du temps s’effritent.

 

Où dois-je regarder?
Que dois-je faire pour m’éclairer?
Qui me dit la vérité? Qui me ment à plein nez?
Que de questions en mon esprit tourmenté!

 

Je suis si las et si nu,
Je croyais avoir tout vu,
Je croyais avoir tout entendu,
Voilà pourquoi mon regard est perdu.

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Regard voilé

Regard voilé
Dessin par Eri Kel de la France

Regard voilé

 

Vous ai-je dit comment se passa ma première apparition ?
J’aimerais bien continuer, pendant que vous me dessinez, ma discussion.
Je suis arrivé à la fin d’une journée si terne et tellement nuageuse,
Qu’à vrai dire, j’avais presque envie de jouer à la fugueuse.

 

À la porte d’entrée, je sonnai trois fois.
Et dame à forte poitrine m’ouvrait de ce pas.
Sa mine bien sympathique aisément me rassura,
Toute ma crainte s’enfuit très rapidement loin de moi.

 

Elle m’expliqua tout son désarroi,
Lorsque son modèle arrêta de poser sans savoir pourquoi,
Quelques questions bien simples avec gentillesse elle me posa,
Tout en me montrant par des croquis ce qu’elle attendait de moi.

 

Des croquis somme toute bien faits,
Et quelques dessins qui étonnamment me plaisaient,
Et, en réfléchissant bien, cela fut l’occasion de savoir ce qu’il en était.
J’ai donc de bon gré accepté de poser pour ce groupe tel que je le devais.

 

Elle m’amena en un lieu où mes vêtements j’enleva,
Petite chaise où ma robe rouge et sous-vêtements, j’y déposa.
Et devant un modeste miroir, en guise de compagnon, je regardai.
En me disant que le seul regret dans la vie était de ne point avoir essayé.

 

Alors, êtes-vous prête mademoiselle ?
Avec son fort accent de Paris, me dit-elle !
Je lui répondis « oui » avec un plaisir insoupçonné,
En espérant qu’une nouvelle étoile était maintenant née.

 

Nous dirigeâmes vers un piédestal,
Elle me présenta à ses élèves sans le moindre mal,
En me remerciant chaleureusement d’avoir acquiescé à sa requête,
Tout en leur expliquant les règles de l’art du nu telle une conquête.

 

Dans un geste monastique,
Ils prirent leurs crayons tel un conte épique,
À la recherche de l’excellence qui alla leur être dévoilée,
C’est ainsi que par leur souci du détail leur regard sera voilé.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Approche prudente

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Approche prudente

 

Bonjour belle brune,
Déjà réveillée malgré la brume ?
Si tu voulais, tu aurais pu dormir encore.
Rêver à tes jardins de roses et à un palais en or.

 

Tu sais, j’ai beaucoup songé une partie de la nuit.
Pendant que tu dormais et de ta beauté j’en étais ébloui.
Que de nombreuses questions venèrent en mon esprit,
Je me rappelais le jardin où toi et moi nous jouions étant petits.

 

De tous ces coups bien innocents,
Que nous faisions quand nous étions enfants,
De nos secrets enfouis dans le jardin et à jamais perdus,
Ce jardin où aujourd’hui se trouve un monument en hommage aux disparus.

 

Puis, nous avons grandi de corps et d’âme.
Je suis devenu homme robuste et toi belle dame,
Malgré toute la distance et les années qui nous ont séparés,
Jour après jour, nuit après nuit, sans cesse tu étais dans mes pensées.

 

Je suis revenu dans mon village,
Qui, après la guerre, avait pris de l’âge.
Souffrance et larmes font bon ménage dans l’expérience de la vie,
Car bien des souvenirs sont pour le commun des mortels à jamais détruits.

 

Je t’ai revue assise seule à un café,
Avec grand respect de toi je me suis approché.
Allais-tu me reconnaître malgré mes blessures de guerre ?
Comment allais-tu réagir face à ce membre absent, je n’en savais guère.

 

Puis, à ma grande surprise, tu m’as simplement souri.
En m’invitant à ta table afin de partager un café à l’arôme du pays.
Tu me parlas de tes rêves supposément perdus depuis mon départ.
Alors que dans le fond de ton cœur, tu savais que j’allais revenir tôt ou tard.

