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Jonquilles

Jonquilles Poème par Rolland Jr St-Gelais Photo par Dreampaint68 Source : https://www.deviantart.com/dreampaint68/art/Jonquilles-874100966

Jonquilles

 

Ma chère fille,

Je t’adresse ces mots,

Afin de t’expliquer tous mes maux,

En t’offrant avec amour ces quelques jonquilles.

 

Ces maux qui envahissent mon corps,

Et qui m’empêchent d’aller faire ces pas dehors,

Ces pas à tes côtés, comme le ferait tout bon père,

Mais, je t’en supplie, essaye de comprendre mon calvaire.

 

Je suis atteint d’un mal appelé cancer,

Qui me fait vivre chaque jour un vrai enfer,

Mais, le pire des douleurs est dans l’incapacité,

De te prendre dans mes bras, toi mon enfant tant aimée.

 

À toutes tes questions, je dois garder le silence.

Même si j’avais voulu te raconter une belle romance,

De ces contes de fées comme j’aimais tant te lire le soir,

Une fois endormie, je te donnais une bise en guise de bonsoir.

 

Un jour tu comprendras le sens de la vie,

Lorsque tu saisiras que seul l’amour est infini.

Alors, ma fille, tu seras devenue une belle femme.

Qui réchauffera son amoureux d’une douce flamme.

 

Je t’offre ces quelques fleurs,

Pour éloigner loin de toi tes peurs,

Ces jonquilles que tu garderas près de toi,

Le jour où en terre consacrée tu me porteras.

 

De

 

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

Les critères de sélection

DeviantArt du photographe RickB. : https://rickb500.deviantart.com/ Pour acheter un exemplaire du portfolio, écrire à cette adresse email : rickB@arcor.de

Les critères de sélection

Bonjour tout le monde,

Je désire tout d’abord vous offrir mes plus sincères excuses pour le temps de publication du présent article au sein de mon blogue artistique dédié à la nudité artistique, à la poésie et à la photographie ainsi qu’à la réflexion personnelle sur des sujets d’ordre philosophique. Ensuite, je tiens à préciser que seul le motif d’obtenir le maximum d’information pertinente a été retenu pour répondre à la question du présent article, et ce de manière adéquate. Enfin, je devais de mettre en place les pièces du puzzle afin d’établir un fil conducteur sur les éléments qui serviront à élaborer sur le sujet au sein de cet article. En effet, tel un fil de soie dans un labyrinthe obscur, les éléments serviront à nous faire découvrir la sortie.

Mais, au fait, de quoi est-il question dans ce présent article? Comme vous le savez déjà, j’ai la chance d’avoir une collaboration de photographes dont le travail est spécialisé dans la nudité artistique. Une collaboration qui a été jusqu’à maintenant une aide extraordinaire dans la construction de ce blogue. À cela s’ajoute mon expérience personnelle en tant que modèle vivant pour des écoles d’art et des ateliers en art, mais aussi par des séances avec des photographes de renommée internationale. Bref, tout ceci m’amène à résoudre cette problématique : quels sont les critères de sélection pour le choix de retenir ou non telle ou telle photo dans l’optique d’une éventuelle publication?

De mémoire, je ne crois pas avoir déjà réalisé un article sur un tel sujet au sein de mon blogue artistique, à moins qu’il y ait un lien avec ma passion en tant que modèle vivant. J’ai cru bon, voire nécessaire, de suppléer à une telle carence. Qui plus est! Vu l’état actuel des choses causé par les nombreuses restrictions de déplacement et des mesures sanitaires en vigueur au Québec, j’ai été dans l’obligation de mettre ma passion de modèle vivant sur pause. Qu’à cela ne tienne, rien ne m’arrêtera dans la création de mon blogue, et ce tant pour votre plaisir que pour le mien.

J’ai donc demandé à quelques-uns de mes plus fidèles collaborateurs s’il leur était possible de m’expliquer en quelques mots leurs critères de sélection sur lesquels ils se basent pour choisir une photo en particulier pour une publication. Fait important à retenir! Les photos dont je parle se retrouvent au sein du site artistique DeviantArt dont je suis moi-même membre et où je peux utiliser les photos de mes collaborateurs. Il va de soi que j’obtiens au préalable leurs autorisations, bien entendu.