 

De toutes mes sanglantes batailles, je gardai grande discrétion,
Que tu respectas sincèrement en ne me posant point de question.
De ces cris de désespoir et de douleurs lancés dans ces tranchés,
Loin de moi, ne fut-ce qu’une seconde, mon envie de t’en parler.

 

Au fil du temps, notre discussion fit place à un silence.
Car nos regards tels que ceux de jadis suffisaient pour parler de romance,
Avec ton légendaire sourire et tes pupilles légèrement dilatées,
Chez-toi, avec grande douceur, tu m’as tout simplement invité.

 

Aussitôt arrivés, aussitôt franchie la porte d’entrée,
Tu te collas prestement contre moi pour m’embrasser,
Sans dire un mot, tu enlevas mes vêtements.
Puis les tiens avec délicatesse assurément.

 

Nos gestes tendres éloignèrent de moi mes souvenirs de guerre,
Et de nos baisers faits avec fougue écartèrent mes pensées amères.
Vers ce lit où nous avions jadis fait l’amour au temps de notre jeunesse,
Nous nous y allâmes avec une immense joie et dans l’allégresse.

 

Dans ces draps, nous nous sommes aimés.
Dans ces étoffes, nous nous sommes avec passion enlacés.
Dans nos étreintes, nous n’avions une soif d’affection si démente.
Dans notre ivresse de ce moment, pas question d’une approche prudente.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

 

N.B. Probablement mon plus beau poème d’amour.

Lourd silence

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DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Lourd silence

 

Les images du passé viennent me hanter,
Les reflets de mes émotions apparaissent dans mes nuits d’été,
Que t’ai-je donc fait pour que tu me quittes sans me dire au revoir ?
Que de questions en mon esprit surgissent dès que tombe le soir.

 

Ne t’ai-je pas offert tout ce que je suis ?
Ne t’ai-je pas aimé jusqu’à t’amener dans mon lit ?
N’ai-je promis tout le meilleur de mon être et de mon âme ?
Ne t’ai-je pas tiré de cet Enfer d’amertume bondé de flammes ?

 

Je suis las de cette vie sans goût et sans envies,
Perdue dans mes songes qui enivrent tous mes esprits,
Immobile face à la fenêtre attendant ta venue qui tarde,
Figée devant ces fleurs qui avec étonnement me regardent.

 

J’ai si froid sous ma blanche chemise,
Mes larmes coulent avec légèreté telle la Tamise,
Pleure mon corps nu face à ces fleurs qui l’encensent,
Désemparée devant le fait accompli, je succombe dans ce lourd silence.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Je reviens

Je reviens
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Je reviens

 

Seule à ta fenêtre,
Je ressens tout ton mal-être,
Que m’est-il donc arrivé depuis mon départ ?
Alors que toi et moi avions fait l’amour, veillé si tard.

 

Tu entends le tic-tac de ta montre,
Alors qu’en ton esprit tout se démonte,
Tu étais si bien blottie dans les bras de ton homme,
Tu m’entendais respirer tel un vent chaud dans les ormes.

 

Où suis-je donc parti ?
Où suis-je allé ? Qu’est-ce qui m’a pris ?
Voilà bien des questions que je répondrai à mon retour,
À mon retour où je te promets une belle surprise, un bon tour.

 

À la boutique de fleurs, je suis allé.
Pour y chercher un bouquet de fleurs si parfumées,
Une gerbe de roses pour te montrer par un geste d’amour,
Qu’avec toi, je serai prêt à vivre pour le restant de mes jours.

 

Je reviens ma chérie,
Je reviens pour t’offrir ma vie,
Je reviens pour te dire qu’avec toi,
Je désire vivre éternellement sous le même toit.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Pour Rosalie

Pour Rosalie
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Pour Rosalie

 

Je ne savais que faire,
J’ignorais comment agir pour te plaire,
J’aurais pu passer outre et continuer mon chemin,
Mais cela aurait été un peu enfantin voire pas très malin.

 

J’ai donc décidé de te dédier ce poème,
En espérant que tu l’adores que tu l’aimes,
Venant de la part d’un homme blessé par une chute,
Un homme au cœur si sensible et loin d’être une brute.

 

À chaque matin, tu venais me saluer.
Avec un sourire dont mon âme s’en était irradiée.
Quelques mots pour bien commencer ma journée,
Afin de mon parcours de combattant je poursuivrai.

 

Pendant mes moments de douleurs,
Tu as su calmer mes peurs,
Tu m’as tendu la main,
En espérant en demain.

 

Peu à peu au fil de nos discussions,
Nous nous sommes ouverts sans prétention,
Répondant à nos questions tel le feraient des confidents,
Et de mes blagues sans méchanceté tu riais à pleines dents.

 

J’aurais aimé être cette femme,
Qui aurait pu être ta flamme,
Qui aurait pu être ton âme-sœur,
Qui aurait pu atteindre ton cœur.

 

Mais la vie en a voulu autrement,
Toi dans le corps d’une femme jolie.
Moi dans celui d’un homme au corps meurtri,
Nous nous reverrons dans une autre vie assurément.

 

Tu seras peut-être mon amour,
Et moi, peut-être une simple amie,
Quoiqu’il en soit, tu seras toujours jolie,
Et, qui sait ? Je t’embrasserai dans mon lit.

 

Dans ce rêve d’un tendre baiser,
Je te dédie ce petit sonnet,
Écris par un homme sans main,
En sifflotant un doux refrain.

 

Pour toi, jolie Rosalie !
Pour te remercier de ta présence,
En guise de gratitude malgré mon absence,
Ces quelques strophes pour simplement te dire merci.

 

De

 

RollandJr St-Gelais
Québec (Québec)
Canada

Beautés de femme

Beautés de femme
DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Beautés de femme

Bonjour tout le monde,

En cette dernière journée de mon séjour dans un centre de réadaptation où j’ai entrepris une convalescence suite à mon accident à Matane le 27 décembre 2019, j’ai décidé de rédige un article sur un sujet particulier qui est  » les beautés de femme « . Un article qui se veut être avant toute chose artistique afin de respecter la vision propre de mon blogue dédié à la nudité artistique, à la  poésie et à la photographie. Trois sujets qui font, semble-t-il, le  bonheur de  mes abonnés.

J’ai eu la chance incroyable d’avoir eu la collaboration de mon ami Rick B. d’Allemagne afin de poursuivre la rédaction de mon blogue pendant mon hospitalisation et ma convalescence. Une aide qui a été précieuse tant pour la qualité des photos réalisées par Rick B. que par la réflexion qu’elles ont suscité chez votre humble serviteur. En effet, ces photos m’ont permis de réaliser de nouveau jusqu’à tel point la beauté féminine est importante pour moi. Je devrais plutôt écrire « les beautés féminines » puisque chaque femme possède une beauté qui lui est particulière.

C‘est d’ailleurs ce que dégage chacune des photos réalisées par Rick B. La grandes variété des poses, la diversité des tendances parfois provocantes, parfois simples et parfois purement poétiques me ramènent à cette question : que serait le  monde sans la beauté féminine ? Pour moi, chaque beauté féminine est semblable à une note de guitare. Elle apporte à la fois de la douceur, de la tempérance et une quiétude dans un monde où tout converge vers le superficiel.

Or, la beauté de la femme nous ramène à l’essentiel de  la vie, c’est-à-dire d’apprendre à regarder, à admirer et à apprécier. Regarder avec les yeux du coeur, admirer chacune des parcelles ce qui nous attire chez elles et, peut-être le  plus important, apprécier dans l’instant présent. En effet, seul le présent compte lorsque nous avons la chance de découvrir la plus grande richesse de la vie et j’ai nommé la beauté de la femme.

Pour ceux et celles qui douteraient mes propos je vous réponds par cette question : « Ne dit-on pas que la beauté se retrouve dans les yeux de celui qui regarde ? » Ici, les yeux de mon ami et collaborateur Rick B., ont su trouver l’excellence parmi chacune de ses modèles. Des modèles qui ont démontré par leurs charmes que sans  la femme, le monde serait bien triste.

Merci cher ami Rick B. pour m’avoir donné l’opportunité de découvrir de nouveau que la beauté féminine est  sans contredit la  plus grande richesse que la nature nous a donné en ce monde. Merci également pour ta contribution à la rédaction de mon blogue. Ce fut une aide fort appréciée.

Sincèrement

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Le soleil se pointe à l’horizon

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Séance photo avec Phylactère

Le soleil se pointe à l’horizon

Bien le bonjour tout le monde,

IMG_20181114_201609J’espère que vous, mes fidèles amis-es qui suivez le fil de mes publications, allez bien et que la vie soit belle et bonne pour vous. De mon côté, tout semble rentrer dans l’ordre tant au plan de la santé que celui de ma passion pour la nudité artistique. En effet, les derniers événements semblent indiquer que je suis sur la voie d’un rétablissement complet tout en ayant l’opportunité d’exercer ma passion de modèle vivant pour un collège d’enseignement situé dans la région des Bois-Francs au début du mois d’avril.