Le premier à m’avoir répondu est connu sous le pseudonyme de samo19.(1)  Il m’a confirmé qu’il réalise « entre 120 et 300 photos lors de la séance photo » de son modèle. Or ce n’est qu’après d’une à trois semaines qu’il en sélectionne entre 50 à 150 dans l’éventualité d’une publication. Ici, le temps joue un rôle fondamental. En effet, il n’en choisit que deux à trois, et après y avoir apporté les corrections jugées nécessaires. Ce n’est que plusieurs semaines plus tard qu’il en publiera d’autres. En ce qui concerne les photos de Fanny, « elles ont été prises il y a neuf ans et à cause du verrouillage, j’ai revisité les vieilles piles et fait de nouvelles éditions. » En résumé, il ne publie jamais toutes les photos réalisées lors d’une séance. Il conclut sa réponse par une affirmation qui est sans équivoque : « les photos que je choisis de publier le sont parce qu’elles me semblent les belles à mes yeux au moment au moment même où je les vois.

Le deuxième à avoir accepté de répondre à ma requête est G.B. d’Allemagne. (2) Pour lui, tout est une question de sensation, de « feeling » comme on dit si bien dans la langue de Shakespeare. Cependant, pour ce photographe, « la recherche d’un titre approprié est souvent la partie la plus « compliquée » dans son processus de publication. » Fait à noter, les titres qu’il choisit pour telle ou telle photo servent souvent dans mon inspiration lors de mes compositions poétiques au sein de mon blogue. À vrai dire, il s’agit là d’un facteur d’une importance majeure dans mes compositions. Comme quoi tout peut être utile dans le domaine de la nudité artistique. Mais, avant toute chose, est-ce que cette photo lui plaît? Il est aisé de comprendre toute l’importance d’une telle condition dans le processus de sélection. N’est-ce pas! Par ailleurs, il est le seul parmi les répondants à avoir fait allusion à la « censure » dans sa réponse. Cette photo est-elle trop explicite selon les critères du site DevianArt? Serait-elle en dehors des normes imposées par la censure? Enfin, le modèle se touche-t-il à un endroit interdit dans le cadre d’une séance photo? Comme quoi ce qui est vécu lors d’une séance ne peut pas toujours être retenu pour une publication.

Le dernier à avoir eu l’amabilité de me répondre est mon ami Rick B. d’Allemagne. (3) Sa réponse est à la fois brève et ne laisse aucun doute sur les deux éléments les plus importants dans le choix de telle ou telle photo pour une publication. En premier lieu, l’aspect technique relève du professionnalisme avec lequel il travaille en présence du modèle. Il va de soi que plus le professionnalisme est visé lors d’une séance photo, plus la réussite des résultats se fera sentir. En second lieu, l’aspect instinctif demeure la pierre angulaire dans la réalisation photographique. Ici, le photographe se doit d’être à l’affût de la pose idéale et de la saisir dès qu’elle se présente. Tel un chat camouflé dans les branches d’un arbre, il saisira de ses yeux l’oiseau dès qu’il prendra son envol. Un instant qu’il immortalisera de son appareil-photo.

Pour ma part, je me laisse aller dans le choix des poses que je réalise lors de séances où ma nudité est requise. Que ce soit ou bien avec un professionnel ou bien lors d’ateliers. En effet, l’élément fondamental pour le choix des photos dans l’optique d’une éventuelle publication demeure l’aisance du modèle avec son physique et le bien-être qu’il ressent durant sa prestation.

Ceci peut vous paraître simple comme approche. Or, il n’en est rien. Bien au contraire! Bien des modèles, souvent des néophytes dans ce domaine, ressentent une certaine gêne incompréhensible face à tel ou tel photographe ou bien à un groupe d’artistes en herbe. Une gêne qui, a priori, n’avait aucune raison d’être. Vous conviendrez qu’une telle situation peut influencer de manière cruciale les résultats.

En résumé, je me fais un devoir de me rappeler que le succès de la séance repose autant sur mes épaules que sur celles pour qui je pose nu. C’est une responsabilité que je dois prendre à la fois avec sérieux et avec plaisir. Un sérieux dû à la confiance que l’artiste porte envers moi et un plaisir de vivre une expérience qui restera dans mon cœur. De plus, est-il utile de vous rappeler l’adage suivant ; « là où il y a de la gêne, il n’y a pas de plaisir? »

Je vous remercie de m’avoir lu.