IMG_20190120_142959_502Je reconnais que de nombreuses questions émergèrent en mon esprit peu de temps après mon admission dans le centre où je suis traité depuis maintenant presque deux semaines. Qu’allais-je devenir suite à mon accident à mon bras gauche, celui qui est le plus utile dans mes activités quotidiennes ? Allais-je pouvoir vaquer à mes occupations ? Allais-je pouvoir rédiger mes articles de manière assidue comme je le faisais avant la date fatidique du 23 décembre où j’allais presque embrasser un trottoir suite à une chute causée par une plaque de glace qui avait échappé à ma vigilance ? Et, le plus important, allais-je pouvoir participer de nouveau à des séances en tant que modèle vivant (nu intégral) comme j’étais habitué de le faire ?

Ces quelques questions, comme bien d’autres, meIMG_20190203_095527 trottèrent en mon esprit lors de la première nuit de mon admission. Je l’avoue, sans aucune honte puisque je suis  qu’un simple être humain, qu’une réaction bien étrange avait surgi en mon fort intérieur et qui se traduit en cette toute petite interrogation :  » N’avais-je pas assez de ma situation physique à assumer sans avoir en plus vivre avec mon bras gauche hypothéqué ? Fort heureusement, la gentille infirmière m’a répondu avec une voix angélique : « Rolland, donne-toi une chance ! »

À bien y penser, elle avait bien raison dans son propos. Pourquoi n’aurais-je pas le droit de me donner la chance d’aller vers l’avant et ce, selon mon rythme ? Pourquoi devrais-je absolument être un surhomme alors que je le suis pas et ne le serai jamais ? Pourquoi n’aurais-je pas le droit de me sentir faible une fois 11235251_676422929152119_142811643_odans la vie ? Par ailleurs, cette faiblesse momentanée a permis à vote humble serviteur de prendre de nouveau conscience chaque être vivant est avant toute chose un être de faiblesse et que l’invincibilité est sans contredit l’une des pires chimères qui ont embrouillé la vision sur la nature même des êtres vivants, en particuliers les humains. D’ailleurs, le Christ n’avait-il pas vécu cet état de faiblesse sur la croix ? Et, pourtant, il est le Fils de Dieu.

Comme la nuit ne dure pas éternellement, les rayons du soleil pointeront à l’horizon au bon moment. Certes, les situations de vie varient au fil des jours, des mois et des années. Personne en ce monde est épargnée par la vieillesse. Toutefois, on peut accepter cet état de fait et l’adapter à notre avantage tout en continuant de s’accomplir dans ce que nous aimons le plus. En ce qui me concerne, je me promets de continuer ce que j’affectionne le plus en dépit des jugements de certaines personnes qui seraient potentiellement choquées par ma passion qu’est la nudité artistique.

Et pourquoi donc selon vous ? Tout simplement parce que le soleil brille pour tout le monde. Pour ma part, le soleil se pointe à l’horizon. Un horizon qui se veut prometteur. Pour se faire, je dois absolument me donner cette chance. Celle qui me permettra d’avancer un jour à la fois. À la grâce de Dieu !

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

La douleur

 

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Dessin réalisé lors de ma dernière prestation de nudité artistique en date du 15 septembre 2018 à Montréal

La douleur

Bonjour tout le monde,

J’espère que tout se passe bien pour vous et que la fin de la saison hivernale vous soit agréable. Pour ma part, je dois avouer qu’elle a été parsemée de surprises en tout genre, mais plus particulièrement sur un trait auquel je ne m’y attendais absolument pas. Un trait qui concerne la vision que l’être humain a d’une part, de ce qui l’entoure et d’autre part, de lui-même.

On parle souvent dans les médias sociaux d’amour, de romance, d’aventures parfumées à l’eau de rose et de bien d’autres sujets aussi légers les uns que les autres. Malheureusement, un sujet semble avoir été occulté par l’ensemble des médias de masse. Et, si on en parle, c’est souvent pour saluer la manière héroïque dont certaines personnes ont du l’affronter au cours de leurs vies. De quoi s’agit-il exactement ? Cela se résume en un seul mot : douleur.

Mais qu’en est-il vraiment ? Je parle ici de celle qui est présentée par les grands quotidiens, celle qu’on subit et que bien involontairement on peut faire subir aux autres et, bien entendu, celle que l’on s’inflige à soi-même. Il y a autant de types de douleur qu’il y a des gens sur cette terre. 

Il y a aussi la douleur que l’on éprouve dans des circonstances bien précises de notre existence tels que, à titre d’exemple, la maladie, les handicaps physiques ou mentales, les peines d’amour et la perte d’un être cher. Il y a aussi la douleur qui se manifeste lors d’un mauvais souvenir qui nous vient à l’esprit. Bref, vous vous doutez sûrement que la liste de tout ce qui en est la cause est presque infinie.

Pour ma part, je peux dire que la douleur et moi-même nous nous connaissons très bien puisque nous nous sommes côtoyés en maintes reprises au cours de ma vie. Une vie parsemée d’éléments parfois agréables et parfois qui le sont moins. Je pense notamment à celles causées par mes prothèses, à mes nombreuses opérations subies durant mon enfance, à celles liées par l’assassinat de mon frère aîné en 1972 et par l’image véhiculée dans un journal de sensation alors que je n’étais qu’un gamin âgé de 11 ans en 1973. Toutefois, est-il utile de mentionner les douleurs, les souffrances et les épreuves des gens que je côtoie en ce moment même dans un centre de réadaptation physique où je suis hospitalisé depuis déjà quelques jours ? Bref, je n’ose pas trop me plaindre de mon sort.

Il y a aussi celui de mon image corporelle que je ne peux en aucun cas négliger. Comment les autres le voient-ils ? En particulier les membres de la gente féminine ? Fait intéressant à noter, et à ce que plusieurs d’entre elles m’ont affirmé, la manière dont je me présente en ayant aucun complexe rend possibles les liens amicaux avec mes pairs. Par ailleurs, c’est souvent ce que l’on croit percevoir chez autrui qui nous blesse et non pas la réalité en tant que tel.

Je pense à un exemple bien particulier pour illustrer de tels propos. En effet, c’est un peu comme si on m’attachait en ayant les yeux bandés dans un salon de massage érotique lors d’une séance sadomasochisme. Toutes les filles y seraient pour me voir souffrir et me faire souffrir. Mais, ici une question fondamentale se pose d’emblée. Qui leur permet d’agir de la sorte? Celui qui écrit ces lignes et nul autre que lui-même. Il en est ainsi dans de nombreux domaines de la vie. Les domaines amoureux, de travail et de famille en sont des exemples parfaits.

C’est un fait indéniable : L’individu est plus souvent qu’autrement l’instigateur de son malheur. N’allez pas croire que je réfute l’idée qu’il y a aussi de causes extérieures à notre souffrance. Les gens qui sont en services internes dans le centre de réadaptation où je suis n’ont certes pas choisi de vivre leurs situations souvent d’une gravité rarissime. Ce qui n’empêche pas que dans bien des cas nous-mêmes qui donnons à autrui la clé de tout ce qui nous détruit.

On peut, à l’instar de mon image précédemment montrée, avoir les yeux bandés afin d’éviter de voir la réalité. Mais, qu’on le veuille ou pas, c’est la réalité qui nous rattrape. Que pouvons-nous alors faire ? Je répondrais simplement à cette question par deux solutions certes drastiques, mais d’une efficacité éprouvée. En premier lieu, faire face à cette réalité et d’agir en conséquence, c’est-à-dire de prendre les moyens qui s’imposent et de foncer sans arrêt. Autrement dit,  » prendre le taureau par les cornes « . En second lieu, de faire sortir toutes formes de négativité dans notre vie. Ceci peut aller de se séparer de gens qui aspirent notre énergie jusqu’à faire un choix des lieux où nous avons l’habitude d’aller. Quels types de personnes nous enrichissent vraiment ? Quels genres de lieux peuvent favoriser une meilleure harmonie entre d’une part, nos valeurs les plus précieuses et d’autre part, les activités qui sont susceptibles de nous faire évoluer sur la route du bonheur véritable ? Ce sont-là quelques exemples où le négativisme peut être extirpé de notre vie.

Je vous souhaite en ce début du mois de février de trouver réellement ce qui vous convient pour votre plus grand bonheur. C’est, je crois, le meilleur souhait que l’on peut faire envers notre prochain. N’est-ce pas ?

Merci de m’avoir lu.

RollandJr St-Gelais de Québec