Rolland Jr St-Gelais

Québec (Québec)

Canada

(1) Backside and drapped chair. by samo19 on DeviantArt

(2) gb62da – Hobbyist, Photographer | DeviantArt

(3) https://rickb500.deviantart.com/

J’ai déposé mon arme

J’ai déposé mon arme Photo par Joël Pélerin Texte critique de Rolland Jr St-Gelais

J’ai déposé mon arme.

Mon cher ami,

C’est bel et bien l’une de tes œuvres photographiques les mieux réussies. En effet, tout y est dévoilé avec un professionnalisme que toi seul peux accomplir. Plusieurs éléments font de cette photo une œuvre d’art digne des plus grandes salles d’exposition. Mais, par souci d’éviter d’alourdir mon commentaire, j’en retiens les trois principaux.

En premier lieu, le jeu subtil d’ombre et de lumière qui nous présente le corps magnifique de cette dame. Un jeu qui met en relief les différentes parties de ce corps, et ce avec un respect absolu. Ce qui est d’autant plus difficile à réaliser étant donné que l’on peut admirer les parties intimes tout en les incluant dans l’ensemble de la photo. C’est là un véritable tour de force.

En deuxième lieu, la posture de cette femme met en avant la grâce de son corps. Une grâce qui s’harmonise à la perfection avec la présence de ce sabre japonais. Serait-ce un katana? Je ne saurais pas répondre à cette question. Quoiqu’il en soit, une telle posture me fait penser à une séance de combat aux sabres. En effet, l’agencement des pieds, celui du buste, des épaules et des cuisses constituent la fin du combat. Un combat qui doit se faire dans les règles de l’art.

En dernier lieu, tu es arrivé à insister sur les mains du modèle. En effet, les mains constituent la cible, si tu préfères le point de mire, de la photo. Les mains reflètent à elles seules toute la tendresse qui se dégage d’une telle œuvre d’art. Une tendresse qui contrôle le sabre. En terminant ma critique personnelle, je me permets de poser ces questions; un sabre est-il en soi une arme de guerre? Serait-il plutôt un signe de paix lorsqu’il est manié avec un esprit noble?

Encore bravo pour cette œuvre photographique remarquable.

Ton ami Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada

Aquarelle Suzanne au bain par Fabienne Roques

Suzanne au bain aquarelle par Fabienne Roques

Aquarelle Suzanne au bain par Fabienne Roques

Bonjour tout le monde,

J’ai le plaisir de vous présenter une œuvre tout à fait remarquable accomplie par Fabienne Roques. Une artiste qui ne cesse de faire vibrer les cordes les plus sensibles chez les gens qui ont la chance de découvrir ses créations artistiques, et ce, grâce à son talent extraordinaire. Son originalité dans la réalisation de ses œuvres est une marque qui la définit à la perfection. En effet, de telles créations exposent un sujet d’une grande sensibilité; la nudité féminine.  Une exposition à la fois spontanée et originale. Deux réalités fondamentales dans le domaine de l’art.

C’est le cas notamment avec cette aquarelle baptisée ;  »Suzanne au bain ». Une aquarelle qui a attiré mon regard pour deux raisons particulières, mais complémentaires. En premier lieu, l’agencement des couleurs donne au tableau une douceur qui agrémente le regard. En second lieu, le corps attribué à cette Suzanne est fort original à mes yeux d’humble amateur d’art. Tout y est présenté, mais avec une touche que je qualifierais de bien personnelle. Une touche qui serait, en quelque sorte, un style propre à l’artiste. Un style qui me fait penser à celui de Picasso tellement l’authenticité y est présente.

Toutefois, j’ai souhaité connaître l’opinion de l’artiste à propos de son œuvre. Qu’a-t-elle voulu réaliser? Qu’a-t-elle ressenti? Qu’a-t-elle voulu rechercher pendant son acte de création? Trois questions auxquelles Fabienne Roques a répondu de manière judicieuse en ces termes :  » Je ne cherche pas à démontrer quoique ce soit.  Je fais des aquarelles comme un musicien fait ses gammes. Je ne prémédite absolument rien. En réalité, c’est l’eau et les pigments qui décident. Le contraire de ma manière de peindre à l’huile sur toile.  »

Un élément à retenir concerne l’angle dont Suzanne au bain peut être découverte. À mes yeux, j’ai imaginé la voir entrer dans son bain alors que j’y étais déjà. Serait-ce un fantasme inconscient? C’est fort possible. Il est vrai comme le dit si bien Fabienne Roques que « l’œuvre parle toujours et qu’il faut être à son écoute ». Cependant, les oreilles de l’auditeur lui font entendre ce qu’il ressent en lui. Nul ne peut échapper à ce fait psychologique.

Quoiqu’il en soit, selon l’artiste, il faut savoir se mettre à son service tant pendant la réalisation de l’œuvre qu’une fois que celle-ci sera terminée. Une vision fort intéressante à développer dans un éventuel article portant sur le sujet. C’est à suivre …

Merci à vous de votre assiduité !

RollandJr St-Gelais de Québec au Canada

Tant de questions

Tant de questions Texte de RollandJr St-Gelais Photo et modèle par Jenovaxlilith Source : https://www.deviantart.com/jenovaxlilith/art/questions-865382641

Tant de questions

Bonjour tout le monde,

Eh bien oui! L’année 2020 se terminera dans quelques jours. Une année qui sera inscrite dans les livres d’histoire pour les générations qui nous suivront au fil des années à venir. C’est une notion de base que l’on apprend dès la première année universitaire dans le cursus de formation en histoire ; les temps présents deviendront des faits historiques pour lesquels les historiens examineront à partir de leurs propres grilles d’analyse. Ces grilles d’analyse seront probablement aussi nombreuses que peuvent l’être les aigrettes d’un pissenlit volant au gré du vent.

L’année 2020 laissera très certainement un goût amer chez plusieurs d’entre nous. Et pour cause puisque certains ont perdu des proches, que ce soit ou non attribuable au coronavirus, d’autres ont subi la perte de leurs emplois tandis que d’autres ont fait face à une solitude sans précédent. Fait encore plus insidieux, la perte des points de repère se fit sentir parmi un nombre incalculable de gens provenant de tous les milieux sociaux, toutes appartenances ethniques, linguistiques, culturelles et religieuses. Nul en ce monde n’a été épargné.

Certes, l’année 2020 laissera place à un chiffre de plus. Toutefois, je dois avouer qu’elle a tout de même été une année fort agréable dans son ensemble. En effet, la saison estivale a été parmi les plus agréables depuis que je vis à Québec. De mémoire, je ne me rappelle pas qu’il ait fait si beau en cette saison. De plus, rien ne m’a empêché de réaliser mes activités en tenant compte des recommandations sanitaires promulguées par les instances gouvernementales. Bref, j’ai pleinement vécu.

Tout comme vous, bien des questions hantent mon esprit depuis les derniers jours. Comment sera l’année 2021? Sera-t-elle que le prolongement de l’année en cours? L’économie pourra-t-elle reprendre rapidement? Quelles mesures sanitaires devront être maintenues? Quand pourrons-nous de nouveau rencontrer nos proches, les serrer dans nos bras et leur dire de vive voix comment nous les aimons?  Quand pourrons-nous nouer de nouveaux liens tant amicaux qu’amoureux ou tout simplement, c’est une réalité que l’on doit avouer sans aucune hypocrisie, charnels? Tant de questions dont les réponses apparaîtront en temps et lieu.

En ce qui me concerne, je vis au jour le jour en profitant de ces périodes de confinement pour renouer avec la passion de la lecture tout en espérant pour un avenir meilleur. Oui, j’espère que nous tirerons de belles leçons à la suite de ces événements. Je pense notamment qu’il faille prendre conscience que rien n’est éternel en ce monde, que notre santé est le bien le plus précieux qu’il nous a été donné, que nous sommes des êtres vulnérables et que nous méritons de vivre pleinement. Mais, avant toute chose, que la nature nous ait prévenus de ses limites par rapport à la surexploitation que nous lui faisons subir depuis les trente dernières années. Oui, j’ai espoir que l’on arrivera à un renouveau collectif. Ne dit-on pas que l’espoir fait vivre? Dans ce cas, mes amis, vivons!

Merci de m’avoir lu.

Rolland Jr St-Gelais de Québec au Canada